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Posts tagged ‘Facebook’


Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC.

Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

Hommage à tous les jeunes artistes tagueurs et notamment à Rayan.


Par inadvertance, j’ai confirmé par un oui une demande d’ami sur facebook. Dans les secondes qui suivirent la fenêtre du chat s’ouvrit sur une tête casquée aux couleurs  vert-treillis-militaire. Sans tambour ni trompette, sans vaseline, à sec, la tête casquée demandait tout à trac si mon cul était prêt à recevoir son artillerie lourde, son bazooka.

« Aimes-tu être sodomisée ? fut l’entrée en matière en guise de présentation du jeune homme casqué.

Malgré l’intempestif dérangement que provoquait cette irruption totalement déplacée ma curiosité l’emportait et j’acceptais de tchatter avec ce jeune homme qui de toute manière et sans façon tapait l’incruste  comme un char d’assaut une ville assiégée. Cet artilleur, qui n’était pas de Mayence, venait gonfler le bataillon des amis de fb dont le regard avait été sans nul doute attiré par les titres du blog et de mes différents groupes promus sur ce réseau social : www.libidosexualite.comVivre une sexualité épanouie – Sex-o-café, l’officiel. « Tu parles beaucoup de sexe, ajoute -t-il » Qu’est-ce que tu aimes dans le sexe? envoya-t-il tout de go comme une salve de mitrailleuse.

T’as raison Rambo, je parle beaucoup de sexualité mais pas dans le sens où tu interprètes, comme des  sites   pornographiques, les intitulés de mon blog. T’as raison mais je ne dirai pas, à toi et à la sauvette, ce qui me plaît dans l‘intimité de l’amour. Je ne suis pas ton amie et ne le deviendrais jamais. Moi pas aimer les militaires, ni les « rentre  dedans » des auto-tamponneuses par derrière et par surprise.

Comme je ne répondais pas à ce vulgaire, à ce peu respectueux treillis, il  revenait à l’attaque pour me dire qu’il aimait sodomiser les femmes. Ma tête bouillonnait de colère : cet homme sans gêne, totalement inélégant déboule  pareil à une balle perdue dans l’article, pour étayer l’homophobie intériorisée. Encore un qui n’ose pas vivre son homosexualité mais la refoule en se servant du cul des femmes comme  alibi  qui  justifie ses attributs masculins et son hétérosexualité, pensais-je alors. Biaiser pour  expérimenter l’homosexualité sans se mouiller.Et baiser sans expérimenter ses fantasmes.

A l’autre bout, le casque d’artilleur s’impatientait, me menaçait de me rayer de ses amis. D’un clic sur la croix  je fis sauter la tête du casqué, je la supprimais, faisant disparaître la fenêtre de mon écran. C’est alors que la désolation s’empara de moi. Me fit toucher du doigt encore et encore l’ignorance à combattre dans le domaine sexuel.  En colère d’être encore atteinte par cette violence, par cette irruption dégradante. A reconsidérer la valeur des  réseaux sociaux et le sens de ce que fb appelle les amis.

Parce qu’enfin qu’est-ce qu’un ami ? Sinon la longue marche qui amène délicatement ou plus brusquement un élan du cœur, une connaissance de soi à travers l’autre, une reconnaissance de l’autre à travers soi? Une délicatesse, une attente qui rend la patience délicieuse et prometteuse d’échanges incompatibles avec l’exigence de rapidité que demandent les réseaux sociaux. Oui, certainement l’amitié peut se tisser grâce à ces réseaux, quoique le fantasme est aux premières loges, il enjolive les histoires qui peuvent se cogner à une réalité exhumée du virtuel…

Ce soir là, tard, le 22 janvier à 23h36 exactement un MSN aboutit dans ma boîte. Je le lis éberluée et vous le livre tel quel : Re coucou, dsl de te déranger, j’ai été un peu cavalier, je cherche juste à discuter de sexe pour trouver de nouvelles façons de faire jouir les femmes…Ça te dis de discuter un peu ?

