Aujourd’hui nous allons nous pencher sur l’anatomie. Anatomie féminine et la sexualité qui en découle. La sexualité féminine posait tant de problèmes à papa Freud qu’il la nomma aussi mystérieuse qu »Un continent noir« . Même si nous devons beaucoup à ce cher homme pour avoir sorti la sexualité de l’ornière, on pourrait lui reprocher d’être resté bloqué sur le pénis et d’en faire la pièce maîtresse pour l’homme ET pour la femme, érigeant cet appendice en »primat du phallus. » Il se désintéressa de la sexualité féminine en oubliant qu’elle était dotée de son corollaire le CLITORIS. C’est de lui essentiellement dont nous allons parler. Mais non pas de Freud mais de son oubli !
Un sexe de femme pareil à la fleur d’orchidée, très peu s’y intéressèrent. À part Marie Bonaparte pour se le faire ôter (exciser) par trois fois. Puisqu’il ne servait pas son plaisir orgasmique, trop éloigné du méat urétral, distance trop grande entre clitoris et le vagin, autant l’enlever. C’est ce qu’elle fit.. S’attendait-elle, la très chère, à ce que son clitoris remplisse l’office pénien pour s’auto-masturber ? Attendait-elle des hommes de sa vie une satisfaction sexuelle qu’elle ne trouva jamais auprès d’eux, le coït la laissant de marbre? Voulait-elle les préserver de la menace que représentait cette apparence phallique qu’elle attribuait au clitoris et entériner le désir des hommes pour qu’ils restent seuls maîtres à bord? Ici, ce n’est pas Marie qui nous intéresse mais de cette perle dont elle se débarrassa.
Du point G dont parlent les sexologues, Philippe Brenot en distingue deux : le premier étant fantôme et ne serait qu’un fantasme masculin selon lequel un homme pourrait faire jouir une femme à volonté, la déclencher comme un sex-toys. Le second point G est la zone sensible associée au clitoris, dixit Ph.Brenot. Le Dr Pierre Foldès (anatomiste et chirurgien) lui, reconstruit depuis vingt ans des clitoris des femmes excisées. Cet homme se fâche quand il évoque la pauvreté des bibliographies médicales concernant la sexualité féminine et le clitoris en particulier. Des milliers de références sur la chirurgie du pénis, rien sur le clitoris. Médicalement la femme est niée, autant que son organe du plaisir (clitoris).
Le clitoris, n’est pas un petit pénis comme on l’a longtemps cru. C’est une femme chirurgienne, Helen O’ Connor, qui en 1998 démontre les erreurs perpétrées depuis des lustres de l’anatomie admise du clitoris. Pierre Foldès et Odile Buisson, à l’aide d’un matériel de fortune qu’ils ont bricolé, découvrent le grand oiseau qu’est l’organe du plaisir féminin. Le clitoris présente une petite tête de la taille d’une myrtille posée à fleur de pubis dont peu imaginent et visualisent la partie enchâssée sous la peau. »
Ce que montre l’échographie de ces deux obstinés chercheurs est que l’oiseau caressé finit par chanter, comme chante Antoine à Cannelle » J’ai un oiseau qui chante ». Lorsque l’oiseau de Cannelle chante elle n’a plus rien à envier à Antoine. Le clitoris en forme de myrtille est un organe comme un canevas enchevêtré d’un réseau de nerfs deux fois plus denses que le gland du pénis et les 8000 corpuscules de Krause sont des capteurs nerveux les plus sensibles du corps directement reliés au cerveau. De frôler ce petit bouton fera éprouver à la dame des sensations très agréablement fortes. Par sa puissante capillarité, le clitoris se remplira de sang, et provoquera l’érection.
Suivi de la tête de l’oiseau de Cannelle un cou relié au cordage de 20 à 30 millimètres parcourant le pubis. Très innervé, il est sensible et aussi très capillarisé, il s’enfonce dans la chair en redescendant le long de l’os pubien. Toujours démontré par l’échographie on aperçoit quatre longues jambes (sorte de racines) de 10 à 12 cm qu’il lance autour du vagin…
C’est assez pour ce soir. Demain je vous promets la suite du chant de l’oiseau de Cannelle. En attendant essayez de le faire chanter, seule ou par l’entremise de votre compagnon. Que diable il est temps qu’il apprenne !


