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Posts tagged ‘frustration’

Maman, maman, c’est quoi la vie ?

C’est juste vouloir faire des câlins avec toi  ? C’est juste manger du chocolat et jouer avec Réglisse, le chat? C’est pas plus compliqué que ça, la vie ? Hein ! dis, maman ?

 

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Qu’ai-je répondu à mon enfant ? C’est si loin tout ça… La vie au commencement c’est une femme et un homme. Ils se rencontrent, ils s’aiment. Et sèment. De leur amour né le désir. Ou le contraire. Le plaisir s’y ajoute. Désir et plaisir mélangés  sont à l’origine de ta vie, mon fils. Comme devrait l’être chaque vie humaine. Ce n’est pas toujours le cas. Au commencement l’amour devrait présider à la vie. « J’aime ma mère qui m’aime en retour inconditionnellement. »

Alors la vie, c’est le désir d’être en vie, c’est l’envie du plaisir qui en découle. C’est l’espoir d’un monde meilleur et le désespoir de ne pas le voir arriver. C’est la richesse qui se reproduit en circulant dans les canaux du cœur.  Mais c’est aussi la  pauvreté qui envahit les pensées les empêchant d’évoluer.

La vie c’est la mie moelleuse du pain et sa croûte craquante. C’est la glace à la violette dans un petit pot que l’on déguste en marchant. La vie c’est partager un concert de Reggae, improvisé et offert assise sur la pelouse autour de la pinède du théâtre de la mer alors que le vent pousse les nuages dans le ciel. Non, ce soir il ne pleuvra pas. C’est découvrir ensemble une œuvre qui se veut d’art et qui n’est autre qu’une cheminée de neuf colonnes qui attaquent le ciel devant un mur lépreux.  C’est une promenade sur la Promenade alors que la mer s’agite, sa couleur turquoise transformée par la nuit en gris scintillant. La lune est toute ronde  ce soir.

La vie est faite de tristesse, aussi. Avec une autre il s’est barré, laissant son cœur inconsolable et ses yeux tristes de tant pleurer. La vie est frustrations, elles provoquent le manque qui nous oblige  à bouger. Au risque, si l’on restait statique,  d’en crever.

La vie se construit sur des fantasmes. À nous de réinventer nos rêves pour les réaliser. La jalousie n’implique pas l’amour et le croire c’est se duper soi-même.  Et se donner bonne conscience.

La vie c’est un partage. L’autre est le miroir dans lequel on se regarde pour desserrer le nœud  qui nous étrangle.  Entrer en relation pour ne pas oublier que seul nous ne sommes rien. Nous ne pouvons rien. Celui qui dit le contraire n’est pas encore né. Et sa mère, et son père, les aurait-ils oubliés ?

La vie est d’avancer coûte que coûte, léger et insouciant – est-ce encore possible ?  Optimisme quand tu nous tiens, avec toi tout peut changer.  Ployé sous le poids d’une charge à responsabilités, il suffit de changer d’angle de vue  pour chasser le pessimisme et tout recommencer.

La vie c’est s’étonner de choses simples, se réjouir de petits bonheurs. Le réservoir d’essence est vide, qu’importe nous avons des pieds. Apprécier le goût des épices et des cerises, le temps  est trop court pour ne pas s’en régaler. Sourire à la gardienne quand elle nous apporte le courrier. La facture n’émane pas d’elle, le croire serait injustifié.

Et, ne jamais oublier la mort qui nous guette. Le décompte commence dès l’instant où la vie nous agite. Se croire éternel, invincible serait une erreur fatale qui nous tuerait.

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Tout désir peut évoluer et tendre vers une diminution. En particulier le désir sexuel qui peut aller jusqu’à disparaître.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie sans être forcément obligé de satisfaire son désir en l’épuisant «  selon Henri Gougault. Ainsi il en va du désir qui décline ou qui est totalement absent.  La diminution du nombre de rapports est le témoin d’une baisse de désir. Toutefois ce qu’il faut retenir est le rythme en dessous duquel la personne est en manque. Même si le peu de désir est consécutif à une période où la relation était pleinement satisfaisante, le  manque de désir s’inscrit dans un phénomène cyclique qui est physiologique à condition qu’il ne devienne pas chronique. Si ce manque  s’installe dans la durée il deviendra problématique en entraînant une détresse dans le couple.

