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Posts tagged ‘prostitution’

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Bien qu’ayant peur du contraire la salle était pleine ce soir là. Les visages attentifs, les oreilles grandes ouvertes pour débattre de ce thème. Un résumé du passionnant exposé de Liliane qui nous renseigne sur l’homosexualité à travers les siècles. Vaste sujet que l’homosexualité; elle a toujours existé dans toutes les cultures, à travers tous les âges. De l’Iliade et l’Odyssée attribué à Homère ( XIIe siècle avant J-C), en passant par Sapho fille de Lesbos qui donne naissance au terme de lesbianisme, en s’arrêtant sur les écritures juives, qui bien que condamnant la sodomie, évoquent les femmes aimant d’autres femmes et les hommes passionnés par leur compagnon. Un tour en Chine au IIIe siècle nous apprend une amitié homosexuelle entre Confucius et son favori. Dans certaines sociétés, les attitudes homosexuelles ont non seulement été acceptées mais qui plus est ont été honorées; alors qu’à d’autres époques, en d’autres lieux de tels comportements vus par les législateurs ont rendu immoraux les rapports  de personnes du même sexe  et les médecins ont diagnostiqué et traité le désir homosexuel comme étant une maladie. La diversité des attirances sexuelles et la façon dont elles s’expriment témoignent de la nature fondamentalement instable de la sexualité et des mœurs sociales. Si dans la Grèce antique, l’homosexualité faisait partie intégrante de la culture (Athènes cité de l’érotisme masculin) c’est à partir de 208-201 av J-C que la cité est réduite à l’état de la province romaine.   Époque où grecs et romains  partageaient  le même point de vu quant à la sexualité qui se vivait sans discrimination, sans  communauté marginalisée.  À Rome la sexualité était avant tout une manière de montrer sa vertu. Pour les romains le mot sexe était synonyme de pénétration et tout ce qui n’était pas acte sexuel dominateur était condamnable. Quant à la nature de ce qu’ils pénétraient (hommes, femmes, enfants…)c’était sans importance. Pour exemple lorsqu’un homme se faisait violer, le coupable n’était pas le violeur mais le violé, puisque le violeur était reconnu comme faisant preuve d’une extrême virilité. Il existait des lupanars (lieux de prostitution) exclusivement réservés aux hommes qui désiraient prendre du plaisir entre eux. Au Ier siècle, la Grèce est convertie au christianisme   que la civilisation grecque  hellénique a profondément marqué. L’essor du christianisme entraîne désormais la haine de l’homosexualité…

Jusqu’au Moyen Âge il émergeait un contexte littéraire et culturel propre aux relations entre personnes du même sexe. La littérature, riche en poèmes, lettres, textes exaltait l’amitié entre hommes et la culture homo-érotique. Au moment de la Réforme protestante, il se forme un groupe autour d’Érasme. L’amour entre amis s’exprimait par des accolades, des baisers, des dédicaces dans des œuvres dédiées. Deux sortes d’hommes, les sodomites qui pratiquaient les actes sexuels « contre nature » et les amis prestigieux et respectés qui chantaient un Éros sublime dans leurs lettres, les poèmes et œuvres philosophiques. Pendant tout le Moyen Âge, les chrétiens d’Europe Occidentale n’étaient soumis à aucun interdit papal ou impérial relatif aux pratiques sexuelles. Pour expier ses péchés on tenait un livre sur lequel on les notait ; après quoi on faisait des pénitences pour en être absout. Le XIIIe siècle amena un changement d’attitudes où il devenait courant d’appeler les homosexuels des sodomites et de les soumettre à l’autorité de l’inquisition. (Ces annotations relatées par notre médiatrice ont été tirées d’un livre de Robert Aldrich)

Ce début de compte rendu pour vous donner un avant goût du dernier sex-o-café. Dès demain la suite du résumé tel que l’a exposé Liliane  et ce qui s’est dit pendant le débat…

à suivre donc.

