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Posts tagged ‘impuissance’

 

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Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre :  » L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance. » Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer ». La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Dès le retour de la plage voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation de ce dimanche qui précède la Pleine Lune fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais aujourd’hui je me retrouve seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je compte pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les besoins satisfaits ; les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Comme à chaque fois Alexia repartit rassérénée ayant compris que l’automne annonce l’hiver avec ses frimas qui la ratatineront. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. Et moi, j’attendrais le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

 

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Mais, non, pas moi ! Moi je suis une femme, puisque j’ai un trou dans lequel vient se loger quelques fois délicatement quelques fois plus brutalement la verge d’un homme pensant que seule la bandaison le définit. Ainsi donc nous allons parler de ce dur et épineux problème qu’est l’érection. L’érection qui donne tant de frayeur aux hommes quand elle vient à manquer de fermeté, quand elle s’essouffle sur la durée, quand elle caractérise comme étant de super mâles ceux qui la maintiennent longtemps. Ou trop longtemps – quelques heures : oui, oui, messieurs, n’enviez pas  les hommes atteints d‘anéjaculation. L’anéjaculation est un autre souci, moins fréquent mais insupportable pour les hommes atteints de ce trouble et pour les femmes qui en souffrent.

La difficulté érectile peut survenir chez la plupart des hommes quel que soit leur âge. Du plus jeune au plus âgé ces pannes fréquentes deviennent un véritable handicap dans la vie d’un couple. Le mutisme, parce que la honte s’en mêle, aggrave les pannes  alors qu’il suffirait d’en parler à un médecin, à un sexologue ou encore un psychothérapeute pour y remédier. Ce qui est à déplorer est la résignation des hommes à vouloir être conforme au dictat en vogue depuis toujours qu’un homme n’en est un que si son sexe n’est là que pour bander, pénétrer, éjaculer.

Je vous le demande mesdames : l’homme n’est-il qu’une queue ? À vous aussi  messieurs je vous le demande: la femme n’est-elle qu’un trou ? Non, bien sûr ! Même si c’est que l’on tend  à nous faire croire depuis la nuit des temps ! Moi ça m’énerve quand la porte de mon cabinet  se referme sur des plaintes dites d‘impuissance. Oh! l’horrible mot qui entraîne tous les maux de la création. D’ailleurs la médecine en a changé : elle appelle ça des « troubles érectiles« .

Je me rappelle cette horrible dispute (dans la rue) de deux jeunes hommes qui finit en bagarre. Un gringalet disait à un fort en bras tatoués  » Elle t’a quitté parce que tu bandais mou; t’es un impuissant, une couille molle. Retourne chez ta mère »…

Dans nos civilisations l’homme est représenté par la puissance de son sexe, – un homme ça bande. Un homme est représenté par la dureté - un homme ça ne pleure pas. Un homme est représenté par des muscles – un homme ça sait se battre. Mais d’abord un homme est représenté par  sa queue – un homme tire à vue sur tout jupon qui passe. Un homme doit être dur du sexe et dégainer en toute situation. Mais si la queue n’est pas aussi dure que la représentation qu’un homme se fait de lui-même,  comme dit dans la dispute, il n’en est pas un. Il sera traité d‘impuissant. « La société machiste fait de l’homme un mâle concentré sur son organe sexuel« 

Au garde à vous, un homme dégaine, tire et remet son arme en place une fois déchargée.

Par contre un homme dont le sexe pique du nez, devient tout flagada au moment où il devrait être dans l’action devrait chercher la raison de cette détumescence qui souvent n’est que psychologique.  Un beau jeune homme de 25ans, africain,  se plaint d’éjaculation précoce : après quelques séances pendant lesquelles nous faisons remonter son histoire personnelle, il me confie que c’est sa nounou, alors qu’il avait à peine 10ans faisait grossir son sexe dans sa bouche tous les matins pour qu’il commence une belle journée. La « chose » se passait vite, même très vite afin qu’ils ne soient pas surpris… Vous l’aurez compris cette pratique précoce (à tous les niveaux) a fait de lui un éjaculateur précoce. Bien souvent et après avoir fait les vérifications nécessaires auprès de la rassurante médecine qui mesurera les taux d’hormones, la physiologie, la biologie et l’organique, on s’apercevra qu’il suffirait de presque rien pour remettre la machine en marche. Traitée en psychothérapie l’éjaculation précoce  se satisfait de quelques séances pour évacuer un problème et remédier à cet handicap.

