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Posts tagged ‘passion’

Tout l’univers manifesté se développe et se déploie selon un rythme bi-polaire. Ainsi il en va de l’activité et de son contraire la passivité, du mouvement et de l’immobilité, et évidemment de l’amour et de la haine. La haine est ce sentiment extrême d’autant plus violent que l’amour aura été passion. La haine est de l’amour exacerbé. Le fait  de n’être pas ou n’être plus aimé va susciter un sentiment de vengeance qui se transforme le plus souvent en haine. Il l’a quitte pour une autre et  la jalousie, la haine s’emparent d’elle, à moins que la notion oblative se soit développée en elle.

Outre la haine, nombreux sont les sentiments opposés qui, de plus s’opposent à l’amour :  l’indifférence, la peur de l’autre, le mépris, la rancœur. Aux émotions suscitées par l’amour telle la joie, l’enthousiasme, la générosité, la vie, s’y opposent  la tristesse,  le pessimisme, la cupidité (et je reprends ma moulinette, mon frigidaire…comme le chantait Boris Vian)  la déprime et la mort dès que l’amour a déserté les amants.

Le couple des contraires Eros et Thanatos sont en permanence entremêlés. L’amour et la mort, miracle des voyelles…

L’amour que l’on porte à une personne naîtrait-il de ce que l’autre nous apporte ou est susceptible de nous apporter ? Aimer ne serait-il pas une façon inconsciente d’avouer son manque d’autonomie ? On reste parce que l’on a peur de rester seul. Dans ce cas là on peut se rendre compte qu’il ne s’agit plus d’Amour, ce sentiment extraordinaire, mais d’un sentiment ordinaire fait d’habitude soumis à la peur de se retrouver seul. Que me reste t-il si il n’est plus là pour m’appuyer dessus ? Combien de couples sont ensemble parce qu’ils ne savent pas aller seuls?

La route de l’amour est difficile. Elle demande des remises en questions, des partages, une communication véritable, un sentiment de Soi fait de clarté et d’honnêteté.

Demain nous aborderons l’amour sous l’aspect de la chimie qui gouverne le sentiment amoureux. En attendant soyez amoureux de la vie à défaut d’un autre !

Amour / Haine – Lumière /Obscurité
Joie / Tristesse – Pulsion / Répulsion
Passion / Indifférence – Amour / Désamour
Autonomie / Indépendance

Et le vice versa dans la débauche; débauche par la recherche excessive du plaisir sexuel, ça va de soi. Au nom de l’hygiène, au nom de la religion les petites filles  ont été et sont toujours excisées. Interdites de plaisir; seulement autorisées à se soumettre. Caressez un cercle il deviendra vicieux. Mais je m’égare… Allons voir la transformation d’un sentiment d’amour quand l’amour s’est fait la malle.

À l’amour s’oppose la haine; toutes les émotions positives ressenties dans l’état d’amour se transforment négativement dans son corollaire la haine, dès lors que cesse cet état. S’y ajoutent le mépris là où était la considération; la rancœur là où était l’admiration; la peur là où était la sécurité. Une très mince frontière sépare ces sentiments extrêmes quand les digues de l’amour bafoué cèdent. L’amour s’extravase des vaisseaux du cœur, vient grossir les veines de la gorge qu’expulse en un cri l’amour transformé en haine. Comme une hydre, le couple amour/haine forme un sentiment monstrueux. Bien que  mort, croit-on, on cherche encore à le tuer, à l’anéantir dans l’oubli. Pareille à la tête terrifiante de l’hydre éradiquée, la haine multiplie ses rejetons qui à leur tour grandissent et détruisent. Malgré les apparences, la violence de  la passion n’est pas destinée à détruire l’autre  mais seulement à se détruire soi-même au risque de la folie.  Quand bien même est-elle extirpée le poison de la passion continue à ravager le corps, le cœur,  la tête, les tripes. Quel est ce mal d’amour qui comme une hydre aux têtes décapitées revient en force harceler, s’emparer de l’être ?