Comme dans toute problématique nous retrouverons dans la baisse du désir des indicateurs biologiques, organiques, psychiques, relationnels, culturels ou médicamenteux. Les causes biologiques : prise de médicaments (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs, anxiolytiques …) donnés à la suite de dépression, d’anxiété, ménopause, grossesse… Les causes psychiques : aversion subite ou récurrente pour le sexe liée à des blocages dans l’enfance; conflit conjugal; expérience traumatisante (viol, inceste);  suite à un accouchement; les suites d’un avortement; deuil; consécutive à des douleurs (dyspareunies). Causes relationnelles : couple avec routine, désintérêt des partenaires; peu ou pas de de séduction (négligence du corps, du vêtement, laisser aller physique), refus conscient ou inconscient de l’acte sexuel; mauvais sentiments ou manque d’attirance envers le partenaire; peur de l’engagement. Causes culturelles: sentiment de honte, culpabilité dû entre autre à des interdits religieux et, ou culturels; apprentissage inadéquat sur l’intimité corporelle; éducation sexuelle négative; difficultés à exprimer ses sentiments d’amour ou d’affection.

Les causes organiques se traduisent par de l‘herpès, condylome, vaginite, cystite, problèmes ovariens, sécheresse vaginale (hors de la ménopause); autant de barrières somatiques qui expriment un problème psychique.

Est-ce le fait de la libération sexuelle ? L’omniprésence de la sexualité empêche t-il le désir de se manifester ? Trop d’une chose tue la chose.

Apprendre à érotiser son partenaire, sa vie,  est ce dont sont incapables les femmes qui ont le désir en berne.

Mais aussi celles atteintes de vaginisme. Qu’est-ce qui contraint une femme à ne pas s’ouvrir ? Qu’est-ce qui l’oblige à rester fermée comme une huître sur sa perle ? Pour certaines femmes l’impossible pénétration le moment venu est vécue comme une menace.

Le vaginisme est une contraction réflexe des muscles du vagin. Cette contracture involontaire et douloureuse rend la pénétration impossible (un doigt, un spéculum du gynéco, un tampon, encore plus un pénis.) Dans toutes pathologies les causes ont diverses origines d’ordre psychologique, relationnel, physiologique ou sexuel.

Qu’elles sont les causes du vaginisme  ?  Nous allons en parler puisqu’en parler est le meilleur moyen d’apporter des solutions.

Cas de vaginisme : Suite à une première consultation, Angela (trentaine d’années) me dit sa difficulté : Elle vit depuis trois ans avec son compagnon mais elle ne comprend pas pourquoi dès qu’il essaye de la pénétrer elle se rétracte, ferme ses jambes, le repousse…La douleur qui l’assaille alors au niveau du bas ventre est telle qu’il lui est arrivée de s’évanouir. Je lui fais délicatement constater qu’elle est atteinte de vaginisme. Elle est tout de suite rassurée d’avoir mis un nom sur ce comportement qui lui empoisonne la vie. Au fil des séances on découvre une étroite relation avec une grand-mère autoritaire pour qui Dieu fait office de garant de sa sexualité.   Elle n’a aucun droit  sur son corps; ses mains seront posées à plat sur son édredon lorsqu’elle se couche, pourra à peine tendre ses joues pour que l’on y dépose des baisers mais a l’interdiction d’ouvrir ses lèvres pour en donner; elle a encore l’attitude rigide enseignée par sa grand-mère celle de garder ses jambes serrées dès qu’elle s’assied… Lui faisant remarquer ce maintien, elle essaye de décroiser ses jambes. En vain…

Cet exemple met en évidence l’impact de l’éducation religieuse, dogmatique qui a transformé une enfant en jeune femme prise dans une spirale où la peur de pécher lui tenait lieu garde-fou. A trente cinq ans, elle était encore vierge, bien que vivant avec un compagnon, ou avant lui, s’amourachait de jeunes hommes homosexuels.

Dans le cas d’Angela nous avons affaire à un vaginisme primaire (présent dès les premiers rapports) alors que ce trouble peut survenir après des rapports sexuels satisfaisants. Dans ce dernier cas il sera appelé secondaire.  Des couples s’accommodent bien de cette impossibilité de pénétration, qui convient d’autant mieux à l’homme en panne d’érection. Ceux-là, la pénétration impossible de part et d’autre, trouveront un équilibre sexuel avec une sexualité active et épanouissante grâce à l’échange de caresses excitantes et source de plaisir.Les femmes atteintes de vaginisme vivent souvent avec des partenaires tendres, affectueux; le problème dans ce cas ne fait que cristalliser le vaginisme, l’entretenant artificiellement.