Alors, un conseil aux messieurs :  arrêtez de vous identifier à l’état de votre verge vous n’en deviendrez que plus humain. Et souriez au constat plein d’humour de MONTAIGNE « L’indocile liberté de ce membre s’ingérant si importunément lorsque nous n’en savons que faire, et défaillant lorsque nous avons le plus affaire et contestant de l’autorité si impérieusement avec notre volonté, refusant avec tant de fierté et d’obstination nos sollicitations mentales et manuelles »( Les Essais).

Je vous promets  de faire un tour du côté des hommes ce ceux qui eux n’éjaculent jamais.

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… » En total accord avec Erich Fromm, je dis oui, après l’avoir souvent constaté et vécu moi-même, l’amour entre deux êtres est possible. Mais la route est longue pour y parvenir et tout au long du chemin nous devons apprendre que l’amour commence avec l’apprentissage de la séparation.

Angoisse de séparation:

Se séparer est le premier des apprentissages, séquelles récurrentes de l’unicité totale quand nous ne faisions qu’un avec la mère dans le ventre maternel

À l’âge adulte, les amoureux retrouvent pendant l’acte sexuel, notamment à l’apothéose de l’orgasme, cette complétude où ils ne font qu’un, seul moment où ils ne sont plus séparés. Ce qui peut entraîner des dépendances identiques à celles qu’éprouvent les toxicomanes, dans le cas où la recherche du plaisir  compulsif (sans amour) est seule à conditionner l’état de non séparation.

L’amour est la seule solution humaine toujours d’après Erich Fromm. Mais de quel amour parle-t-on? Certainement pas de l’amour symbiotique où la forme passive fera d’un individu un être soumis, inféodé au pouvoir d’un autre. Le masochisme, qui en est la représentation, donne l’impression au masochiste qu’il n’est pas séparé puisqu’il se croit, se veut partie intégrante d’une autre personne qui le dirige, le protège, qu’il est l’air qu’il respire « sans lui je ne peux rien faire, je meurs; je l’aime  et il a tout pouvoir sur moi » entend-on souvent en thérapie. Pouvoir au combien surévalué, puisque le masochiste n’a aucun désir qui ne soit une émanation de l’autre, aucune indépendance puisqu’il dépend de l’autre. La forme active se concrétise par la domination qui est le sadisme. Le versant actif du masochisme, le sadisme incorpore une autre personne qui lui voue un culte. Les deux ont besoin l’un de l’autre; la différence entre les deux est que le masochiste est humilié, blessé, dirigé alors que l’autre, le sadique exploite, dirige, humilie. Et les deux appellent « ça » de l’amour.

Quand on est dans cette spirale infernale, en sortir demande de faire le point sur sa relation, exige de mettre de la clarté en considérant le paradoxe de l’amour qui veut qu’amoureux, deux êtres qui ne font plus qu’un à un moment donné, devraient cependant être attentifs à rester intègres à eux-même en ne devenant pas esclave d’un autre. De toute évidece il s’agira d’apprendre à devenir libre, à rester maître de ses affects. Sortir de l’engrenage infernal des passions est possible en réservant à l’amour sa place qui ne peut se faire sous la contrainte, qui ne peut se réaliser que dans l‘engagement, que dans le don.

Or, si l’on remonte aux origines de la vie, on s’aperçoit que l’enfant est en droit d’attendre TOUT de sa mère (nourrit, soigné, vêtu) il ne sait et ne peut que recevoir. Or si l’enfant est resté fixé à cette étape, sans qu’on lui ait donné accès aux séparations successives et autonomisantes, devenu adulte le petit de l’homme  continuera à fonctionner comme l’enfant qui attendra et prendra toujours de l’autre sans rien donner lui-même en retour. On retrouvera dans ce processus, notamment dans la relation sexuelle où l’homme donne de sa personne en donnant son sperme (s’il ne veut pas donner, par égoïsme pour continuer à jouir du corps de la femme, ou par incapacité physiologique), on retrouvera donc dans ce processus un homme impuissant. Pareillement pour la femme qui ne sait pas faire don d’elle-même, parce qu’elle ne sait pas recevoir, on aura affaire à une femme frigide. Comme on peut le remarquer rien n’est simple dans la relation amoureuse que l’on peut améliorer en prenant conscience de notre manière de donner et de recevoir.

