Bien qu’ayant peur du contraire la salle était pleine ce soir là. Les visages attentifs, les oreilles grandes ouvertes pour débattre de ce thème. Un résumé du passionnant exposé de Liliane qui nous renseigne sur l’homosexualité à travers les siècles. Vaste sujet que l’homosexualité; elle a toujours existé dans toutes les cultures, à travers tous les âges. De l’Iliade et l’Odyssée attribué à Homère ( XIIe siècle avant J-C), en passant par Sapho fille de Lesbos qui donne naissance au terme de lesbianisme, en s’arrêtant sur les écritures juives, qui bien que condamnant la sodomie, évoquent les femmes aimant d’autres femmes et les hommes passionnés par leur compagnon. Un tour en Chine au IIIe siècle nous apprend une amitié homosexuelle entre Confucius et son favori. Dans certaines sociétés, les attitudes homosexuelles ont non seulement été acceptées mais qui plus est ont été honorées; alors qu’à d’autres époques, en d’autres lieux de tels comportements vus par les législateurs ont rendu immoraux les rapports de personnes du même sexe et les médecins ont diagnostiqué et traité le désir homosexuel comme étant une maladie. La diversité des attirances sexuelles et la façon dont elles s’expriment témoignent de la nature fondamentalement instable de la sexualité et des mœurs sociales. Si dans la Grèce antique, l’homosexualité faisait partie intégrante de la culture (Athènes cité de l’érotisme masculin) c’est à partir de 208-201 av J-C que la cité est réduite à l’état de la province romaine. Époque où grecs et romains partageaient le même point de vu quant à la sexualité qui se vivait sans discrimination, sans communauté marginalisée. À Rome la sexualité était avant tout une manière de montrer sa vertu. Pour les romains le mot sexe était synonyme de pénétration et tout ce qui n’était pas acte sexuel dominateur était condamnable. Quant à la nature de ce qu’ils pénétraient (hommes, femmes, enfants…)c’était sans importance. Pour exemple lorsqu’un homme se faisait violer, le coupable n’était pas le violeur mais le violé, puisque le violeur était reconnu comme faisant preuve d’une extrême virilité. Il existait des lupanars (lieux de prostitution) exclusivement réservés aux hommes qui désiraient prendre du plaisir entre eux. Au Ier siècle, la Grèce est convertie au christianisme que la civilisation grecque hellénique a profondément marqué. L’essor du christianisme entraîne désormais la haine de l’homosexualité…
Jusqu’au Moyen Âge il émergeait un contexte littéraire et culturel propre aux relations entre personnes du même sexe. La littérature, riche en poèmes, lettres, textes exaltait l’amitié entre hommes et la culture homo-érotique. Au moment de la Réforme protestante, il se forme un groupe autour d’Érasme. L’amour entre amis s’exprimait par des accolades, des baisers, des dédicaces dans des œuvres dédiées. Deux sortes d’hommes, les sodomites qui pratiquaient les actes sexuels « contre nature » et les amis prestigieux et respectés qui chantaient un Éros sublime dans leurs lettres, les poèmes et œuvres philosophiques. Pendant tout le Moyen Âge, les chrétiens d’Europe Occidentale n’étaient soumis à aucun interdit papal ou impérial relatif aux pratiques sexuelles. Pour expier ses péchés on tenait un livre sur lequel on les notait ; après quoi on faisait des pénitences pour en être absout. Le XIIIe siècle amena un changement d’attitudes où il devenait courant d’appeler les homosexuels des sodomites et de les soumettre à l’autorité de l’inquisition. (Ces annotations relatées par notre médiatrice ont été tirées d’un livre de Robert Aldrich)
Ce début de compte rendu pour vous donner un avant goût du dernier sex-o-café. Dès demain la suite du résumé tel que l’a exposé Liliane et ce qui s’est dit pendant le débat…
à suivre donc.