Par contre d’autres, pour la plupart, la frustration et l’incompréhension de ce phénomène provoqueront de l’anxiété, du stress; la femme se sentira « anormale » ce qui accentuera ses difficultés. Quant à l’homme il doutera de ses capacités à donner plaisir ou pourra douter du désir de sa partenaire. Le désir d’enfant amènera à consulter.

Un second cas de vaginisme : une toute jeune fille de vingt ans me dit en pleurant qu’elle ne peut « s’ouvrir » à l’homme qu’elle aime parce qu’elle entend à ce moment précis son père dire à un copain  » Pour les femmes c’est facile, elles n’ont qu’à ouvrir les cuisses, nous on fait le reste ». Depuis Stéphanie reste fermée, bloquée sur des mots dont quelques séances viendront à bout…

Le vaginisme est rarement dû à autre chose qu’un problème psychologique. On retrouve systématiquement un traumatisme sexuel, une peur ou un refus de la sexualité. Il est important de  ne pas laisser traîner ce problème. Consulter est la première démarche qui fera comprendre le refus exact de toute pénétration. Ensuite il conviendra de donner des notions anatomiques intimes à la femme afin qu’elle apprenne à connaître elle-même  de son propre corps.

En voilà assez pour ce soir que je vous souhaite sans soucis…Soyez prêts pour le changement d’heure.

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les  éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif  sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire  idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion…  J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si  pour beaucoup  d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui  veut faire croire à la  jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, elle, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui  pourvoira à l‘excitation.

« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre;  vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer  sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les  rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour  réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux  pour ressusciter le fantôme nommé Désir, et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le… Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques  pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux  pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à  identifier un événement perturbateur en particulier  puisque, les news débitées en un vrac  pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF.  Mais là un D se glisse entre les lettres  S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse  sur le devant de la scène.  Elle a gagné  le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons à poursuivre le sens nous  finirons bien par le trouver, non ?  Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !

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PS : article déjà publié en 2009 réactualisé.

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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayerez quand ? Ce soir ! Bien !

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« Il est bien plus acceptable qu’un mari trompe son épouse que le contraire » et cela parce que les hommes doivent répondre à leurs pulsions hormonales dont le désir masculin est presque  totalement sous leur influence. Les hommes sont restés des chasseurs qui réagissent aux pulsions de leurs poussées de testostérone. Cette hormone active le désir plusieurs fois par jour; si l’occasion se présente à ce moment là, les pulsions peuvent trouver leur échappatoire dans l’adultère. Entre autre.

Si autrefois, pour les femmes, se marier justifiait le droit – et même le devoir -  à la sexualité et que le mariage garantissait  le patrimoine et la famille il en va tout autrement aujourd’hui. Où l’on consomme avant de signer.  La bonne entente sexuelle est indispensable à la réussite du couple. La sexualité cimente le couple. Alors ceci amène cela et les infidélités chez les femmes. Les femmes moins soumise à leurs hormones plus à leur imaginaire seront infidèles différemment. Mais infidèles quand même. Selon un sondage « Huit femmes sur dix valorisent la fidélité  – 42% d’entre elles la considèrent comme normale -, 11% seulement l’estiment obligatoire. Là est la nouveauté : choisir l’infidélité ou la fidélité selon des critères personnels, et non plus en adéquation avec des « rôles » culturellement déterminés » Ce sondage Ifop pour le magasine Elle date de 2000. Dix ans sont écoulés depuis…

  • Dans la recherche d’un amant, une femme sera dans la quête non identifiée du partenaire idéal, de la figure paternelle fantasmée et à jamais inaccessible.
  • Si elles goûtent à l’infidélité elles tenteront d’épargner leur couple.
  • Si cela leur est impossible elles quitteront pour reformer assez vite un autre couple plus satisfaisant.
  • Très peu de jeunes femmes acceptent la frustration d’une sexualité peu revalorisante. Tendresse, baisers, regards, communication, complicité sexuelle…Exiger tout du même homme. Quand le partenaire habituel échoue à répondre à tous les besoins, elles vont chercher ailleurs celui qui pourra les satisfaire.
  • L’infidélité par « accident » (être prise dans un engrenage que l’on ne peut arrêter)
  • L’infidélité par les pensées, difficulté de transgresser l’interdit.
  • Certaines femmes trompées se vengent en prenant amant.
  • Le coup de foudre, l’amour soudain, sera le motif  pour qu’ une femme quitte son partenaire « légal »

Oui, comme dit précédemment le  seuil de tolérance à la frustration est très bas. Le principe de plaisir devient le premier fonctionnement au détriment du principe de réalitéPour pallier le vide, la frustration ou la déception, on consomme. L’autre devient un produit, analyse la psychanalyste Martine Teillac. Le refus de la frustration parvient-elle à supprimer la souffrance ? Le commentaire de Frédéric vient bien à propos pour illustrer la souffrance qui résulte de ne pas savoir différer.