L’amour est un pouvoir qui produit l’amour, l’impuissance est l’incapacité à produire l’amour.(E.Fromm)

En résumé, pour être dans l‘amour, vrai, réciproque et authentique il faut avoir dépassé la dépendance (ne pas considérer l’autre comme objet), dépassé aussi l’égocentrisme, renoncer au désir d’exploiter les autres ou d’amasser. Par ailleurs il est important d’accorder confiance en la capacité d’humanité qui nous habite en faisant preuve de courage qui nous donnera la force d’atteindre nos buts sans léser quiconque. Manquer à ces qualités revient à avoir peur de se donner et par là même d’aimer…

La suite est pour bientôt…

Passez une belle journée malgré les trombes d’eau qui font grossir la mer… Accepter ce temps est une manière d’être solidaires au peuple du Japon.

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Pour identifier nos émotions il est nécessaire de se « poser » en état de détente, de repérer le stress pour s’en débarrasser (en centrant son attention sur la respiration). Les émotions surgissent en cascade après avoir découvert l’émotion principale.

Identifiée, l’émotion originaire ne constitue pas, à elle seule, la résolution du problème. Par contre, elle sera le point de départ d’une investigation plus large d’où découlera une quantité incroyable de sous émotions. Les émotions ont été répertoriées au nombre de 550. Pour exemple l‘émotion originaire de Geneviève qui a été traitée comme un objet à l’âge de 6ans, par un Professeur en médecine devant un amphithéâtre rempli d’étudiants. À la peur d’être exhibée comme un animal de cirque se sont ajoutées : l’humiliation d’être ainsi exposée; la honte d’être nue devant une centaine d’yeux dont les bouches aux rires moqueurs se tordaient à une remarque du Professeur, et surtout à l’impuissance de ne pouvoir parler. Toutes ces émotions ont été prises en compte dans le ressenti lors de l’évocation de la mise en évidence de l’émotion principale. Prendre conscience de ce qui nous agite émotionnellement est indispensable au travail à faire pour atteindre la seconde phase qui est de

Désamorcer ses émotions. Ceci ne se fait pas en quelques coups de cuillères à pot me disait mon psy superviseur. Quand la colère apparaît en réponse à une menace ou une injustice ; quand la peur apparaît en réponse à une situation menaçante…Que faire ? Les émotions ne sont pas linéaires mais répondent aux changements externes dans les relations ou à la perception interne que l’on a de ces changements. Chaque émotion aura plusieurs réponses comportementales. Mais les choses se compliquent dès lors où les émotions sont assujetties à une organisation archaïque et inscrite dans le cerveau reptilien.

Comment fonctionne le cerveau humain?

Cerveau reptilien : aussi appelé cerveau archaïque est le premier cerveau dont était doté l’homme des origines ; l’être humain actuel a conservé les instincts de base, les instincts de conservation de l’espèce (se nourrir, se reproduire etc…) De ce cerveau reptilien demeurent des comportements primitifs (fuite, agressivité) en répondant aux besoins fondamentaux qui assurent la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Les comportements induits par le cerveau reptilien  ne sont pas adaptables (ils sont bruts de décoffrage) et l’expérience n’est d’aucun secours (elle ne s’imprime pas) du fait que ce cerveau ne fonctionne qu’avec une mémoire à très court terme. Le cerveau reptilien fera que l’on agit selon des schémas stéréotypés, rigides, automatiques. Le danger impliquera toujours une fuite, par un mécanisme non verbal, où gestes et comportements sont automatiques parce qu’enfouis au plus profond de l’être humain.

Cerveau limbique, centre physiologique des émotions, de l’affectivité. Le limbique est le cerveau qui conditionne les pulsions et les émotions. Le limbique comme le reptilien ne communiquent pas verbalement (mais au travers de comportements), mais excitent le cortex, qui lui, s’exprime par la parole. La fonction essentielle est la survie ; il permet une bonne adaptation à l’environnement social (empathie, statut social, intégration à un groupe, convictions, croyances.) C’est le lieu des mécanismes de motivation : réussites, échecs, plaisir déplaisir.

Néo-cortex, seul ce cerveau pourra gérer les cerveaux limbique et reptilien, plus anciens.

Le néo-cortex cerveau conscient de ses automatismes et de ses pulsions dont il peut se libérer par sa fonction imaginaire. Chez l’être humain le cortex a pris un développement considérable dans les zones orbito-frontales en favorisant l’association des éléments mémorisés, en créant des structures nouvelles que sont les structures imaginaires (H.Laborit) La conscience, la capacité à symboliser, le langage, la pensée abstraite viendront secourir en dernier recours, l’état émotionnel.

