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Posts tagged ‘homophobie’

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Lors de son premier voyage au Maroc Laurent a constaté nombreux couples d’hommes se tenant par la main. Ce qui amène l’interrogation suivante : ce comportement est-il une preuve d’homosexualité  ? Dans de nombreuses cultures, notamment islamiques, l’homosexualité interdite est sévèrement punie. Est-ce un moyen pour ces hommes d’afficher une amitié particulière ou une homosexualité latente? Sachant que les contacts publics à connotation sexuelle (baiser…) entre homme et femme ne doivent pas être visibles…à fortiori entre deux hommes… Si une personne pouvait répondre à cette question, je l’en remercie par avance.

Patricia interroge « pourquoi les garçons homosexuels en parlent plus facilement à leur mère et sœur et refusent d’aborder le problème avec leur père et frère ? Par amour une mère est prête à accepter beaucoup de ses enfants. Un père, parce qu’il transmet le nom, parce que réside en lui une certaine homophobie inconsciente, à cause d’une non identification du fils à son père… Toutes ces raisons qui feraient écrouler, par l’aveu, tout un monde fantasmatique, telle la transmission de la lignée patrilinéaire, de la descendance compromise…

Mireille évoque en Inde ces hommes qui restent à la maison, s’habillent en femme. Est-ce un troisième sexe, ni homme ni femme ? Cette façon d’être au monde a été complètement chamboulée par la religion judéo-chrétienne. S’ensuivent des réflexions sur les enfants – les pré-ado – comprenant bien mieux, acceptant plus facilement les rapports entre adultes du même sexe. Au niveau des parents l’homosexualité fait écrouler tout un passé de vie, gèle toutes les projections, gomme les représentations. Comme le fait remarquer Marc nous sommes construits sur un schéma qu’on nous oblige à respecter le conformisme. Dans les milieux artistiques,  de la Haute Couture, de la mode, l’homosexualité est non seulement acceptée mais appréciée. Presque revendiquée.

L’homophobie est d’abord présente chez les homosexuels; à ce propos lire ou relire, l’article paru sur le blog:

http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/

La principale fonction de l’homophobie est de légitimer l’hétérosexualité. Une mère parle de l’homosexualité de son enfant qu’elle assume. Après avoir entendu les intervenants et les participants au débat, elle dit être rassurée, soulagée de devoir abandonner cette culpabilité qui l’a assaillie sans savoir de quoi elle devait se sentir coupable. Quand une d’entre elle emploie le mot « tolérance« , elle rétorque, que ce mot la dérange puisqu’il implique qu’il faille faire un effort pour accepter celui qui est  supposé n’être pas aussi bien que les autres… Quand son enfant lui a appris son homosexualité, « je suis restée comme deux ronds de flan, mais ça n’a jamais remis en question mon amour pour lui; ça n’a rien changé ». À la question de Marianne « Reçois-tu son ami ? Pas encore, car je ne le sais que depuis 3mois ; je connais son prénom; il est de famille musulmane et ses parents l’ont éloigné comme si ça pouvait le faire changer de sexualité. Ce qui fait me fait porter un poids supplémentaire est qu’il interdit de le dire à son père; ça me met dans une situation difficile; même si dans la famille de mon mari une nièce est homosexuelle; entre une nièce et son propre fils il y a de la marge… Liliane acquiesce à cette confession publique; remercie pour ce qui a été dit, si difficile à dire au sein d’une famille; vivre son homosexualité est cause de bien des ruptures familiales. Une des participantes demande si la question d’avoir essayé avec les filles avait été posée ? Non parce que cela impliquerait d’essayer autre chose, une sexualité conforme à la norme. Marianne constate que nous vivons coincés dans une idéologie ambiante qui n’avoue pas; les générations se suivent et continuent la même chose sans évoluer.

« Mon frère était poupée, moi la fille, j’étais camion, mais nous on n’a pas « tournés » ni l’un ni l’autre, dit en riant une participante! Comme quoi même les jeux de l’enfance ne  prédisposent à un type de sexualité plutôt qu’à un autre.

Et pour conclure Liliane montre une page découpée du journal Nice Matin « Nice a besoin d’augmenter ses recettes touristiques. Pour ce faire Nice fait appel à la mouvance  gay  en créant sur la Côte une formation de personnels hôteliers spécialisés dans l’accueil de la clientèle homosexuelle.


Plus que la peur des homosexuels, c’est de l’hostilité, de l‘aversion, voire de la haine qu’éprouvent les homophobes envers les homosexuels. C’est aussi ce que ressentent nombreux homosexuels envers eux-même.