Au nom de la prétendue liberté du consommateur, se sont multipliés les salons de l’érotisme et les éditeurs de  vidéos pornographiques,  alors que la prostitution est restée plus ou moins tolérée dans la plupart des pays. En France Sarkozy fait voter une loi  en mars 2003 dite de « sécurité intérieure » dans laquelle le racolage passif des prostitués est pénalisé. Comme toutes les lois pénalisant la prostitution, cette dernière renforce les réseaux mafieux et favorise les proxénètes.

Le plus vieux métier du monde reste « un obscur objet de haine et de désir » et stigmatise symboliquement l’exploitation de la femme par l’homme et cela dans toutes les sociétés. Suite à cette loi, certaines et certains de ces travailleu-r-ses du sexe revendiquent haut et fort de pouvoir louer librement leur corps et leurs pratiques sexuelles; de plus ils réclament que ce métier soit considéré aussi respectable qu’un autre avec ses droits et ses devoirs. La pratique de la prostitution interroge la sexualité mais aussi les rapports femmes / femmes, le pouvoir, l’argent,  la définition d’un travail.

Dans ce dernier film qui constitue un cycle sur la prostitution, Jean Michel Carré démontre comment l’économie de marché utilise la  pseudo-libération sexuelle pour justifier la marchandisation de l’intime.  Les prostitués (femmes et hommes) témoignent de leur vie dans le cadre de leurs pratiques professionnelles sexuelles; il donne à voir et à entendre les réflexions qui émergent mettant en évidence le rapport du pouvoir et de la soumission, questionne les fantasmes qui agitent les hommes et les femmes.

http://www.films-graindesable.com/les-travailleuses-du-sexe/generique.php

Tout est dit.

« Lorsqu’on est prostitué on ne dépend d’aucune logique de productivité » dit Isabelle… la toulousaine du film.

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Pornographie vient du grec pornê, prostituée, et de graphein, écrire sur. Ce qui s’écrit sur le commerce sexuel. La représentation de qui s’achète en matière de sexe.Tout dans l’économie de marché s’achète et se vend, tout est objet à commencer par les corps. Rentable depuis la nuit des temps, le corps est aujourd’hui plus que jamais une industrie florissante. Par l’obscénité (ce qui est mis au devant de la scène) de cette idéologie marchande, c’est dans le jeu des pulsions et des frustrations qu’elle suscite en permanence, que se trouve la pornographie actuelle. Les écrans de télévision, de cinéma, les affiches de publicité, rien ne se vend sans l’étalage corps féminins (de plus en plus de corps masculins); nous consommons virtuellement des objets de substitution en vente sur le marché ceux-là mêmes qui servent  à combler nos frustrations.

A l’aide d’une webcam on peut se transformer en acteur du porno; il suffit pour cela de s’exhiber devant et d’envoyer à l’autre bout  de la planète son corps partiellement découpé  en fesses, en seins, en queue. Le sexe se vend en mégabits. La quincaillerie du sexe  connaît un boom: sur le grand bazar du Net, le virtuel rejoint souvent une réalité assez glauque. Et cela depuis la commercialisation d’un kit de vibromasseurs interactifs adaptables sur l’ordinateur se transformant en godemichés qui se déclenchent à partir des mots clés : bouche, sexe, fesse. Il devait en 2001 être mis au point une membrane imitant la peau humaine dotée de capteurs en mesure de transmettre et de déclencher via le clavier des consoles des attouchements sexuels…

Photos de magasines scannées, catalogues de nus accessibles à tous, sites de masturbation interactifs où se combinent le son et l’image, clichés d’exhibitionnistes, catalogues de films X, accessoires par milliers, strip-tease sur demande, réseaux en tout genre…Sur le Net il n’y a qu’à demander  vous serez servis… Larry Flint un des premiers et des plus connus à en avoir récolté les gains juteux.

