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Posts tagged ‘névrose’

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Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci  identique aux autres auxquels elle a crus ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC. Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.


Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC.

Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

Hommage à tous les jeunes artistes tagueurs et notamment à Rayan.


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Dans l’idéal, l’amour maternel est inconditionnel. La mère aime l’enfant qu’elle porte dans son ventre et nourrit de son sein. Nous l’avons vu précédemment la mère représente TOUT pour son enfant : chaleur, nourriture, soins, satisfaction, frustrations (dès lors qu’elle tarde à le nourrir par exemple). L’enfant est dans ce que l’on appelle en état narcissique.  Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il est certain d’être aimé par sa maman. N’est-il pas le plus beau, le plus intelligent, le plus admiré ?   Étant donné qu’il est TOUT pour sa mère, recevoir cet amour inconditionnel est un dû.  Ce n’est que plus tard (9/10ans) que l’enfant va s’ouvrir au monde, s’apercevoir que les autres existent et qu’eux aussi attendent des preuves d’amour venant de lui; cet amour se manifestera par des cadeaux (dessins, poèmes qui remplissent nos cartons, la porte du frigo). Et cela jusqu’à l‘adolescence moment où il ne devra plus se servir d’autrui pour satisfaire ses besoins et ses propres désirs. La mère donc, doit donner à l’enfant confiance en la vie. Lui permettre de se sentir en sécurité. Et quoiqu’il fasse dans sa vie de bien ou de mal, rien ne lui fera perdre son amour. La mère, par son amour devra néanmoins apprendre à son enfant la nécessité de se séparer d’elle. Qu’il devienne autonome.

L‘amour paternel est conditionnel c’est à dire soumis à la raison et au jugement. Le père aime son enfant parce qu’en lui il place ses valeurs, il instaure la conscience de la loi. Le père représente la loi de la société dans laquelle il vit et évolue, société qui fonctionne avec ses propres règles que le père aura d’abord faites siennes. L’enfant dès 6 ans a besoin de l’amour de son père et de ses conseils. Le père en tant que guide l’aidera à affronter les épreuves dont la vie est jonchée. L’enfant devra, tôt ou tard, répondre de ses actes, être responsable de ses actes devant la loi représentée par le père qu’il aura su avec tendresse et fermeté lui inculquer.

L’enfant mâture aura fait siens l’amour inconditionnel de la mère et l’amour responsable du père en s’affranchissant des représentations extérieures des parents pour les édifier à l’intérieur de lui-même. 

Par contre en privilégiant une conscience au détriment de l’autre, l’enfant développera une personnalité névrosée. Peu objective, empêchant son développement dans le cas d’une conscience maternelle trop développée; dure et inhumaine si la conscience paternelle prime. La névrose naîtra d’un développement inadapté conditionnée par le fait d’être resté accroché à une des deux figures parentales. Soit d’un trop fort attachement  centré sur la mère, soit d’un attachement rigide centré sur le père. Le passage entre ces deux attachements et la synthèse qui en aura été faite fondera la santé mentale de la maturité.

L’amour infantile suit le principe « j’aime parce que je suis aimé ». L’amour parvenu à maturité « je suis aimé parce que j’aime. L’amour inachevé  » je t’aime parce que j’ai besoin de toi ». L’amour accompli « j’ai besoin de toi parce que je t’aime ».

L’amour ne commence véritablement à s’épanouir que lorsqu’il s’attache à ceux qui ne remplissent pas une fonction à notre égard.(E.Fromm)

Bien aimer, voyez-vous n’est pas si simple ! L’amour met en œuvre un processus qui engage la responsabilité des parents, leur manière d’être, de s’aimer au sein du couple; de là découlera ce qu’ils transmettront à l’enfant qui fera d’un enfant un individu équilibré ou non.

Les choses se compliquent quand deux êtres se rencontrent pour vivre une histoire d’amour. Dorénavant nous pouvons concevoir que dans une relation amoureuse nous ne sommes pas seulement deux mais au moins six…Sans pour cela qu’il s’agisse d’une orgie !

nyc-taggDu mur de Berlin depuis 20 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC. Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

La Passion

Bien que l’on ait envie de dire sans réfléchir « Oui,on peut être amoureux  sans pathos! » le mot passion contient une définition de souffrance tant et si bien que la question en devient inutile. Dans sa racine « passion » veut dire pathos et la pathologie est l’étude des passions. La passion est « un mouvement violent, impétueux de l’être vers ce qu’il désire, une émotion puissante et continue qui domine la raison » écrit Roland Gori dans la logique des passions.

