Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Posts tagged ‘orgasme’

Pour les gourmands qui attendent la suite je me dois d’ajouter comme l’a si bien précisé Emmy qu’il est préférable d’utiliser des sextoys en silicone pour éviter  tout risque d’allergie et un total confort.

VIBROMASSEUR. Le vibromasseur qu’Emmy tient dans la main est le classique godemiché (godemiché : instrument de forme phallique destiné au plaisir sexuel – dixit le dico).« En voilà un parmi des centaines qui existent, il y en a pour tous les budgets : «  Il est rouge vif, cranté, souple et pourtant ferme, l’embout recourbé utile pour titiller le point G. « A prendre un produit autant le prendre éloigné de la forme naturelle du sexe masculin avec des formes spécifiques pour stimuler certains endroits du corps, pas forcément accessibles autrement.  Sinon, à quoi sert d’avoir un autre sextoy quand on a un homme à la maison, pas besoin d’un deuxième ! s’amuse t-elle en passant un doigt dans l’espèce de bague à sa base  « en plus ça vibre sans bruit, de différentes intensités, sans pile mais avec un chargeur universel (c’est à dire qu’il servira à tous vos jouets sexuels)

WE VIBE: celui-ci ressemble à un U vibrant d’un bout à l’autre, souple,  avec neuf mode de vibration. Une partie vibrante pour pénétrer le vagin, une autre partie restant à l’extérieur et vibrera sur le clitoris. Quand Monsieur pénètre Madame la partie qui est dans le vagin va stimuler le pénis de Monsieur. Pour prouver ses dires Emmy passe avec le We Vibe dans les rangs et fait ressentir la vibration à chacun. Rires, réflexions amusantes, les personnes sont à l’aise et prennent du plaisir apparemment que l’on puisse exposer ces objets et parler de choses de l’intimité avec autant de naturel.
ANNEAUX vibrants pour homme ont pour but de resserrer la verge sous le scrotum, compressant ainsi le canal spermatique ce qui va prolonger l‘érection par augmentation de l’excitation et retarder l‘éjaculation . « Donc Monsieur devient Superman« , charrie Emmy ! Une question posée : est-ce qu’un préservatif risque de se rompre avec ces anneaux ? Non, mais il y aura moins de sensations, rétorque Emmy.

GANT VIBRANT : il est doux et provoque des sensations extrêmement agréables.En épousant l’endroit où il se pose le gant vibrant est un accessoire particulièrement source de plaisir. A effet orgasmique, waterproof, il se lave en machine. « Oui, évidemment on peut s’en servir pour calmer, atténuer les douleurs des membres, arthrose par exemple, répond Emmy à Arlette. De plus c’est sympa pour toute sorte de massages sans se fatiguer car il n’y a pas à forcer mais on obtient beaucoup d’effets au niveau des sensations. Posé en bas des reins, c’est relaxant et un très bon remède contre les douleurs du dos. » Toute l’assistance – y compris moi – avons eu droit à notre vibration sur l’épaule, ou colonne vertébrale. Un pur régal !
ROSEBUD : ce sextoy anal est différent selon qu’il est pour la femme ou pour l’homme. Il s’agit d’un plug en acier chirurgical dont la partie qui reste à l’extérieur est un bijou. On peut voir sur les plages de naturistes des dames qui portent un rosebud, ou les gogos danseuses, intégralement nues portent très souvent un rosebud. « Ce n’est pas juste pour faire joli, mais en plus c’est joli. Par le poids de ce sextoy il stimulera la partie anale, une zone très érogène, si en plus le vagin et le clitoris sont stimulés, l’orgasme puissant est garanti.

Petit aparté: La partie anale féminine est différente de la partie vaginale qui est un orifice d’entrée alors que la partie anale est un orifice de sortie. Le rosebud est très orgasmique lorsqu’il est bien utilisé mais peut-être catastrophique si mal fait ou fait sous la contrainte. Une femme ne devrait pas se sentir obligée d’accepter une pénétration anale ni y être forcée. Un homme ne devra jamais insister pour sodomiser une femme fatiguée ou quel que soit le motif invoqué de son refus et s’en tenir à son refus. Certaines femmes pour faire plaisir à leur homme ne diront rien et se laisseront faire sans dire qu’elles ont mal. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la communication entre partenaires et inciter Madame à exprimer son désir ou non désir. Bien sûr les anesthésiants aident mais d’abord il est nécessaire d’avoir un consentement mutuel. « L’amour se fait à deux, » insiste Emmy.