Vous aurez compris pourquoi expliquer la construction et le fonctionnement de notre – parfait – cerveau et par là même comprendre que le raisonnement, la logique, l’analyse ne peuvent se substituer aux émotions incrustées dans le reptilien et le limbique puisque ces derniers ne peuvent les traiter que par des comportements réflexes. Plus le traumatisme (qui a installé une émotion) est ancien, plus l’activité neuronale reste active, plus le cerveau archaïque aura acquis des réflexes (sauvegarde), plus il sera difficile de s’en débarrasser. Difficile mais pas impossible. Ah, bon !

Comment donc désamorcer ses émotions ?

Prendre conscience de la réalité de cette émotion. À quoi fait-elle référence ? Est-elle encore d’actualité ? Les émotions d’origine nous enferment dans la reproduction de comportements identiques. Amener de la compréhension aura pour effet de désactiver en partie l’anxiété des cerveaux reptilien, limbique. Hors contexte émotionnel observer les sensations physiques permet de se décaler de ces sensations en baissant le niveau de stress. En observant une émotion qui n’a plus cour dans la réalité il sera plus facile de s’en éloigner. Se servir de l’imagination (du cortex) pour mettre en place des émotions agréables, voire de plaisir. « Le néocortex correspond au stade de la reconnaissance de l’objet comme réalité externe dans un espace donné. La manipulation des concepts, de l’abstraction par les systèmes associatifs, la prise de distance par rapport à l’objet donne à l’homme des possibilités presque infinies de création.»

C’est ainsi que l’on peut recréer une réalité externe totalement différente de cette réalité émotionnelle interne qui habite le sujet perturbé par d’anciens traumatismes.

On a tout dit ? Si ce n’est pas le cas dites-le moi et nous y reviendrons.

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Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait déjà si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre : « L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance. » Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer.» La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Si près du thème des femmes cougars voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais ce week end, encore, je me suis retrouvée seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je comptais pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi (Lyli) si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les désirs satisfaits; les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Encore une fois Alexia repartit rassérénée ayant compris l’hiver, ses frimas qui la ratatinaient. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. Et moi, face à l’automne sans anticiper l’hiver, j’attendais sereine le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

Bernard Giraudeau en parlait si bien. Notamment dans « Les hommes à terre » succession magnifique de nouvelles qui parlent de marins, de leur rapport à la mer, à la terre ferme, à la solitude, au sexe.

Dans « Une histoire simple » où le marin déflore une jeune fille :

« Elle était blottie contre lui, la tête sur son épaule. Elle était si chaude. Sa queue durcissait et il ne savait pas comment faire pour qu’elle ne sente rien. Quand elle avait senti son sexe, elle avait redressé la tête. Elle l’avait regardé avec le même sourire d’innocence qu’elle lui servait chaque fois qu’il rougissait. Elle l’embrassa comme une femme qu’elle était. Il savait qu’il était trop tard…

Il l’avait soulevée et reposée sur sa queue sur laquelle elle s’enfonça doucement…Il avait senti quelque chose de chaud couler le long de sa queue et de ses couilles. Du sang probablement… Avec un linge il avait essuyé le sang, puis de nouveau l’avait caressée. Il effleurait sa peau avec ses mains comme des ailes de papillon. Il léchait le creux de ses cuisses. Elle avait murmuré : « Mange-moi« , et il l’avait dévorée. Elle aimait qu’il morde son épaule à la base du cou, qu’il mette ses seins dans sa bouche. Ça la brûlait. Elle tenait son sexe à lui dans sa main et avait fini par le manger elle aussi. »

Dans  l’histoire de Diego l’angolais Irène était confortable. Lisait plutôt :

« Elle (Irène) laissait le petit Diego mettre sa tête au bord du sexe. Il se lovait comme s’il voulait revenir à l’intérieur de la femme. Quand il avait chassé les cauchemars, elle suçait son zan jusqu’à la sève. Alors il s’apaisait. Un jour après la « petite mort« , dans la léthargie proche du sommeil, il avait entendu Irène murmurer : « C’est bon un homme tranquille, démuni, apaisé. » Il avait grogné un sourire. Il s’était souvenu d’un type sur les quais, un dimanche d’hiver, qui avait dû être prof de philo dans l’antiquité. Il affirmait avec violence que les hommes sans femme c’est pas naturel, monsieur. Pourtant ils se sauvent pour vivre entre eux et aller tuer les enfants des autres. Ils se déchirent pour un bout de territoire. Ils s’entre-tuent même pour des femmes qu’ils ne garderont pas. C’est pour prendre le pouvoir, monsieur, pour la cruauté, pour se soulager leur impuissance. Il leur manque l’essentiel, la maternité. Il prêchait avec émotion en gueulant : Branlez-vous, branlez-vous. C’est la paix qui manque le plus. Il affirmait que si l’on n’obligeait pas les hommes à se branler cinq fois par jour, il y aurait toujours autant de violence dans ce monde.

