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Posts tagged ‘MST’

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Que vous souhaiter qui n’a pas été déjà souhaité ? Aux vœux qui débordent d’amour, de santé, de prospérité, de bonheur dont les cartes postales ou cartes électroniques, les msn, les mails, les textos sont remplis permettez que j’ajoute quelques souhaits qui n’ont peut-être pas été évoqués.

Je vous souhaite LE Désir

Qu’il sorte spontanément de vous comme les champignons d’une champignonnière. Puisqu’il nous constitue en tant qu’être humain faites que le Désir soit à l’origine de TOUS les actes de votre Vie.

Je vous souhaite d’accueillir le plaisir au saut du lit, le prendre par la main avec conscience et l’amener promener avec vous tout au long des jours qui passent. Petit rappel en ce début d’année : le plaisir ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Cultivons-le, il  fleurira comme gerbes d’artifices d’un festival pyrotechnique.

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Je vous souhaite de vivre harmonieusement votre sexualité.

Ne soyez pas triste si vous êtes gay. Acceptez vos préférences sexuelles et respectez la différence.

Je vous souhaite de rester conscient en vous protégeant au début de vos relations plurielle, hétérosexuelle, homosexuelle. Les MST ne s’éteignent pas avec l’année qui se termine.

Je souhaite

aux jeunes amoureux de goûter la première fois comme un élixir qui agira de ses bienfaits tout au long de leur vie amoureuse.

aux retraités de réveiller leur libido endormie et de trouver ailleurs que professionnellement mille joies de vivre, mille occupations qui donneront un sens à leur vie.

aux mères d’être aussi femme érotique,  femme sexuelle. Entre la maman et la putain il existe une femme érotique que je leur souhaite de reconquérir.

Je souhaite aux personnes asexuelles le plaisir de vivre leur relation dans la tendresse la plus totale et de partager les plaisirs de la bonne chaire.

Je rajoute à l’attention des femmes anorgasmiques de devenir multi-orgasmiques…


Á chacun-e d’entre vous

une très Belle Année 2011

et souhaite

vous retrouver nombreux sur le blog

www.libidosexualité.com



À l’origine de la vie, du monde, de la société, de l’art, de la créativité, est le DÉSIR. C’est donc à partir du désir que l’on se construit ; la parole est le lien qui s’articule autour du manque et du fantasme comme représentation. D’ailleurs si le désir se fait la malle la dépression prendra sa place, de la créativité à la joie de vivre tout s’évanouira. L’Autre m’attire, tout de moi tend vers lui, vers elle. Pourquoi ? Le désir reste un mystère bien qu’assouvit il restera à élucider. Se  dévoilera-t-il au travers de la psychothérapie, de l’analyse ? Certainement. Les philosophes avant Freud ont bien démontré que le désir provient d’un manque : on ne désire que ce dont on manque, on ne veut posséder que ce que l’on n’a pas. La théorie de Freud (qui d’emblée rattache le désir à la sexualité) suppose que nous sommes tous en manque du sein maternel, nous passons notre vie à le chercher ; celle de Lacan est que nous voulons être et avoir le phallus ; nous passons tous notre vie à désirer l’inaccessible étoile. Jacques Brel le chantait désespérément  dans « La quête ».

Le désir caractérisé par le manque, fait du désirant un sujet immature vivant dans la nostalgie d’un passé révolu ou se rêvant dans le futur, meilleur qu’aujourd’hui… La sagesse ne serait-elle pas de vivre au présent, de s’accommoder de petits riens qui finiront par combler l’essentiel du manque ? Par la transformation intérieure un désir impétueux  de posséder se métamorphosera en désir plus subtil, nettoyé du pathos névrotique.

Qu’en est-il du désir sexuel quand celui-ci s’étiole, quand il a des ratés, qu’il se manifeste sous forme de pannes pour finalement s’éteindre ? Le quotidien abîme le désir. La cohorte de soucis, la peur des MST, une naissance non désirée… La recherche de solutions ailleurs que dans le couple, par le virtuel (Internet et  la pornographie) ne font qu’accentuer sa perte. Soyez le jardinier  de votre désir, cultivez-le ! Qu’il devienne Essentiel à la manière proposée par Paul Diel qui disait que nos désirs et nos nombreux besoins cachent un « désir essentiel » propre à chacun. Connaître ses désirs c’est se connaître.

Réaliser ses désirs, les rendre possibles, vivants n’est pas du domaine du rêve mais une attitude devant la vie. Une présence au monde actuel mêlée à  une dynamique où les souhaits se transformeront en faits.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie, sans être forcément obligé de satisfaire le désir en l’épuisant » dit le merveilleux conteur  Henri Gougaud. Éros et le désir qui le sous-tend est souvent malmené, travesti, chosifié sous des apparences légères. Ne faudrait-il apprendre à sublimer nos pulsions pour apprécier toute la valeur du désir ? Apprendre à se responsabiliser par  ses choix et devenir conscient de désirs plus grands chargés de vie.

« Même chez le Bouddha il y a du désir ! Tout le monde a des désirs…L’important est de ne pas en devenir esclave » Dagpo Rimpoché.