Il existe pour Monsieur un Rosebud dont la forme est différente muni d’une pointe qui va agir sur la prostate, cette vibration est une stimulation supplémentaire.

ŒUF à TÉLÉCOMMANDE : cet oeuf télécommandé vendu depuis 7ans rejoint dans son but les boules de geishas (raffermissement du périnée), de plus il  a la particularité d’être ludique et de s’utiliser en couple. L’œuf s’introduit dans le vagin, Madame se déplace avec; là où ça devient amusant c’est que Monsieur tient la télécommande pour diriger Madame. C’est réjouissant d’autant que seuls les partenaires complices sont au courant; cela peut engendrer des situations explosives puisque la télécommande contient 10 programmes et peut agir sur 10 mètres de distance. Cet accessoire est très stimulant, il renforce la complicité du couple. Á savoir que l’œuf protégé par une gaine peut être introduit dans le rectum du Monsieur pour faire joujou de la même manière et servira aux couples homosexuels. C’est un sextoy qui va hors de la chambre à coucher, qui pimente et stimule différemment. Une précision encore : une télécommande peut faire vibrer plusieurs personnes portant œuf qui se trouvent dans le même périmètre (par exemple dans un restaurant); l’on peut s’imaginer sans difficultés des situations cocasses.

LA FORMULE 1 : Pour les hommes un étui carrossé comme comme une voiture  dans lequel Monsieur enfouira son pénis; stimulation par la vibration. En fait cette formule 1 remplace la « poupée gonflable ».

TINGA : forme et sensation d’un vagin.

LE GEL LUBRIFIANT: Emmy nous renseigne sur les différentes sortes de gel: eau ou silicone et donne la préférence à ces derniers, sauf pour la femme enceinte. Le lubrifiant silicone ne pénètre pas dans la peau, reste en surface qu’il rend soyeuse,  une goutte reste tout le temps de la pénétration et pendant toute la durée du rapport. Il vaut mieux éviter les gels parfumés dont on finit par se lasser et se dégouter du parfum et des fruits qu’il représente (kiwi/fraise par exemple). Cependant il existe une gamme très étendue de parfums y compris les plus extravagants comme pain d’épice et barbe à papa. On peut utiliser le gel pour un massage ou toute autre circonstance sans forcément qu’elle soit sexuelle.

Emmy parle avec beaucoup d’aisance de ce qu’elle connaît parfaitement malgré son jeune âge (25ans) avec une réelle compétence, un humour léger. Elle évoque les 850 m2 de cet espace de charme dont elle est la gérante et qu’elle se refuse à nommer sexshop. Elle a su donner des exemples concrets des constations faites en boutique…

Vous voulez mon avis ?  Vous trouverez sur des sites spécialisés les sextoys évoqués sur le blog www.libidosexualite.com mais il est préférable d’aller dans les boutiques spécialisées où l’on vous conseillera intelligemment avec beaucoup de tact, on apportera des réponses adéquates à votre demande. Les responsables de ces espaces de charme ont une psychologie appropriée pour aborder la clientèle avec respect et compétente.

Il reste le petit chapitre à traiter – le regard psy -  ce que je ne manquerai pas de faire dès demain…

Ce que je vais relater là est le 3ème Sex-o-café. Malgré ce retour en arrière une question me taraude qui jusqu’à ce jour reste sans réponse. Curiosité, sortie mensuelle, voir du monde, se renseigner ? Qu’est-ce qui vous fait fréquenter le Sex-o-café ?

Peut-être un jour me donnera t-on une réponse qui me satisfasse. Quoiqu’il en soit voici comment s’est déroulé cette édition là!