La violence est une absence d’amour.

« Il faut qu’il coïte, l’animal, qu’il baise, qu’il copule, qu’il tringle, qu’il sodomise ou l’inverse. Branlez-vous. Il avait fini sa crise à genoux, en sanglots, puis avait ajouté à mi-voix, épuisez-vous !

Il faisait froid. On est sourd quand il fait froid. Irène aussi pensait qu’il fallait caresser, détendre la bête, l’apaiser. Un soir qu’elle agitait Diego avec une énergie farouche et une joie désarmante, elle lui avait dit haletante : Regarde, regarde, vois comme il est agressif, ton sperme. Il fait beaucoup d’histoires pour rien. Il gicle comme s’il voulait conquérir le monde et il retombe foutu. Finalement l’agressivité, ça s’éjacule. Irène suivait certainement des cours de philo. »

Dernière vague du mois d’août. Ma libido s’étiole, alors à défaut de dévorer mon homme absent, je dévore des bouquins. Certains, qui n’ont rien compris, appellent ça de la paresse; moi j’appelle ça cultiver son imagination. Cette imagination indispensable qui a besoin d’être nourrie autant que la sexualité… Quelle richesse contenue dans les bouquins que je consomme et qui  m’empêchent de me consumer en attendant le retour de l’amoureux.Vous en faire profiter a été la joie de cet été quand une espèce d’inertie a scotché mon inspiration.

Agréable week end.

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque   personne » Ainsi l’a écrit Erich Fromm dans L’Art d’aimer.

Communication, don de soi, sollicitude, responsabilité, respect, Connaissance sont les ingrédients indispensables d’une relation authentique fondée sur l’amour. Parler, communiquer avec ses mots pour dire ses émotions et exprimer ses sentiments est la manière d’être dans le don de soi. Pour un homme le don de lui-même passera par l’acte sexuel où il donnera sa semence à la femme. (Mesdames ne croyez pas que cet acte soit sans conséquence pour lui.) D’ailleurs un homme qui ne peut se « donner » sera impuissant. La femme par l‘acte de recevoir fait don d’elle-même,  elle laisse l’homme accéder à son centre vital. Si elle est incapable de donner, si elle ne peut que recevoir, c’est qu’elle est frigide. Chez la femme le don d’elle-même se manifestera aussi dans la maternité, cette dernière étant le résultat du don de deux êtres qui s’unissent. Ils se donnent l’un à l’autre et en conçoivent le fruit.

La sollicitude qui consiste à avoir des égards, être attentif aux besoins d’autrui, se traduira par des prévenances, des soins, de l’attention. Peut-on dire d’une personne  qu’elle aime les fleurs si elle ne les arrose jamais et les laisse mourir? Il en va de même dans la relation du couple, où chacun prendra soin de l’autre l’arrosant de son amour avec tendresse et égards.

Responsabilité : être responsable est pouvoir répondre aux besoins psychiques d’un autre. Particulièrement de la personne dont on est en amour.

Respect : le respect d’une personne pour une autre va se manifester par le souci de l‘accepter telle qu’elle est, sans vouloir la changer. Qu’elle s’épanouisse selon ses propres critères et non selon ses propres besoins pour s’en servir comme d’un objet.

Connaissance : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » disait déjà Socrate. La Connaissance : un lien indéniable avec le paramètre précédent car l’on ne peut (se) et respecter si on ne se connaît pas soi-même. La Connaissance ne consiste pas à rester à la périphérie de soi-même ou de l’autre, mais d’aller puiser au plus profond de soi pour démasquer derrière les apparences, une souffrance, une angoisse, un tourment, une culpabilité qui rejaillissent dans les comportements dès lors que l’on n’a pas fait la démarche d’aller à la rencontre de son être intérieur. Sa nature essentielle.