Sachant la pluralité des passions, de celle du jeu à celle du collectionneur ou celle du toxicomane pour le produit dont il est dépendant, je ne parlerai ici que de la passion amoureuse…Dans tous les cas la passion s’exprime dans un rapport à l’objet, aussi elle peut être considérée autant comme une faiblesse que comme la marque d’une grande âme. Elle peut être une défaillance de la raison mais aussi indiquer une intensité de sentiment permettant à une force vive d’accomplir de très grandes choses. Dans « Pour introduire le narcissisme », de la passion Freud disait « elle a la force de supprimer les refoulements… », et R.Gori, précédemment cité, parle des passions comme étant « les discours de souffrance« . Alors peut-on aimer sans pathos? « Non, puisque l’amour est une névrose » me répondit l’amie à qui je posai cette question…il y a belle lurette! Et elle avait raison car comme Freud elle avait découvert sans jamais l’avoir lu « que les symptômes constituaient la manière d’aimer du névrosé » et découvrait à l’instant même de ses dires qu’être passionné était être dans la souffrance.

Qu’en est-il des femmes qui veulent représenter « tout » pour celui qu’elles aiment? Être leur femme, leur amante, leur sœur, leur putain, sans oublier  leur mère? C’est bien de cela dont il s’agit : l’on cherche dans l’amour soit à donner ce que l’on a reçu ou pas, soit à combler l’Autre de ses propres manques. Combler les failles, les carences de l’Autre. « Tu es tout pour moi » comme le lui a dit sa mère qui n’a pu tenir les engagements « fantasmés » par l’enfant. Une récurrence en thérapie est que les hommes ne peuvent aimer la femme qu’ils désirent et ne désirent pas celles qu’ils aiment, celle-ci étant trop proche de la mère « interdite » (sexuellement)

Une personne follement amoureuse est dépossédée d’elle-même, n’a plus la maîtrise de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence: son objet d’amour; faire le vide relationnel pour ne vivre que ce « tout » qu’est l’Autre ». « Tu es ma vie, le sang qui coule dans mes veines… »Qui a connu la passion a dit ou entendu ces mots.

La passion ne serait que la résurgence d’un sentiment éprouvé dans l’enfance où se mêlent la peur de perdre – suite à la séparation maternelle ressentie comme étant abandonné d’elle – et l’aliénation à cet amour  illusoire. Le sentiment de détresse vécu lors de la passion est générée par la peur d’être abandonné, la résurgence d’une passion originaire dont on n’a plus la trace mnésique, et non pas produit par les effets de la passion en train de se vivre. Cet état de détresse va amener le passionné au dénuement le plus absolu, aussi bien physique que psychique; dénuement qui le dépossède totalement tant au niveau relationnel que pécuniaire, l’argent étant le signifiant suprême. « A quoi me sert d’avoir, de posséder de l’argent, puisque je t’ai et par toi je suis »

Parce que là encore la passion exprime le lien secret – et inavouable – à la mort et à la destruction pour ceux qui s’y adonnent de tout leur être. L’amour fou peut conduire les passionnés au suicide en réactualisant tous les manques, tous les traumatismes de l’enfance…quand la tentative a échoué.

Ok, mais sur le chemin de l’amour ne passe pas forcément la passion?

La passion amoureuse est comme une maladie que l’on aurait contractée mais qui, ensuite, garantit l‘immunité. Et ce n’est qu’après que l’on peut vivre le vrai et bel amour sans pathos. Mon amie qui me disait cela avait l’air de savoir de quoi elle parlait. Ouf! Je l’ai échappé belle et vous, où en êtes-vous?

Bonne fête aux hommes devenus pères pour avoir engendré un enfant. L’enfant, fille ou garçon, fait le père mais c’est au fils que revient de transmettre le Nom du Père. En cette importante particularité son nom demeure de père en fils. Certains géniteurs se prennent pour Dieu le Père mais jamais ne seront des papas. Parce qu’un papa est forcément papa gâteau sans être pâtissier ou un papa poule sans pondre d’œufs bien qu’il protège sa couvée. Il y a les fils à papa, costard-cravate-attaché-case-Rolex-poignet, ils fantasment leur Père, ce héros, l’idole inaccessible et demeure à tout jamais en manque de Papa.

