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Posts tagged ‘patience’

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Côté météo:

Mer déchaînée, très agitée. Tempête tourmente les arbres.
Pluie diluvienne stoppant net remplacée par le vent d''est balayant les nuages qui dégagent le ciel  laissant apparaître le bleu avant la nuit et ses étoiles.

Que fait-il ? Est-ce le jour qui l’empêche d’être présent? Attend-il la nuit pour présenter ses hommages?
Me reconnaîtra-il ? Que fait-il ? Comment va-t-il?
N’a-t-il pas compris que l’absence de mots m’angoisse ? Et la plainte qu’elle provoque en moi m’exaspère.

Avec l’amie nous refaisons le voyage en marche arrière dans le passé qui nous entraîne assez loin et  précise certaines choses que l’on ne voudrait plus vivre au nom de l’amour.
Pourtant nous sommes prêtes à en vivre d’autres au nom de l’amour. De l’amour qui bouillonne en nous comme un torrent prêt à se déverser dans l’océan.

Qui es-tu, toi que je ne connais pas mais cependant que je soupçonne d’être là pour moi? Peut-être es-tu cet océan qui vient à point nommé pour recueillir les  torrentielles émotions qui s’échappent de moi?

Toi l’inconnu, vas-tu penser  (mais  qu’importe?) que je délire ? Mais il n’en est rien. Ma lucidité est telle que j’en suis moi-même étonnée et j’ai beau extrapoler des scénari du plus au moins catastrophiques l’avenir se dessine avec un toi idéal en filigrane.

Le temps ? C’est mon ami. Saturne est ma planète et la tienne aussi qui sait? Le temps, mon compagnon des randonnées solitaires, me donnera-t-il raison, toute raison gardée ? Le croire au nom d’un lointain engagement : celui de ne rien détruire et de ne rien faire qui puisse nuire…

Une bouteille jetée à la mer revient toujours sur le rivage si elle ne se fracasse pas sur les rochers. La patience : un élément du devenir semble dire le flacon flottant sur les flots.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

ψ

Comme Pénélope, elle attend. Devant son écran qui lui tient lieu d’ouvrage, elle attend.

Elle attend un message, un signal. Il vient quelques fois truffé de tendresse et de mots virtuels qui engagent le retour de son Ulysse.

Attente, les yeux rivés à l’écran telle Pénélope elle n’abandonne pas l’ouvrage. Patiente, déterminée. La promesse – j’arrive bientôt – tant de fois répétée promesse d’un retour non daté tiendra éloignés les prétendants. Aux hommes qui la sollicitent elle leur dit : « Ne voyez-vous pas que mon cœur est pris par le retour d’Ulysse ? L’attente est devenue ma seconde nature. De vous, je ne sais rien et je ne veux savoir. Ce que je sais de lui est contenu dans mon corps-coffre dont lui seul a la clé ». Demain est un autre jour qui le ramènera.

Le jour tombe. Avant qu’elle ne tombe de sommeil comme tombe la nuit, elle efface son écran et ferme d’un clic l’espoir muet qui redevient page blanche, morte.

L’ouvrage n’a plus de réalité qu’un amas de gribouillis, pensées jetées, feuilles d’automne éparpillées par le vent d’autan. Demain, demain…

Demain, elle recommencera. Elle posera ses yeux sur l’horizon dès que s’éclairera la lucarne. Elle reprendra l’ouvrage à filer l’espoir, à tisser les mots; elle érigera des tours qui la protégeront des hommes, elle construira des murs qui la confineront dans une nouvelle attente sereine, conditionnée l’eau à la bouche aux seuls souvenirs des embrasements passés où les nuits rejoignaient les jours.

Demain. Demain on fait crédit disait le panneau dans la vitrine de la boutique « Aux Rêves ».

Demain ne devenait jamais aujourd’hui…

J’ai soif et je viens me désaltérer à la source pour le moment tarie.

Que fait-il ? Est-ce le jour qui l’empêche d’être présent? Attend-il la nuit pour présenter ses hommages?
Me reconnaîtra-il ? Que fait-il ? Comment va-t-il?
N’a-t-il pas compris que l’absence de mots m’angoisse ? Et la plainte qu’elle provoque en moi m’exaspère.

Avec l’amie nous refaisons le voyage en marche arrière dans le passé qui nous entraîne assez loin et  précise certaines choses que l’on ne voudrait plus vivre au nom de l’amour.
Pourtant nous sommes prêtes à en vivre d’autres au nom de l’amour. De l’amour qui bouillonne en nous comme un torrent prêt à se déverser dans l’océan.

Qui es-tu, toi que je ne connais pas mais cependant que je soupçonne d’être là pour moi? Peut-être es-tu cet océan qui vient à point nommé pour recueillir les  torrentielles émotions qui s’échappent de moi?

Toi l’inconnu, vas-tu penser  (mais  qu’importe?) que je délire ? Mais il n’en est rien. Ma lucidité est telle que j’en suis moi-même étonnée et j’ai beau extrapoler des scénarios du plus au moins catastrophiques l’avenir se dessine avec un toi idéal en filigrane.

Le temps ? C’est mon ami. Saturne est ma planète et la tienne aussi qui sait? Le temps, mon compagnon des randonnées solitaires, me donnera-t-il raison, toute raison gardée ? Le croire au nom d’un lointain engagement : celui de ne rien détruire et de ne rien faire qui puisse nuire…

Une bouteille jetée à la mer revient toujours sur le rivage si elle ne se fraccasse pas sur les rochers. La patience : un élément du devenir semble dire le flacon flottant sur les flots.