Quiconque est capable de donner de lui-même est riche. Donner son temps, de la joie,  sa présence, son écoute, son intérêt, son savoir, sa tristesse… Tout ce qui vit en nous peut se manifester à l’extérieur de nous dans l’acte de donner, par le don de soi-même. Donner autrement que matériellement apporte une joie sans limite. Avec la constatation que plus on donne plus on reçoit. L’amour est un don, son épanchement devient un pouvoir qui produit à son tour de l‘amour.

Est-il utile de préciser que la capacité d’amour est subordonnée à la nature même du donneur? Une personne ne pourra faire don d’elle-même que parce qu’elle aura acquis indépendance, autonomie; lorsqu’elle ne sera plus dans l‘égocentrisme ni dans la toute puissance. Exploitation des autres,  accumulation de biens sont antinomiques  au don de soi…La confiance en soi, le courage de s’accepter tel que nous sommes (nul n’est parfait) autorisera le don de soi en éloignant la peur. La peur est un sentiment qui souvent empêche d’aimer.

En cette période estivale puissions-nous faire des châteaux qui ne seront pas de sable, transformer d’un coup de baguette des lieux communs en lieux magiques pour que tout autour de nous rayonnent la joie, le rire et le bonheur.

  • Le lieu du 3.14 hôtel pour le SEX-O-CAFE : LOV-BOX
  • L’hôtel du 3.14 m’est apparu le lieu évident  pour un SEX-O-CAFE ; le décor est des Milles nuits, les mystères de l’Inde et la LOVE BOX dans l’intimité des chambres  dont le contenu est une l’incitation à l’amour.
  • En tant que psychothérapeute j’écoute beaucoup avant de parler et quand je parle je m’adresse à une personne, voire à deux dans la thérapie de couple. Parler de sexualité n’est facile pour personne… donc chacun doit être indulgent pour la personne qui prend la parole et qui va s’exprimer sur ce sujet difficile … Ainsi fut fait.
  • Mon intérêt pour le sujet sexuel vient d’une constatation faite, entre autre, en thérapie :
  • l’harmonie d’une relation amoureuse dépendra de l’entente sexuelle des partenaires,
  • de la complicité, des échanges,
  • de la communication verbale,
  • de la manière dont vont s’exprimer les émotions dans la relation.
  • Le but de SEX-O-CAFE est de sortir le sexe et la sexualité de l’ignorance,
  • de l’image graveleuse, irrespectueuse ; de le sortir de la pornographie, de la prostitution
  • de rendre à la sexualité ses lettres de noblesse, culturelles, érotiques ;
  • cesser de confondre pornographie et érotisme
  • Ne naissons-nous pas d’un accouplement sexuel ?
  • le sexe n’est-il pas à l’origine du monde ?
  • le sexuel n’a que faire de la survie de l’espèce puisqu’il n’obéit de tout temps qu’à la pulsion ;
  • pulsion qui agit les actes, quel que soit l’objet et le sens qu’on lui donne.
  • Freud a fait de la pulsion sexuelle le moteur universel de l’activité humaine.
  • Il y a encore quelques décennies, on pensait que seul l’être humain s’accouplait sans nécessité. Or, on sait aujourd’hui que de nombreuses espèces animales pratiquent couramment la masturbation, l’homosexualité et bien d’autres satisfactions sexuelles.
  • Le  désir, le plaisir sont en jeu.
  • Le sexe,  à des fins de reproduction n’est plus le courant actuel ; pourtant et malgré l’évolution  des mœurs la sexualité est toujours regardée sous l’angle de normes, normal/anormal,  bon/mauvais, bien/mal… et cela dans toutes les cultures, dans toutes les sociétés. Cette assemblée n’a pas porté ou en tout cas n’a pas manifesté de jugement; l’ambiance était vraiment bon enfant et joyeuse.
  • Le plaisir permis, licite, devient un droit ;
  • L’ignorance d’une sexualité bien vécue, équilibrée et les problèmes, voire les drames qu’elle suscite se retrouvent partout, dans toutes les instances :
  • pour les pannes du désir, les rapports douloureux, l’anorgasmie, le vaginisme, l’impuissance ou la faiblesse des  érections, les obsessions sexuelles, les fantasmes, on consulte des spécialistes médicaux, urologue, sexothérapeute, psychothérapeute ;
  • le droit (juriste) intervient dans les cas de déviances, (viol, inceste) de perversions, d’atteintes à la personne.
  • la psychiatrie dans les cas de pathologies sexuelles lourdes…
  • Le côté dramatique de la sexualité, ses violences n’ont pas été abordées. Seule l’éducation religieuse stricte a été reconnue comme ayant fait des dégâts psychiques, avec répercussions somatiques surtout auprès des femmes; quant aux hommes, s’ils  ont subi des violences sexuelles, la pudeur, l’humiliation  les empêchent d’en parler en public.