Il y a le Saint Père, Pape avec père sans fils en direct-live sauf sur la place du Vatican. Nous n’oublierons pas Freud le Père de la psychanalyse dont les théories encore aujourd’hui questionnent l’inconscient. Papa Freud qui a mis en évidence le tabou de l’inceste,  fait du père un tiers séparateur du couple mère/enfant et du Surmoi tyrannique un père fouettard qui poursuit de la névrose ses fils depuis tout temps. Il y a quelques Pères défroqués; ils ont quitté l’état ecclésiastique pour habiller la vie vers laquelle ils se sont tournés.

Pères « Fais ce que je te dis et ne cherche pas à savoir ce que je fais » véritables tyrans d’enfants malmenés. Les pères donateurs de têtards qui n’ont pas cru bon légitimer l’enfant bâtard. Il y a les pères dans le désir de faire mieux que leur père, malheureusement, ils se sont plantés. Il y a les pères gonflés, pour ne pas dire infatués, d’une légende qu’ils continuent à perpétuer.

Et puis les pères responsables au dos courbé d’avoir tant travaillé, fiers (et ils peuvent l’être) de n’avoir pas démissionné de leur fonction paternelle.

Il y a Notre Père qui êtes aux Cieux et qu’il y reste, la planète est bien trop peuplée.

Ce 21 juin, ouverture de l’été, fête les Pères et de la Musique, lâchez-vous comme le taureau dans l’arène mais évitez l’orgie qui vous  transformerait en  viande soûle avec mal aux cheveux  le 22.

Ok, ok, nous revoilà sur le blog puisque « on »…A propos de « on » : « On – avec ou sans majuscule – on est un con avançait un professeur de Français au collège; oui, oui, il interdisait à ses élèves (dont je faisais partie) d’employer  le « on » dans nos dissertations. Mais aujourd’hui plus personne ni plus rien, que mon éthique, ne m’interdit quoique ce soit. À plus forte raison d’employer « on » si je veux, quand je veux! Il me facilite bien les choses, ce con d’on! Assez de digression, allons au fait! On me fait constater que je n’écris plus autant d’articles qu’au début du blog. On a raison et je n’ai pas à me justifier de mes absences du site même si j’ai pu le faire dans l’article du 14 Mars, intitulé Angoisse. Celles et ceux ayant su lire entre les lignes ont compris qu’en m’imposant (à moi-même) d’écrire un article par jour  pour satisfaire un hypothétique lectorat, me mettait une pression telle que l’angoisse me tordait les tripes si je ne me pliais pas à mes propres injonctions tyranniques. La seule  fuite possible fut celle de rêver aux dimanches avec délectation puisque ce jour là je me permettais de lâcher prise !!!

Revenons donc dans le pré où nous avons laissé paître nos moutons de la pensée et continuons l’histoire de la masturbation. Mine de rien, nous nous retrouvons fin du XIX ème siècle, début du XX ème, quelques esprits commencent à s’ouvrir, sauf celui de Krafft-Ebing qui persiste dans sa « Psychopathia Sexualis » (si vous êtes intéressés, voir le lien http://www.psychanalyse-paris.com/+-masturbation-+.html). Krafft-Ebing, donc, continuait à condamner la masturbation, en parlant d’elle comme le mal originel coupable de tous les maux. Puis vint Henry Havelock Ellis inventeur du terme auto-érotisme.  Avec une pensée relativement moderne néanmoins dérangeante pour l’époque, la masturbation est évoquée comme un fait naturel sans conséquence pathologique, qu’il exprime ainsi  » Nous voyons donc que la masturbation modérée est sans effet grave sur les individus sains ». Puis arrivent les psychanalystes. Freud bille en tête, avec son gros boulard qu’il balance comme un chien dans le jeu de quilles bien institutionnalisé de la sexualité, il révolutionne, provoque des scandales en établissant les fondements d’une nouvelle morale concernant la sexualité en général.Il charge la mule de révélations sur les théories sexuelles qui arrivent jusque dans les alcôves que la grande bourgeoisie de l’époque refuse d’entendre : il décrit l’auto-érotisme du nouveau né (ô sacrilège) mais demeure cependant frileux pour parler de la masturbation en tant qu’acte libre et non nocif pour qui la pratique. Pour Freud, le fantasme précède la pulsion, la masturbation en est la conséquence.  A Vienne en 1910 s’ensuivirent des batailles verbales dans le rang des  psychanalystes (Freud, Adler, Rank, et quelques autres) autour de la question des « effets nocifs de la masturbation ». Contradictions jamais réglées, la masturbation restant pour les uns, autant pour les homme ou les femmes qui la pratiquent, une protestation virile, pour d’autres un symptôme névrotique peut-être cause de neurasthénie; pour Freud il ne s’agissait que d’une image-fantasme du coït. Freud enclin à un dogmatisme sans faille dira que la masturbation a des effets nocifs qui participent à la genèse des névroses par la fixation infantile dans ce comportement auto-érotique. C’est ainsi que pour les femmes il imaginera deux types de sexualité : l’une mûre et adulte, épanouie et vaginale; l’autre infantile, fixée à l’auto-érotisme et clitoridienne.