Dans ses comportements, la passion dévorante, la fusion totale, révèle des aspects semblables à l’altération d’un état mental perturbé. L’humeur est exaltée, les pensées obsessionnelles, intrusives accompagnent très souvent de troubles bi-polaire, des troubles alimentaires compulsifs.

Il a été constaté qu’à partir du sentiment amoureux s’élabore un mécanisme de récompenses (revalorisation narcissique, confiance et estime de  soi, humeur dopée de dopamine)  dont la personne devient dépendante. La perte de l’amour dépossède la personne des récompenses générées par l’état amoureux; s’instaure alors un état de manque identique à celui dont souffrent les toxicomanes. C’est ainsi  que l’amoureux trahi, abandonné, largué, sera à la recherche de tout ce qui va pouvoir combler le manque,  l’absence.

Ô, souffrances qui justifient le trop plein donné; qui révèlent la chute d’autant plus haute que l’idéal semblait atteint (il avait tout ce que je désirais enfant); souffrances qui existent au même titre si les rejets sont virtuels comme on a pu le constater avec Alexia…

Que le temps passé avec vous-même vous soit doux.

Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer  l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant(et non l’amant) pour la  limaille, n’y trouveront pas leur compte. Tant pis!

Voyez-vous moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous,  lectrices et lecteurs (moins nombreux) vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (libidosexualite.com) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je  tiens à rappeler l’importance  de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais  partager mes idées et mon intérêt conscient qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.

D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de  sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…

Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité,  à méditer sur  les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation

Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur  http://www.libidosexualite.com/ Merci!

Statistiques et  sondages sont à la mode, suivons la!

  • Aimez-vous, ou non,  la manière dont les sujets sont abordés?
  • Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
  • Trop littéraires? Inaccessibles?
  • Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
  • Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
  • Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
  • Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?

Puisse le week-end vous inspirer. À vos claviers!

Au son du dub, repiqué d’un commentaire de Vera, (voir l’article « Eros, l’amour ailé » du 17 février sur ce site),  nous parlerons de rose…  Montez le son. C’est parti!

http://www.nadinespinoza.com/cube/leili/interview.htm

Ce matin, réveillée par le chant mélodieux du rossignol, le teint frais comme une Rose,  je dispensais  mes joues du fard « Rose des sables » qui habituellement les colore. Un je ne sais quoi me persuadait que la vie n’est pas aussi triste qu’elle le paraît quelques fois. Dans ma tête la chanson de Piaf   » La Vie en Rose » tournicotait comme le carrousel de la Croisette près du Palais. D’un naturel à voir tout en rose, l’optimisme matinal m’étonnait à peine mais traçait déjà des signes de préciosité comme le Bois de Rose, mélange de plusieurs arbres d’Amérique du Sud qui en fait un bois précieux. D’où venait ce soudain romantisme, loin de toute sentimentalité à l‘eau de Rose? Pas  des roses thé séchant dans la coupelle en cristal bleu de Bohème? Pas des bras qui m’enlacent ni de murmure tout bas à mon oreille, comme le chante Édith? Pas de téléphone rose ou de minitel rose; ces choses là, loin de sentir la rose, n’attirent que certains hommes et les déshonorent. Pas du Roman de la Rose ce poème allégorique, ce chefs-d’œuvre Médiéval qui relate la quête amoureuse dans un  merveilleux univers? Alors quoi?

Le souvenir peut-il faire ressurgir des émois colorés de rose? Sans épines? « Quel intérêt une rose sans épines ? » proteste le Petit Prince. Sa Rose est précieuse, elle lui parle de la vie avec ses fragilités et son point final qui arrive trop vite.  Ma Rose de ce matin, celle qui a inondé ma journée, décline dans sa palette de couleurs les sentiments qu’elle symbolise. Son blanc évoque la pureté ; son rose celui de la tendresse et son rouge crie la Passion.

