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Dans toutes les cultures le cadeau est un élément essentiel pour créer et entretenir les liens entre les personnes. Les cadeaux se font au rythme d’une vie qui passe avec son cortège de fêtes à souhaiter:  naissance, anniversaire, mariage, réussite aux examens, une embauche à un poste convoité… Et Noël que nous n’oublierons pas, bien évidemment, Noël étant certainement la fête la plus souhaitée dans la culture occidentale.  Les enfants n’en sont plus  les seuls bénéficiaires puisqu’à Noël il est de bon ton d’offrir des cadeaux à tous ceux qui participent au réveillon. Et au delà.

Offrir est-il si important ? Que symbolise le cadeau ? Et si le bonheur personnel passait par la joie de la personne à qui l’on offre? Oui, offrir semble important lorsque le  cadeau est choisit avec le cœur et non pas en dépit du bon sens pour dire d’offrir; il est important de connaître les goûts et (pourquoi pas les besoins) de la personne qui le reçoit.

Le cadeau rend compte de notre condition sociale, amoureuse, amicale, affective, familiale. Il symbolise le don d’un quelque chose en nous qui donne de nous à travers ce don. Sans parler du prix d’un cadeau mais du temps investi à le choisir ou à le confectionner il révélera la générosité ou la mesquinerie. J’ai reçu dernièrement trois  très  beaux cadeaux confectionnés artistiquement et spécialement pour moi dans lesquels j’ai ressenti la tendresse, l’affection et l’attention que me porte cette personne. Du bonheur purement et simplement. Il révélera la culture ou l‘ignorance…et tant d’autres choses comme l’intérêt que l’on porte à autrui.

Comment donne-t-on ? Sait-on recevoir ?

Le cadeau pérennise la relation. Le fait d’offrir contient un investissement inconscient pour la personne qui offre, une espèce de contrat implicite dans le fait d’accepter de recevoir, un engagement de réciprocité tacite. D’un homme pour une femme convoitée le cadeau offert peut se révéler une main mise sur la personne. Cette femme me questionnait, coléreuse :  « Mais qu’est-ce qu’il me veut celui-là à m’offrir des cadeaux somptueux ? Mon cul certainement ! »

Quand approche la fin de l’année, certains se sentent obligés de satisfaire à la coutume des cadeaux de Noël qui pour eux devient une véritable corvée. Les cadeaux sont le reflet de  nos relations aux autres; ils dévoilent parfois ce que l’on ne dit pas allant jusqu’à préciser ce que l’on veut cacher. Mariette reçut de Bertrand 116 roses se déclinant du rose le plus tendre au rouge le plus vif. Bertrand, timide invétéré et ami de très longue date avait trouvé ce seul moyen pour lui avouer son amour. Oui, mais pourquoi 116 ?  116 était un chiffre fétiche dans leur amitié…

Le cadeau peut faire ressurgir la jalousie dans une fratrie. « Les cadeaux qu’il reçoit de ma mère sont toujours beaucoup plus beaux que les miens » éclatait en sanglots Régine me parlant de son frère. Réalité ou fantasmée, pour elle il s’agissait d’une preuve supplémentaire de la préférence maternelle pour son frère.

Le cadeau exacerbe les ressentis de l’affectif de celui qui offre, donne le ton de l’entente, de la compréhension que l’autre à de nous. « Comment peut-il se tromper à ce point ? Il ne me connaît donc pas?  » Alain avait offert un godemiché à Aline qui n’aimait pas faire l’amour… Ce godemiché en disait long sur  son désir à lui mais bien peu de la connaissance qu’il avait de sa compagne.

Alors, si le manque d’argent nous coupe de la possibilité d’offrir des cadeaux « prêts à acheter » faites donc une bonne confiture (par exemple) et offrez la avec un sourire.

Il est toujours bon pour celui qui le reçoit d’offrir un sourire en cadeau.

Plume blanche dans l'eau bleue Comme nous l’avons vu précédemment nous sommes régis par deux principes : le couple plaisir/réalité. Le principe de réalité entraînera souvent le déplaisir. Pour éviter le déplaisir (surtout dans l’enfance) il se met en place  un processus qui repousse dans l’inconscient tout ce qui pourrait provoquer le déplaisir; ce processus, n’est autre que le  refoulement.

Cependant le développement psychique d’un enfant se construit sur des refoulements successifs : de la succion au repas à la cuillère, de la couche au pot, etc… Ces petits déplaisirs là, inhérents à la vie d’un être, le font évoluer. Toutefois, si tout est autorisé à l’enfant sans aucun discernement, si tout lui est donné sans qu’il ait à demander, si tous ses caprices sont satisfaits sans qu’on lui oppose de limites raisonnables, l’enfant sera immergé dans un flot émotionnel qu’il ne pourra gérer. Dans de pareilles circonstances, dont la répétition entraînera du stress, l’enfant ne connaîtra pas le plaisir, ne pourra se situer dans son désir ; partant du principe qu’il suffit d’exiger pour obtenir il n’éprouvera aucune joie à avoir. À recevoir. Il sera pareil à un marin sans boussole dans une mer déchaînée. Croyant bien faire, par ignorance ou laxisme, les adultes transformeront ces enfants en futurs adultes blasés, désabusés.

