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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayrez quand ? Ce soir ! Bien !

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La sexualité devient compulsive lorsque la personne(homme ou femme, hétéro, bisexuelle ou homosexuelle) est contrainte à avoir de continuelles activités sexuelles afin de se sentir bien. Dans cet état où la pensée n’est tournée que vers l’idée de satisfaire la sexualité envahissante, la personne néglige les autres aspects de sa vie. Le partenaire, les enfants s’il en a, se sentent délaissés parce qu’il les délaisse. Son travail s’en trouvera aussi affecté puisqu’elle passera son temps à en chercher pour satisfaire en la planifiant sa sexualité. La personne dépensera beaucoup d’argent ce qui mettra en danger ses finances. Sans parler de sa santé physique  par les maladies qu’elle pourrait contracter; en principe ces personnes sont tellement actives et leurs demandes sexuelles tellement puissantes qu’elles ne prennent aucune précaution comme se protéger par exemple des MST. Les défenses immunitaire se déprécient, compte tenu de l’alimentation souvent négligée, du peu de sommeil.

Voici un cas que j’ai ressorti de mes archives. Un dossier vieux de plus de 10 ans d’une patiente qui, je m’en souviens,  raconta ce qu’elle vivait comme un cauchemar.

Mado avait un compagnon dont elle fut follement éprise dès l’instant où elle le vit. Sa situation conjugale ne lui permit pas de vivre avec; par ailleurs ce musicien ne pouvait s’engager dans une relation qui lui aurait demandé – une certaine – fidélité dont il se disait être incapable « Sur les routes, en tournée, il y a tant de belles filles et moi tant besoin d’aimer » Mado m’avoua que cette expression aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Or, à cette époque là, elle était loin de s’imaginer que la franchise de son amoureux recelait déjà une très importante sexualité. De cette sorte de sexualité, dès son divorce, elle en fit l’expérience car jamais de sa vie elle ne connut « ça ». « J’aimais tant faire l’amour avec lui, ça durait des heures, il n’éjaculait jamais et restait dur dans moi des heures durant… Oui, mais « ça » c’était au début parce qu’après pour moi, faire l’amour tout le temps, ça me fatiguait et mon désir n’était plus présent, mais lui ne pensait qu’à ça. » Cet homme ne travaillait plus, il vivait sur ses économies et aux crochets des femmes qui l’hébergeaient. Mado quant à elle, l’acceptait tel quel plutôt que le voir repartir,  s’éloigner d’elle.

Ce qu’il faisait de ses journées ? « Il créait des bandes sons pour un ami Américain musicien avec lequel il était toujours en relation. Pour lui, il passait des heures à  enregistrer  en boucle  les mêmes « bouts ». Quel genre de son ? Des sons répétitifs, avec beaucoup de basses, de la house, avec quelques fois des voix qui rabâchaient des phrases à connotation sexuelle. Ça aussi ça devenait infernal, l’impression d’un marteau piqueur qui s’enfonçait dans la tête. Lui avait l’air de prendre son pied; il était fiévreux, excité quand il faisait cette musique comme quand il faisait l’amour. Jour et nuit. La situation s’est dégradée à son retour de Paris. Il s’est disputé avec son ex, ils avaient un enfant ensemble. Il devint triste, hargneux et ne me touchait presque plus. Il refusait de donner une pension alimentaire (pas de travail donc pas d’argent pour ça.) Son seul travail consistait à enregistrer des K7 audio et maintenant vidéos des programmes qui passaient tard dans la nuit sur canal + qui diffusait une fois par semaine un film porno. Ce qui fit déborder le vase est quand je le surpris en pleine nuit en train de se masturber avec une fureur difficile à voir. Ses yeux rivés sur la télé, son sexe dans sa main il avait l’air d’un fou. Tout cela était non seulement choquant mais incompréhensible pour moi. C’est vrai que je n’avais plus très envie de lui car ce n’était plus la joie du début. J’avais l’impression d’être utilisée sans être aimée; que la seule chose qui lui plaisait était de se masturber dans moi ; moi en tant que femme je ne l’intéressais plus. » Elle pleura à ce moment là. De chaudes larmes tombèrent de ses yeux comme retenues par une écluse fermée par tant de honte qu’elle me disait ressentir, pour lui, pour elle…Mais continua vaillamment comme pour en finir de raconter son drame.

