Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Posts tagged ‘pulsion’

ΨψΨψ

Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux -  voir l’article du 13 mars, la chimie de l’amour le corps physique  répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit  avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique  une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire  déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psycho-sexuel.

Si cet article vous a plu n’hésitez pas à faire un don et pour ce faire il suffit de cliquer ici:


Fantasme, désir, orgasme, sexuel …profusion de mots qui sortis de leur contexte deviennent pornographiques.

La pornographie est la tendance perverse qui sous-tend toute l’économie. Actuellement l’hyper-consommation gère l’économie et si l’on en croit le philosophe Dany-Robert Dufour la pornographie est devenue une activité ordinaire qui s’affiche, s’exhibe publiquement dans les comportements. Le sexuel s’expose dans la démesure où l’obligation de jouir semble être la seule voie possible. Une sexualité vite consommée (speed dating); un contact instantané via Internet Aka Aki (procédé comparé aux phéromones chimiques, celui-ci étant électronique). Voici parmi tant d’autres activateurs sexuels pour ne citer que les plus softs.

La pornographie dans notre monde est devenue une industrie majeure. Les chiffres sont éloquents : la pornographie génère à elle toute seule, un chiffre d’affaire de 1000 milliards de dollars par an. Plus que les industries de l’armement et de la pharmacie. Hallucinant, ahurissant, non?

L’obscène est partout. Tout, tout autour de nous, incite à la jouissance. Au cinéma, à la télévision, sur Internet, dans tous ces divertissements des masses intervient l’obscène. Dans la vente des programmes télé du MIPTV à Cannes viennent en tête du palmarès : le sexe, le jeu et la spiritualité, les trois pouvant se combiner allègrement afin de multiplier les retombées pécuniaires.

Les Anciens distinguaient trois formes de libido qu’ils nommaient concupiscence :

* Libido de la passion des sens et de la chair (concupiscence de la chair)

* Libido impliquant la passion de posséder et de dominer toujours plus (concupiscence de la vie)

* Libido qui demande à voir et à savoir (concupiscence des yeux).

* On peut donc jouir sexuellement mais aussi jouir en possédant, en dominant ou en se procurant de la jouissance par le savoir. Ces formes libidinales procèdent toutes du même processus qui consiste à exciter l’une des trois libidos en tenant éloigné tout ce qui pourrait empêcher cette excitation d’aboutir à la jouissance.

* Oh! Ce n’est pas tant la jouissance l’élément nouveau du fonctionnement humain, de tout temps elle fut présente, mais la manière d’exhiber sa jouissance. L’exhibition, là est l’obscénité. Pour les Anciens philosophes il était obscène (malsain de porter au devant de la scène) de montrer ce qui devait être caché aux autres pour la simple et bonne raison que ce qui était vu pouvait être instrumentalisé par le jouisseur. Par cet acte de ne pas montrer aux autres découle le respect de l’autre qui interdit l’exhibition de la jouissance. Respecter l’autre, consistait à refuser sa libido (quelle que soit sa forme) dès lors qu’elle devenait envahissante, dès l’instant où la personne était en compagnie ou se devait d’éviter l’expression de sa jouissance devant n’importe qui au risque de se retrouver à devoir pactiser…

Malgré le temps qui pleure sur la Côte d’Azur préparez-vous à aller chercher les œufs demain dans le jardin. Joyeuses Pâques.


Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC.

Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

Hommage à tous les jeunes artistes tagueurs et notamment à Rayan.


ψ

Pour identifier nos émotions il est nécessaire de se « poser » en état de détente, de repérer le stress pour s’en débarrasser (en centrant son attention sur la respiration). Les émotions surgissent en cascade après avoir découvert l’émotion principale.

