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Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent,  créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.

L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux.  Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons  dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle, bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.

Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqué ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulé ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va ou ne va pas. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, »  ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.

Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la  tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.

Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance

Très vite nous en reparlerons. Je file sur les statistiques de <http://www.libidosexualite.com/ pour y lire les commentaires, autant de signes de reconnaissance dont j’ai besoin pour me relier à vous.

Les femmes et les hommes sont complémentaires (Yin et Yang) dans leurs organes génitaux. Dans la vision Taoïste l’homme est considéré comme Feu qui brûle vite alors que la femme, comme l’Eau,  a besoin de temps pour bouillir. Cette image constitue le modèle sur lequel nous allons nous appuyer pour parler des différences apparentes des deux sexes alors qu’en réalité la similitude est réelle. Les organes génitaux sont « cachés » chez la femme, visibles chez l’homme.

Partant de ce principe (Feu/Eau) les femmes et les hommes n’ont pas le même temps de réaction pendant l’amour, ce qui entraîne des frustrations chez les femmes ne pouvant aller jusqu’au bout de leur excitation sexuelle. Lorsqu’une femme n’a pas atteint son potentiel orgasmique, le plaisir dans sa totalité, elle se sent abandonnée, frustrée et dans la  solitude la plus complète. Elle deviendra facilement acariâtre, agressive; on dira d’elle, vulgairement mais justement, qu’elle est mal baisée. A qui la faute, hein? Je vous le demande ? Il faut savoir que l’interruption répétée de l’acte sexuel crée des déséquilibres, des tensions, un mal être qui engendrent bien des maladies psychosomatiques.

Anatomie féminine :

Dans ce qui est visible du sexe féminin, il y a peu : sur le mont de Vénus une touffe de poils en broussaille (ou un triangle bien épilé) va dissimuler les grandes lèvres. A l’abri de ces dernières les petites lèvres, ou lèvres internes. Pendant l’excitation sexuelle, les petites lèvres, très irriguées par les vaisseaux sanguins, se gorgent de sang, enflent (pouvant atteindre jusqu’à 2 à 3 fois leur taille). C’est le point de non retour qui annonce l’orgasme proche. Les petites lèvres protègent, sous son petit capuchon nommé gland,  le clitoris, très innervé. Le clitoris  est pour la plupart des femmes le point le plus sensible de leur anatomie sexuelle. C’est alors, tout comme chez l’homme, qu’au sommet de l‘excitation, le clitoris, encapuchonné, tendu sur sa tige,  entre en érection. Comme chez l’homme, il y a souvent chez la femme une importante modification de la taille et de la forme du clitoris.

Le point G est repérable pendant l’excitation sexuelle grâce aux vaisseaux engorgés  de sang qui vont rendre proéminent le fameux point qui se trouve dans le vagin juste au dessous de l‘os du pubis.

Le muscle d’amour: Au dessous des organes génitaux (dans le vagin) se situe le  muscle pubococcygien (PC) appelé « muscle d’amour ». C’est un muscle qui entoure l’urètre, le vagin et l‘anus. Ce muscle se contracte lorsqu’on contractez le vagin. Muscle associé à la force du périnée, il est considéré par les sexologues comme étant la clé d’une sexualité réussie aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Sa faiblesse contribuera aux difficultés sexuelles, (difficulté lors de l’accouchement) à l’incontinence urinaire. Un PC tonique procurera bien du plaisir aux femmes qui en donneront aux hommes par les contractions qu’elles exercent sur ce muscle d’amour.

À l’intérieur et faisant suite aux organes visibles, nous trouverons les organes génitaux internes. Le vagin, l’utérus en forme de poire renversée,  de chaque côté les trompes de Fallope se terminant par les ovaires. Ovaires : organes de reproduction des femmes et des femelles où se logent les ovules...

Masters et Johnson, décrivent l’orgasme féminin en 4 phases :

  • Excitation   phase 1
  • Plateau         phase 2
  • Orgasme      phase 3
  • Résolution  phase 4

Les praticien(ne)s en  Taoïsme (Yoga sexuel) peuvent faire durer la phase 3 -  l’orgasme – beaucoup plus longtemps voire indéfiniment…Ça vous tente ? Faut pratiquer !