Bordel au café aurait pu s’intituler ce SEX-O-CAFE là ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture. Fidèle depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes. Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point qui concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a du se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est important pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre modératrice, rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps – pour que nous puissions commencer. Cette fois, je pris la parole en premier. Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte, j’arrivais, me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraires – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir  » Confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. » Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui, les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, il sera abordé les différences entre femme et homme dans la sexualité. Pour l’homme, le corps sait et ça marche tout seul. Il découvre l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour la femme qui ne le connait pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déverse à ce moment là entraînant une tension agréable.

2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones.

3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines.

4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : localisation de son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel d’un sex-o-café antérieur) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ». Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l‘ordre et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

L’exposé terminé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver…

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour et le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh ! Combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour. Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Il est ici évoqué un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui se posent souvent.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informe du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive.

Nous remercions chaleureusement l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvre sur l’œuf plein qui se fissure libérant les participants qui continuèrent leurs conversations. J’ai été remerciée des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Comme quoi les sex-o-café se suivent mais ne se ressemblent pas. En attendant le prochain compte rendu du dernier débat (le chagrin d’amour, comment y remédier)…Je vous souhaite tout de bon.

ψ

Le fait de s’embrasser – se donner un baiser - puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

le baiser

ψ

Qu’entend-on par troubles sexuels féminins ? Quand une difficulté sexuelle se transforme-t-elle en dysfonction sexuelle ?

Nous allons faire l’inventaire de ce qui aujourd’hui sont souvent considérés comme troubles sexuels alors qu’en réalité ‘ils ne sont  que des occasions inespérées servant à fabriquer de nouvelles maladies pour lesquelles les  industriels pharmaceutiques trouveront la réponse sous forme de pilules…

Ainsi il est va du déclin du désir sexuel. Pourquoi ne pas reconnaître sans en faire une maladie sexuelle que l‘absence de désir sexuel n’est souvent pas autre chose qu’une réponse fonctionnelle et saine des femmes souffrant de stress, de fatigue ou encore servant d’argument et de refus à la menace d’un partenaire trop violent?

Au travers de l’écoute nous devrions être capables de distinguer des inhibitions adaptatives de réponses sexuelles pour ne pas les confondre avec les véritables dysfonctions sexuelles. Ce qui n’est pas toujours le cas. Loin s’en faut. Ceci entraînant une surmédicalisation d’une difficulté sexuelle qui laisse de côté les autres aspects de la vie des femmes. Ce phénomène augmente le nombre de celles qui croient être atteintes de TSF (troubles sexuels féminins) sans que cela repose sur une quelconque réalité.  De ce fait les femmes focalisent sur le seul coït en faisant de ce dernier la norme sexuelle du couple…

Pourtant nous ne pouvons ignorer les détresses véritables. Le manque de lubrification, le vaginisme (impossibilité d’être pénétrée) les douleurs persistantes et répétitives pendant le rapport sexuel (dyspareunies) mériteront d’être traités dans le cadre médical, alors que l’anorgasmie ou la perte de désir seront abordés par la psychothérapie. Il est important de faire la part de l’organique, de l’hormonal et du psychologique (la présence de difficultés au sein du couple, la pression tant sociale qu’éducative ou même culturelle (religieuse).  La santé sexuelle passe par une sexualité épanouie. Elle est un bien précieux qui demande attention, c’est une revendication légitime. Pour autant médicaliser l’amour sans se préoccuper de l’état psychique ou abonder dans le tout psychologisant sans se préoccuper de l‘organique est un illogisme;  ne pas dissocier ces deux paramètres en privilégiant l’un plus au détriment de l’autre.

Si un homme n’a pas d‘érection dont la cause est un manque de désir pour sa partenaire, ce n’est pas la pilule miracle Viagra (pour ne pas la nommer) qui agira sur son désir. Il en va de même pour la femme, d’autant plus que sa sexualité est beaucoup plus complexe; il n’existe pas une pilule, quelle que soit sa couleur, qui lui fera avoir un orgasme. Ni qui créera l’amour. Ni le désir.

À répéter encore : il n’existe pas de normes quant à la quantité, à la fréquence des rapports ni de manières spécifiques pour arriver à un rapport satisfaisant et comblant. Se comparer aux représentations en vogue empoisonne la vie de beaucoup de couples…

Nous verrons combien les facteurs individuels peuvent amener ou maintenir un problème d’une dysfonction sexuelle.