Identifiée, l’émotion originaire ne constitue pas, à elle seule, la résolution du problème. Par contre, elle sera le point de départ d’une investigation plus large d’où découlera une quantité incroyable de sous émotions. Les émotions ont été répertoriées au nombre de 550. Pour exemple l‘émotion originaire de Geneviève qui a été traitée comme un objet à l’âge de 6ans, par un Professeur en médecine devant un amphithéâtre rempli d’étudiants. À la peur d’être exhibée comme un animal de cirque se sont ajoutées : l’humiliation d’être ainsi exposée; la honte d’être nue devant une centaine d’yeux dont les bouches aux rires moqueurs se tordaient à une remarque du Professeur, et surtout à l’impuissance de ne pouvoir parler. Toutes ces émotions ont été prises en compte dans le ressenti lors de l’évocation de la mise en évidence de l’émotion principale. Prendre conscience de ce qui nous agite émotionnellement est indispensable au travail à faire pour atteindre la seconde phase qui est de

Désamorcer ses émotions. Ceci ne se fait pas en quelques coups de cuillères à pot me disait mon psy superviseur. Quand la colère apparaît en réponse à une menace ou une injustice ; quand la peur apparaît en réponse à une situation menaçante…Que faire ? Les émotions ne sont pas linéaires mais répondent aux changements externes dans les relations ou à la perception interne que l’on a de ces changements. Chaque émotion aura plusieurs réponses comportementales. Mais les choses se compliquent dès lors où les émotions sont assujetties à une organisation archaïque et inscrite dans le cerveau reptilien.

Comment fonctionne le cerveau humain?

Cerveau reptilien : aussi appelé cerveau archaïque est le premier cerveau dont était doté l’homme des origines ; l’être humain actuel a conservé les instincts de base, les instincts de conservation de l’espèce (se nourrir, se reproduire etc…) De ce cerveau reptilien demeurent des comportements primitifs (fuite, agressivité) en répondant aux besoins fondamentaux qui assurent la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Les comportements induits par le cerveau reptilien  ne sont pas adaptables (ils sont bruts de décoffrage) et l’expérience n’est d’aucun secours (elle ne s’imprime pas) du fait que ce cerveau ne fonctionne qu’avec une mémoire à très court terme. Le cerveau reptilien fera que l’on agit selon des schémas stéréotypés, rigides, automatiques. Le danger impliquera toujours une fuite, par un mécanisme non verbal, où gestes et comportements sont automatiques parce qu’enfouis au plus profond de l’être humain.

Cerveau limbique, centre physiologique des émotions, de l’affectivité. Le limbique est le cerveau qui conditionne les pulsions et les émotions. Le limbique comme le reptilien ne communiquent pas verbalement (mais au travers de comportements), mais excitent le cortex, qui lui, s’exprime par la parole. La fonction essentielle est la survie ; il permet une bonne adaptation à l’environnement social (empathie, statut social, intégration à un groupe, convictions, croyances.) C’est le lieu des mécanismes de motivation : réussites, échecs, plaisir déplaisir.

Néo-cortex, seul ce cerveau pourra gérer les cerveaux limbique et reptilien, plus anciens.

Le néo-cortex cerveau conscient de ses automatismes et de ses pulsions dont il peut se libérer par sa fonction imaginaire. Chez l’être humain le cortex a pris un développement considérable dans les zones orbito-frontales en favorisant l’association des éléments mémorisés, en créant des structures nouvelles que sont les structures imaginaires (H.Laborit) La conscience, la capacité à symboliser, le langage, la pensée abstraite viendront secourir en dernier recours, l’état émotionnel.

Vous aurez compris pourquoi expliquer la construction et le fonctionnement de notre – parfait – cerveau et par là même comprendre que le raisonnement, la logique, l’analyse ne peuvent se substituer aux émotions incrustées dans le reptilien et le limbique puisque ces derniers ne peuvent les traiter que par des comportements réflexes. Plus le traumatisme (qui a installé une émotion) est ancien, plus l’activité neuronale reste active, plus le cerveau archaïque aura acquis des réflexes (sauvegarde), plus il sera difficile de s’en débarrasser. Difficile mais pas impossible. Ah, bon !

Comment donc désamorcer ses émotions ?

Prendre conscience de la réalité de cette émotion. À quoi fait-elle référence ? Est-elle encore d’actualité ? Les émotions d’origine nous enferment dans la reproduction de comportements identiques. Amener de la compréhension aura pour effet de désactiver en partie l’anxiété des cerveaux reptilien, limbique. Hors contexte émotionnel observer les sensations physiques permet de se décaler de ces sensations en baissant le niveau de stress. En observant une émotion qui n’a plus cour dans la réalité il sera plus facile de s’en éloigner. Se servir de l’imagination (du cortex) pour mettre en place des émotions agréables, voire de plaisir. « Le néocortex correspond au stade de la reconnaissance de l’objet comme réalité externe dans un espace donné. La manipulation des concepts, de l’abstraction par les systèmes associatifs, la prise de distance par rapport à l’objet donne à l’homme des possibilités presque infinies de création.»