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La sexualité devient compulsive lorsque la personne(homme ou femme, hétéro, bisexuelle ou homosexuelle) est contrainte à avoir de continuelles activités sexuelles afin de se sentir bien. Dans cet état où la pensée n’est tournée que vers l’idée de satisfaire la sexualité envahissante, la personne néglige les autres aspects de sa vie. Le partenaire, les enfants s’il en a, se sentent délaissés parce qu’il les délaisse. Son travail s’en trouvera aussi affecté puisqu’elle passera son temps à en chercher pour satisfaire en la planifiant sa sexualité. La personne dépensera beaucoup d’argent ce qui mettra en danger ses finances. Sans parler de sa santé physique  par les maladies qu’elle pourrait contracter; en principe ces personnes sont tellement actives et leurs demandes sexuelles tellement puissantes qu’elles ne prennent aucune précaution comme se protéger par exemple des MST. Les défenses immunitaire se déprécient, compte tenu de l’alimentation souvent négligée, du peu de sommeil.

Voici un cas que j’ai ressorti de mes archives. Un dossier vieux de plus de 10 ans d’une patiente qui, je m’en souviens,  raconta ce qu’elle vivait comme un cauchemar.

Mado avait un compagnon dont elle fut follement éprise dès l’instant où elle le vit. Sa situation conjugale ne lui permit pas de vivre avec; par ailleurs ce musicien ne pouvait s’engager dans une relation qui lui aurait demandé – une certaine – fidélité dont il se disait être incapable « Sur les routes, en tournée, il y a tant de belles filles et moi tant besoin d’aimer » Mado m’avoua que cette expression aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Or, à cette époque là, elle était loin de s’imaginer que la franchise de son amoureux recelait déjà une très importante sexualité. De cette sorte de sexualité, dès son divorce, elle en fit l’expérience car jamais de sa vie elle ne connut « ça ». « J’aimais tant faire l’amour avec lui, ça durait des heures, il n’éjaculait jamais et restait dur dans moi des heures durant… Oui, mais « ça » c’était au début parce qu’après pour moi, faire l’amour tout le temps, ça me fatiguait et mon désir n’était plus présent, mais lui ne pensait qu’à ça. » Cet homme ne travaillait plus, il vivait sur ses économies et aux crochets des femmes qui l’hébergeaient. Mado quant à elle, l’acceptait tel quel plutôt que le voir repartir,  s’éloigner d’elle.

Ce qu’il faisait de ses journées ? « Il créait des bandes sons pour un ami Américain musicien avec lequel il était toujours en relation. Pour lui, il passait des heures à  enregistrer  en boucle  les mêmes « bouts ». Quel genre de son ? Des sons répétitifs, avec beaucoup de basses, de la house, avec quelques fois des voix qui rabâchaient des phrases à connotation sexuelle. Ça aussi ça devenait infernal, l’impression d’un marteau piqueur qui s’enfonçait dans la tête. Lui avait l’air de prendre son pied; il était fiévreux, excité quand il faisait cette musique comme quand il faisait l’amour. Jour et nuit. La situation s’est dégradée à son retour de Paris. Il s’est disputé avec son ex, ils avaient un enfant ensemble. Il devint triste, hargneux et ne me touchait presque plus. Il refusait de donner une pension alimentaire (pas de travail donc pas d’argent pour ça.) Son seul travail consistait à enregistrer des K7 audio et maintenant vidéos des programmes qui passaient tard dans la nuit sur canal + qui diffusait une fois par semaine un film porno. Ce qui fit déborder le vase est quand je le surpris en pleine nuit en train de se masturber avec une fureur difficile à voir. Ses yeux rivés sur la télé, son sexe dans sa main il avait l’air d’un fou. Tout cela était non seulement choquant mais incompréhensible pour moi. C’est vrai que je n’avais plus très envie de lui car ce n’était plus la joie du début. J’avais l’impression d’être utilisée sans être aimée; que la seule chose qui lui plaisait était de se masturber dans moi ; moi en tant que femme je ne l’intéressais plus. » Elle pleura à ce moment là. De chaudes larmes tombèrent de ses yeux comme retenues par une écluse fermée par tant de honte qu’elle me disait ressentir, pour lui, pour elle…Mais continua vaillamment comme pour en finir de raconter son drame.

« Parce qu’il ne mangeait plus, il maigrissait et tomba malade. J’étais prête à l’aider, à comprendre son mal dont il commençait à parler. Ce qu’il en disait concernait ce besoin excessif d’avoir à se masturber en permanence. Il voulait atteindre l’extase  par ce moyen comme en parlaient les religions sacrées. Moi je pensais, sans le lui dire, qu’il délirait.Il commençait à avoir des démangeaisons sur le corps, un prurit d’après le dermato consulté. Ce dernier évoqua des défenses immunitaires qui seraient faibles et d’après ses conseils il devait éviter le stress, bien se nourrir et dormir. Tout ce que ne faisait  pas cet homme, à part boire du café très sucré et se masturber…

Cet homme était atteint d’une sexualité compulsive dont le seul but était d’entretenir une forme de priapisme. Cela finissait par  devenir source d’angoisse pour les deux partenaires et Mado ne savait plus à quel saint se vouer.

Poser des mots, identifier  le problème de ce compagnon eut pour effet de calmer Mado et lui permit de se réapproprier la part d’elle-même qui avait été très amochée durant cette vie commune. Nous pouvions afin  commencer à reconstruire l’identité de Mado dans son état antérieur à cet homme…

à suivre!

La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film « La jupe« .  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.