Nous sommes à J-7 du SEX-O-CAFE, l’officiel et il temps, pour entamer l’automne, de faire le point sur l’état de la verge de certains messieurs. Sans se moquer, bien sûr, c’est un état qui doit être pris très au sérieux car il engendre bien trop de dégâts pour s’en amuser.
Quand les officiels de la médecine  affichent dans leurs statistiques plus  de 40%  d’éjaculateurs précoces, que les plaintes en consultation de sexothérapie dépassent de loin ce pourcentage  et que 0,34% qui n’en ont pas – d’éjaculation- on ne peut qu’être tentés d’apporter une aide à ces dysfonctions érectiles.
Qu’elles soient verges pas assez dures, trop molles, qui ne tiennent pas la durée du parcours dont une femme à besoin pour arriver à destination – orgasmique -, ou son contraire, trop dures, infatigables sans pouvoir mettre un terme au transport amoureux qui devient mécanique et sans plaisir (anéjaculation) : il faut faire quelque chose, c’est sûr. Et que peut-on faire ?
En parler est la priorité. Car en parler résout en partie le problème. Mettre sa gêne de côté, quand la chose se transforme de braquemart en chiffe molle. Quand cela devient une habitude qui très vite  perturbe la vie d’un couple qui si rien n’est fait finit par la séparation (surtout des jeunes couples). On peut avancer que la troisième débandade est le signal d’alarme qu’il ne faut pas dépasser.
A qui en parler ?
Avant toute chose n’ayez pas peur d’en parler au sein même du couple. Messieurs, ne vous affolez pas et entamez le dialogue dès que Madame vous dit « Ce n’est pas grave, mon chéri ». Parce que pour vous, oui, c’est bien connu, c’est grave. Pour vous c’est honteux, c’est dévalorisant, c’est même pour certains hommes dramatique. Non, non, je ne délire pas. Les hommes qui souffrent de ce problème sont là pour me le rappeler (en consultation). Si d’en parler entre partenaires avec compréhension, tendresse, confiance, ne remet pas la mécanique en bon état de fonctionnement, il est conseillé d’aller consulter votre médecin traitant ou mieux un spécialiste qui évaluera, mesurera les taux, tâtera l’organe, vous posera certaines questions qui le dirigeront soit vers un examen médical plus approfondi, soit vers une psychothérapie, le problème étant psychique. Donc pas d’affolement avant d’en avoir parlé avec des personnes compétentes.

Et les femmes comment vivent-elles ces pannes qui s’installent ?

De diverses manières selon que la relation est récente, plus engagée ou en fin de parcours. Car le contrôle de l’éjaculation permet d’harmoniser les rapports sexuels, précise Gérard Leleu (médecin, sexologue). Caresser ou sucer sans conviction un sexe d’homme en détresse et le laisser « tomber », impuissante, ne va pas faciliter l’ardeur pénienne de son compagnon. La manière dont les femmes  le vivent va aussi dépendre de l’attachement à leur homme, la façon dont cela « se passait avant »; la manière dont elles vont s’y prendre pour remonter le moral des troupes…

Comment y remédier, comment améliorer pour éviter la séparation fatale du couple ?

Si les sentiments sont présents rien n’est irrémédiable; tout est encore possible. Il existe différents procédés pour y remédier en l’absence de perturbation médicale. Faire travailler son bassin; renforcer son palais pelvien, privilégier les préliminaires (on ne le dira jamais assez); laisser monter les fantasmes; éviter la routine (tel jour à telle heure, dans la même position); faire des instants ludiques de ces moments d’échanges. La femme doit être compréhensive et l’homme abandonner sa peur…

De tout cela on parlera au prochain sex-o-café, l’officiel…Nous vous y attendons et pour ceux qui voudraient venir mais ne peuvent pas être présents, il y aura toujours le compte rendu. Oui, je sais, c’est pas pareil, mais c’est mieux que rien, non ?

ψ

Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour après avoir examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le-la voyez et votre bouche salive. Vous le-la prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que :
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entièrement à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expense. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir mais douleur. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que le corps ne se refuse pas, tant que le sentiment d’amour est présent, le corps entier vibrera, nourrira la vie.