Avec ce dernier article sur l’homophobie nous allons clore ce chapitre sur l’homosexualité. Car, il ne faut pas se voiler la face en croyant que l’homosexualité est acceptée dans l’hexagone. Malgré la gaypride (http://www.2004.gaypride.fr/), le coming out (la sortie du placard), malgré les hommes politiques, les stars du showbiz, malgré toutes les personnalités qui affichent leur préférence sexuelle, l’homophobie règne de manière plus ou moins latente. Faire l’autruche en plongeant la tête dans le sable n’est pas la solution. Parce qu’ils portent en eux la souffrance d’avoir désiré, d’avoir aimé sans pouvoir se dire, parce qu’ils portent en eux la honte ressentie aux paroles homophobes entendues pendant l’enfance,  les homosexuels, y compris ceux qui s’acceptent comme tels, vivent en creux un conflit existentiel permanent. C’est ce que l’on appelle l’homophobie intériorisée. La confusion du sexe avec le genre. On naît fille ou garçon ce qui constitue le sexe biologique. Ce qu’il faut savoir est que l’homosexualité  ne porte préjudice d’aucune façon  au sexe biologique.  Le sexe, mis en évidence par des caractéristiques biologiques, (pilosité, pénis, absence de seins chez l’homme; seins, vagin chez la femme) est à différencier du genre. Ce dernier est donné par les attitudes, les idées, de conduites apprises durant l’enfance, les sentiments, la culture, le milieu social… Tout cela donne l’identité et le rôle masculin ou féminin. Ainsi un homme reste homme même si il est homosexuel, une femme, même masculine, reste une femme.

Que croyez-vous qu’il se passe lorsqu’un garçon, pendant toute son enfance, son adolescence entend proférer des paroles homophobes (c’est un sale pédé, c’est une pédale…) ? Lorsque les idées, les préjugés le nourrissent comme le lait et qu’il finit, à son insu, par faire siens ? Que lui-même, cet enfant devenu adulte se découvre homosexuel ? Il a fini par intérioriser ces notions qui vont de pair avec la honte puis se pliant à l’éducation donnée, adopte malgré lui les idées reçues, ces idées  incrustées font de lui un homophobe intériorisé.


Á quoi sert l’homophobie ?

La principale fonction de l’homophobie est de légitimer l’hétérosexualité, de la normaliser en lui ôtant tout désir homo érotique (transgresser l’interdit du désir que nous avons tous comme tout ce qui est interdit socialement). L’homophobie est un ostracisme au même titre que le racisme ou que l’antisémitisme. Et comme tous les « ismes » aussi dangereux pour les minorités. C’est une façon de rejeter à l’extérieur de nous-même ce que nos valeurs morales ne peuvent accepter pour nous-mêmes.

Dans un « Envoyé spécial » sur l’homosexualité on apprend qu’un jeune sur quatre faisant une tentative de suicide est homosexuel. Cela donne à réfléchir, n’est-ce-pas? La souffrance, la culpabilité, le mutisme et la solitude est le lot – pour ne pas dire fardeau -  des jeunes homosexuels. Ce qui les amène à cette extrémité est l’incompréhension des parents. Le mensonge, les non-dits sont le quotidien de ces jeunes en souffrance…

Bien qu’il y ait encore beaucoup à dire, pour ce soir, nous nous arrêterons là.

Passez une belle nuit pleine de doux rêves.

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L’homosexualité n’est pas une maladie (même Freud – encore lui – l’a dit). N’étant pas une maladie il n’y a rien à soigner; par contre à chercher les causes de cette orientation sexuelle détourne de la réalité à savoir celle de bien ou mal vivre sa sexualité. Comme tout mal-être entraine des perturbations de toutes sortes la conduite d’une thérapie sera de mettre en évidence la manière dont s’est construite, à l’adolescence,  la sexualité en considérant la personne dans sa particularité – quelle  que soit sa particularité -  dans son contexte parental, social et culturel. La plupart du temps l’homosexuel doit passer par la phase d’acceptation de son orientation sexuelle; c’est ce passage qui ne se fait pas sans heurt, sans souffrance que le thérapeute doit regarder avec attention. Comme l’hétérosexualité l’homosexualité n’a pas qu’une seule cause, ni une seule forme et ne contient pas dans une seule théorie. (Œdipe mal vécu, identification au père absent, mère omniprésente ou rien de tout cela…)

Précédemment nous avons vu  que la sexualité se définit dans l’inconscient collectif comme étant hétérosexuelle. La période de l’adolescence est une période pendant laquelle se construit la sexualité, or, rien n’est fait pour que l’adolescent vive une expérience qui s’éloigne de ce but : la procréation étant presque une obligation…Partant de cela l’adolescent qui ressent une attirance vis à vis d’un même que lui s’en trouvera désorienté. La construction de l’identité gay dure en moyenne une quinzaine d’années pendant lesquelles se mêlent la confusion, les incertitudes, les interrogations, les conflits intérieurs autant de temps où la personne vit la solitude la plus complète, échangent des relations problématiques.