Les participants très vite à l’aise  s’exprimaient avec spontanéité. Autour d’un verre, regroupés autour de Ganesh qui présidait au débat (et non aux ébats), les questions furent posées. Liliane, modératrice hors pair, menait rondement l’affaire; Anne script émérite et camera-wo-man consciencieuse notait, filmait; voir les notes retranscrites sur l’article d’hier; Christophe Ghibaudo en bon  chirurgien qui connaît son affaire et l’endroit à inciser n’hésitait pas à ouvrir des brèches dans lesquelles les avis s’extirpaient;   il remit tout en place et a recousu l’ensemble avec l’énergie qui clôture un travail bien fait. Quand à moi, (certains l’ont  remarqué) – j’ai surtout écouté, c’est une déformation professionnelle;  mais rassurez-vous j’étais bien présente auprès de chacune et chacun sans en perdre une miette.

Le sujet est vaste et le temps court vite. Déjà 22 h, il fallait clôturer. Déjà ? Eh, oui déjà! rappelait Liliane. Nous aurons l’occasion de continuer ce débat le jeudi 4 Mars…Bien qu’à priori le thème demandé par les participants en fin de soirée est « le désir et le plaisir » je vous tiendrai informé.

Passez un bon week-end.


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L’Astre d’Amour

Dans « L’art d’aimer » Erich Fromm a écrit  » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque   personne »

Communication, don de soi, sollicitude, responsabilité, respect, Connaissance sont les ingrédients indispensables d’une relation authentique fondée sur l’amour. Parler, communiquer avec ses mots pour dire ses émotions et exprimer ses sentiments est la manière d’être dans le don de soi. Pour un homme le don de lui-même passera par l’acte sexuel où il donnera sa semence à la femme. (Mesdames ne croyez pas que cet acte soit sans conséquence pour lui.) D’ailleurs un homme qui ne peut se « donner » sera impuissant. La femme par l‘acte de recevoir fait don d’elle-même,  elle laisse l’homme accéder à son centre vital. Si elle est incapable de donner, si elle ne peut que recevoir, c’est qu’elle est frigide. Chez la femme le don d’elle-même se manifestera aussi dans la maternité, cette dernière étant le résultat du don de deux êtres qui s’unissent. Ils se donnent l’un à l’autre et en conçoivent le fruit.

La sollicitude qui consiste à avoir des égards, être attentif aux besoins d’autrui, se traduira par des prévenances, des soins, de l’attention. Peut-on dire d’une personne  qu’elle aime les fleurs si elle ne les arrose jamais et les laisse mourir? Il en va de même dans la relation du couple, où chacun prendra soin de l’autre l’arrosant de son amour avec tendresse et égards.

Responsabilité : être responsable est pouvoir répondre aux besoins psychiques d’un autre. Particulièrement de la personne dont on est en amour.

Respect : le respect d’une personne pour une autre va se manifester par le souci de l‘accepter telle qu’elle est, sans vouloir la changer. Qu’elle s’épanouisse selon ses propres critères et non selon ses propres besoins pour s’en servir comme d’un objet.

Connaissance : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » disait déjà Socrate. La Connaissance : un lien indéniable avec le paramètre précédent car l’on ne peut (se) et respecter si on ne se connaît pas soi-même. La Connaissance ne consiste pas à rester à la périphérie de soi-même ou de l’autre, mais d’aller puiser au plus profond de soi pour démasquer derrière les apparences, une souffrance, une angoisse, un tourment, une culpabilité qui rejaillissent dans les comportements dès lors que l’on n’a pas fait la démarche d’aller à la rencontre de son être intérieur. Sa nature essentielle.

Quiconque est capable de donner de lui-même est riche. Donner son temps, de la joie,  sa présence, son écoute, son intérêt, son savoir, sa tristesse… Tout ce qui vit en nous peut se manifester à l’extérieur de nous dans l’acte de donner, par le don de soi-même. Donner autrement que matériellement apporte une joie sans limite. Avec la constatation que plus on donne plus on reçoit. L’amour est un don, son épanchement devient un pouvoir qui produit à son tour de l‘amour.