De nos jours, pour beaucoup de nos psychanalystes, la masturbation reste un acte infantile, quoique non plus coupable. Ouf, pour les masturbateurs, ils peuvent se toucher sans culpabiliser…Quoique, j’ai pu le vérifier en consultation dans les paroles, la culpabilité est toujours présente dans la tête de la plupart des hommes qui viennent consulter pour ce qui demeure un problème majeur. On, (tiens le revoilà, celui là)pourrait penser que les idées  changent en traversant les siècles mais quand elles concernent la sexualité, on s’aperçoit qu’elles ont du mal à évoluer.

A très vite pour parler de la pathologie due, non à la masturbation, mais à ses représentations et à la pratique détournée de sa première fonction.

Quelques heures après  après l’annonce de la Palme d’or, attribuée cette année à Michael Heneke pour son Ruban blanc,  la Planète Festival s’est désagrégée. Comme chaque fois la remise de la statuette désintègre la folie qui s’empare de la Croisette pendant 12 jours consécutifs enflammant les attroupements hystériques en bas des marches du palais. Palais où les princesses appelées star pavoisent en décolletés plongeants sur des attributs restitués par la chirurgie, lèvres en moue botoxées, gorges parées de perles et de diamants, incontournables accessoires prêtés par les joailliers pour monter les marches au tapis rouge. Mais le Festival est bien plus que ce qui s’exhibe en bas des marches puisque tout se passe dans la salle obscure. Les montées du matin,  séances de 9h,11h, quatre à quatre en jeans et T-shirt pour les professionnels du cinéma, les rubriques des journaux de cinéphiles. C’est aux marches du soir  qu’est le véritable spectacle sous les sunligts, habit de gala et nœud pap, le gratin  s’enfourne à l’intérieur, s’installe après l’ovation rituelle. Tout devient silence religieux et noir  le plus complet pour restituer la recette faite d’émotions, de violence, de sexualité qui fera un soufflet bien gonflé ou tout raplapla selon les films projetés. Le Festival offre une vitrine pour certains films qui n’ont aucune chance d’exister dans leur pays d’origine. Tel le film chinois « Nuit d’ivresse printanière« tourné sous le manteau par Lou Ye, réalisateur interdit de tournage pendant 5 ans dans son pays. Les films  quelle que soit leur provenance parlent de vies, de sociétés, de cultures différentes et se rejoignent finalement dans les émotions, les réflexions, les politiques, les frustrations, les entraves à la liberté…   Tout est dit dans la multitude de projections (20 films en Sélection officielle, compétition pour la Palme, plus les hors compétition, sans compter toutes les projections pour des sélections parallèles : Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique, les Écrans Juniors, l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion -ACID). Ça fait du monde et beaucoup de films à voir, quand on dispose de temps nécessaire et l’envie du cinéphile indispensables.

Beaucoup parlent de sexualité. Interdite, comme l’homosexualité interdite en Chine ou dans les pays à l’orthodoxie religieuse; sexualité pulsionnelle, démontrant l’animalité de l’homme évoquant la scène primitive (papa, maman dans un coït effréné surpris par l’enfant). Étaler les névroses sur l’écran, est-ce un moyen pour interroger nos propres névroses et y remédier ou seulement satisfaire nos fantasmes de voyeur par pellicules interposées? …

Et puis, tout ayant une fin, l’Huppert présidente Isabelle, ayant remis la Palme d’Or, les Cannois peuvent réinvestir l’espace; les barrières qui encerclaient le large périmètre du Palais en parquant les festivaliers  ne sont déjà plus le lundi matin à l’aurore. Les citadins repartent à l’assaut de leur ville et commenteront encore pendant quelques jours les prix décernés sans avoir vu, pour la plupart, un seul film. Il nous reste 365 jours pour repartir dans le délire  du « cinématographe » comme disait mon grand père qui avait dû assister à la projection en plein air d’un ou deux films, dans sa vie, sur la place du village, en été.

