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Posts tagged ‘phallus’

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La semaine dernière et après le sex-o-café, l’officiel, sur le thème de la fidélité,  je fis une promesse de rendre compte du débat après avoir visualisé la vidéo. Dès lundi au plus tard, sans en préciser l’heure, vous aurez le topo ! Quelle ne fut pas la rage qui me donna la fièvre samedi en constatant la panne de mes deux ordinateurs. Vacances forcées  semblaient dire en cœur les PC :  « Tu ne veux pas t’arrêter et bien nous, nous allons t’y obliger » « Et ma promesse  alors, comment vais-je pouvoir la tenir?  » « Il ne faut jamais faire de promesse dont on n’est pas sûr de pouvoir la tenir » insistaient-ils ! Oui, il m’était impossible d’accéder aux mails, d’accéder à mes dossiers, impossible d’accéder au blog pour relater cette soirée.   Le refus catégorique de l’informatique à se plier à mon désir et à mes exigences permit à mes neurones, mes yeux, mes doigts de se reposer. Dépitée, à bout de force et de nerfs je me suis couchée et j’ai dormi des heures à des heures qui pour moi représentaient la paresse. La suite me prouva qu’il  n’en était rien. Point de paresse mais grande fatigue accumulée devant mon écran. Un sommeil réparateur avec rêves à profusion déposèrent sur mon réveil la solution qui a remis un des deux systèmes en marche. Le vieillard avait ses défenses immunitaires très faibles; attaqué par une saleté de virus le vieux PC rendit l’âme, HS.  Alors quoi ? Heureusement qu’il reste le petit jeune. Sa vigueur toute juvénile me ferait presque passer pour une femme cougar! Et pourquoi pas si je peux sur lui écrire, me reconnecter à vous mes fidèles lecteurs ?

Le compte rendu total sera encore un peu différé. Je ne prends plus le risque de faire une promesse! » Oh, Lyli, là tu exagères ! » Non, pas d’exagération seulement une autorisation à convalescence de courte durée. Par contre, afin de satisfaire les revendications je vais vous livrer le ressenti de cette soirée encore tout frais. Ah, bon ! gloussèrent en cœur les voix intérieures.

Donc, voilà !

Bien que les femmes se soient émancipées dans leur vie sexuelle,  les hommes trompent plus facilement que leur compagne. On s’en serait douté, ça a toujours existé, n’est-ce-pas ? La plupart des hommes présents ont confirmé leur infidélité  avec honnêteté. Certains pratiquent l’infidélité comme  un processus inévitable, un besoin irrépressible.  Sont-ils dans une recherche effrénée de « tomber » sur celle qui saura leur éviter d’aller voir ailleurs ?… Ou bien est-ce  un moyen d’échapper aux fantômes de l’enfance lorsqu’un parent s’est servi de l’enfant ? Sujet fort intéressant à « travailler » en thérapie. Pour certains autres, tromper oui, sans toutefois  faire souffrir la partenaire. Avec discrétion et respect.

Les femmes trompent aussi. Même si le pourcentage de l’infidélité est inférieur il tend à se rapprocher du score masculin. Pour elles il est important de ne pas savoir quand elles sont trompées; de même lorsqu’elles trompent elles préfèrent taire  leurs débordements. Dans ce qui a été confié au féminin  il apparaît comme une évidence :  les femmes se réapproprient leur corps dans le plaisir, dans une liberté sexuelle plus grande. Cependant aux confins de leur esprit un rêve reste agrippé et ressurgit dans le questionnement « l’homme idéal existe t-il ? Où est le prince charmant qui a bercé notre enfance ? Peut-on vivre 60 ans avec le même homme sans le tromper ? Cela semble peu probable. Surtout pour les plus jeunes femmes.

Et puis il y a les douloureuses trompées que l’insupportable écho du souvenir rendrait agressives. Malgré tout ces femmes continuent la quête de l’homme qui les comblera. Mais leur quête se transforme en bataille qui ignore le chemin de la sérénité.

Du côté psy :

Parce qu’en somme que recherche t-on auprès d’un-e Autre si ce n’est de rejouer -pareillement ou différemment – l’enfance ?

Pour les femmes (re)trouver le regard  du père, s’accaparer sa puissance, ce phallus imaginaire jamais eu et à tout jamais perdu de cet homme, le père, forcément engagé dans un ailleurs maternel.