« Parce qu’il ne mangeait plus, il maigrissait et tomba malade. J’étais prête à l’aider, à comprendre son mal dont il commençait à parler. Ce qu’il en disait concernait ce besoin excessif d’avoir à se masturber en permanence. Il voulait atteindre l’extase  par ce moyen comme en parlaient les religions sacrées. Moi je pensais, sans le lui dire, qu’il délirait.Il commençait à avoir des démangeaisons sur le corps, un prurit d’après le dermato consulté. Ce dernier évoqua des défenses immunitaires qui seraient faibles et d’après ses conseils il devait éviter le stress, bien se nourrir et dormir. Tout ce que ne faisait  pas cet homme, à part boire du café très sucré et se masturber…

Cet homme était atteint d’une sexualité compulsive dont le seul but était d’entretenir une forme de priapisme. Cela finissait par  devenir source d’angoisse pour les deux partenaires et Mado ne savait plus à quel saint se vouer.

Poser des mots, identifier  le problème de ce compagnon eut pour effet de calmer Mado et lui permit de se réapproprier la part d’elle-même qui avait été très amochée durant cette vie commune. Nous pouvions afin  commencer à reconstruire l’identité de Mado dans son état antérieur à cet homme…

à suivre!

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Bordel au café aurait pu s’intituler ce dernier SEX-O-CAFE ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture.  Fidèle  depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes.  Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point donc concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues  de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes  en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a due se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est importante pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre  modératrice,  rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps -  pour que nous puissions commencer.  Cette fois, je pris la parole en premier.  Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte j’arrivais me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraire – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir La confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, Christophe prit la parole en parlant des différences entre femmes et hommes dans la sexualité. Pour les hommes, le corps sait et ça marche tout seul. Ils découvrent l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour les femmes qui ne le connaissent pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déversant à ce moment là entraîne une tension agréable. 2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones. 3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines. 4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : Christophe renseigne sur son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu pour Christophe de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel du 2ème sex-o-cafe) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ».  Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l ‘ordre  et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

Christophe terminant son exposé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver. Au retour dans le salon Ganesh, Christophe fit une place à la Garcitude qui s’installa en quatrième position sur le canapé. La Garcitude de retour, j’étais contente.

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de  l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui  diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh! combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour.Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué  » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Christophe parle d’un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui peuvent se poser.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans  de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informa du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive. Christophe remercia chaleureusement  l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvrit, l’œuf plein se fissura libérant les participants et les conversations continuèrent. Je fus remerciée par de jeunes femmes des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à elles. Merci à tous les intervenants : Sylvain,Nathalie, Muriel, Anne, Nadège, Pascale, Caroline, Steve…et tous les autres dont je n’ai pas retenu le prénom. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Passez de belles Pâques.

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Ceux qui pensent que l’amour n’est que dans la tête se gourent comme la fillette de la chanson:  fillette, fillette ce que tu te goures !

On le sait maintenant le sentiment amoureux provoque de profondes variations hormonales qui ont un impact important sur l’organisme. Les études sur les comportements ont montré différents types d’attachements (filial, fraternel, romantique, amical) dont les bases neuro-biologiques sont pour la plupart communes. Chez l’humain l’attachement « romantique » met en jeu certaines structures identiques impliquées dans les récompenses qui lui-même dépendrait en partie du contexte socio-culturel.

L’amour nous bourre d’amphétamines :

Tomber amoureux  va déclencher une véritable tempête hormonale en envahissant notre corps de dopamine, adrénaline, ocytocine avec la phényléthylamine en tant que chef de file de l’excitation, amphétamine naturelle de l’amour et du bonheur. Rappelez-vous nous avions évoqué  dans un article sur le chocolat cette amphétamine que l’on y retrouve en petite proportion.

Or avaler des tablettes de chocolat (seul-e) ne nous transportera pas sur un nuage mais plombera notre foie. À l’inverse de l’amour qui par les câlins, la présence de l’être aimé favorisera la production d‘endorphines équivalent à la morphine que notre corps fabriquera naturellement. L’amour nous rend légers, joyeux,  supprime les douleurs grâce à ces endorphines et à l’ocytocine, hormone de l’attachement. L’ocytocine sécrétée dès le premier rapport sexuel fait disparaître l’anxiété, le stress et toutes autres tensions perturbatrices. L’organisme appréciera les vertus de l’amour puisque réduire le stress contribuera à éviter les troubles cardio-vasculaires, les désordres métaboliques.