La découverte de l’homosexualité se fait différemment selon que l’on est fille ou garçon.   Les garçons passent par des expériences qui ont pour objet le sexuel; les filles vivront des expériences subjectives, les sentiments  amoureux; il n’y a un passage à l’acte qu’après avoir reconnu les sentiments, le désir. Ce passage de reconnaissance pendant lequel l’adolescent intègre les dimensions internes et externes débouchera sur ses préférences sexuelles.

Dès lors c’est un long processus qui se met  en marche. Accepterais-je mon homosexualité ? Si, oui, en assumerais-je l’attirance et accepterais-je de vivre mon désir ?La deuxième phase sera de se faire accepter comme tel à la famille, à la société. Ce processus est souvent difficile, même si l’homosexualité est beaucoup mieux accepté de nos jours.  En façade.(Voir le procès qui s’est déroulé ces jours-ci. Un homosexuel a été roué de coups,agressé sexuellement; laissé pour mort après un coma dont il ne devait pas sortir indemne…)Processus donc qui va chambouler les rêves des parents (les petits enfants, la pérennité de l’espèce, la transmission du nom); qui bousculera la vie intime  loin des contes de l’enfance (ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants); processus enfin qui obligera à vivre socialement son homosexualité au risque d’être montré du doigt – ceci étant un moindre mal – quand l’homosexuel n’est pas tabassé, ou bien à la cacher (ne pouvant l’assumer)jusqu’à rendre sa vie et celle des autres infernales…Pour toutes les raisons qui incluent forcément un choix, il y aura un deuil à faire. Et un deuil, quel qu’en soit le motif, passe par un processus long et difficile au terme duquel il y a acceptation ou refoulement qui crée la pathologie.

Différentes phases du deuil:

  • Déni : non, ça ne peut être vrai, je ne suis pas homosexuel; ça va me passer.
  • Colère : pourquoi ça m’arrive à moi ?
  • Négociation : je l’éviterais à tout prix
  • Dépression : comment serais-je heureux ?
  • Toutes ces étapes prennent du temps avant que survienne le refus ou
  • l’acceptation. Car enfin accepter de ce que l’on ressent dans nos pensées, ce que demande le corps est déjà avoir la solution pour vivre heureux.

Car l’homosexualité n’est ni une tare  ni une dégénérescence. C’est la manière de  la vivre, de la cacher ou de l’afficher qui fera toute la différence…

Pour conclure nous allons donner la parole à Shakespeare  » Ce qui ne peut être évité il faut l’embrasser ».

Je vous embrasse ami-e-s lecteurs

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Il y a tant à dire sur la sexualité qui n’a pas été dit dans les pages du blog http://www.libidosexualite.com/

Nous allons donc évoquer l’homosexualité, cet amour qui n’ose pas dire son nom : il est immensément difficile de verbaliser et de partager des sentiments interdits » comme le disait Oscar Wilde.Tant de choses restent encore à évoquer pour sortir du placard les homosexuel-le-s. Malgré les avancées, malgré les regards qui se veulent bienveillants sur les couples-pas-comme-les-autres, nombreux sont les gays et les lesbiennes qui se cachent encore pour vivre leur amour. Deux femmes ensemble, deux hommes ensemble font toujours jaser dans les chaumières…

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Même si l’homosexualité n’est plus stigmatisée ni interdite comme au temps d’Oscar Wilde il est important de lever la chape de béton pour voir dans les relations homosexuelles des relations amoureuses différentes qui n’éviteront pas la confusion des sentiments, les rêves d’amour éternel, les malentendus qui existent dans toute relation qu’elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle.  Sortir de la clandestinité reste une des difficultés essentielles de cette relation.

Dans ce thème nous aborderons la place particulière que les homosexuels occupent dans la famille, les dégâts que causent la clandestinité, l’homophobie terrorisante, les relations du couple homosexuel…

Et cela avant la fin de l’année.

2011 pour http://www.libidosexualite.com/ est la réunion du 2 (féminin) et du 1-1(masculin).  Le 11 étant la Force quand il n’est pas vécu en 1+1 qui dans ce cas est vécu comme dualité.

A bien vite.

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La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film  » La jupe. »  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.

Suite à un commentaire de Sébastien j’ai réédité cet article pour rappeler et insister sur l’importance de l’éducation sexuelle, hors milieu scolaire.  Combattre l’ignorance, quel que soit le domaine, est une priorité.

La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film « La jupe« .  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.