Ce n’est pas pour autant que vous devez vous regarder ni faire de l’amour une gymnastique ! Laissez vous juste glisser dans les ondes, comme un poisson dans son  élément.

Et c’est là que tout arrive….

ψ

Anne, Liliane et Lyli nous trois inséparables du SEX-O-CAFE sommes sorties sur la terrasse-bar gazon du 3.14. Échapper à la chaleur et la tension, en griller une tout en faisant un débriefing sur ce qui s’était passé ce soir là. Non, je ne vais pas remettre le couvert et vous infliger un  compte rendu supplémentaire. Tout a été dit à ce sujet.

Nous voilà donc assises autour d’une table contenant cendriers pleins (pas par nous, ils n’avaient pas été vidés) lorsque deux adolescentes jolies, aériennes dans leurs mouvements s’approchent de notre table pour nous demander du feu. Cigarettes allumées, elles s’installent sans qu’aucunes de nous trois leur propose de partager notre table et encore moins notre discussion. Je me levai, je dois le dire, agacée par ce que je ressentais comme un envahissement, et allais commander Perrier tranche et Coca light. À mon retour les demoiselles étaient en grande discussion avec Anne et Liliane. Je tendis l’oreille, attentive à ce que disait l’une des deux jeunes filles. Son prénom évoquait l’Australie, bien qu’elle soit Suissesse. Sa manière de parler, rapide, difficile, entravée dans une bouche pâteuse.  Ses mouvements  quelque peu désordonnés paraissaient avoir du mal à se coordonner. Elle parlait de Cannes et de la difficulté, voire de l’impossibilité dans cette ville de « s’amuser » si on ne buvait pas.

« Pourquoi ce n’est pas comme ça en Suisse? Peut-être, répondit-elle, mais pas de la même manière. » Elle nous avoua qu’à deux, mais surtout elle, elles avaient vidé trois bouteilles de vin en apéritif. (Petite précision : il était presque 23h et elles en étaient à l’apéritif, n’avaient encore pas dîné; ce qu’elles sont parties faire en nous quittant, lorsque deux jeunes gens les ont rejointes.) D’ailleurs c’est un des deux plus jeunes homme qui alla chercher le verre resté sur la table du salon intérieur – à moitié plein – à la demande de la belle au nom de la ville Australienne…et comme il était fou amoureux dès l’instant où il la vit, il ne se le fit pas dire deux fois.

Liliane voulut savoir comment ça se passait. Pourquoi cette débauche, d’alcool? Avait-elle conscience qu’elle se foutait en l’air en se faisant exploser le foie. « Non, à mon âge, je ne risque rien, je m’en rendrais compte avant, j’aime boire mais pas au point d’avoir une cirrhose. Vers 60 ans, peut-être, mais je m’arrêterai avant. « J’essayais de lui faire entendre, que la cirrhose ne dépendait pas de son désir mais d’une maladie du foie provoquée – entre autre – par l’abus d’alcool. On ne pouvait décider du moment où l’alcoolique en serait atteint, d’autant plus si l’organisme est carencé de certains enzymes pour y palier. Que l’on devenait alcoolique en buvant régulièrement l’on se trouvait piégé quand on ne pouvait plus s’en passer. Ce qui arrivait très vite et à son insu. Elle savait tout cela…

Pendant ce temps là, l’autre jeune fille parlait à Anne. Elle ne buvait pratiquement pas. Elle vivait à Cannes et connaissait la mentalité de cette région qu’elle aimait.  Dès que Liliane, se tournant vers moi, leur appris que j’étais psychothérapeute et que nous étions là pour notre débat mensuel sur la sexualité, l’autre adolescente « Puis-je vous poser une question?. »

Motus et bouche cousue sur les questions et des réponses qui abordaient la sexualité. Seulement un constat navrant de cette jeunesse, belle, intelligente et déjà tourmentée par des préoccupations d’un autre âge.  Anachronisme complet. Quelle société cette jeunesse est-elle en train de construire? Quelle est notre part de responsabilité dans cette folie dont parlent les jeunes gens?