Cet état émotionnel sera d’autant plus violent quand l’adolescent devra vivre le bouillonnement des pulsions sexuelles au moment de la puberté. Si par la difficulté, voire l’impossibilité (parce qu’on ne lui a pas appris) à apprivoiser ses pulsions, s’il continue à les vivre sous le registre du plaisir en niant la réalité à laquelle la vie sociale (entre autre) nous oblige, le jeune individu se confrontera à des dilemmes angoissants pour lui . « On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » chantait Marie Josée Nat quand j’étais gamine; or, ne vouloir rester que dans le plaisir finira par créer des dommages physiques autant que psychiques. Ces dégâts engendrent un conflit entre le plaisir – état désiré – et le déplaisir auquel on est contraint. Papa Freud disait : La pulsion est la représentation mentale d’une excitation corporelle. Elle a sa source dans le corps.

Le corps s’exprime par un langage particulier, non verbal. Au travers de ce langage corporel on peut discerner ce qui a été refoulé,: elle somatise. Un corps  ou un esprit qui souffre n’a pas de plaisir. Dans le cas contraire, si il y a plaisir, il y a « amour » de la douleur qui par des mécanismes pervers composent le masochisme. On en parlera une autre fois. s’inscrit dans la personne

Or, le plaisir ne peut surgir si celui-ci a été refoulé suite à un traumatisme quel qu’il soit. D’un trauma physique, psychique (l’un entraînant bien souvent l’autre) le corps en garde une trace mnésique indélébile; l’inconscient le garde en mémoire en le refoulant.

C’est dans l’expérience vécue de l’enfance qu’il faut rechercher les causes profondes du conflit sexuel, écrivait la doctoresse H.MICHEL-WOLFROMM dans « Cette chose là ». Dans la proximité de l’écoute en consultation, on entend la plainte de personnes dans leur relation de couple. On note souvent le déplaisir, quand par exemple, l’acte est vécu comme une obligation (devoir conjugal); par le seul désir d’un partenaire –  » Mon mari ne pense qu’à ça » disait cette patiente. Ou encore « Je suis frigide; ou, j’ai des douleurs au moment de la pénétration; j’ai l’impression d’être anesthésiée : je ne ressens ni désir ni plaisir ». Toutes ces paroles entendues signent le déplaisir par le symptôme qui en dit plus long sur la nature de l’inconscient que du désir de retrouver un quelconque plaisir à satisfaire.

Parce que les enfants non entendus deviennent des adultes sourds, indifférents, violents voire cruels. Ils reproduisent les mêmes schémas vécus dans l’enfance sous une forme violente peu visible de l’extérieur. La sexualité est le lieu où s’exprime cette violence. Les atteintes à l’intégrité de la personne – comme c’est le cas dans le viol, l’inceste, la prostitution – sont camouflées dans des plaintes qui déguisent la réalité de ces drames et qui se révèlent dans un esprit tourmenté et un corps morcelé.

L’horreur, la honte, le dégoût, la culpabilité, l’angoisse ont chassé – et souvent pour toujours – l’idée même du plaisir en créant des liens de dépendances, entraînant chez la personne des comportements compulsifs…

« Eh, bien dites donc ! Il y a urgence à changer mon comportement avec mon fils » me disait Aline, mère d’un enfant qu’elle rendit tyrannique à force de tout accepter de lui. Il a 10ans et lève déjà la main sur sa mère, espérant sans doute qu’elle se rebiffe.

Nous en débattrons au SEX-O-CAFE. Passez une semaine légère et joyeuse, dans le plaisir, sans excès.


La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film « La jupe« .  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.

Qu’est donc une Femme, sinon un être humain identique à l’homme mais sans roupettes?  Et sans droits identiques, non plus.

À travers le monde et depuis plus d’un siècle, les femmes se battent  pour obtenir les mêmes Droits que ceux accordés à la population masculine qui eux, n’ont qu’à naître hommes pour les avoir.  Je ne dirai rien sur Olympe de Gouges, qui n’était pas une femme mais une féministe comme me le fit remarquer ma voisine qui n’aime pas les féministes. C’est en 1791 qu’Olympe publie la «  Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne« . Olympe de Gouges insiste sur les droits de la citoyenne pour rappeler que la citoyenneté masculine ne concerne que la moitié du genre humain, l’autre moitié étant des femmes. Elle fut décapitée en 1793. Un homme sur deux est une femme : ce slogan féministe parle de l’oubli de cette moitié de la population, le masculin se considère comme universel. Quoique si le Chine continue à éliminer les petites filles dés le berceau… Faut se battre aussi pour ça.