Alors ? Alors, je ne fais qu’informer. Sans porter de jugement sur l’état de ce qui s’étale sur le Net et après avoir compulsé un nombre considérable  de textes, je ne fais qu’en exprimer ici un tout petit aperçu.  Cependant je ne peux m’empêcher de mettre en garde contre la facilité de se faire piéger (piège d’où il est difficile de s’évader) dès que la spirale infernale se met en marche au bout d’un clic  de souris un moteur de recherche apparaît (Yahoo, par exemple) où il suffit de taper « sexe » pour voir s’afficher des pages entières de pornographie. Si le réseau devient l’endroit d’un idéal de vie pour certains, il est aussi pour d’autres, le média de toutes les déviances et de toutes les perversions. C’est ainsi que l’on y retrouve d’insoutenables images pornographiques mettant en scène des enfants dont certains ont à peine quelques mois. 

D’autres temps d’autres mœurs. Certains confrères pensent qu’Internet est un lieu de rencontres, un remède à la solitude. Sur le plan sexuel cette liberté de parole avec des inconnus peut lever des inhibitions. Elle permet d’exprimer ses fantasmes sans tabous. Il est important de parler de sa sexualité mais pas à n’importe qui ni à n’importe quel prix. Même si en ligne l’anonymat rend la chose plus facile elle n’est pas sans danger. Très vite on peut basculer dans le sordide. De la pornographie à la pédophilie il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir pour certaines personnes à l’esprit faible et dérangé.

Demain, peut-être nous parlerons de ce qui peut être à l’origine de cette dépendance. Je vous souhaite une bonne nuit sans cauchemar.

Plume blanche dans l'eau bleue Comme nous l’avons vu précédemment nous sommes régis par deux principes : le couple plaisir/réalité. Le principe de réalité entraînera souvent le déplaisir. Pour éviter le déplaisir (surtout dans l’enfance) il se met en place  un processus qui repousse dans l’inconscient tout ce qui pourrait provoquer le déplaisir; ce processus, n’est autre que le  refoulement.

Cependant le développement psychique d’un enfant se construit sur des refoulements successifs : de la succion au repas à la cuillère, de la couche au pot, etc… Ces petits déplaisirs là, inhérents à la vie d’un être, le font évoluer. Toutefois, si tout est autorisé à l’enfant sans aucun discernement, si tout lui est donné sans qu’il ait à demander, si tous ses caprices sont satisfaits sans qu’on lui oppose de limites raisonnables, l’enfant sera immergé dans un flot émotionnel qu’il ne pourra gérer. Dans de pareilles circonstances, dont la répétition entraînera du stress, l’enfant ne connaîtra pas le plaisir, ne pourra se situer dans son désir ; partant du principe qu’il suffit d’exiger pour obtenir il n’éprouvera aucune joie à avoir. À recevoir. Il sera pareil à un marin sans boussole dans une mer déchaînée. Croyant bien faire, par ignorance ou laxisme, les adultes transformeront ces enfants en futurs adultes blasés, désabusés.

Cet état émotionnel sera d’autant plus violent quand l’adolescent devra vivre le bouillonnement des pulsions sexuelles au moment de la puberté. Si par la difficulté, voire l’impossibilité (parce qu’on ne lui a pas appris) à apprivoiser ses pulsions, s’il continue à les vivre sous le registre du plaisir en niant la réalité à laquelle la vie sociale (entre autre) nous oblige, le jeune individu se confrontera à des dilemmes angoissants pour lui . « On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » chantait Marie Josée Nat quand j’étais gamine; or, ne vouloir rester que dans le plaisir finira par créer des dommages physiques autant que psychiques. Ces dégâts engendrent un conflit entre le plaisir – état désiré – et le déplaisir auquel on est contraint. Papa Freud disait : La pulsion est la représentation mentale d’une excitation corporelle. Elle a sa source dans le corps.