La question s’est posée longtemps : d’où les femmes jouissent-elles ? Du clitoris ? Du vagin ? Des petites lèvres ? Et si elles tiraient leur jouissance de tous ces endroits  à la   fois, tous hautement innervés, tous érectiles ? En tout cas, il a été démontré qu’elles possèdent autant de zones sensibles que les hommes, que leur organe sexuel est un  tout dont les parties sont impliquées dans leur totalité pendant l‘excitation sexuelle.  Une semblable structure laisse supposer un fonctionnement similaire. La pulsion et l‘expérience sexuelle ne sont pas différentes d’un sexe à l’autre. Par contre elles sont tributaires de notre éducation et de notre milieu social.

Notre sexualité dépend aussi de la qualité de ce que l’on donne et de ce que l’on reçoit; de la conscience que l’on met dans la pratique amoureuse et du sort que l’on réserve à cette pratique qui demeure le moteur de toute relation.

à suivre…

Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent,  créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.

L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux.  Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons  dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle , bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.

Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqués ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulés ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, »  ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.

Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la  tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.

Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance

Très vite nous en reparlerons. En attendant je vais consulter le site  www.libidosexualite.com/ avec l’espoir d’y lire de nombreux commentaires qui sont pour moi des signes de reconnaissance dont j’ai autant besoin que vous.

Rire et Rêver

Vous riez jaune aux vacances qui s’achèvent alors qu’il serait plus rigolo de vous remémorer les grands fous rires qui les ont égayées. Avez-vous remarqué? Quand le rire éclate aucune digue ne peut le retenir. Le rire surgit dans le corps après avoir percuté le cerveau; tous les muscles du visage se mettent en mouvement. Le rire provoque des sons, des borborygmes  qui à leur tour vont faire redoubler  le rire. Plié en quatre par des spasmes incontrôlables, les soubresauts d’origine nerveuse secouent le corps  et peuvent même déferler en pleurs. C’est à mourir de rire. D’ailleurs certains en sont morts. Mort de rire ou  -lol- selon que l’on appartienne à l’une ou l’ autre génération.

Et pourtant! Preuves à l’appui le rire guérit. En produisant des endorphines, des hormones de croissance, il stimule le système immunitaire. Rire éloigne le stress, fait chuter le diabète des non insulino-dépendants, ainsi que le taux  des lipides dans le sang. Par contre il fait remonter le  bon cholestérol. Rire est donc un excellent remède puisqu’il donne, comme l‘amour, du plaisir; il jouit des mêmes propriétés efficaces contre la maladie.

Le rire est selon le Papa de la psychanalyse comme le rêve. Freud ne se gênait pas pour balancer, durant les cures, des vannes humoristiques à sa patientèle. Des blagues coquines, évidemment sexuelles, avaient sa préférence. Intelligentes, évidemment! En voilà une: Un roi parcourt ses terres. Dans la foule il remarque un homme qui ressemble étonnamment à son auguste personne. Il lui fait signe d’approcher et lui demande : « Votre mère a-t-elle un temps servi au palais? » « Non, votre Grandeur », répond l’autre, » mais mon père , oui »

Comme le rêve, le rire est le produit de l‘inconscient. Tous les deux ont leur source dans le corps. Tous les deux emploient le même chemin : condensation et déplacement. Ce cheminement, une fois parcouru, pour ce qui concerne le rêve et compris pour ce qui concernent la plaisanterie, l’humour ou la blague, ce cheminement fait sens. Sens pour le rêve interprété; sens pour la plaisanterie exprimée par le rire. Le rire, toujours d’après Freud, est une soupape de de sécurité psychologique qui allège la pression du refoulement.

N’essayez pas d’arrêter le fou rire, il est une écluse ouverte actionnée par les vannes du refoulé. Le rire comme le rêve font sauter le censeur intérieur. Sans barrage, sans  interdit, rêver, rire  permet de libérer tout le réprimé, toutes les frustrations, tout ce qui a été maintenu avec force dans l‘inconscient, (au nom des exigences morales ou sociales).

Dernier week-end, dernière ligne droite avant la rentrée. Les vacances s’achèvent? Et alors! Profitons de ces quelques jours pour engranger le soleil dans nos mirettes, l’amour dans notre cœur et notre corps, les  fous rires dans nos rêves. Remplissons nos valises de beaux souvenirs pour retrouver ce beau butin, le faire fructifier jusqu’aux prochaines vacances.

Passez un beau dimanche!

Avec quelle énergie dévastatrice nous fabriquons, dans le lieu même de notre corps, une quantité de substances, étonnamment riches, incroyablement organisées. Cette usine « fabrique » rend compte des particularités de notre fonctionnement, nous révèle dans notre façon d’être. Les tourments psychiques se cristallisent pour se convertir dans le corps : nous somatisons. La somatisation est le miroir de nos préoccupations. C’est de cela dont nous allons nous entretenir aujourd’hui. Sucre, sel, champignons, graisses, cailloux…À priori nous pourrions faire une soupe de tous ces ingrédients s’ils n’étaient des toxines, des concrétions que notre corps a du mal à évacuer.