Pour les hommes, se réapproprier le sein maternel ? Enfant, le garçon, la fille oublient que les « objets » sexuels de maman et de papa ne leur appartiendront jamais. Jamais – dans le meilleur des cas – les parents ne combleront leur désir sexuel. Les parents ne sont pas là pour ça. De ce fait ils laisseront un manque insupportable (celui évoqué par Laurent) qui ne peut être comblé.

Grandir. Apprendre à Grandir à l’enfant est le devoir de tout parent responsable qui fera accepter à l’adulte en devenir de vivre une sexualité épanouie. Une sexualité, la leur, différente de celle des parents. Enfin une sexualité qui leur ressemble.

Car tromper  psychanalytiquement revient à tromper son père pour une fille, tromper sa mère pour un garçon. C’est être infidèle à l’amour sexuel du parent.  C’est transgresser, inconsciemment l‘interdit et parvenir ainsi à la jouissance sexuelle.

Pour ce soir ce sera tout. Je retourne à ma convalescence.

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Aujourd’hui les seins sont devenus objet de culte qui s’inscrit dans le mouvement d’une société qui glorifie le corps. De ce fait leur fonction esthétique s’est hypertrophiée.

Rares sont les hommes qui aiment les femmes en n’aimant pas s seins. Parmi eux il y a ceux qui expriment leur besoin d’être maternés en rêvant de se perdre ou se perdent dans ces globes  qui leur rappellent la toute première enfance où se blottir dans le sein maternel n’était ni interdit ni indécent, y compris en public.

Et puis il y a ceux qui aiment tant ces sphères qu’ils sont appelés les globophiles. Ce terme est apparu dans un magasine justement nommé « Globes » qui faisait une large part aux gros seins :  « La revue des amateurs des femmes aux charmes opulents », présentait des femmes aux grosses poitrines sous une forme qui se voulait érotique. Ainsi pouvaient-elles par leurs globes voluptueux capter le regard et l’attention masculine dominant par cet attrait le sexe dit fort. Ce magasine a disparu depuis 1993, car de mensuel il est passé hebdomadaire, croyant augmenter son tour de poitrine avec un tirage à 45000 exemplaires il perdit tout, il dut s’arrêter de publier…

Un amant qui, amoureusement léchouillera, mordillera, empaumera les seins de sa belle fera d’elle une femme comblée, se sentant aimée, rayonnante. Oui, mais!  » Il existe des femmes qui n’aiment pas qu’on leur voit et encore moins qu’on leur touche les seins »me disait Franck  frustré dans son désir mamelu. Oui, c’est vrai, j’entends quelques fois dans ma clientèle des femmes jeunes et moins jeunes me parlant de cette part d’elle qu’elles ne supportent pas. Leurs seins sont douloureux à l’approche des règles. Elles les trouvent envahissants par leur grosseur. Ou ridicules par leur petitesse. Ou encore effrayées par le risque de cancer à la moindre douleur. La ménopause les obsède quand à leur disparition, avachissement…

Alors que faut-il faire pour les rassurer ? D’elles-mêmes elles pensent à la chirurgie esthétique. On travaille là dessus. Le travail se fait sur ce qui changera dès lors leur rapport au monde, leur propre regard sur leur apparence et leur narcissisme retrouvé.  Le sein étant le phallus de la femme et la preuve de sa féminité, symboliquement bien évidemment. A l’heure actuelle, il est vrai qu’il existe de très bons, performants chirurgiens esthétiques.

Mais peut-être avant d’en arriver là il est bon d’essayer un exercice pratiqué dans la sexualité taoïste. Il donne d’excellents résultats pour peu que l’on soit persévérante à le faire tous les jours. Pratiqué assidûment quelques minutes par jour, cet exercice aura pour effet et très rapidement d’augmenter la masse mammaire, quel que soit votre âge. Cela en vertu du lien entre les seins et les organes génitaux…

Si cela vous tente d’essayer, il suffit de me le faire savoir sur un commentaire.  Je vous indiquerai la marche à suivre par un prochain article. Pas drôle ? A vous à faire la démarche! Pourquoi serai-je la seule à travailler, hein? Je vous le demande ?

Car comme le dit le dicton populaire :  « Il vaut mieux parler au bon dieu qu’à ses saints. »

 » Oh, là,là vraiment pas drôle la Lyli….

Joyeuses Pâques quand même.

galets coeur 001Si l’on garde en mémoire que le désir par nature ne peut être satisfait il en est autrement du besoin qui lui se doit d’être satisfait. Nous ferons un parallèle avec le besoin de manger provoqué par la faim  et le désir de manger qui est une envie.