C’est ainsi que l’on peut recréer une réalité externe totalement différente de cette réalité émotionnelle interne qui habite le sujet perturbé par d’anciens traumatismes.

On a tout dit ? Si ce n’est pas le cas dites-le moi et nous y reviendrons.

ψ

Tout est affaire de pulsion. Les besoins sexuels chez l’homme comme chez l’animal sont exprimés par la pulsion, appelée libido.  Avant que Freud ne vienne déranger  les idées établies, les idées toutes faites quant à sexualité humaine, il était admis que la pulsion, absente pendant l’enfance, n’apparaissait qu’à la puberté. Cette pulsion se manifesterait par l’attraction irrésistible exercée par un sexe sur l’autre, avec pour seul but l’union sexuelle ou au moins des pratiques qui soient situées sur la voie qui mène à cette dernière.(in Trois essais sur la théorie sexuelle au chapitre 1 « Les aberrations sexuelle. »)  Papa Freud mit un coup de pied dans la fourmilière.  Il balaya les présupposés hâtifs, les inexactitudes en vigueur à cette époque. Décrivant une autre réalité constatée lors d’investigations poussées,  Freud fit scandale en désorganisant toutes les idées communément admises. Il en est ainsi en ce qui concerne l’homosexualité.

Commentant cette phrase « Hommes et femmes qui aspirent à s’unir à nouveau dans l’amour », il constate qu’il existe des hommes pour qui l‘objet sexuel n’est pas représenté par la femme et des femmes qui ont une attirance sexuelle pour d’autres femmes. Il nomme ces personnes là des invertis. Comme le sucre.

Nous allons donc revisiter ces catégories que Freud classait en trois comportements.

1- L’inverti absolu : ce sujet ne peut avoir de pulsions et les réaliser qu’avec qu’un même que lui. (Homme avec un homme, femme avec une femme). Jamais ce sujet ne ressent du désir pour une personne du sexe opposé. Soit il sera complètement indifférent soit il éprouvera une totale aversion pour le sexe opposé.

2- L’inverti amphigène : (d’amphi, autour de, des deux côtés) hermaphrodite psycho-sexuel ou bisexuel. Ce sujet là n’est pas exclusif dans ses relations sexuelles qu’il peut avoir aussi bien avec le même que lui ou son opposé.

3- l’inverti occasionnel : sujet qui pour une raison extérieure ne peut avoir une relation dite normale (incarcération, militaire). Ce sujet se satisfait d’une personne du même sexe, en retire une satisfaction complète.

Parmi ces catégories les uns assument leur homosexualité (inversion) avec bonheur,  revendiquent leur préférence sexuelle comme étant normale. Et c’est tant mieux, ai-je envie d’ajouter. Certains autres la ressentent comme une contrainte morbide.

Freud continue en notant qu’il existe « d’autres variations qui ont traits aux conditions temporelles » Quant aux sujets, certains pensent que leur homosexualité a toujours existé en eux et ce depuis toujours, alors que d’autres disent en avoir eu la révélation au moment de la puberté. Il est à noter aussi que pour l’homosexuel absolu cette disposition sexuelle durera toute sa vie ;  le bisexuel change de genre de partenaire, et pour d’autres elle ne sera qu’une expérience sur la voie du développement sexuel. Pour certains encore l’homosexualité peut se révéler sur le tard après avoir vécu une très longue période d’activité sexuelle classique.

Toujours d’après Freud ce qui caractérise l’inversion, est le choix du sujet (la personne avec laquelle avoir une relation sexuelle) sans être un choix homosexuel. Il s’agirait d’un retour à l’homme complet, évoqué  dans le mythe d’Aristophane, homme et femme à la fois, les attributs masculins et féminins retrouvés dans l’objet sexuel.

Ce sera tout pour ce soir.

À très vite pour la suite.

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les  éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif  sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire  idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion…  J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si  pour beaucoup  d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui  veut faire croire à la  jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, elle, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui  pourvoira à l‘excitation.

« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre;  vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer  sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les  rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour  réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux  pour ressusciter le fantôme nommé Désir, et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le… Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques  pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux  pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à  identifier un événement perturbateur en particulier  puisque, les news débitées en un vrac  pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF.  Mais là un D se glisse entre les lettres  S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse  sur le devant de la scène.  Elle a gagné  le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons à poursuivre le sens nous  finirons bien par le trouver, non ?  Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !

ψ

PS : article déjà publié en 2009 réactualisé.

ψ

« Il est bien plus acceptable qu’un mari trompe son épouse que le contraire » et cela parce que les hommes doivent répondre à leurs pulsions hormonales dont le désir masculin est presque  totalement sous leur influence. Les hommes sont restés des chasseurs qui réagissent aux pulsions de leurs poussées de testostérone. Cette hormone active le désir plusieurs fois par jour; si l’occasion se présente à ce moment là, les pulsions peuvent trouver leur échappatoire dans l’adultère. Entre autre.

Si autrefois, pour les femmes, se marier justifiait le droit – et même le devoir -  à la sexualité et que le mariage garantissait  le patrimoine et la famille il en va tout autrement aujourd’hui. Où l’on consomme avant de signer.  La bonne entente sexuelle est indispensable à la réussite du couple. La sexualité cimente le couple. Alors ceci amène cela et les infidélités chez les femmes. Les femmes moins soumise à leurs hormones plus à leur imaginaire seront infidèles différemment. Mais infidèles quand même. Selon un sondage « Huit femmes sur dix valorisent la fidélité  – 42% d’entre elles la considèrent comme normale -, 11% seulement l’estiment obligatoire. Là est la nouveauté : choisir l’infidélité ou la fidélité selon des critères personnels, et non plus en adéquation avec des « rôles » culturellement déterminés » Ce sondage Ifop pour le magasine Elle date de 2000. Dix ans sont écoulés depuis…

  • Dans la recherche d’un amant, une femme sera dans la quête non identifiée du partenaire idéal, de la figure paternelle fantasmée et à jamais inaccessible.
  • Si elles goûtent à l’infidélité elles tenteront d’épargner leur couple.
  • Si cela leur est impossible elles quitteront pour reformer assez vite un autre couple plus satisfaisant.
  • Très peu de jeunes femmes acceptent la frustration d’une sexualité peu revalorisante. Tendresse, baisers, regards, communication, complicité sexuelle…Exiger tout du même homme. Quand le partenaire habituel échoue à répondre à tous les besoins, elles vont chercher ailleurs celui qui pourra les satisfaire.
  • L’infidélité par « accident » (être prise dans un engrenage que l’on ne peut arrêter)
  • L’infidélité par les pensées, difficulté de transgresser l’interdit.
  • Certaines femmes trompées se vengent en prenant amant.
  • Le coup de foudre, l’amour soudain, sera le motif  pour qu’ une femme quitte son partenaire « légal »

Oui, comme dit précédemment le  seuil de tolérance à la frustration est très bas. Le principe de plaisir devient le premier fonctionnement au détriment du principe de réalitéPour pallier le vide, la frustration ou la déception, on consomme. L’autre devient un produit, analyse la psychanalyste Martine Teillac. Le refus de la frustration parvient-elle à supprimer la souffrance ? Le commentaire de Frédéric vient bien à propos pour illustrer la souffrance qui résulte de ne pas savoir différer.

L’infidélité nous questionne au plus profond, a des répercutions sur le couple. Quelques fois être infidèle à un compagnon peut servir de tremplin pour redevenir fidèle à soi-même. Ne plus se trahir soi-même en acceptant ses contradictions.

Actuellement dans les jeunes couples chacun détermine les interdits à ne pas transgresser et les frontières à ne pas dépasser en évitant les promesses impossibles à tenir. Les partenaires d’un couple depuis longtemps constitué seront plus indulgents quant à l’infidélité de l’un envers l’autre. Par contre pour de plus en plus de couples la fidélité ne se situent plus dans le fait d’être sexuellement fidèles c’est ailleurs qu’ils la trouvent. Dans un pot commun fait de souvenirs, de joies et de peines qui les soudent comme un ciment qui vieillit bien. Ils prennent le risque de la liberté sexuelle extérieure à leur couple sans le démolir. Se sont souvent les femmes aimantes et sages qui posent les règles à vivre une sexualité extérieure au couple. Une respiration extérieure qui recharge leurs batteries intérieures; rajoute du piment. Consolide le couple dans l’amour où les partenaires sont amis obligeant à lâcher-prise sur la possessivité, la possession du corps de l’autre (il est à moi et nulle autre que moi doit y toucher); à inviter la liberté d’être et de permettre à l’autre d’être ce qu’il est.