Mais il y a un mais : l’organisme s’habitue aux hormones de l’amour comme à toute substance (illicite). Dès lors, il y a accoutumance aux endorphines avec le manque sous-jacent, leur effet s’estompe sans que l’on puisse en augmenter les doses. C’est ainsi que le sujet, sans chercher plus loin, sera tenté de retrouver ce bien-être en allant « batifoler » ailleurs pour retrouver la sensation du premier shoot amoureux. De là naîtraient l’infidélité, la tromperie, le manque de désir et tous les troubles qui remplissent les cabinets des psy. Parmi ces  troubles, dont certains sont de véritables fléaux par les dérèglements qu’ils occasionnent,  nous trouverons les dépendances, les « drogués » de l’amour, les obsessions envers l’être aimé, les séparations à l’origine de nombreuses dépressions, altération de l’état mental, exaltation de l’humeur, pensées intrusives de l’aimé… L’état amoureux favorise la mise en place d’un système de récompenses (facteur primordial de la sexualité humaine) qui induisant une dépendance, un attachement envers l’être aimé conduit à des états de manque lorsque cette personne devient inaccessible.

Va falloir que je rappelle près de moi mon amoureux qui est parti courir le monde du côté de LA où alors que je sublime un maximum en écrivant, puisque l’origine des arts (peinture, littérature…) passe par la sublimation quand la sexualité n’est pas refoulée mais mise au service  de la créativité.

Passez un très bon week-end.

Outre le Plaisir qu’il procure, les bienfaits de l’orgasme sont multiples. Grâce à lui le cerveau fera le plein d’endorphines avec effet relaxant garanti jusqu’à plonger  beaucoup d’hommes dans le sommeil d’après l’amour. Pourquoi donc ne pas utiliser ce somnifère qui dispensera des petites pilules avec effets secondaires déplaisants ?  Analgésiques puissantes, les endorphines ou endomorphine, régulent le stress, dispersent l‘angoisse, atténuent les douleurs. Activateur de la sérotonine, l‘orgasme, puissant antidépresseur, fait la nique à la tristesse, aux idées noires, au coup de blues. L’ocytocine (hormone de l’amour) libérée dans le cerveau consolidera les liens amoureux. Pas besoin de vaccin.  L’orgasme fabrique de solides défenses immunitaires qui font barrage à toutes les grippes de l’alphabet, de la grippe  A à  la grippe Z, défenses qui barreront la route aux bronchites, rhumes, allergies fréquents à cette saison…

Osons parler, demander, faire, bouger, dire  ce que nous désirons pour  entretenir  l’excitation, pimenter l’amour afin qu’il ne devienne pas une pratique hygiénique encore moins une routine rébarbative.

N’est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?

Mesdames, messieurs, n’attendons pas que le, la partenaire nous procure tout le plaisir pendant que nous ferions la planche espérant qu’il, qu’elle nous « donne » ce que l’on peut, pour ne pas dire, ce que l’on doit aller chercher soi-même. Communiquons notre  désir, nos envies, nos fantasmes ce qui aura pour effet secondaire l‘excitation et l’ouverture pour les femmes, l’excitation et l’amplification de la verge qui, si elle n’est pas encore aussi dure que le jade, le deviendra bientôt. Il est temps de changer de position, l’époque du missionnaire est révolue ! Devenons des cavaliers, chevauchons confortablement notre partenaire à notre rythme, en mouvements  profonds qui fera de l’attelage un stimulateur clitoridien puissant, ajustera notre étui à sa dague, moyens supplémentaires pour provoquer l’orgasme. Entretenons par ce moyen idéal notre pompe cardiaque et notre réseau circulatoire et respiratoire. Ces flux, qui en irriguant notre épiderme, transformeront notre corps en un sublime champ vibratoire et notre peau en un tissu soyeux.

Ne nous laissons pas perturber par des pensées castratrices, refouloir de joie mais portons notre attention sur ce qui se passe à l’intérieur. Ainsi les hommes (jeunes et moins jeunes) qui souvent s’inquiètent de ne pas « durer », d’être trop rapides, apprendront à caresser les femmes dont certaines voudraient que ça se passe plus vite. Une tabatière doit tenir la promesse d »une pipe dosée à point. Concilier les deux est possible en vivant dans l’instant présent,  en étant dans l’ici et maintenant et non au four et au moulin ou à sa feuille d’impôts. On reconnaît une vie sexuelle active et satisfaisante à la vitalité, au dynamisme qui en découlent, au regain énergétique visible dans la forme physique et psychique, et qui augmentent l’estime de soi.