Ô angoissantes questions dont le mal ravage les jeunes troupes d’ados. Ne pas éprouver d’orgasme autant de fois que l’on fait l’amour (par délicatesse, j’emploie faire l’amour alors qu’il faudrait dire se faire baiser); n’être que dans une recherche du plaisir orgasmique que l’on a jamais connu mais dont tous les médias parlent; ne pas se sentir une jeune fille normale si, comme le préconise la presse pour ado, il faut jouir coûte que coûte; avoir le sexe épilé pour mieux faire fantasmer les hommes et se donner l’illusion de rester une petite fille  ce qui les fera d’autant plus bander qu’ils pourront transgresser la loi sans être des pédophiles…Se servir de la pornographie via internet pour être fun; être accro au sexe kleenex, « tu ne me plais plus je te jette puisque tu ne me fais pas jouir; ils se bousculent à ma porte et il y en aura un qui y arrivera mieux que toi. « Avoir moins de 18ans et déjà avoir des implants mammaires.

Tout ! Ils veulent tout plus jeune, plus vite, plus fort, plus trash, plus hard. Comme si on ne leur laissait pas le temps de vivre le printemps de leur vie. Comme si ils devaient arriver en plein été pour ne jamais arriver à l’hiver qui leur fait si peur. A peine bougeons, la jeunesse se flétrit sans que ne s’ouvre la fleur, la beauté. Brûler les étapes, semble être leur seul but. Mais pourquoi? Lancinante question.

Qu’avons-nous fait à nos enfants pour que nos petits enfants vivent ainsi ? Des mères qui ne veulent pas vieillir en seraient-elles la cause ?   Des pères défaillants, manquants feraient-ils des enfants manqués ? Avant ce SEX-O-CAFE, j’ai eu une discussion avec ma fille à propos de Facebook et de ce qui s’y passait. Nous en avons conclu que j’organiserai un SEX-O-CAFE spécial adolescents. Oui, ça urge!

Votre lundi Pascal c’est bien passé ? Tant mieux ! Parce que moi j’ai envie de hurler.

ψ

Bordel au café aurait pu s’intituler ce dernier SEX-O-CAFE ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture.  Fidèle  depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes.  Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point donc concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues  de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes  en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a due se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est importante pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre  modératrice,  rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps -  pour que nous puissions commencer.  Cette fois, je pris la parole en premier.  Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte j’arrivais me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraire – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir La confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, Christophe prit la parole en parlant des différences entre femmes et hommes dans la sexualité. Pour les hommes, le corps sait et ça marche tout seul. Ils découvrent l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour les femmes qui ne le connaissent pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déversant à ce moment là entraîne une tension agréable. 2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones. 3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines. 4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : Christophe renseigne sur son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu pour Christophe de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel du 2ème sex-o-cafe) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ».  Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l ‘ordre  et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

Christophe terminant son exposé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver. Au retour dans le salon Ganesh, Christophe fit une place à la Garcitude qui s’installa en quatrième position sur le canapé. La Garcitude de retour, j’étais contente.

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de  l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui  diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh! combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour.Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué  » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Christophe parle d’un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui peuvent se poser.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans  de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informa du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive. Christophe remercia chaleureusement  l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvrit, l’œuf plein se fissura libérant les participants et les conversations continuèrent. Je fus remerciée par de jeunes femmes des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à elles. Merci à tous les intervenants : Sylvain,Nathalie, Muriel, Anne, Nadège, Pascale, Caroline, Steve…et tous les autres dont je n’ai pas retenu le prénom. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Passez de belles Pâques.

.

Le baiser

ψ

Le fait de s’embrasser – se donner un baiser - puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

ψ

SEX-O-CAFÉ – 4 février 2010 au 3.14 Hôtel

Intervenants : Liliane Cassar (modératrice) – Lyliane Engelmajer-Rivera (psycho-sexothérapeute)  –  Dr Christophe Ghibaudo

Ont participé 17 femmes – 9 hommes

Gilles se lance : il est venu pour comprendre pourquoi les hommes et les femmes se comprennent si mal. On lui reproche souvent d’être violent (timbre de voix ?). Il ne comprend pas toujours les messages que les femmes veulent lui communiquer; il trouve qu’on vit une époque où la femme prend de l’ascendance sur l’homme. Il évoque les femmes d’aujourd’hui et leur force.