Un peu cavalier ? Si peu !Mais  tellement goujat !

Tiens une amie m’appelle au téléphone. Une femme que le temps a tissé de tendresse, de chaleur humaine et de joie à retrouver. Entre nous pas de Facebook, du direct live uniquement.


On est mal barré avec Guillain puisqu’on ne sait qui de la poule ou de l’œuf, qui de la grippe ou de Guillain a commencé…C’est chaque fois un véritable casse-tête qui peut nous mettre le corps en vrac si on chope la grippe. Mais se peut-il qu’après s’être fait vacciner on ne soit plus là pour en parler? Nous ne le saurons jamais. Éternelle question. Qui a commencé ? Qui a tué qui ?  Qui a  déclenché Guillain Barré ? La grippe ou le vaccin ? D’ailleurs,  sur  France Inter Boulibaï interviewait  un groupe qui disait « On a pécho les vibes. » De quelles vibrations parlait-il ? Je ne sais plus mais pas celles de la grippe c’est sûr, elle n’existait pas en ce temps là, du moins, pas sous la forme AH1N1. Ce chopeur de bonnes vibes ne parlait pas non plus des vibrations Yé-Yé en vigueur dans les années 60. En ces temps là on twistait. Aujourd’hui on ne twiste plus. Les téléphones sont mobiles, les disques CD, les films DVD, les livres ebook,  les baladeurs MP3 et on twitte. On quoi ?

Oui, oui on twitte sur Twitter. Késaco Twitter ? Un réseau social comme Facebook, MySpace et d’autres. Bon alors ! À quoi ça sert je vous le demande ? Avec Twitter on suit l’événement au plus prés et on est suivi par des mini-messages. Leur but est de répondre  à la question « Que faites-vous en ce moment ? » C’est y pas curieux ça de poser cette question ? La  démarche de ces réseaux sociaux consiste à agrandir le cercle relationnel alors qu’on a plutôt l’impression du contraire, que nous nous  renfermons  sur nous-même à rester scotché devant l’écran en attendant de pouvoir répondre :  » J’attends mon rendez-vous » « Je mange une gauffre bio au miel » « Je bois un thé » « Je me promène dans le bois pendant que le loup n’y est pas » « Je mets ma culotte » « Si le loup venait il me mangerait  » Mais Twitter est là et nous sauve du loup, il nous sauve du désert intérieur. Twitter n’est-il pas encore un moyen pour reformater le narcissisme secondaire ? N’est-il sous une autre forme,  une façon encore de s’exhiber virtuellement ? Twitter nous fera-t-il oublier que nous sommes seuls ? Nous naissons seuls, nous mourrons seuls. Nous sommes seuls dans la bataille à mener avec nous-même, avec nos propres démons, nos passions. Oh, là, là ! Toujours en train de casser la baraque, le moral. Lui arrive t-il quelques fois d’être optimiste, joyeuse ?

Stop, stop je t’arrête ! Parce qu’aujourd’hui c’est la journée de la gentillesse. Alors tu n’élèves pas la voix, tu restes calme, tu réponds gentiment à mes questions même quand il s’agit de Twitter. Tu n’oublies pas que je suis là, tout ouïe, pour toi. Pas seulement aujourd’hui! Tous les jours, à chaque instant. Aimable en toute circonstance. As-tu pensé à ces prêtres qui aiment d’amour humain et auxquels l’église catholique interdit d’aimer, interdit le mariage. Juste autorisés à aimer Dieu et leur prochain seulement de manière virtuelle, non? Tu peux pas toucher, tu vois pas ce qui tu aimes. C’est virtuel, ça, non? Est-ce humain cet amour ?

Encore quelques heures à être gentil avec votre voisin de palier, avec le chauffard qui est devant vous, avec moi en commentant. D’ailleurs pour commenter cliquer sur le titre de l’article à la fin duquel il y a une fenêtre, là vous poserez votre commentaire.