Commençons par le sucre, cette douceur interdite aux diabétiques. Et pour cause ils en fabriquent trop. Nous ne parlerons pas ici des causes physiologiques de ce dérèglement, mais peut-être pouvons nous évoquer un manque, une frustration de tendresse, d’attention à l’origine de cette maladie invalidante. L’organisme fabrique matériellement ce qui lui fait défaut affectivement…

Le sel, en trop grande quantité dans les urines mettra en danger les reins, augmentera la tension…La vie de tel individu en manque-t-elle? Vit-il sans goût de vivre?

Champignons. De ceux-ci nous n’évoquerons pas les hallucinogènes mais ceux qui engendrent des  mycoses.  On les trouve dans les milieux humides de préférence, au niveau de la sphère génitale, sur le corps et dans la bouche. Celui qui s’installe la bouche porte un joli nom fleuri : celui de Muguet. Que dire des champignons si ce n’est leur prolifération envahissante qui a pour but, entre autre, d’éloigner les échanges amoureux quand ceux-ci sont interdits. Un exemple parmi tant d’autres : Une jeune femme musulmane toujours vierge à 33 ans,  se devait de rester fidèle à la promesse que son père exigea d’elle, arriver vierge au mariage. Dans ses relations amoureuses elle ne « tombait » amoureuse que d’homosexuels. Lorsqu’un jour, certaine d’être amoureuse d’un garçon (hétérosexuel ) qui lui convenait, elle déclencha automatiquement une mycose génitale qui la rendit folle de douleur et de désespoir. La relation se termina parce que le jeune homme se fatigua d’attendre pour butiner sa belle. Plutôt que désobéir à son père elle mit en place une affection qui lui interdisait de braver le tabou de sa virginité.

Graisses: Le fameux cholestérol synthétisé par le foie en bons et mauvais cholestérols. Le foie dont la colère est une des manifestations les plus répandues de cet organe, peut mettre en évidence la peur d’être piégé (dans une relation par exemple), la peur de l‘abandon (dans sa relation actuelle, effet de la répétition d’abandons successifs – ou supposés tels -  pendant l’enfance), une obsession face à l’échec. Être aimable envers soi-même est une possibilité pour éviter le conflit interpersonnel qui, à terme, produira du mauvais cholestérol et favorisera les problèmes cardio-vasculaires. Là aussi, trop de rigidité,  soudaine agressivité, perte de vue de l’ensemble, s’attache aux détails. Manque de souplesse, ne peut arrondir les angles. Mettez de l’huile pour que ça glisse pour éviter de fabriquer du mauvais cholestérol. Petit conseil:L’huile d’olive est excellente, prise à jeun, pour déverrouiller le foie « fatigué », pour fluidifier  les graisses en diminuant les risques d’athérosclérose.

Cailloux: Greli grelot combien j’ai de cailloux dans mon jabot?Oups! Seules les poules et les oiseaux (en liberté) ont besoin de cailloux dans leur jabot. Ou les chemises…Les cailloux fabriqués par le corps au niveau de la vésicule biliaire ou de la sphère urino génitale sont la conséquence d’excès de pensées souvent auto dépréciatives, annonciatrices de calamités. La rumination, la peur de perdre le contrôle des événements et de l’entourage, de l’incapacité à se relâcher, à faire confiance. Trop de rigidité, exigence de résultats, d’hypersensibilité avec perte d‘estime de soi. Ces personnes ont des difficultés à trouver la place « confortable » qui leur permettrait de s’épanouir. L‘anxiété y est aussi pour beaucoup; elle crée des situations de blocage, construit des murs de pierres impossibles à franchir, empêche la clarté de l’esprit.

D’où nous viennent ces protubérances (verrues, cors au pieds, fibromes, kystes)….et j’en passe et ces déformations (du squelette)? Comment s’inscrit notre  géographie intime sur les reliefs de  et dans notre corps? Bien sûr l’alimentation est en partie une réponse à ces problèmes. Cependant, elle seule, bien qu’elle y contribuera, ne peut faire disparaître le stress ni la tristesse, ni l’angoisse existentielle, ni l’insécurité, encore moins la précarité.  La difficulté à créer du lien social, de la joie, à chasser l’ennui  tant de circonstances où repli sur soi-même vont forcer le corps à prendre le relais pour exprimer ce qui ne peut l’être par la parole.