Faisons de la vie sexuelle des instants magiques puisque l’absence de sexualité satisfaisante contribuera à la névrose, aux maladies mentales, au mal-être.

L’orgasme : à consommer sans modération.

Les femmes et les hommes sont complémentaires (Yin et Yang) dans leurs organes génitaux. Dans la vision Taoïste l’homme est considéré comme Feu qui brûle vite alors que la femme, comme l’Eau,  a besoin de temps pour bouillir. Cette image constitue le modèle sur lequel nous allons nous appuyer pour parler des différences apparentes des deux sexes alors qu’en réalité la similitude est réelle. Les organes génitaux sont « cachés » chez la femme, visibles chez l’homme.

Partant de ce principe (Feu/Eau) les femmes et les hommes n’ont pas le même temps de réaction pendant l’amour, ce qui entraîne des frustrations chez les femmes ne pouvant aller jusqu’au bout de leur excitation sexuelle. Lorsqu’une femme n’a pas atteint son potentiel orgasmique, le plaisir dans sa totalité, elle se sent abandonnée, frustrée et dans la  solitude la plus complète. Elle deviendra facilement acariâtre, agressive; on dira d’elle, vulgairement mais justement, qu’elle est mal baisée. A qui la faute, hein? Je vous le demande ? Il faut savoir que l’interruption répétée de l’acte sexuel crée des déséquilibres, des tensions, un mal être qui engendrent bien des maladies psychosomatiques.

Anatomie féminine :

Dans ce qui est visible du sexe féminin, il y a peu : sur le mont de Vénus une touffe de poils en broussaille (ou un triangle bien épilé) va dissimuler les grandes lèvres. A l’abri de ces dernières les petites lèvres, ou lèvres internes. Pendant l’excitation sexuelle, les petites lèvres, très irriguées par les vaisseaux sanguins, se gorgent de sang, enflent (pouvant atteindre jusqu’à 2 à 3 fois leur taille). C’est le point de non retour qui annonce l’orgasme proche. Les petites lèvres protègent, sous son petit capuchon nommé gland,  le clitoris, très innervé. Le clitoris  est pour la plupart des femmes le point le plus sensible de leur anatomie sexuelle. C’est alors, tout comme chez l’homme, qu’au sommet de l‘excitation, le clitoris, encapuchonné, tendu sur sa tige,  entre en érection. Comme chez l’homme, il y a souvent chez la femme une importante modification de la taille et de la forme du clitoris.

Le point G est repérable pendant l’excitation sexuelle grâce aux vaisseaux engorgés  de sang qui vont rendre proéminent le fameux point qui se trouve dans le vagin juste au dessous de l‘os du pubis.

Le muscle d’amour: Au dessous des organes génitaux (dans le vagin) se situe le  muscle pubococcygien (PC) appelé « muscle d’amour ». C’est un muscle qui entoure l’urètre, le vagin et l‘anus. Ce muscle se contracte lorsqu’on contractez le vagin. Muscle associé à la force du périnée, il est considéré par les sexologues comme étant la clé d’une sexualité réussie aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Sa faiblesse contribuera aux difficultés sexuelles, (difficulté lors de l’accouchement) à l’incontinence urinaire. Un PC tonique procurera bien du plaisir aux femmes qui en donneront aux hommes par les contractions qu’elles exercent sur ce muscle d’amour.

À l’intérieur et faisant suite aux organes visibles, nous trouverons les organes génitaux internes. Le vagin, l’utérus en forme de poire renversée,  de chaque côté les trompes de Fallope se terminant par les ovaires. Ovaires : organes de reproduction des femmes et des femelles où se logent les ovules...

Masters et Johnson, décrivent l’orgasme féminin en 4 phases :

  • Excitation   phase 1
  • Plateau         phase 2
  • Orgasme      phase 3
  • Résolution  phase 4

Les praticien(ne)s en  Taoïsme (Yoga sexuel) peuvent faire durer la phase 3 -  l’orgasme – beaucoup plus longtemps voire indéfiniment…Ça vous tente ? Faut pratiquer !