Aujourd’hui la feuille blanche s’est remplie avec difficulté. Il y a des jours comme ça, où tant d’idées pullulent dans la tête qu’il m’est difficile de les écrire! Or, la séance qui se déroula ce matin dans mon cabinet, m’a confirmé que je devais reprendre le cours des choses en redevenant thérapeute holistique, ce que j’ai cessé d’être depuis quelques années.

Il n’y a pas de Freud sans divan! Les deux sont contenus dans une même image. Dès lors il est impossible à l’évocation du mot « psychanalyse » de les dissocier. Freud créa un cadre spécifique à la psychanalyse en permettant à la parole de se libérer. Ce pouvoir de la parole favorise la libération du sujet. Même muets (les silences en disent long en psychanalyse) les mots corroborent les images, les pensées, les objets, les faits. Ce sont eux qui « parlent »l’inconscient qui nous agit à l’abri du regard du psy, celui-ci étant derrière le divan sur lequel est allongé la personne. Les mots servent au jaillissement du refoulé qui se manifeste comme autant de blessures secrètes en se traduisant par des tics, des lapsus, des rêves encombrants, des peurs irraisonnées; par des comportements inadéquats et répétitifs qui donnent les symptômes

Évidemment, je ne vais parler de la pratique analytique mais insister sur le fait que ce qui importe  plus est la manière de pratiquer que la théorie qui la sous-tend. « Nul ne tient à se priver de sa névrose, elle apporte trop d’avantages secondaires… disait Pierre Rey dans une saison chez Lacan (livre agréable à lire, je vous le recommande). Et ceci ne vient pas comme un cheveu sur la soupe mais me rappelle un trait d’importance capitale entendu dans tous les enseignements : « Il ne faut jamais oublier le bénéfice secondaire que procure au patient son mal être ». Mon maître taoïste aimait à nous le rappeler sans cesse! Cela s’applique aussi en psychothérapie puisqu’une technique contient une force spécifique qui contraint la personne au changement.

Et guérir c’est changer!

Les comportements qui rendaient la personne malade changent en se substituant à d’autres plus adéquats et conformes à ce qu’elle est devenue pendant l’analyse. La psychothérapie qui m’intéresse, bien que d’inspiration freudienne supprime le divan. Patient et thérapeute sont face à face. Le regard est restitué; des techniques d’explorations psychiques autres que les associations libres sont utilisées; la parole se voit renforcée par la prise en compte du corps; l’expérience sera de ressentir et d’exprimer ses émotions dans le corps, déplaçant ainsi l’élément perturbateur de la psyché au corporel. Et de l’évacuer par la manifestation des émotions qui se libèrent.

Voici un petit tour d’horizon qui met en scène :

  • le corps et l’esprit dans les MTC (médecine traditionnelle chinoise)
  • le corps et l’esprit dans le chamanisme
  • le corps ou l’esprit dans la médecine allopathique
  • l’esprit sans le corps dans la psychanalyse

    Vous retrouverez dans ma pratique une approche holistique où toutes ses pratiques seront confondues. À ne garder de la mode « New Âge » que la substantielle moelle empêchera de m’enfermer dans un Soi étriqué qui risquerait de se solidifier. Vous offrir ainsi une plus large palette de connaissances qui permettront de « toucher » au plus près du cœur.

    Et enfin me réconcilier avec moi-même en conciliant l’approche corporelle à la psychothérapie pour ne plus vivre de dichotomie en ayant à choisir l’une ou l’autre de ces pratiques. Puisque ces pratiques me conviennent, de me séparer de l’une d’entre elles, je me séparerai de ce qui fait mon unicité, mon unité et ma force

    Que soit ici remerciée une jeune femme au joli prénom venue à ma séance matinale. Elle ne savait pas ce qu’elle venait chercher, je ne savais pas ce que j’allais lui donner. Mais elle m’a remise sur le chemin de moi-même. À son insu. Elle se reconnaîtra, je n’en doute pas.