Le printemps est passé, l’été s’achève. Les roses ne parlent plus d’amour mais bien d’un passé révolu que l’absence a flétries. La main en avait délicatement coupé les tiges pour les disposer, séchées et racornies, dans la coupelle bleue en cristal de Bohème. La pensée encore vive du symbole floral a arrêté cette même main prête à les jeter pour leur cacher la flamboyance de l’automne  à laquelle elles ne participeront pas et la froideur de l’hiver qui cache toujours un printemps dans son cœur.

Le point final arrive trop vite…

La Passion

Bien que l’on ait envie de dire sans réfléchir « Oui,on peut être amoureux  sans pathos! » le mot passion contient une définition de souffrance tant et si bien que la question en devient inutile. Dans sa racine « passion » veut dire pathos et la pathologie est l’étude des passions. La passion est « un mouvement violent, impétueux de l’être vers ce qu’il désire, une émotion puissante et continue qui domine la raison » écrit Roland Gori dans la logique des passions.

Sachant la pluralité des passions, de celle du jeu à celle du collectionneur ou celle du toxicomane pour le produit dont il est dépendant, je ne parlerai ici que de la passion amoureuse…Dans tous les cas la passion s’exprime dans un rapport à l’objet, aussi elle peut être considérée autant comme une faiblesse que comme la marque d’une grande âme. Elle peut être une défaillance de la raison mais aussi indiquer une intensité de sentiment permettant à une force vive d’accomplir de très grandes choses. Dans « Pour introduire le narcissisme », de la passion Freud disait « elle a la force de supprimer les refoulements… », et R.Gori, précédemment cité, parle des passions comme étant « les discours de souffrance« . Alors peut-on aimer sans pathos? « Non, puisque l’amour est une névrose » me répondit l’amie à qui je posai cette question…il y a belle lurette! Et elle avait raison car comme Freud elle avait découvert sans jamais l’avoir lu « que les symptômes constituaient la manière d’aimer du névrosé » et découvrait à l’instant même de ses dires qu’être passionné était être dans la souffrance.

Qu’en est-il des femmes qui veulent représenter « tout » pour celui qu’elles aiment? Être leur femme, leur amante, leur sœur, leur putain, sans oublier  leur mère? C’est bien de cela dont il s’agit : l’on cherche dans l’amour soit à donner ce que l’on a reçu ou pas, soit à combler l’Autre de ses propres manques. Combler les failles, les carences de l’Autre. « Tu es tout pour moi » comme le lui a dit sa mère qui n’a pu tenir les engagements « fantasmés » par l’enfant. Une récurrence en thérapie est que les hommes ne peuvent aimer la femme qu’ils désirent et ne désirent pas celles qu’ils aiment, celle-ci étant trop proche de la mère « interdite » (sexuellement)

Une personne follement amoureuse est dépossédée d’elle-même, n’a plus la maîtrise de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence: son objet d’amour; faire le vide relationnel pour ne vivre que ce « tout » qu’est l’Autre ». « Tu es ma vie, le sang qui coule dans mes veines… »Qui a connu la passion a dit ou entendu ces mots.

La passion ne serait que la résurgence d’un sentiment éprouvé dans l’enfance où se mêlent la peur de perdre – suite à la séparation maternelle ressentie comme étant abandonné d’elle – et l’aliénation à cet amour  illusoire. Le sentiment de détresse vécu lors de la passion est générée par la peur d’être abandonné, la résurgence d’une passion originaire dont on n’a plus la trace mnésique, et non pas produit par les effets de la passion en train de se vivre. Cet état de détresse va amener le passionné au dénuement le plus absolu, aussi bien physique que psychique; dénuement qui le dépossède totalement tant au niveau relationnel que pécuniaire, l’argent étant le signifiant suprême. « A quoi me sert d’avoir, de posséder de l’argent, puisque je t’ai et par toi je suis »

Parce que là encore la passion exprime le lien secret – et inavouable – à la mort et à la destruction pour ceux qui s’y adonnent de tout leur être. L’amour fou peut conduire les passionnés au suicide en réactualisant tous les manques, tous les traumatismes de l’enfance…quand la tentative a échoué.

Ok, mais sur le chemin de l’amour ne passe pas forcément la passion?

