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Posts tagged ‘principe de plaisir’

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Non, les hommes ne pensent pas au sexe toutes les 7 secondes ! Si j’en crois l’article du « Journal of sex Research », (revue de la Société for the Scientific Study of Sexuality) qui semble être un sacré sérieux journal, les hommes penseraient au sexe 19 fois par jour et non toutes les 7 secondes. C’est à dire sur une moyenne de 16h du temps d’éveil les pensées des hommes se tourneraient vers le sexe toutes les cinquante minutes. Donc les hommes ne pensent pas au sexe en permanence même s’ils y pensent plus souvent que les femmes. Ils pensent aussi à se nourrir, à dormir. C’est à dire à satisfaire leurs besoins vitaux.

Il est écrit dans l’article  » Les résultats indiquent que certes, les hommes pensent plus fréquemment au sexe que les femmes, mais pas tout le temps,(!!!) et c’est aussi le cas pour les autres besoins biologiques. Et un autre commentaire intéressant « Ce sont les hommes le plus à l’aise dans leur sexualité qui y pensent le plus souvent dans la journée »

Mais n’est-il pas tout à fait normal de penser souvent à ce qui donne du plaisir? Normal aussi de penser à ce avec quoi l’on est en accord? Normal encore d’avoir des pensées érotiques sans pour cela être un obsédé ou un compulsif sexuel ?  Non, mais ! Être traversés par des pensées sexuelles signe que l’on est en bonne santé psychique, que la sexualité est débarrassée des tabous pénalisants, de la gêne et du malaise qui encombrent la sexualité mal vécue.

Les pensées s’échappent et deviennent sexuelles 19 fois par jour pour les hommes; 10 fois par jour pour les femmes. Presque 10 fois moins pour les femmes qui ne se privent pourtant pas de penser au sexe. Heureusement ! Surtout quand les neurosciences nous démontrent que le plaisir éloigne le stress, renforce l’immunité, rend joyeux et équilibré. En ces temps de disette, de crise dont les médias nous rabattent les oreilles et la vue  pourquoi négligerions-nous ce qui nous coûtent rien et qui fait tant de bien ?

Hein ? Pas le temps de penser à batifoler ? Mais qui parle de batifoler ? Il est juste  question de penser au sexe sans passer à l’acte, sinon faut consulter !

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L’avion pris en sandwich entre deux couches de ouate nuageuses incite déjà à lâcher prise. Lâcher-prise sur les événements incontrôlables tels que le rendez-vous avec le destin en différant l‘orgasme annonciateur de  petite mort, condition indispensable pour renaître encore et encore à l’amour quand, comme le printemps, il reviendra. Dans cet avion  nulle trace d’érotisme qui puisse faire songer à rejouer « Histoire d’O » d’Emmanuelle. En révisant les conditions nécessaires à l’orgasme et ce bien après le décollage,  le  souffle en hyper ventilation prend possession des poumons, du sang et du cerveau. Ce faisant, par l’oxygénation massive provoquée, s’installent de nouveaux fantasmes qui très vite occupent soigneusement tout l’espace.  L’utilité de cette mise en oeuvre psychique appelé fantasme rend supportable cette position bien inconfortable d’un siège d’avion en rééquilibrant la réalité frustrante en scénarios satisfaisants. Sans atteindre le 7ème Ciel,  bien que s’en approchant, le fantasme donc, redonne ses  lettres de noblesse au  principe de plaisir en lieu et place d’une montée en puissance d’une pulsion libidinale. Vous l’avez compris c’est ce à quoi sert le fantasme : à rendre plus agréable une réalité qui ne l’est pas toujours. Ne vous en privez donc pas pour vous mettre en appétit sexuel quand la faim vient à manquer, le fantasme prendra le relais et fera d’un plat de pâtes un repas de roi.

Le lâcher-prise, le fantasme, l’hyper-ventilation, le dialogue, le partage, le désir sont aussi nécessaires  à la montée orgasmique, que de se libérer des tabous. Laisser faire et ne rien vouloir, ne pas faire de la volonté une condition de réussite puisqu’elle nuit à la réalisation du plaisir.Tout est permis dès l’instant où rien n’est imposé, où chacun respecte le désir de l’autre, où il n’ y a pas de contrainte…