Si le sujet névrosé entretient son insatisfaction c’est qu’enfant il n’est pas parvenu à articuler son désir à la loi symbolique qui en autoriserait une certaine satisfaction, la réalisation. Quelle est cette loi symbolique et quelles impasses peuvent en découler pour le désir d’un sujet?  L’enfant ne peut avoir accès au phallus qui est la représentation de la libido (pour les deux sexes) nécessaire au désir et à la jouissance sexuelle. De ce fait le phallus devient l’interdit primordial, l’interdit de l’inceste. Au delà du désir la recherche du sein maternel.

Quelle influence peut-on avoir sur le désir d’un autre ? Aucune ! On ne peut forcer une personne à avoir du désir, celui-ci sourd à l’improviste, ne se commande pas. Notre désir n’a aucun pouvoir sur le désir de l’autre. Terrible constat ! C’est cette constatation et  sa répétition  qui nous blesse, nous faisant perdre notre toute puissance, celle  que nous avions dans l’enfance.  Bébé, au moindre pleur maman accourait,  donnait le sein,  comblait son désir avant même  qu’il soit formulé. Toute la relation à la mère est remise en question quand l’enfant se rend compte qu’il n’a plus de prise sur ses désirs à elle, qu’il n’est plus le centre du désir maternel même s’il peut l’influencer dans ses actes. (L’enfant qui n’est plus un nourrisson, crie, la mère ne vient pas; qu’à cela ne tienne, il crie encore plus fort, elle arrive en rouspétant, manifestant son mécontentement). Cette revendication du « vouloir être » tout pour la mère  situe l’enfant dans son désir et dans son manque. Selon qu’il sera éconduit ou pas, une frustration ou une satisfaction sera engendrée et fera d’un enfant devenu adulte (et parent) un sujet dans le pouvoir ou dans la soumission puisqu’il aura ou non renoncé à désirer de l’autre qu’il satisfasse son désir.

L’enfant repoussé va alors jouer sur les sentiments de la mère, ce qui va induire chez cette dernière la culpabilité (si tu me repousses, c’est que tu ne m’aimes pas); la peur, de n’être pas suffisamment à l’écoute de l’enfant, (je n’en fais pas assez pour mon enfant); l’angoisse d’en faire trop qui étouffe l’enfant et le parent. L’enfant va jouer sur l’image négative qu’il va renvoyer à la mère. C’est ainsi qu’un enfant devient tyrannique avec ses proches (enfant roi), dépendant du regard de l’autre jusqu’à obtenir satisfaction. Devenus adultes ces personnes auront tendance à manipuler, à séduire et à contraindre l’objet de leur désir.

Ce sont ces comportements qui vont se revivre dans la relation amoureuse avec en première ligne le désir sexuel.

Ne faut pas confondre DÉSIRER SEXUELLEMENT et AIMER ! Cette confusion est fréquente quoiqu’il existe une différence d’interprétation  entre  l’homme et la femme. Un homme soutiendra que son désir est une preuve d’amour, il pensera qu’une femme sans désir de lui ne l’aime pas. Le désir est spontané, une énergie intérieure qui sort de nous pour rencontrer l’autre. Le désir est variable, instable, il peut apparaître et disparaître sans en connaître la raison. Le désir sexuel chez une femme peut disparaître parce que son état de mère la comblera ; chez un homme (sans raison apparente) le désir s’atténuera, se diluera; rien ne pourra le rallumer. Cet état de choses met les couples en souffrance, dans l’incompréhension, dans l’interrogation  qu’aucune réponse ne viendra rassurer. Le, la partenaire qui désire toujours cherche désespérément à comprendre, puis à vouloir influencer l’autre. Comportements qui confinent au harcèlement à vouloir non seulement récupérer ce qui est perdu mais qui plus est à exiger de l’autre la restauration de son image renvoyée par les yeux du désir.

« Quand il m’aimait j’étais belle. Il me comblait. Depuis qu’il ne m’aime plus je me sens abandonnée, nue, sale, humiliée. Je ressemble à une coquille vide. Par son désir j’existais, sans son amour vivre n’a plus de sens ». Ces plaintes là, mille fois entendues en consultation ne font que réactiver les manques de l’enfance, remettent à vif les cicatrices jamais refermées. Régis disait « J’étais tout pour ma mère jusqu’au moment où elle a connu un autre homme que mon père. Après ça elle m’a abandonné. Pour elle je ne comptais plus »

Le retrait du désir d’un des partenaires  va réactualiser de manière disproportionnée, inadéquate  ses représentations erronées du manque de la chose perdue.