Régis : l’homme propose, la  femme dispose. Elle détient l’œuf (Régis fait référence à la procréation) ; les hommes sont comme les animaux.

Marie : les femmes sont actives donc deviennent plus indépendantes. Marie travaillait et vivait avec son mari; par lui elle n’a jamais connu le plaisir, l’orgasme.

Dr Ghibaudo intervient; il précise ce qui distingue l’homme de l’animal, le déterminisme de la sexualité ; explique : l’homme détient 2 cerveaux (Animal + couches superficielles qui amènent le plaisir). La plupart des troubles médicaux viennent de la difficulté à gérer les deux cerveaux.  La sexualité dépend de l’environnement, de l’éthique et de la culture d’une société.

Anne : La femme se libère mais a perdu le côté « cœur ». Elle se demande si les femmes ne prennent pas de revanche sur les hommes. On doit prendre le temps de se connaître, de se découvrir.

Liliane : On vit dans le culte de la performance ; on est bombardé de messages, d’injonctions de perfection (Liliane fait référence aux images véhiculées par les médias – magazines, célébrités, télé –. On devient exigeant – où se situe l’exaltation ?

Régis :La force physique masculine des civilisations antérieures n’existe plus ! Régis évoque sa nostalgie d’un machisme perdu !!!

Question du Docteur : Peut-on parler librement de la sexualité ?

Christine, pleine d’humour; parle de l’homme à Femmes ; pense qu’un homme qui n’a pas envie d’une femme pourra parler de sexualité avec elle ; les hommes sont attirés par les garces ! Elle organise avec ses amies des rencontres du club de la « garcitude » – cherche une garce qui leur donnerait des cours !  Àla question qu’est ce qu’une garce ? Une garce allume, n’éteint pas et profite de toutes les situations, différemment de la salope qui elle va jusqu’au bout !

Nathalie (jeune-femme) dit que les jeunes parlent plus facilement de la sexualité.

Régis reprend la parole : La mère devrait apprendre à sa fille autant la cuisine que la procuration du plaisir à un homme !!! Ce à quoi Liliane réplique : d’après toi Régis, la mère devrait transmettre à sa fille aussi bien la recette du pot-au feu qu’une fellation ? Cette question fit rire l’assemblée.

Un autre homme : pourquoi le père n’apprendrait-il pas à son fils à donner du plaisir aux femmes ?

Alice : on naît avec une prédisposition à aimer le sexe ou pas. Elle précise que notre nature profonde refait surface malgré l’éducation stricte.

Régis a opté pour la provocation : on devrait faire participer les enfants aux clubs de « garcitude » !!! Les garçons sont des filles et changent de sexe à la puberté (initiation dans différentes cultures; il  évoque notamment la Bar mistva qui fait rentrer le  jeune garçon à 13 ans dans le monde des adultes )

Docteur : évoque le mythe de la Vierge et de la putain ; nous sommes tous déterminés pour le plaisir. Du temps des mérovingiens pendant 90% de son  temps, l’homme était naturellement en érection. En réaction d’urgence, le corps secrète de l’adrénaline qui en cas de stress permet la fuite ou la pétrification. C’est un mécanisme de survie. Or, le poids de la vie quotidienne entraîne un stress qui créé une répétition d’une petite quantité de sécrétion d’adrénaline ; cette répétition trop souvent renouvelée transforme la fonction érectile en un contraire puissant qui devient anti-érectile. A la longue se crée l’impuissance masculine.

Une femme demande si c’est ce pareil pour les femmes ?

Docteur : pour les femmes, c’est plus compliqué, car le sexe est caché (l’appareil génital) mais  cela va se jouer au niveau du désir  et par son absence.

Anne pose une question clinique : Que signifie le fait qu’un homme bande tout le temps sans désirer de relation sexuelle ?

Docteur : Tendance perverse et message à décrypter.