L’infidélité nous questionne au plus profond, a des répercutions sur le couple. Quelques fois être infidèle à un compagnon peut servir de tremplin pour redevenir fidèle à soi-même. Ne plus se trahir soi-même en acceptant ses contradictions.

Actuellement dans les jeunes couples chacun détermine les interdits à ne pas transgresser et les frontières à ne pas dépasser en évitant les promesses impossibles à tenir. Les partenaires d’un couple depuis longtemps constitué seront plus indulgents quant à l’infidélité de l’un envers l’autre. Par contre pour de plus en plus de couples la fidélité ne se situent plus dans le fait d’être sexuellement fidèles c’est ailleurs qu’ils la trouvent. Dans un pot commun fait de souvenirs, de joies et de peines qui les soudent comme un ciment qui vieillit bien. Ils prennent le risque de la liberté sexuelle extérieure à leur couple sans le démolir. Se sont souvent les femmes aimantes et sages qui posent les règles à vivre une sexualité extérieure au couple. Une respiration extérieure qui recharge leurs batteries intérieures; rajoute du piment. Consolide le couple dans l’amour où les partenaires sont amis obligeant à lâcher-prise sur la possessivité, la possession du corps de l’autre (il est à moi et nulle autre que moi doit y toucher); à inviter la liberté d’être et de permettre à l’autre d’être ce qu’il est.

Ce sera tout pour cette fois. On essayera d’aller un peu plus loin dès que possible sur cet épineux sujet.

Prenez soin de vous.

Pas plus tard que ce matin, Virginie arrive en consultation, s’avachit comme un sac de farine à moitié plein sur le canapé. Sans respirer elle lâche tout de go « J’ai plus de cornes qu’un taureau de corrida ! » Disant cela elle déverse des larmes, qui comme la pluie aujourd’hui, ruissellent  sur son beau visage. Son mascara se dilue en traînées noires qu’elle essuie d’un revers de main en reniflant comme le taureau dans l’arène.  Son amie à qui elle s’est confiée  a enfoncé le clou : »Il est temps que tu t’aperçoives de l’infidélité Mathieu. Si aujourd’hui tu as des cornes d’un taureau c’est à cause des œillères  dignes d’un cheval de trait que tu as posées sur tes yeux.  » Elle suffoque, elle ne comprend pas. « Mathieu m’a promis fidélité devant le Maire et le Curé. Pourquoi il ne tient pas sa promesse ? « 

De quoi est fait le lien amoureux ? Pourquoi Virginie et Mathieu se retrouvent dans une impasse ?

Le jour où, devant témoins, l’on s’engage à l’amour toujours, à la fidélité, on est dans l’instant. Cette promesse a valeur d’une pensée magique qui fera résister aux tentations inévitables dont la vie est jonchée. Cette promesse est la réponse à un élan intérieur dont les serments vont, semble t-il, renforcer et protéger l’union. Elle ne concerne que l’instant et ne peut préjuger  le long terme. Ainsi sans réfléchir à cet engagement (la jeunesse en empêche) et comme tous les amoureux, Virginie focalise sur la promesse en ne considérant plus rien qui ne soit son couple. Alors, Mathieu  s’étiole à subir la routine.Pfft ! Mathieu étouffe comme un feu que l’on aurait trop bourré de grosses bûches, étouffant l’ardeur même du désir. Virginie s’est engagée à répliquer quotidiennement un ronron lui servant tous les jours la même soupe douceâtre, sans épices qui endort son homme.

L’homme sexuellement inconstant et naturellement polygame ?

Lors de thérapies la plupart des hommes se plaignent : comment peuvent-ils rester inertes alors les tentations ne manquent pas, les occasions de tromper (sexuellement, ajoutent-ils) sont nombreuses, les incompréhensions au sein du couple si grandes, les discussions concernant la sexualité absentes. « Elle me dit qu’elle m’aime mais son corps reste comme une planche pendant l’amour » « Faire l’amour une fois par semaine, en missionnaire, n’est pas suffisant pour moi. » Mais aussi la peur d’être enfermé ad vitam aeternam dans un couple  sans aucune autre alternative réjouissante. L’infidèle cherche ailleurs à prouver sa virilité, à prouver  qu’il peut encore et toujours séduire. L’autre, l‘interdit, la transgression, ayant cet effet miroir qui renforcera, revalorisera l’image d’un homme; cette image qu’une compagne au quotidien aura banalisée. Autant de charges mises bout à bout vont conduire les hommes à être infidèles.