Ce sera tout pour cette fois. On essayera d’aller un peu plus loin dès que possible sur cet épineux sujet.

Prenez soin de vous.

ψ

A-ton seulement parlé du fantasme dans cette soirée ? Plus ou moins. Le terme « fantasme » très employé ne fut (à mon goût) jamais vraiment approfondi ai-je envie de répondre. Et pour preuve la vidéo relate un débat de personnalités qui s’entrechoquent s’éloignant du thème pour lequel étaient venus  six hommes et  quatorze femmes. Que s’est-il passé donc pendant ces deux heures ?

Liliane, notre chère maîtresse de cérémonie rappelle  les codes et la manière de fonctionner du sex-o-café, l’officiel, présente les intervenants qui ce soir là étaient essentiellement féminin. Elle me passe la parole : le fantasme, scénario imaginaire dans lequel le sujet est présent préfigure de manière plus ou moins déformée l’accomplissement d’un désir. Le désir et le plaisir, deux composants essentiels, moteurs de la vie, comme évoqués à la deuxième rencontre du sex-o-café.. Le fantasme réalise un compromis entre le désir, les pulsions sexuelles ou agressives et les contraintes de la réalité que sont les interdits, les tabous, les règles sociales et morales. Le surmoi veille dans l’inconscient. Comme le dit Paul Ricoeur : « Le fantasme permet de scénariser son invivable comme un vécu » Il émane d’abord dans le corps avant d’être élaboré par l’imaginaire. Le sensoriel et l’intellect sont nécessairement présents, complémentaires. Lorsqu’il se traduit dans le réel, le fantasme n’en est plus un. En fonction du contenu de l’acte, c’est, soit une perversion, en cas de violence, sadisme… etc; soit un projet quand l’acte réalisé n’est ni pervers ni sous le fait de contraintes ou /et de violence et n’entraîne aucune souffrance pour autrui ou pour soi-même. Ou bien encore il s’agit d’une sublimation et se traduit par une création artistique; les artistes y ont recours pour créer (peintres, écrivains, poètes, sculpteurs..) Le milieu culturel, social, religieux quel qu’il soit dégage des interdits. Le fantasme dans son acceptation ou sa transgression sera à la hauteur de nos interdits.

Je donne la parole à Marie Laure qui aborde le fantasme dans le cadre de sa pratique.  Le fantasme est roi dans la relation instaurée entre patient et praticien. Le fantasme est l’antithèse de la pornographie. L’émotionnel est vécu au niveau intérieur – cerveau limbique – une mise à nu qui exclut le contrôle de soi.  On s’abandonne aux mains qui vous touchent. Dans l’approche tantrique la personne est amenée sur un plan divin,  son essence originelle. Sa pensée est créatrice…

« Qui fantasme ? » Les femmes fantasment-elles ? L’importance de la barrière de l’éducation; les fantasmes sont-ils différents selon l’éducation ? Ils alimentent notre sexualité;  sont-ils assujettis aux seuls désirs de l’autre ?

Nous fantasmons tous et cela dès la toute petite enfance. Le fantasme est roi. Il organise nos pulsions dans le moindre détails(Ph. Brenot) Les femmes fantasment autant que les hommes. C’est une vieille idée fausse renforcée par le rapport Kinsey.  Les époques changent mais les fantasmes sont les mêmes, ils sont fonction du matériel imaginaire. Dans toute forme de sexualité (hétéro, homosexuelle ou autre) nous avons notre complémentarité. Ici, nous sommes très coincés malgré ce qui se montre; ailleurs ça se passe différemment (USA, Asie). Ici le fantasme se présente souvent comme une décharge émotionnelle de plus en plus forte. Plus on est rigide, plus les fantasmes sont durs.

Différence entre barrière symbolique et notre éducation; le frein limbique nous empêche de passer à l’acte; le conscient, l’inconscient; nous sommes trop libérés ou trop coincés.