Difficile dans un avion de pratiquer un yoga sexuel. Toutefois il est possible de faire circuler l’énergie, la dirigeant par la pensée dans tout le corps tout en restant sagement assis dans ce fauteuil inconfortable. Les yeux fermés. Le dos aussi droit que possible, la tête dans la continuité, le menton légèrement rentré et la bouche fermée, les poumons se remplissent d’air par de longues aspirations nasales. Cet air inspiré  va envahir la boîte crânienne par la jonction de la pointe de la langue sur le palais et redescendre le long de la colonne vertébrale. Au niveau du sacrum cette énergie va se séparer et redescendre le long des fessiers qui seront contractés, parcourir les jambes,  puis se disperser au niveau des pieds. Faites cet exercice plusieurs fois en concentrant votre pensée sur le souffle. Les mains sous le nombril ressentez l’énergie chaude qui s’en dégage. La bouche se remplit de salive. Le bien être envahit tout votre corps, toutes vos pensées…

Ouvrez les yeux et ne soyez pas déçus en voyant  le steward ou l’hôtesse; il ou elle vous proposera un thé ou un café mais pas de quoi vous expédier dans un fantasme délirant. Leur tête fatiguée, à peine souriante, n’invite ni aux jeux sexuels ni à leur représentation. Il suffit de fermer les yeux pour se reconnecter à l’énergie et retrouver sa chaleur bienfaisante, s’y envelopper et  s’endormir en attendant que l’oiseau se pose.

Plaisir

Pour atteindre la jouissance (sexuelle) il faut mourir au plaisir.( Pierre Rey)

Avant que celui-ci ne meure revenons à lui! Plaisir, le mot à lui seul remplit la tête de sucreries! De pensées sucrées, ai-je envie de dire. Mais pas toujours. Le plaisir est un état affectif lié à la satisfaction d’un désir, d’un besoin, d’une inclination. C’est une sensation, un sentiment agréable. Ne dit-on pas : j’ai plaisir à te voir; à manger du chocolat; à écouter Gregory Isaac? Il peut être aussi lié à une morale : celle-ci s’appelle épicurisme, hédonisme. L’hédonisme, j’en parlerai une autre fois. Restons sages!

Le plaisir lié à une activité particulière est plaisir physique, sexuel. Celui-ci intéresse le sujet qui nous occupe. Analysons le.

Le plaisir dans sa forme analytique est un principe selon lequel l‘activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. Le principe de plaisir est lié au principe de réalité. Ce dernier intègre les conséquences imposées par le monde extérieur. Le principe de plaisir, présenté comme principe de diminution des tensions – quoique certaines tensions peuvent être reconnues comme agréables – consiste à réduire l’excitation dans le but d’éviter le déplaisir.

Le plaisir, comme principe, consiste à l’apaisement d’un besoin (j’ai faim-tension-je mange-apaisement de la faim.) Il est lié à la satisfaction des pulsions d’auto-conservation; cependant le principe de plaisir conserve un sentiment de perte avec la réalité. D’après Freud, sous l’influence du plaisir, le nourrisson hallucine le sein plutôt que de se nourrir. Les deux principes (plaisir et réalité) sont donc intimement liés. Si le principe de plaisir a une tendance à entraîner trop loin dans la satisfaction, et cela par des chemins les plus rapides, les plus courts, voire hallucinatoires, l’autre, le principe de réalité, vient réguler cette démarche en soumettant le Moi détenteur de cette instance réaliste.

Tant qu’il y a vie, il y a “tension“. Celle-ci ne s’épuise donc jamais. Tant qu’il y a tension, il y a déplaisir; le plaisir va surgir par la suppression de la tension. Dans le  psychisme l’excitation est toujours interne jamais externe. La source peut être externe mais sa répercussion est interne au psychisme. Dans le psychisme, le plaisir total n’est jamais atteint puisque la décharge absolue n’est pas possible, d’une part. D’autre part la tension est en permanence réactivée par l’excitation endogène (qui provient de l’intérieur) véhiculée par les images, les représentations, les pensées.Toujours dans le psychisme les métaphores ne vont induire des décharges que partielles.

Moi, corps, plaisir: Le Moi n’a pas la maîtrise du corps mais demeure son fidèle et obéissant serviteur. Le corps désire le plaisir mais non le pouvoir. Le plaisir du corps est source de tout bien être. Sans plaisir du corps, on va devenir aigri, frustré, odieux. Si le corps est frustré de toute source de plaisir, les pulsions de vie, refoulées et non détournées au profit de la sublimation, la pensée sera  déformée et perdra tout pouvoir créateur. Le plaisir est la force créatrice par excellence.

Le plaisir sourd à l’improviste; il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue et non reproductible. Le plaisir a une composante inconsciente, il ne peut donc venir sur commande dans le corps qui est le lieu secret du plaisir. Or, le plaisir, dans la sexualité pleinement vécue, très proche de l’être, parce qu’il le crée (par la procréation) fuit l’analyse. Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Vivre la dichotomie corps / esprit ne fait qu’engendrer du pathos…