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L’âge avance. On peut toujours essayer de l’arrêter, on n’y arrivera pas. Quoiqu’on fasse on ne peut l’empêcher de courir. Mais qu’importe si l’on avance avec humilité à la cadence du Temps qui lui, est éternel. Humble, toujours. Et savoir pour mieux reconnaître que l’on ne sait jamais rien. Qu’au terme de la vie, peut-être, là, aurons-nous quelques certitudes de la fin certaine qui approche ; peut-être aurons-nous compris ce qu’il y avait à comprendre ; aurons-nous appris ce qu’il y avait à apprendre, aurons-nous su ce qu’il y avait à Savoir. Merci à l’ignorance de nous pousser à aller plus loin dans la Connaissance.

La Connaissance quel grand mot ! Quel gros mot dans la bouche de la jeunesse persuadée de connaître la Vie en l’absence d’expériences. La jeunesse tâtonne, revendique et se rebiffe. Et elle a bien raison de se comporter ainsi, elle a raison d’être dans la prétentieuse voie d’un savoir livresque. D’une illusion d’un savoir de plus en plus virtuel. Expérience. Rassurante Joie, aussi, quand elle cherche à s’inscrire dans le futur d’un avenir pour l’instant n’existant que dans le néant, foisonnant de « lorsque je serais… ».

Un autre pan de mur tombe, ce faisant se consolident d’autres liens. Un autre point de vue, d’apparence serein mais qui arrivait directement de Babylone, est venu enrichir ma Vision. Se sentir compris et aimés pour ce que nous sommes et s’en réjouir empêchera de se laisser éblouir par une prétendue lumière venue de l’extérieur de nous-mêmes. Apprendre à repérer celle qui est enfouie à l’intérieur de nous, et remercier l’autre de passage qui en est le révélateur. D’une lueur jaillit une étincelle. Là encore, je suis réveillée par l’amie dans la nuit passagère qui assombrissait mon séjour sur Terre. Comme un écho bienfaisant, bienveillant j’accepte humblement de recevoir ce cadeau.

Mois de Mai. Heureuse Fête du Travail à continuer à faire sur Soi. Belle Fête embellie de milles brins aux clochettes d’un blanc étincelant que je vous offre.

 

Pendant ce temps, Éros qui s’est préparé, bien avant le solstice d’été, à réveiller de sa baguette magique Psyché, a fait la règle  de la chasse à l’homme souvent confondue avec la pêche au bonheur. Et à l’amour, spécialité d’Éros.

Comme si le bonheur et l’amour pouvaient être chassés !

Poursuis-le et il t’échappera puisque le bonheur comme le désir est fait d’instants magiques impossibles à  emprisonner. Le désir ne vient pas quand on l’appelle, il surgit au détour d’un mot, d’un regard, d’un geste. Ce même mot, geste, regard qui peut annuler en quelques secondes et au moment décisif de la rencontre, toute la trame fantasmée avant la rencontre. Et l’amour ne jamais transpercer de sa flèche au cœur de l’amant.

La plage presque déserte frisonne sous septembre ; mes seuls pas, effaçant ceux d’un pigeon blanc, marquent le sable d’où l’ami est absent.  Il y avait là, qui n’est plus non plus, la femme, chercheuse de pierres magnifiques qu’elle m’exhibait comme trophées devant le soleil qui les traversait les magnifiant encore ; certaines, la transparence laiteuse, d’autres couleurs bouton-d’or, d’autres encore de lumineux ocre-rouge-cuivre.  Le prochain été ramènera-t-il la chercheuse de pierres ?

La plage est aussi le rendez-vous du marin qui mesure la température de l’eau  « Vous pouvez y aller ! La mer est encore à 24° et sans méduse, aujourd’hui  » Alors je m’engouffre en brasses coulées dans son eau souvent claire à côtoyer les poissons nombreux cette année. Jusqu’à frôler un barracuda de plus d’un mètre aussi gros que ma cuisse. Lui, même pas peur ; moi tétanisée.

Après la nage rivage/ponton et ponton/rivage, ponton qui n’est plus là ce matin, après des allées et venues crawlées dans la crique formée par les masses rocheuses Est/Ouest, la sortie de l’eau bien que topless mais quand même plus vêtue que la « Vénus sortant des flots » de Titien, je m’allonge sur le sable et rêve à ses yeux. Ses yeux bleu-porcelaine et leur profondeur dans laquelle je me plongerais avant d’arriver à la mer.

Et puis, en partage la joie instillée qui lentement se déverse laissant libre ce bonheur fugitif qu’un appel  a suffi à insuffler faisant battre le cœur. Comme un pressentiment. Serait-il la route ? Cette route retrouvée qui  couperait  l’envie de se perdre à nouveau  sur des chemins de traverse…  Retrouver le chemin et suivre la flèche lancée par Cupidon ; ne plus s’immoler  à la pulsion dévastatrice mais s’abandonner au creux de bras forts et tendres à la fois.

Le bonheur ? Il est là, prêt à remplir d’amour le sac de plage bientôt rangé jusqu’à l’année prochaine où nous irons ensemble recréer le mythe d’Éros et de Psyché.