Techniques actuelles (internet, médias) permet une libération pornographique, virtuelle mais il y a difficulté du passage à l’acte. Le virtuel serait-il un frein ? Normalité de la sexualité qui fait de Rocco Siffredi un modèle à atteindre. La charge sexuelle pulsionnelle est la plus forte énergie existante. C’est le surmoi qui empêche le passage à l’acte. Les hommes sont plutôt linéaires dans leur sexualité (pulsion, « attaque », décharge, ils se retournent et s’endorment)  alors que les femmes sont beaucoup plus imaginatives. Dans la recherche du fantasme à réaliser à tout prix il y a un risque d’escalade qui peut être comparé au drogué  en manque qui recherchera l’illumination du premier shoot. Sans la trouver.

Y a t-il un appauvrissement de la vie fantasmatique, intellectuelle, cérébrale, un risque face à soi-même dans le cas de la réalisation d’un fantasme ? Met-on des mécanismes en place pour assouvir un fantasme ? Répétition, addiction, sous forme de dépendance ? Est-on déçu à les réaliser?

Non, il n’y a pas d’appauvrissement de la vie fantasmatique, peut être même un enrichissement quand ils demeurent acceptables par le Surmoi.  Afin de les assouvir il y a une bataille entre le Moi et le Surmoi, ce dernier empêchant de passer à l’acte. La société (éducation, morale) nous conditionne.  Nous vivons dans un système et sommes plus ou moins obligés d’en accepter les règles; la sexualité  est aussi un système avec ses règles. La déception peut venir de ce que la réalisation d’un fantasme n’est jamais aussi performante  que l’imagination qui elle est toujours plus parfaite, plus conforme  à notre  désir  que la réalité. Les images que l’on se projettent dans notre théâtre interne sont toujours plus belles, plus fortes que celles vécues dans la réalité. En cela tient la déception.

Mais réalisé avec la bonne personne ? Puisqu’un fantasme n’est qu’un scénario personnel ? L’assouvir au travers de plusieurs personnes. Un fantasme propre à une situation et non généralisation d’un fonctionnement. Homme qui a le fantasme de faire l’amour à deux femmes en même temps (le fantasme de beaucoup d’hommes)

Le fantasme est source d’excitation, il met du piment dans la relation.  Vouloir réaliser un fantasme violent risque d’effondrement psychique. On peut fantasmer une situation sans forcément avoir envie de la vivre dans  la réalité. Beaucoup de femmes fantasment d’être violées mais certainement pas de le réaliser. Le fantasme déclenche plaisir et jouissance. En matière de sexualité il n’y a que les tabous que chacun s’impose. Le travail de chacun est de dépasser pour trouver sa propre vérité.

Différence entre tabou, bonne éducation et interdit : on se perd dans tout ça. Fantasme d’objets (talons aiguilles) des décolletés.

Un tabou est un interdit d’ordre religieux ou d’un rituel dont la transgression est censée être un châtiment surnaturel. L’éducation provient du milieu familial, social; bonne ou moins bonne selon ce que l’individu a reçu. Quant aux interdits ils peuvent être d’ordre religieux, sociétaux, moraux. Les deux principaux étant l’interdit de l‘inceste et l’interdit du meurtre. (Réponse à Caroline) Ne vivre sa sexualité qu’au travers d’un fantasme sans jamais passer à l’acte dénote un effondrement psychique, une pathologie, une déviance. Un trop plein imaginaire s’origine d’un vécu traumatique  survenu dans l’enfance.

Le fantasme moindre à notre époque, moins important de nos jours. Vie sexuelle plus intense grâce à la longévité. Si l’on pratique tout, tout de suite, trop vite, trop jeune, que reste t-il pour la suite ?

Peut-on appeler ça de l’hypersexualité ? Il faut avoir confiance dans la jeunesse, malgré l’accès aux techniques nouvelles, confiance à l’imagination des jeunes, à un retour des choses qui finissent à se mettre en place (après avoir vécu des expériences, nécessaires au développement psychique – ajouté par my self après réflexion sur la jeunesse). Quels que soient l’âge, le sexe, le contexte, on fonctionne tous avec des interdits éducationnels, religieux. Jeune ou moins jeune, vieillard, tout le monde fantasme; c’est un pot commun à l’humanité.  La société nous porte, nous socialise. Seul, nous ne sommes rien, il n’ y a que la relation qui nous renvoie à nous-même, un effet miroir en quelque sorte.