La passion amoureuse est comme une maladie que l’on aurait contractée mais qui, ensuite, garantit l‘immunité. Et ce n’est qu’après que l’on peut vivre le vrai et bel amour sans pathos. Mon amie qui me disait cela avait l’air de savoir de quoi elle parlait. Ouf! Je l’ai échappé belle et vous, où en êtes-vous?

Au son du dub, repiqué d’un commentaire de Vera, (voir l’article « Eros, l’amour ailé » du 17 février sur ce site),  nous parlerons de rose…  Montez le son. C’est parti!

http://www.nadinespinoza.com/cube/leili/interview.htm

Ce matin, réveillée par le chant mélodieux du rossignol, le teint frais comme une Rose,  je dispensais  mes joues du fard « Rose des sables » qui habituellement les colore. Un je ne sais quoi me persuadait que la vie n’est pas aussi triste qu’elle le paraît quelques fois. Dans ma tête la chanson de Piaf   » La Vie en Rose » tournicotait comme le carrousel de la Croisette près du Palais. D’un naturel à voir tout en rose, l’optimisme matinal m’étonnait à peine mais traçait déjà des signes de préciosité comme le Bois de Rose, mélange de plusieurs arbres d’Amérique du Sud qui en fait un bois précieux. D’où venait ce soudain romantisme, loin de toute sentimentalité à l‘eau de Rose? Pas  des roses thé séchant dans la coupelle en cristal bleu de Bohème? Pas des bras qui m’enlacent ni de murmure tout bas à mon oreille, comme le chante Édith? Pas de téléphone rose ou de minitel rose; ces choses là, loin de sentir la rose, n’attirent que certains hommes et les déshonorent. Pas du Roman de la Rose ce poème allégorique, ce chefs-d’œuvre Médiéval qui relate la quête amoureuse dans un  merveilleux univers? Alors quoi?

Le souvenir peut-il faire ressurgir des émois colorés de rose? Sans épines? « Quel intérêt une rose sans épines ? » proteste le Petit Prince. Sa Rose est précieuse, elle lui parle de la vie avec ses fragilités et son point final qui arrive trop vite.  Ma Rose de ce matin, celle qui a inondé ma journée, décline dans sa palette de couleurs les sentiments qu’elle symbolise. Son blanc évoque la pureté ; son rose celui de la tendresse et son rouge crie la Passion.

Le printemps est passé, l’été s’achève. Les roses ne parlent plus d’amour mais bien d’un passé révolu que l’absence a flétries. La main en avait délicatement coupé les tiges pour les disposer, séchées et racornies, dans la coupelle bleue en cristal de Bohème. La pensée encore vive du symbole floral a arrêté cette même main prête à les jeter pour leur cacher la flamboyance de l’automne  à laquelle elles ne participeront pas et la froideur de l’hiver qui cache toujours un printemps dans son cœur.

Le point final arrive trop vite…

Sa carrosserie est celle d’une Ferrari : magnifique. Son moteur, hélas, celui d’un vieux camion poussif. Des ratés dans les reprises, trop de gaz toxiques s’engouffrent après le retour de flamme; des amortisseurs à plats, des pneus trop usés à rouler sur les routes cabossées de sa vie amoureuse. Trop de Paris Dakar sans cœur de rechange. Tout se déglingue à l’intérieur mais rien ne se voit à l’extérieur, elle tient le coup. Elle arrive à tout concilier, elle continue à rouler propre : Son amour en débine; ses enfants, merveilleux, une semaine sur deux; ses voyages d’affaires dans des pays de plus en plus éloignés; sa psy, régulièrement visitée, lui remonte les bretelles en sachant que son aide ne peut être expérience.

Le burn out, elle connait, elle en a déjà fait les frais. Ne veut y replonger. Sa vie, elle la mène comme elle l’entend.  À quoi servirait qu’on lui propose notre propre expérience dont elle ne pourrait user? Cette rebelle trouverait insupportable que les uns et les autres conduisent son véhicule, qu’ils décident à sa place de ses besoins et désirs. Depuis longtemps elle sait. Personne mieux qu’elle ne peut l’obliger de sa route à suivre, ni lui donner un autre itinéraire que celui dicté par sa passion : elle est libre. Libre comme l’air même quand il vient à manquer. Libre comme le désespoir qui la fait avancer. Libre comme la jeunesse à laquelle elle reste accrochée. Libre et passionnée.