Anne : Le poids d’une éducation religieuse stricte est-il irréversible ? Peut-il bloquer la façon de profiter et de se faire plaisir ?

Docteur : Oui l’éducation bloquera si on ne s’efforce pas à  comprendre d’où viennent les blocages et si on ne recherche à améliorer une situation difficile proche du masochisme.

Stéphanie se dévoile et parle de ses rapports douloureux, a l’impression de ne pas pouvoir se libérer, elle aussi, d’une éducation trop stricte.

Liliane : Une thérapie sert à changer son image et va amener à  rencontrer d’autres gens, des personnes différentes que celles habituelles avec lesquelles on ne vit pas forcément dans l’entente; de ce fait la vie prend un autre sens.

Marie toujours inquiète : Quand sait-on que c’est le bon ?

Christine toujours joueuse : Quand c’est fini !

Liliane : l’idéal n’existe pas ; apprendre à partager, à communiquer ; à considérer l’amitié, l’amour et ses nuances.

Alice : Les endroits libertins peuvent-ils réparer l’ennui ? Un thérapeute peut-il proposer ce chemin ?

Docteur : Un médecin ou un thérapeute (n’est-ce-pas Lyliane demande le Dr Ghibaudo?) n’indiquera pas cette voie parce que ce n’est  jamais une voie thérapeutique ;  mais si  le désir du couple est d’essayer autre chose pour pigmenter sa vie sexuelle, dans ce cas pourquoi ne se permettrait-il pas le libertinage ? Ce n’est pas à nous de le conseiller …

Exemple concret : homme 30 ans Femme 45 ans qui veut un enfant. La raison de vivre de cet homme est de faire jouir sa femme mais n’a pas éjaculé depuis 3 ans ½; il est atteint d’anéjaculation. Ne veut pas perdre la maîtresse pour retrouver une mère…

Anne : Comment peut-on amener quelqu’un à faire une thérapie ? Quand le compagnon refuse.

Lyliane : t’es-tu posé la question de son refus ?  A-t-il peur de découvrir des situations qu’il refuse de voir? Anne répond qu’il n’a pas d’envie. Lyliane demande comment « ça » se passait au début de leur rencontre. Au début de la relation il faisait l’amour trois fois par jour, répond Anne…

Alice :  quand un homme demande à une femme une caresse anale, est-ce tabou ?

Le docteur Ghibaudo prend la parole :  L’homme ne fait toujours pas la différence entre le plaisir anal et l’homosexualité. Le plaisir anal pour un homme est similaire au plaisir vaginal chez une femme. Pour un homme les caresses anales, quel que soit le moyen employé – doigt, langue, objet -  sont la plupart du temps vécues comme tabou car assimilées à l’homosexualité.

Marie : Si on n’a jamais aimé le plaisir anal avec son mari, peut-on l’aimer avec quelqu’un d’autre ?

Docteur : Bien sûr. Dans un couple le dialogue est indispensable même s’il est choquant ; il vaut mieux déranger que de se taire. L’absence de communication, de dialogue entraînera la relation dans une impasse. On s’intéresse à une personne parce qu’elle est différente ; chacun cherche la différence.

Gilles : En parlant d’adrénaline, les grands sportifs ont-ils des problèmes d’érection ?

Docteur : Les anabolisants sont d’anti-érectiles puissants. L’injection de testostérone empêche les testicules d’en produire ; il faut donc être très prudent, faire très attention.

Dans l’œuf, puis dans le fœtus les caractères sexuels sont déterminés à la septième semaine sous influence hormonale. L’hermaphrodisme est très courant chez les patients. Plus facile de transformer un homme en femme que le contraire…

Je pourrais ajouter que Freud fut le premier à mettre  en évidence la bisexualité psychique. Ce n’est qu’à l’adolescence que le choix de la sexualité ( hétérosexualité – homosexualité) se précise avec tout ce que cela comporte comme difficultés si l’orientation sexuelle n’est pas dans ce qui est considéré comme étant la norme. Oui, encore de nos jours.

Le débat se termine lentement. Les participants, satisfaits des échanges, ont continué à débattre hors du salon Ganesh…

Prochain thème demandé par les participants : LE DÉSIR – LE PLAISIR !!!