Le fantasme évolue t-il ou non? Est-on pris d’assaut par les fantasmes ? Désir suscite un fantasme. L’ennui le favorise t-il ? Focalisation sur fantasme. La sexualité vécue au travers d’un rituel.  Fantasmes des hommes et des femmes. Quels sont-ils? Caricature des fantasmes des hommes. La taille du pénis occupe-t-elle l’imagination des hommes ? Leur petite taille est-elle un complexe ? Les femmes réfléchissent pour les hommes, pensent trop à la place des hommes. Le syndrome du vestiaire.

Le fantasme évolue avec l’âge, les pensées,  le corps, l’expérience. Comme eux les fantasmes évoluent en permanence. Le processus fantasmatique est en continuelle évolution. Si l’imaginaire est puissant l’ennui peut favoriser le fantasme,  sinon il restera pauvre. Voire inexistant. Dans l’imaginaire la taille du pénis renvoie l’homme à sa puissance sexuelle…

Liliane sonne la fin du sex-o-cafe, l’officiel, annonce  le thème de l’infidélité (souvent demandé) de la prochaine session.

La tension au cours de ce débat était palpable. Quelques réflexions qui n’engagent que moi : Le sex-o-café, l’officiel, est une réunion qui devrait permettre à chacun de  s’exprimer avec sa sensibilité sans que les propos tenus ayant trait aux idées soient sujets à jugements de la part des participants dont les perceptions sont différentes.  Le sex-o-café, l’officiel, est un lieu qui se doit de fonctionner sur le principe de la libre parole et de l’échange. L’agressivité ne devrait pas avoir cours. Ce qui fut le cas, malheureusement. Je le déplore. Il n‘y a rien à prouver, si ce n’est le respect que chaque personne doit avoir envers une autre. Tout peut se dire, devrait pouvoir être entendu sans jugement de valeur.

On n’est pas là pour juger ce qui se dit mais pour partager et éclairer les zones d’ombre dans ce qui se dit. Est-ce une tare d’être restée dans la mouvance du « Peace and Love » de 68  et de ne pas supporter la guerre ?

ψ

La demande de plus en plus importante en consultation, les sites pornographiques de plus en plus nombreux étalant des sexes béants sur des cuisses ouvertes, des seins hypertrophiés autant que des verges turgescentes, des culs, des langues, et des et des… Autant d’images que l’on peut voir de chez soi sans se cacher en achetant des magasines pornos. Ne plus s’obliger de regarder en cachette accompagné d’une branlette vite faite dans les chiottes de son appartement pendant que bobonne remplit le lave vaisselle. Et puis se relever la nuit parce que « je n’arrive plus à faire l’amour à ma femme, il n’y a plus que le sexe par écran interposé qui m’excite. » Cette plainte là se répand  de plus en plus souvent dans mon cabinet avec une supplique pour que s’arrêtent les dégâts occasionnés par cette dépendance sexuelle compulsive.

La sexualité compulsive, fait des dégâts. À tous les niveaux : dans le couple d’abord, dans la vie professionnelle, dans la pensée obsessionnelle, dans les finances – les sites coûtent chers – dans les relations amicales…

Alors qu’est-ce que la sexualité compulsive ? D’abord ce qu’elle n’est pas : on ne doit pas la confondre ni avec l’érotomanie – qui est une illusion d’être aimé – ni avec la nymphomanie qui est  une exagération du désir sexuel chez la femme.  Ces deux formes ont toutes un objet de désir, un partenaire sur qui elles ont jeté leur dévolu. Ceci étant dit, regardons maintenant ce qu’est la sexualité compulsive.

Appelée aussi hypersexualité  la sexualité compulsive se rattachent d’abord :

- Encore et toujours aux fantasmes accompagnés par des comportements sexuels et des pulsions récurrents et intenses. C’est leur durée sur un long terme qui définit cette pathologie, au moins six mois.