Le corps s’exprime par un langage particulier, non verbal. Au travers de ce langage corporel on peut discerner ce qui a été refoulé,: elle somatise. Un corps  ou un esprit qui souffre n’a pas de plaisir. Dans le cas contraire, si il y a plaisir, il y a « amour » de la douleur qui par des mécanismes pervers composent le masochisme. On en parlera une autre fois. s’inscrit dans la personne

Or, le plaisir ne peut surgir si celui-ci a été refoulé suite à un traumatisme quel qu’il soit. D’un trauma physique, psychique (l’un entraînant bien souvent l’autre) le corps en garde une trace mnésique indélébile; l’inconscient le garde en mémoire en le refoulant.

C’est dans l’expérience vécue de l’enfance qu’il faut rechercher les causes profondes du conflit sexuel, écrivait la doctoresse H.MICHEL-WOLFROMM dans « Cette chose là ». Dans la proximité de l’écoute en consultation, on entend la plainte de personnes dans leur relation de couple. On note souvent le déplaisir, quand par exemple, l’acte est vécu comme une obligation (devoir conjugal); par le seul désir d’un partenaire –  » Mon mari ne pense qu’à ça » disait cette patiente. Ou encore « Je suis frigide; ou, j’ai des douleurs au moment de la pénétration; j’ai l’impression d’être anesthésiée : je ne ressens ni désir ni plaisir ». Toutes ces paroles entendues signent le déplaisir par le symptôme qui en dit plus long sur la nature de l’inconscient que du désir de retrouver un quelconque plaisir à satisfaire.

Parce que les enfants non entendus deviennent des adultes sourds, indifférents, violents voire cruels. Ils reproduisent les mêmes schémas vécus dans l’enfance sous une forme violente peu visible de l’extérieur. La sexualité est le lieu où s’exprime cette violence. Les atteintes à l’intégrité de la personne – comme c’est le cas dans le viol, l’inceste, la prostitution – sont camouflées dans des plaintes qui déguisent la réalité de ces drames et qui se révèlent dans un esprit tourmenté et un corps morcelé.

L’horreur, la honte, le dégoût, la culpabilité, l’angoisse ont chassé – et souvent pour toujours – l’idée même du plaisir en créant des liens de dépendances, entraînant chez la personne des comportements compulsifs…

« Eh, bien dites donc ! Il y a urgence à changer mon comportement avec mon fils » me disait Aline, mère d’un enfant qu’elle rendit tyrannique à force de tout accepter de lui. Il a 10ans et lève déjà la main sur sa mère, espérant sans doute qu’elle se rebiffe.

Nous en débattrons au SEX-O-CAFE. Passez une semaine légère et joyeuse, dans le plaisir, sans excès.


Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour, ont examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le voyez et votre bouche salive. Vous le prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entière à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expanse. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que leur corps ne se refuse pas, le sentiment d’amour est présent, fait vibrer le corps entier, nourrit la vie.

Demain nous parlerons anatomie féminine et de ce qu’il se passe quand le corps et l’esprit sont sous l’emprise du sentiment amoureux…

À suivre donc, mais avant cela passez une courte nuit longue d’amour.

Le sentiment de Soi est intimement lié à l’axe plaisir/déplaisir et le refoulement est un processus qui repousse dans l’inconscient tout ce qui pourrait provoquer le déplaisir.

Cependant le développement psychique d’un enfant se construit par des refoulements successifs : de la succion au repas à la cuillère, de la couche au pot,etc… Ces petits déplaisirs là, inhérents à la vie d’un être, le font évoluer. Toutefois, si tout est autorisé à l’enfant sans aucun discernement, si tout lui est donné sans qu’il ait à demander, si tous ses caprices sont passés sans qu’on lui oppose de limites raisonnables, l’enfant sera immergé dans un flot émotionnel où il ne reconnaîtra pas la joie (le plaisir) d’être pour avoir-obtenir et sera pareil à un marin sans boussole dans une mer déchaînée.

