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Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux - voir l’article <http://www.libidosexualite.com/2010/03/13/la-chimie-de-lamour/> le corps physique répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.
De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.
Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.
L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.
L’amour se construit avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.
La sexualité est la cerise sur le gâteau :
La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.
La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.
Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…
L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire déterminera une sexualité bien vécue ou non.
Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…
« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/
Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psycho-sexuel.





La vieillesse c’est parcourir le temps qu’il reste à vivre à la manière d’une couturière qui pose des fils et les relie entre eux pour fixer sa vie dans un canevas à la trame solide, aux points de croix serrés où repose son utilité; c’est tirer ici et là les nœuds jusqu’à les défaire pour les inclure dans l’ouvrage, une fois dénoués.