À cela s’associent quelques autres critères significatifs :

- Une grande partie du temps est utilisée par les fantasmes et les pulsions sexuelles qui doivent, pour la personne atteinte de sexualité compulsive, impérativement être planifiés. Question lancinante : comment vais-je satisfaire ma sexualité dans mon emploi du temps ?

- Se livrer de manière répétitive à  ses fantasmes, pulsions et comportements sexuels dès que l’humeur de la personne change, lorsqu’elle est en difficulté. L’anxiété, la dépression, l’ennui, l’irritabilité seront les motifs inconscients et le prétexte pour avoir recours à la compulsion sexuelle. Les événements stressants du quotidien  font partie des dérèglements de l’humeur qui impliquent cette activité.

- Les efforts répétés autant qu’infructueux ne parviennent pas à contrôler ou à réduire de façon significative les fantasmes, pulsions et comportements compulsifs sexuels.

- S’adonner de manière répétitive à une activité sexuelle en ne tenant aucun compte du préjudice physique ou affectif pour soi ou pour autrui.

On retrouve une détresse personnelle ou une altération dans les domaines sociaux, dans les occupations ou tout autres domaines importants du fonctionnement qui sont associés à la fréquence et à l’intensité des fantasmes, pulsions et comportements sexuels. Ces comportements ne sont pas forcément liés à la prise de drogue ou de médicament. Ce comportement se manifeste sous diverses formes comme la masturbation, la pornographie, comportement sexuel (entre adultes consentants), cybersexe, sexe au téléphone, club de stiptease… Quoiqu’il en soit c’est la pensée obsessionnelle et répétitive qui fait de la sexualité compulsive un état dramatique pour celui ou celle (en moindre proportion pour les femmes) qui la vivent.

La sexualité compulsive n’est pas la paraphilie (sexualité socialement anormale, déviante comme l’exhibitionnisme, pédophilie). Cette sexualité se manifeste par des comportements sexuels normaux qui devient compulsive par leur répétition excessive et/ou désinhibée. Elles peuvent cependant être concomitantes.

Voilà vous savez tout sur cette manifestation sexuelle qui s’immisce dans le quotidien du couple et dans toute activité ne laissant aucune place à quoi que ce soit d’autre.

- Ça se soigne ? me demandait Roland après qu’il m’eut exposé ce qu’il nommait (à juste raison) son drame. Oui, ça se soigne même si cela ne se règle pas en trois coups de cuillère à pot.  Le temps est nécessaire pour endiguer ce besoin compulsif  qui dépend de tant de phénomènes souvent traumatiques, là encore, de l’enfance. Nous continuerons à y voir plus clair, très prochainement.

Soignez votre foie après l’orgie de chocolat, on se retrouve demain.




Au cours de ce deuxième SEX-O-CAFE et à la demande générale des participants nous aborderons le Désir et le Plaisir. Sans élaborer un plan qui ne sera pas suivi puisque les questions alimentent spontanément le débat, voici cependant un rappel de quelques pistes pour les situer dans la sexualité. Vous pouvez retrouver  les articles concernant l’origine du désir en vous reportant sur ce blog…

  • Le désir est à différencier d’un besoin qui lui peut être satisfait alors que le désir ne le sera jamais.
  • Tout désir est désir de l’Autre
  • Le désir est l’effet d’un manque lié à la parole, au langage
  • La poursuite d’un désir à satisfaire vient buter contre un manque et un fantasme (écran du manque) qui ressurgit dans la vie sexuelle.

Quand au plaisir il régit en:

  • son principe le fonctionnement psychique selon lequel l’activité psychique à pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir.
  • il peut-être conçu comme l’apaisement d’un besoin en  satisfaisant  la pulsion  d’auto-conservation
  • le plaisir  aura pour but de diminuer la tension.

Pour éviter de me répéter et si vous êtes intéressés par les sujets rendez-vous sur ce blog où vous aurez tout loisir d’y retrouver le désir et le plaisir  en attendant le SEX-O-CAFE où nous aurons le plaisir d’accueillir les chanceux participants.

Quand à vous les fidèles lecteurs  du blog il vous sera relaté, dans le compte rendu qui suivra, la totalité de la soirée du SEX-O-CAFE qui se déroulera au 3.14.

Que le passage de février à mars se fasse dans la douceur et le plaisir de vivre.

http://www.therapeute-en-ligne.com>un site pour vous aider à y voir plus clair.