Cet état émotionnel sera d’autant plus violent quand l’adolescent devra vivre le bouillonnement des pulsions sexuelles au moment de la puberté. Si par la difficulté, voire l’impossibilité (parce qu’on ne lui a pas appris) à apprivoiser ses pulsions, s’il continue à les vivre sous le registre du plaisir en niant la réalité à laquelle la vie sociale (entre autre) nous oblige, le jeune individu se confrontera à des dilemmes angoissants pour lui . « On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » chantait Marie Josée Nat quand j’étais gamine; or, ne vouloir rester que dans le plaisir finira par créer des dommages physiques autant que psychiques. Ces dégâts engendrent un conflit entre le plaisir – état désiré – et le déplaisir auquel on est contraint. Papa Freud disait : La pulsion est la représentation mentale d’une excitation corporelle. Elle a sa source dans le corps.

Le corps s’exprime par un langage particulier, non verbal. Au travers de ce langage corporel on peut discerner ce qui a été refoulé qui s’inscrit dans la personne : elle somatise. Un corps  ou un esprit qui souffre n’a pas de plaisir. Dans le cas contraire, si il y a plaisir, il y a « amour » de la douleur qui par des mécanismes pervers composent le masochisme. On en parlera une autre fois.

Or, le plaisir ne peut surgir si celui-ci a été refoulé suite à un traumatisme quel qu’il soit. D’un trauma physique, psychique (l’un entraînant bien souvent l’autre) le corps en garde une trace mnésique indélébile; l’inconscient le garde en mémoire en le refoulant.

C’est dans l’expérience vécue de l’enfance qu’il faut rechercher les causes profondes du conflit sexuel, écrivait la doctoresse H.MICHEL-WOLFROMM dans « Cette chose là ». Dans la proximité de l’écoute en consultation, on entend la plainte de personnes dans leur relation de couple. On note souvent le déplaisir, quand par exemple, l’acte est vécu comme une obligation (du devoir conjugal); par le seul désir d’un partenaire –  » Mon mari ne pense qu’à ça » disait cette patiente. Ou encore « Je suis frigide; ou, j’ai des douleurs au moment de la pénétration; j’ai l’impression d’être anesthésiée : je ne ressens ni désir ni plaisir ». Toutes ces paroles entendues signent le déplaisir par le symptôme qui en dit plus long sur la nature de l’inconscient que du désir de retrouver un quelconque plaisir à satisfaire.

Parce que les enfants non entendus deviennent des adultes sourds, indifférents, violents voire cruels. Ils reproduisent les mêmes schémas vécus dans l’enfance sous une forme violente peu visible de l’extérieur. La sexualité est le lieu où s’exprime cette violence. Les atteintes à l’intégrité de la personne – comme c’est le cas dans le viol, l’inceste, la prostitution – sont camouflées dans des plaintes qui déguisent la réalité de ces drames et qui se révèlent dans un esprit tourmenté et un corps morcelé.

L’horreur, la honte, le dégoût, la culpabilité, l’angoisse ont chassé – et souvent pour toujours – l’idée même du plaisir en créant des liens de dépendances, entraînant chez la personne des comportements compulsifs…


Relaxation

Nous avons bien mérité de nous relaxer après l’amitié et ses difficiles chemins pour y accéder. Le  massage est le terrain du corps sur lequel nous allons surfer. Imaginez, si vous ne connaissez pas la pièce propice à cette relaxation. Elle est blanche et rose fuchsia (et non rose bonbon, trois fois sucé). Il y fait chaud (vous serez nu-e- mais pas moi, est-il besoin de vous le préciser?) La douce lumière ne viendra pas gêner vos yeux. S’il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir, n’est-ce-pas? La musique : d’ambiance plutôt ethnique mais pas du Reggae (faut pas tout mélanger). Dans cet écrin vous pouvez maintenant vous allonger à plat ventre sur la table. Vous aurez compris : les femmes seront en tenue d’Eve, les hommes en celle d’Adam. Détendez vous. Ne vous occupez de rien. Je m’occupe de tout : vous.