Assez allez-vous dire, et vous aurez raison! C’est le printemps que diable! Pas besoin d’avoir du muguet dans la bouche pour le réaliser. À bientôt avec quelque gaieté.

Amour/Amitié

Amour amitié/Je ne sais pas si par dépit ou par pitié/Je franchirai cet océan/ Qui va de l’ami à l’amant…chantait Pierre Vassiliu.

Henri Tachan chantait  « Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence. Et moi je ne vais pas vous chanter cette difficile conjugaison mais vous en parler. Ne se rapproche-t-on pas en ces temps modernes de cette tendance à vouloir être ami-amant non pour supprimer les problèmes mais pour les empêcher d’être envahissants? Obsessionnels? L’amitié comme un lien égalitaire dans lequel la sexualité est détachée de la passion. C’est ainsi que l’on peut voir des amitiés amoureuses apaisées, civilisées, remisées de ses illusions. Comme à l’adolescence. À ce stade de l’être et sans qu’elle sache bien encore se situer dans sa sexualité (homo? hétéro?) l’adolescence cherche en l’autre une manière d’aimer, douce, non violente, sans avoir à subir la réprobation inconsciente attachée à l’homosexualité. (Si, si, l’homphobie existe encore de nos jours). En l’amour demeure l’expérience la plus dure de notre dépendance à l’autre. Dans ce mélange déserté par Eros l’amitié ne garantit-elle pas une banalisation d’une sensualité sans drame? Sans fusion des âmes, vécue dans l’amour, l’amitié ne protégerait-elle pas de l’assujettissement à un autre pour rejoindre ainsi son alter égo?

En dehors de l’adolescence, qui n’a pas fait l’expérience du coup de foudre en amitié? Pour une même qu’elle-même? Un même que lui-même? Jusqu’à vivre l’expérience de l’homosexualité et faire le  deuil de l‘érotisme, de la sexualité, si l’un des deux protagonistes ne vit pas sur ce versant de la sexualité? Sans frustration pour celle/celui qui est hétérosexuel(le). Et de souffrance  frustrée pour l’homosexuel(le) mais qui demeurera cependant une hétéro-amitié. Puisque la plupart du temps (mais pas toujours) les amitiés sont choisies entre personnes de même sexe : homo-amitié : les femmes amies entre femmes; les hommes amis entre hommes…

« Offrir l’amitié à qui veut de l’amour, c’est donner du pain à qui meurt de soif « dit un proverbe.

Mais encore : Il est des personnes qui au nom de l’amitié manipulent, abusent de la confiance accordée, se servent de leur prétendue amitié pour asservir et s’en servir à des fins peu honorables. Ce sont des amitiés poison; elles vampirisent. Telle un narcotique elle endort la victime et la rend plus docile qu’une esclave. Cette fausse amitié est identique à la passion amoureuse, ravageuse, dans laquelle se perd la notion de Soi, en conduisant à la perte et à la dépersonnalisation.

Qu’en est-il de l’amitié entre une femme et un homme? Cette amitié là est-elle possible sans sexualité? Oui, diront certain-e-s je l’ai vécue! Celles qui l’ont vécue (le plus souvent des femmes) ont occulté le désir caché de l’autre. N’ont pas voulu voir dans l’avalanche de cadeaux qui en signe la preuve. Comme une manière détournée de séduire pour faire céder par tant de « gentillesse« . Quand cette situation dure, pour autant que chacune des parties y trouve son compte, n’avons-nous  pas à faire à une sublimation de l’attirance sexuelle? Car à y regarder de plus près, il s’agit la plupart du temps d’un masque que l’on affiche sur des pulsions sexuelles refoulées. Ce masque sert-il à approcher l’amour sans que l’amie s’en émeuve? Cela peut durer un temps, temps nécessaire pour des raisons contingentes ou difficilement avouables.  Mais tôt ou tard le masque finit par tomber et la personne éconduite en sera humiliée. Face à l’offense elle peut devenir féroce, tel un soupirant repoussé.Parler de ses véritables sentiments peut résoudre bien des problèmes de cette pseudo-amitié.

De mes ami-e-s d’avant l’électronique j’attendais des lettres que je lisais avec l‘intensité du plaisir qu’elles provoquaient. Aujourd’hui à l’heure des mails, je suis toujours dans la même attente. Si les réponses ou les nouvelles se font désirer, l’attente devient vite pénible et peut provoquer de l’inquiétude. La trace de la lettre ou du mail tisse un lien, entretient l’amitié.  Et pourquoi pas conserver les  beaux mails en les imprimant et les enrubanner comme on le faisait des lettres?