Alors tant pis si le moteur se déglingue, si en chemin, elle perd quelques pièces.  Avec persévérance, elle remet inlassablement l’ouvrage sur le métier de la compréhension. Elle ne s’endort pas. Elle travaille, travaille dans tous les domaines pour réparer son moteur. Elle veut en comprendre la mécanique illogique qui la pousse dans l’impasse. Cette voie sans issue où le moteur s’emballe et se grippe.

Mais un jour, Eros freinera devant sa porte. Carrossé de 1000 chevaux vapeur, l‘Amour viendra faire le plein de son réservoir. Celui de la belle est  rempli d‘énergie amoureuse qu’elle dispense généreusement sans attendre  le prince charmant sur son cheval blanc, bêtement comme La belle au bois dormant.

Ce jour là, au volant d’une voiture aux accus rechargés, le plein des sens, super de préférence, ils roulerons vers une plaine du Far West qui s’étendra juste à côté…

Ce matin, le soleil éclaire Cannes de ses rayons. Dans la  douceur de cette fin du mois de janvier, année du Buffle, je reviens du marché mon panier rempli de fruits de saison. Bien que pour les chinois le printemps est là depuis le 25 janvier et que l’hiver nous offre ses  fruits venus par avion des quatre coins de la planète, je ne vais considérer que les fruits communs à notre saison, ceux qui poussent sous notre latitude et parmi ceux-ci la Pomme, emblème du blog.

Pas n’importe quelle pomme mais  particulièrement la Red Delicious celle qui enflamme la page. Rouge comme la passion, la queue et les feuilles vertes comme l’espoir qui l’ entourent, cette pomme n’est pas sans nous rappeler Eve la première femme qui tenta Adam par l’intermédiaire du serpent. Est-il utile d’évoquer la femme qu’elle symbolise par le péché qu’elle introduisit dans le Paradis terrestre  alors que les deux amants peinards se la coulaient douce dans le Jardin d’Eden? Oui, en regardant  le mythe différemment.

À bien lire les textes anciens, on peut y comprendre qu’Eve symbolise l’élément féminin dans l’homme. Intérieurement l’humain contient un esprit et une âme. L’esprit est mâle (Adam), l’âme est femelle (Eve).

Mais que vient faire le serpent dans l’histoire? Comme Eve, le serpent est mâle et femelle à la fois. Caché au profond de la terre dans sa forme matérielle, il est enfoui  au profond de la conscience dans sa forme symbolique et préfigure à la fois la mort et la vie. Le serpent est pulsion de  vie dans la libido. Quand,  lovée à la base de la colonne vertébrale, la Kundalini s’éveille, elle se déploie le long des chakras et tel le serpent, elle se faufile en provoquant la montée de la libido,  manifestation même de la vie en marche.  Représenté dans  le caducée (deux serpents enroulés sur un phallus en érection) le serpent est entre autre symbole de passage du monde connu dans le monde inconnu.

La pomme et le serpent sont à l’image des désirs terrestres que l’humain a souvent du mal à contrôler. Les deux sont symboles de la Connaissance par les choix qu’ils impliquent : soit se laisser aller à ses pulsions  sans  dominer  ses désirs qui conduiront à terme à la perte, soit les maitriser pour vivre en harmonie avec son propre désir conscient. Ce dernier choix nous conduira dans notre jardin intérieur où à force de creuser la terre  nous accéderons à la Connaissance.

Avant d’oublier ! Permettez  un conseil : manger une pomme par jour avec sa peau (lavée) fait tomber le taux de cholestérol de façon spectaculaire.

Voilà où nous entraînent les pommes de mon panier qui finiront au four pour les déguster à la  veillée. Je n’ai pas de cholestérol…