Parmi les motifs qui engendrent l’infidélité, l’insatisfaction sexuelle arrive en tête. Les frustrations, celles de ne pas se sentir désiré ni désirable. Les tentations à l’extérieur du couple sont nombreuses et favorisent le passage à l’acte. Les hommes à tendance histrionique et narcissique, qui aiment charmer et être séduits sont des sujets plus à risque d’infidélité. Les hommes qui, enfants, ont servi d’enjeu entre les parents, qui ont été sur-protégés de manière pathologique par une mère possessive, utilisés au lieu d’être aimés pour eux-même, ceux-là aussi seront davantage enclin à l’infidélité. Et puis il y a aussi dans la pensée des hommes un curieux dilemme, une dichotomie mère/putain.  « Je ne peux faire l’amour à ma femme que j’aime comme je le ferai à une femme pour qui je n’ai pas de sentiment. » Autrement dit : Aimer est porter aux nues, l’autre est seulement un « activateur de désir ». Nous retrouvons la confusion entre amour et désir, les deux étant, pour la plupart des hommes, incompatibles. « Je ne peux aimer la femme que je désire et désirer la femme que j’aime, disent en substance ces hommes là. Pour le plus grand malheur des femmes amoureuses qui pâtissent de cette croyance.

Lui, n’étant plus regardé comme objet de plaisir, c’est ailleurs qu’il va le chercher. Sa vie à elle ronronnant comme un moteur en fin de course elle s’adonne à l’ivresse de l’infidélité en s’enivrant dans d’autres bras. Pour d’autres il s’agira de de vivre en jouissant sans entrave.

Bien sûr que les hommes ne sont pas les seuls à tromper. Les femmes aussi sont infidèles.  Dès demain, nous évoquerons les facteurs sociologiques de l’infidélité masculine autant que féminine. En attendant reposez vous au creux des bras qui vous accueillent.

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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayrez quand ? Ce soir ! Bien !

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Qu’il est bon de rêver autant que d’accepter  le syndrome d’Alcibiade comme étant un symptôme indiquant le retour du refoulé provoquant tempête somatique et désordre psychologique. Un moment d’accalmie dans un champ de coquelicots pour éloigner momentanément ce monde d’images choquantes que met en scène la pornographie. Et qui la rend obscène.

Alors nous rêverons d’un monde main dans la main pour former une ronde.

Nous rêverons éveillés à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent notre corps; nous allumerons des feux dévastatueurs qui brûleront les monstres intérieurs qui nous rongent; à nous d’en répandre les cendres comme engrais…

Son rêve à elle : transfusions d’énergie d’elle vers lui.

Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.

Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.

Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.

Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.

Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.

Rêver d’abolir l’ignoble;  rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.

Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser;  rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et  transformer la mascarade en un long et doux baiser.

Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre en boucle, couchés en boule, l’éternel retour.

Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais au revoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.

Qu’il est bon de rêver pendant que les méninges accouplées aux symptômes travaillent à savoir qui est responsable de ces hyper débordements sexuels.  Surchauffée à l’Internet, mélangée aux nombreux sites qui focalisent sur les replis génitaux, la nature intrinsèque de chacun s’engouffre dans les profondeurs cybernétiques  pour mieux engloutir les désirs toujours plus insatisfaits du genre humain.

Mais là il s’agit de cauchemar et non plus de rêver… Juste une petite pause pour reprendre plus tard, loin des polémiques, l’origine supposée de la sexualité compulsive.

Couleurs d'Orient

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant “accros” à des sites dont le contenu pornographique les éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion… J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe ! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si pour beaucoup d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui veut faire croire à la jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révéleront de nature purement sexuelle ; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le fantasme au travers du fantasme, celui-là même qui pourvoira à l‘excitation.

“Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps”…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Qu’il est doux d’évoquer avec tendresse ses amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre ; vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer sur une mer étale aux eaux limpides… Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les rejaillissements ; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner ; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux pour ressusciter le fantôme nommé Désir ; et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le…Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on s’autorise !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à identifier un événement perturbateur en particulier puisque, les news débitées en un vrac pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF. Mais là un D se glisse entre les lettres S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas ! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse sur le devant de la scène. Elle a gagné le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite. “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?” Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons la poursuite de la recherche de sens nous finirons bien par le trouver, non ? Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit… Comprenez-vous ce que je dis, là ? Oui, eh, bien tant mieux !

La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film « La jupe« .  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.