Désir

Avez-vous passé un bon week end ? Oui ! Alors, si vous êtes ok, on continue en parlant du désir.

Mais comment parler du désir ? Comment écrire sur ce thème lorsque le quotidien en est dépourvu ? Lorsque la seule chose désirée est une cigarette et que sur le paquet sont inscrites en lettres noires sur fond blanc : FUMER TUE ! Que penser du désir ?

En fait c’est bien de cela dont il s’agit : s’il n’y a pas de désir, il y a mort latente, il y a déprime. Sans désir, l’être se ratatine comme un figue laissée sur la branche du figuier. Parce que le désir est la chose qui nous tient en vie. En vie. Tiens donc, envie. Toutefois il est à distinguer l’envie du désir et le désir du besoin. La première (envie) contient une connotation de frustration où se niche souvent la jalousie. Le second sonne de manière érotique et l’érotisme est bien ce qui caractérise l’être humain dont parlait si bien Georges Bataille. Le troisième – le besoin – se doit d’être satisfait.

Alors que le propre d’un besoin est que l’on cesse de l’éprouver dès qu’il est satisfait, le propre du désir est qu’il n’est jamais satisfait. Le besoin est enraciné dans la survie, alors que le désir tente de nous faire dépasser notre condition animale, disait Paul Diel.

La psychanalyse affirme que le désir est créé par le manque et qu’il se manifeste,  en premier lieu, au niveau de la parole. L’enfant se trouve à dépendre, dès sa venue au monde, d’un Autre (la mère ou son substitut) à qui il revient à répondre par le biais du langage. Je m’explique : les pleurs du nourrisson vont signifier une demande qui,  interprétée par la mère, vont impliquer cet enfant dans le champ de la parole et donc du langage.

Or, l’enfant ne peut reconnaître le désir que s’il en est frustré. L’absence, le manque de réponse maternelle vont isoler la cause de sa satisfaction par l’objet (le sein, ici en l’occurrence) et sera cause de désir. De ce fait l’enfant, par le manque, va se constituer comme sujet désirant. Enfant désirant. Cet enfant désirant entérine, vit cela comme étant, une perte de l’objet (le sein:est-il utile de le rappeler?) et y substitue un fantasme qui est la représentation imaginaire de ce qu’il croit avoir perdu. La recherche pour satisfaire son désir (sa mère ET son sein ou biberon) va provoquer une excitation réelle à laquelle succèdera un fantasme qui fera écran à ce manque. C’est ce fantasme qui ressurgira dans la vie sexuelle du sujet…Et on ne peut séparer le fantasme du désir…

D’ailleurs, il est souvent constaté en thérapie, une demande, rarement explicite, qui est la restauration d’un état antérieur dont le désir caché dévoilera un fantasme.

  • Le désir évoquera par exemple, la plénitude du giron maternel – la parfaite symbiose dont le conflit était absent:
    « Ah! Si je pouvais revenir dans le ventre de ma mère, à ce moment là on était d’accord toutes les deux »
  • le désir, pour les hommes, d’inflation pénienne :
    « Qu’est ce que je ne donnerai pas pour retrouver l’ardeur de mes vingt ans »;
  • la première jouissance qui a laissé un sentiment de plénitude :
    « Ce que j’ai ressenti la première fois était extraordinaire, je ne le retrouverai jamais !

Nourriture et sexualité :

La nourriture est obscurément liée à la sexualité et comme elle, est faite de désir, de plaisir, d’attente mais aussi de renoncement. Le suçotement est une des première satisfactions. La nourriture comme la sexualité est un art et correspond à un besoin vital. Toutefois si dans l’une comme dans l’autre il y a « gavage », le sujet se retrouve dans la situation d’un mangeur gavé et repu par trop de nourriture en restant cependant torturé par la faim insatiable. La faim du manque, « incomblable » par nature. L’une et l’autre de ces activités mettent le corps en jeu. Or, le corps « gavé » par le trop plein de  nourriture et le sexe comblé par trop de sexe (trop de sexe tue le sexe) ne conduisent ni à l’harmonie ni à l’épanouissement encore moins au bonheur…

Après ce week end que je suppose équilibré en câlins et la satisfaction pour votre estomac d’avoir dégusté  avec plaisir votre dîner de ce soir, moi,  j’obéis à mes yeux qui n’ont qu’un seul désir : celui d’être éloignés de l’écran qui les fatigue. Toute chose est bonne, consommée avec modération…