Donc pour revenir à nos brebis, c’est en 1910 et à Copenhague, lors de la Conférence des femmes socialistes, que Clara Zetkin (du Parti socialiste Allemand), proposa une « Journée internationale des Femmes. Ainsi fut décidé pour que cette journée existe. En mars 1911 plus d’un million de femmes en Europe manifestent. En 1913 les femmes Russes s’organisent clandestinement;  en 1914 les Allemandes réclament le droit de vote; en 1915 à Oslo, les femmes défendent leurs droits et réclament la paix. Toujours un 8 mars. Mais c’est en Russie à St Pétersbourg que des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leur homme parti au front… En fait les femmes se battent depuis la nuit des temps…

Rien, jamais, n’a été donné sans combat aux Femmes : ni égalité, ni dignité, ni la pleine citoyenneté, écrit Françoise SELIGMANN. En 1900 il fut accordé le droit de ne travailler seulement que 10 heures pour femmes et enfants. En 1909 le port du pantalon pour les femmes n’est plus un délit si elles tiennent à la main un vélo ou un cheval. Après le vote réclamé par les Femmes en France le  21 avril 1944, il fut effectif l’année suivante : le 20 avril 1945.  En 1943 l’épouse (donc femme mariée) peut ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son époux. Ce n’est qu’en 1965 que les maris (français) perdent leur droit de veto sur le travail de leur épouse qui peuvent avoir leur propre compte en banque. Et seulement en 1970 que toutes les Femmes y compris les célibataires pourront ouvrir un compte en banque. En voulez-vous encore? Vous trouverez tout cela sur les sites qui répertorient des pages entières de dates qui jalonnent le difficile parcours (de combattantes) des Femmes. Pour accéder aux mêmes  droits qu’ont les hommes qui paraissent tellement indéniables aux jeunes filles modernes qu’elles prendraient bien leurs aïeules pour des demeurées. Sauf, sauf pour certaines.  Elles continuent à souffrir du joug, du machisme, de l‘ignorance crasse de certains hommes…Heureusement il y a aussi ceux qui se battent aux côtés des Femmes…

Après avoir vu »Les bureaux de Dieu » le film, encore en salle, de Claire Simon, on ne peut plus croire que le droit des Femmes à disposer de leur corps est acquis. On ne peut continuer à ignorer que l’absence de virginité pour une  jeune fille est un crime. Et qu’à ce titre elle court le risque d‘être lapidée, battue, vitriolée, enfermée, le soir de ces noces. Si le sang de la défloraison n’a pas  tâché les draps. Oui, ici en France en 2009. Certaines Femmes peuvent être répudiées si elles ne donnent pas d’enfants mâles à leur mari. L’ignorant ne sachant pas qu’il est le seul à détenir le chromosome Y qui donnera le sexe masculin à sa progéniture. Et ce malgré les dizaines d’années qui nous séparent du premier planning familial en 1956 qui ne portera ce nom qu’en 1960.  Combien  a-t-il fallu de combats pour avoir le droit de prendre la pilule anticonceptionnelle? Combien d’autres en a-t-il fallu pour avoir le droit à l‘avortement? En 1971 « Le manifeste des 343 salopes » déclarent avoir avortées, manifeste publié dans le Nouvel Observateur, je crois. En 1975 est créée la loi SIMONE VEIL relative à l’interruption de grossesse(IVG) qui ne sera votée définitivement qu’en 1979. Il a fallu attendre 1980 pour dénoncer le viol comme étant un crime! Qui sont les juges et les violeurs?

Ni putes ni soumises, créé en 2003. Ce mouvement des Femmes révoltées des banlieues a repris le flambeau du MLF. Ce mouvement met en évidence le mariage forcé, le viol, l’excision.  L’identité humaine n’est pas composée de deux entités, femme et homme, mais d’un humain unique qui se différencie en Femme ou en Homme.

Voyez vous, dans ces combats les Femmes sont loin de revendiquer le refus de passer la serpillière et l’aspirateur. Parce qu’il est bien entendu que les Femmes qui travaillent ont toutes une Femme de ménage qui fait le travail domestique à leur place. D’ailleurs moi aujourd’hui je lui ai donné congé à ma Femme de ménage. Je me suis mise en tablier, j’ai enfilé des gants de ménage, posé un masque sur le nez (suis allergique à la poussière) et j’ai fait mon ménage, fière de moi! Ce n’est quand même pas la mer à boire! Travailleurs de tous les pays, qui lavent vos chaussettes?

Avant de quitter cette page, je veux remercier toutes les Femmes et quelques Hommes qui se sont battus pour que leurs semblables aient une vie plus douce. Mais ne baissons jamais les bras, il y a encore tant de droits à acquérir avant que La Femme et l’Homme soient à égalité.