La neige a cessé de tomber sur Cannes. Dans le parc les lourdes parures blanches se désagrègent des arbres qui pleurent sur  l’incompréhension du temps…

Suite et fin au prochain article

À l’origine de la vie, du monde, de la société, de l’art, de la créativité, est le DÉSIR. C’est donc à partir du désir que l’on se construit ; la parole est le lien qui s’articule autour du manque et du fantasme comme représentation. D’ailleurs si le désir se fait la malle la dépression prendra sa place, de la créativité à la joie de vivre tout s’évanouira.

L’Autre m’attire, tout de moi tend vers lui, vers elle. Pourquoi ? Le désir reste un mystère bien qu’assouvit il restera à élucider. Se  dévoilera-t-il au travers de la psychothérapie, de lanalyse ? Certainement. Les philosophes avant Freud ont bien démontré que le désir provient d’un manque : on ne désire que ce dont on manque, on ne veut posséder que ce que l’on n’a pas. La théorie de Freud (qui d’emblée rattache le désir à la sexualité) suppose que nous sommes tous en manque du sein maternel, nous passons notre vie à le chercher ; celle de Lacan est que nous voulons être et avoir le phallus ; nous passons tous notre vie à désirer l’inaccessible étoile. Jacques Brel le chantait désespérément  dans « La quête ».

Le désir caractérisé par le manque, fait du désirant un sujet immature vivant dans la nostalgie d’un passé révolu ou se rêvant dans le futur, meilleur qu’aujourd’hui… La sagesse ne serait-elle pas de vivre au présent, de s’accommoder de petits riens qui finiront par combler l’essentiel du manque ? Par la transformation intérieure un désir impétueux  de posséder se métamorphosera en désir plus subtil, nettoyé du pathos névrotique.

Qu’en est-il du désir sexuel quand celui-ci s’étiole, quand il a des ratés, qu’il se manifeste sous forme de pannes pour finalement s’éteindre ? Le quotidien abîme le désir. La cohorte de soucis, la peur des MST, une naissance non désirée… La recherche de solutions ailleurs que dans le couple, par le virtuel (Internet et  la pornographie) ne font qu’accentuer sa perte. Soyez le jardinier  de votre désir, cultivez-le ! Qu’il devienne Essentiel à la manière proposée par Paul Diel qui disait que nos désirs et nos nombreux besoins cachent un « désir essentiel » propre à chacun. Connaître ses désirs c’est se connaître.

Réaliser ses désirs, les rendre possibles, vivants n’est pas du domaine du rêve mais une attitude devant la vie. Une présence au monde actuel mêlée à  une dynamique où les souhaits se transformeront en faits.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie, sans être forcément obligé de satisfaire le désir en l’épuisant » dit le merveilleux conteur  Henri Gougaud. Éros et le désir qui le sous-tend est souvent malmené, travesti, chosifié sous des apparences légères. Ne faudrait-il apprendre à sublimer nos pulsions pour apprécier toute la valeur du désir ? Apprendre à se responsabiliser par  ses choix et devenir conscient de désirs plus grands chargés de vie.

« Même chez le Bouddha il y a du désir ! Tout le monde a des désirs…L’important est de ne pas en devenir esclave » Dagpo Rimpoché.

La pomme symbole multiple : la pomme de la Discorde ; les pommes d’or du Jardin des Hespérides, fruits d’immortalité; la pomme du Cantique des Cantiques qui préfigure la fécondité du verbe divin, sa saveur et son parfum. La pomme consommée par Adam et Eve est celle qui nous intéresse. La pomme : l’emblème du blog.

Pas n’importe quelle pomme mais  particulièrement la Red Delicious celle qui enflamme la page. Rouge comme la passion, la queue et les feuilles vertes comme l’espoir qui l’ entourent, cette pomme n’est pas sans nous rappeler Ève la première femme qui tenta Adam par l’intermédiaire du serpent. Est-il utile d’évoquer Ève, La Femme qui symbolise le péché qu’elle introduisit dans le Paradis Terrestre alors que les deux amants peinards se la coulaient douce dans le Jardin d’Eden? Oui, en regardant  le mythe différemment.

À bien lire les textes anciens, on peut y comprendre qu’Eve symbolise l‘élément féminin dans l’être  humain. Intérieurement l’humain contient un esprit et une âme. L’esprit est mâle (Adam), l’âme est femelle (Ève).