Est-il utile de préciser que la capacité d’amour est subordonnée à la nature même du donneur? Une personne ne pourra faire don d’elle-même que parce qu’elle aura acquis indépendance, autonomie; lorsqu’elle ne sera plus dans l‘égocentrisme ni dans la toute puissance. Exploitation des autres,  accumulation de biens sont antinomiques  au don de soi…La confiance en soi, le courage de s’accepter tel que nous sommes (nul n’est parfait) autorisera le don de soi en éloignant la peur. La peur est un sentiment qui souvent empêche d’aimer.

En cette période Pascale je vous souhaite de faire le plein d’œufs en chocolat, de roucouler comme des tourtereaux et de répandre autour de vous de la joie, des rires et du bonheur.


Pour les pratiquants de l’enseignement Taoïste le plaisir sexuel comble tous les sens par l’énergie qui se répand dans tous les organes. Cela s’explique par la dopamine (dérivée de la noradrénaline) qui est libérée lors du plaisir éprouvé. C’est d’ailleurs une des « calamités » de cette hormone euphorisante qui est responsable des dépendances. Dépendance sexuelle comprise. On peut devenir accro à cette sensation de bien être, puisque la dopamine efface douleurs, dépression, stress. Pour éviter d’être dépendant, les Taoïstes préconisent de faire l’amour avec le cœur. Sachant que l’énergie sexuelle – aussi appelée énergie vitale – provient des reins, il est important de relier le cœur et les reins.

Les Taoïstes considèrent les organes comme les parents du corps, les sens en sont les enfants. En séparant les organes des sens on détruit l’harmonie du corps, on le déséquilibre en créant des manques. En pratiquant la sexualité avec conscience nous réintégrons le flux de notre énergie sexuelle à nos organes des sens,  à nos glandes qui à leur tour renforceront le corps, augmenteront sa force vitale. L’augmentation de cette force vitale va aider à la transformation des émotions négatives telle que la colère, la peur, la tristesse…ect…en émotions positives : l’amabilité, le courage, la joie

L’amour est un sentiment dont l’énergie émane du cœur alors que l’énergie sexuelle émane des reins. Il est important dans la relation amoureuse et au delà de la relation amoureuse, que la communication entre le cœur et les reins soit établie. L’énergie ( Qi- prononcer Chi) équilibrée du rein (énergie sexuelle) donne la possibilité à l’individu de se définir et de s’autodéterminer. Cette énergie favorise la responsabilité, la volonté et la sagesse. De son côté le Qi du cœur équilibré permet la bonne expression mentale en favorisant un esprit clair.

Une belle communication entre cœur et reins favorisera la sagesse dans le comportement, la conscience de soi (l’engagement) et l’élégance dans l’agir. Les émotions des reins sont le courage pour le positif, la peur pour le négatif. Trop de courage (volonté) va exprimer une rigidité psychique; pas assez de courage, inconstance et impuissance. L’énergie des reins (élément eau) contrôle la sexualité et la reproduction; de ce fait les organes génitaux sont contrôlés par les reins. Le cœur est le siège de l’amour et de la compassion; en négatif, celui de la haine et de la cruauté. L’énergie du cœur (élement feu) permet d’être présent à soi-même et aux autres, d’établir un pont entre l’Unité de l’Univers et l’unité du soi unique.

Vous l’aurez compris cette discipline ésotérique qui fait de la sexualité un véhicule vers la transcendance personnelle n’est pas à confondre avec un « prêt à jouir » sur mesure. La sexualité du pratiquant est le rapport de la sensorialité avec le monde intérieur. C’est ce qui se met en place lorsque le désir se satisfait de sa propre incandescence, lorsqu’on n’attend plus de l’autre ou d’un objet. C’est ce qu’on appelle la complétude. C’est ce qui fait la différence entre vivre sa sexualité en conscience et un rapport sexuel banal où l’on a besoin de l’autre pour combler ses manques, où l’on va se dévorer mutuellement. Un tel rapport sexuel porte en lui la violence, la désillusion et le désespoir.

Le principe est que chacun doit reconnaître en soi, le masculin chez une femme et le féminin chez un homme. Ne jamais négliger son pôle opposé et complémentaire. Et le dégager d’une volonté qui confine à la rigidité en lâchant prise sur ce l’on croit être une force (chez la femme trop Yang) et une faiblesse (chez l’hommes trop Yin).

Ne jamais oublier que la sexualité est aussi importante que tout autre fonction organique. On continuera à en parler prochainement.