Le massage est un rituel qui se pratique avec des huiles. Huile aux senteurs chaudes ou rafraichissantes selon la saison. Le massage a quelque chose à voir avec la prise en charge de vous-même par un autre. À ce titre vous allez vous abandonner comme l’enfant dans les bras de sa mère. Tout est en place, on va pouvoir commencer.

Dans mes mains de l’huile que je laisse tomber en gouttelettes sur tout le dos, les bras, les jambes.

Sur le dos, comme une route à sens unique, les mains parallèlement et de chaque côté de la colonne vertébrale descendent jusqu’aux pieds. Par cette manœuvre toute la surface est ointe et parfumée. Plusieurs va et vient,  épaules, les omoplates empaumées, bras, jambes et fesses lissés, les allées retours sont autant de prises de contact qui installent la confiance entre massé et masseur. Revenues sur le haut du corps, les mains  redescendent sur les fessiers, qui sont tour à tour empaumés, malaxés, décontractés.  C’est sur les hanches, au départ du triangle sacré (sacrum) que se manifestent  et se fixent les contractions; le stress peut s’y lire. Cette articulation débloquera les douleurs  dues aux contractures du dos et des jambes et permettra le bon fonctionnement des reins utile pour l’activité sexuelle. En dehors du massage, bien entendu! Le long de la colonne vertébrale des entrelacs des vertèbres pour défaire les nœuds. Là, se situent tous les nerfs où sont connectés les organes. Les jambes, l’une après l’autre sont massées avec une attention particulière ( la trame veineuse est fragile).  Les pieds comme d’autres parties du corps contiennent des zones réflexes, ils ne seront pas négligés.

Après avoir fait retourner la personne, sa tête installée sur un coussin, se sera au tour de la nuque d’être relaxée (souvent beaucoup de tensions siègent à ce niveau), puis le crâne, le visage, les épaules. Respirations avec prise d’air, blocage des fessiers et des sphincters et expiration avec relâchement de ces derniers. Le devant du corps sera touché avec autant, sinon plus de sollicitude que l’a été le dos. Dans cette partie de l’abdomen se concentrent les organes et les viscères; sous la cage thoracique les poumons, le cœur, une partie du foie, la rate…Se logent là les émotions qui peuvent jaillir sous forme de pleurs et même de rires. Quoiqu’il arrive laissez faire, le corps exprime ses besoins et ne sera pas entravé dans son expression. Au niveau du buste chaque bras sera pris en compte. Les mains ne sont pas oubliées. Le buste et les jambes sont reliés; elles sont à leur tour prises en considération pour terminer par les pieds, les doigts compris.

Les femmes expriment plus facilement leurs émotions en paroles ou en réactions (rire ou larmes) comme dit précédemment. Quand aux hommes eux, la plupart du temps ils expriment leur émotion dont la virilité semble être leur seule préoccupation. Elle se manifeste par une érection qui se dissipe très vite s’ils ont compris le but du voyage qui n’est pas celui de résoudre la manifestation mais de laisser « monter » ce qui affleure pour évacuer les pressions…Dans ce cas précis, il  s’assoupissent ou s’endorment.

Le véritable massage de relaxation ne peut être considéré comme une visite chez une masseuse qui s’institue masseuse pour cacher un travail de péripatéticienne. Les hommes qui vont voir ces masseuses se  donnent bonne conscience en favorisant la prostitution; les femmes, elles,  se prostituent sous le couvert d’une profession honorable qu’elles ont totalement dévoyée.

Lire un massage ne peut certes pas apporter la relaxation nécessaire, mais peut déjà vous mettre dans l’ambiance et provoquer en vous l’envie de prendre rendez-vous. Passez une bonne soirée.