Mais que vient faire le serpent dans l’histoire? Comme Ève, le serpent est mâle et femelle à la fois. Caché au profond de la terre dans sa forme matérielle, il est enfoui  au profond de la conscience dans sa forme symbolique et préfigure à la fois la mort et la vie. Le serpent est pulsion de  vie dans la libido. Quand,  lovée à la base de la colonne vertébrale, la Kundalini s’éveille, elle se déploie le long des chakras ou centres énergétiques et tel le serpent, elle se faufile en provoquant la montée de la libido, manifestation même de la vie en marche.  Représenté dans  le caducée (deux serpents enroulés sur un phallus en érection) le serpent est, entre autre symbole, le passage du monde connu dans le monde inconnu.

La pomme et le serpent sont à l’image des désirs terrestres que l’humain a souvent du mal à contrôler. Les deux sont symboles de la Connaissance par les choix qu’ils impliquent : soit se laisser aller à ses pulsions sans  dominer  ses désirs qui conduiront à terme à la perte, soit les maîtriser pour vivre en harmonie avec son propre désir conscient. Ce dernier choix nous conduira dans notre jardin intérieur où à force de creuser la terre  nous accéderons à la Connaissance.

Consommez sans modération les fruits du pommier.  Ne négligez pas pour autant les autres arbres mais à la manière d’Adam et Ève profitez de l’été pour cultiver votre jardin intérieur. Savourez tous les fruits sans faire l’impasse du fruit  du pêcher par peur qu’il se transforme  en péché. N’est-ce pas que vivre le péché à la façon de la première Femme et du premier Homme, en mangeant du fruit défendu, nous conduira à la Connaissance?

Je vais de ce pas cueillir les dernières cerises restées sur l’arbre.


Ce matin, le soleil éclaire Cannes de ses rayons. Dans la  douceur de cette fin du mois de janvier, année du Buffle, je reviens du marché mon panier rempli de fruits de saison. Bien que pour les chinois le printemps est là depuis le 25 janvier et que l’hiver nous offre ses  fruits venus par avion des quatre coins de la planète, je ne vais considérer que les fruits communs à notre saison, ceux qui poussent sous notre latitude et parmi ceux-ci la Pomme, emblème du blog.

Pas n’importe quelle pomme mais  particulièrement la Red Delicious celle qui enflamme la page. Rouge comme la passion, la queue et les feuilles vertes comme l’espoir qui l’ entourent, cette pomme n’est pas sans nous rappeler Eve la première femme qui tenta Adam par l’intermédiaire du serpent. Est-il utile d’évoquer la femme qu’elle symbolise par le péché qu’elle introduisit dans le Paradis terrestre  alors que les deux amants peinards se la coulaient douce dans le Jardin d’Eden? Oui, en regardant  le mythe différemment.

À bien lire les textes anciens, on peut y comprendre qu’Eve symbolise l’élément féminin dans l’homme. Intérieurement l’humain contient un esprit et une âme. L’esprit est mâle (Adam), l’âme est femelle (Eve).

Mais que vient faire le serpent dans l’histoire? Comme Eve, le serpent est mâle et femelle à la fois. Caché au profond de la terre dans sa forme matérielle, il est enfoui  au profond de la conscience dans sa forme symbolique et préfigure à la fois la mort et la vie. Le serpent est pulsion de  vie dans la libido. Quand,  lovée à la base de la colonne vertébrale, la Kundalini s’éveille, elle se déploie le long des chakras et tel le serpent, elle se faufile en provoquant la montée de la libido,  manifestation même de la vie en marche.  Représenté dans  le caducée (deux serpents enroulés sur un phallus en érection) le serpent est entre autre symbole de passage du monde connu dans le monde inconnu.

La pomme et le serpent sont à l’image des désirs terrestres que l’humain a souvent du mal à contrôler. Les deux sont symboles de la Connaissance par les choix qu’ils impliquent : soit se laisser aller à ses pulsions  sans  dominer  ses désirs qui conduiront à terme à la perte, soit les maitriser pour vivre en harmonie avec son propre désir conscient. Ce dernier choix nous conduira dans notre jardin intérieur où à force de creuser la terre  nous accéderons à la Connaissance.

Avant d’oublier ! Permettez  un conseil : manger une pomme par jour avec sa peau (lavée) fait tomber le taux de cholestérol de façon spectaculaire.

Voilà où nous entraînent les pommes de mon panier qui finiront au four pour les déguster à la  veillée. Je n’ai pas de cholestérol…