La question s’est posée longtemps : d’où les femmes jouissent-elles ? Du clitoris ? Du vagin ? Des petites lèvres ? Et si elles tiraient leur jouissance de tous ces endroits  à la   fois, tous hautement innervés, tous érectiles ? En tout cas, il a été démontré qu’elles possèdent autant de zones sensibles que les hommes, que leur organe sexuel est un  tout dont les parties sont impliquées dans leur totalité pendant l‘excitation sexuelle.  Une semblable structure laisse supposer un fonctionnement similaire. La pulsion et l‘expérience sexuelle ne sont pas différentes d’un sexe à l’autre. Par contre elles sont tributaires de notre éducation et de notre milieu social.

Notre sexualité dépend aussi de la qualité de ce que l’on donne et de ce que l’on reçoit; de la conscience que l’on met dans la pratique amoureuse et du sort que l’on réserve à cette pratique qui demeure le moteur de toute relation.

à suivre…

Plaisir

Pour atteindre la jouissance (sexuelle) il faut mourir au plaisir.( Pierre Rey)

Avant que celui-ci ne meure revenons à lui! Plaisir, le mot à lui seul remplit la tête de sucreries! De pensées sucrées, ai-je envie de dire. Mais pas toujours. Le plaisir est un état affectif lié à la satisfaction d’un désir, d’un besoin, d’une inclination. C’est une sensation, un sentiment agréable. Ne dit-on pas : j’ai plaisir à te voir; à manger du chocolat; à écouter Gregory Isaac? Il peut être aussi lié à une morale : celle-ci s’appelle épicurisme, hédonisme. L’hédonisme, j’en parlerai une autre fois. Restons sages!

Le plaisir lié à une activité particulière est plaisir physique, sexuel. Celui-ci intéresse le sujet qui nous occupe. Analysons le.

Le plaisir dans sa forme analytique est un principe selon lequel l‘activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. Le principe de plaisir est lié au principe de réalité. Ce dernier intègre les conséquences imposées par le monde extérieur. Le principe de plaisir, présenté comme principe de diminution des tensions – quoique certaines tensions peuvent être reconnues comme agréables – consiste à réduire l’excitation dans le but d’éviter le déplaisir.

Le plaisir, comme principe, consiste à l’apaisement d’un besoin (j’ai faim-tension-je mange-apaisement de la faim.) Il est lié à la satisfaction des pulsions d’auto-conservation; cependant le principe de plaisir conserve un sentiment de perte avec la réalité. D’après Freud, sous l’influence du plaisir, le nourrisson hallucine le sein plutôt que de se nourrir. Les deux principes (plaisir et réalité) sont donc intimement liés. Si le principe de plaisir a une tendance à entraîner trop loin dans la satisfaction, et cela par des chemins les plus rapides, les plus courts, voire hallucinatoires, l’autre, le principe de réalité, vient réguler cette démarche en soumettant le Moi détenteur de cette instance réaliste.

Tant qu’il y a vie, il y a “tension“. Celle-ci ne s’épuise donc jamais. Tant qu’il y a tension, il y a déplaisir; le plaisir va surgir par la suppression de la tension. Dans le  psychisme l’excitation est toujours interne jamais externe. La source peut être externe mais sa répercussion est interne au psychisme. Dans le psychisme, le plaisir total n’est jamais atteint puisque la décharge absolue n’est pas possible, d’une part. D’autre part la tension est en permanence réactivée par l’excitation endogène (qui provient de l’intérieur) véhiculée par les images, les représentations, les pensées.Toujours dans le psychisme les métaphores ne vont induire des décharges que partielles.

Moi, corps, plaisir: Le Moi n’a pas la maîtrise du corps mais demeure son fidèle et obéissant serviteur. Le corps désire le plaisir mais non le pouvoir. Le plaisir du corps est source de tout bien être. Sans plaisir du corps, on va devenir aigri, frustré, odieux. Si le corps est frustré de toute source de plaisir, les pulsions de vie, refoulées et non détournées au profit de la sublimation, la pensée sera  déformée et perdra tout pouvoir créateur. Le plaisir est la force créatrice par excellence.

Le plaisir sourd à l’improviste; il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue et non reproductible. Le plaisir a une composante inconsciente, il ne peut donc venir sur commande dans le corps qui est le lieu secret du plaisir. Or, le plaisir, dans la sexualité pleinement vécue, très proche de l’être, parce qu’il le crée (par la procréation) fuit l’analyse. Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Vivre la dichotomie corps / esprit ne fait qu’engendrer du pathos…