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Posts tagged ‘semence’

Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

À suivre…

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L’Astre d’Amour

Dans « L’art d’aimer » Erich Fromm a écrit  » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque   personne »

Communication, don de soi, sollicitude, responsabilité, respect, Connaissance sont les ingrédients indispensables d’une relation authentique fondée sur l’amour. Parler, communiquer avec ses mots pour dire ses émotions et exprimer ses sentiments est la manière d’être dans le don de soi. Pour un homme le don de lui-même passera par l’acte sexuel où il donnera sa semence à la femme. (Mesdames ne croyez pas que cet acte soit sans conséquence pour lui.) D’ailleurs un homme qui ne peut se « donner » sera impuissant. La femme par l‘acte de recevoir fait don d’elle-même,  elle laisse l’homme accéder à son centre vital. Si elle est incapable de donner, si elle ne peut que recevoir, c’est qu’elle est frigide. Chez la femme le don d’elle-même se manifestera aussi dans la maternité, cette dernière étant le résultat du don de deux êtres qui s’unissent. Ils se donnent l’un à l’autre et en conçoivent le fruit.

La sollicitude qui consiste à avoir des égards, être attentif aux besoins d’autrui, se traduira par des prévenances, des soins, de l’attention. Peut-on dire d’une personne  qu’elle aime les fleurs si elle ne les arrose jamais et les laisse mourir? Il en va de même dans la relation du couple, où chacun prendra soin de l’autre l’arrosant de son amour avec tendresse et égards.

Responsabilité : être responsable est pouvoir répondre aux besoins psychiques d’un autre. Particulièrement de la personne dont on est en amour.

Respect : le respect d’une personne pour une autre va se manifester par le souci de l‘accepter telle qu’elle est, sans vouloir la changer. Qu’elle s’épanouisse selon ses propres critères et non selon ses propres besoins pour s’en servir comme d’un objet.

Connaissance : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » disait déjà Socrate. La Connaissance : un lien indéniable avec le paramètre précédent car l’on ne peut (se) et respecter si on ne se connaît pas soi-même. La Connaissance ne consiste pas à rester à la périphérie de soi-même ou de l’autre, mais d’aller puiser au plus profond de soi pour démasquer derrière les apparences, une souffrance, une angoisse, un tourment, une culpabilité qui rejaillissent dans les comportements dès lors que l’on n’a pas fait la démarche d’aller à la rencontre de son être intérieur. Sa nature essentielle.

Quiconque est capable de donner de lui-même est riche. Donner son temps, de la joie,  sa présence, son écoute, son intérêt, son savoir, sa tristesse… Tout ce qui vit en nous peut se manifester à l’extérieur de nous dans l’acte de donner, par le don de soi-même. Donner autrement que matériellement apporte une joie sans limite. Avec la constatation que plus on donne plus on reçoit. L’amour est un don, son épanchement devient un pouvoir qui produit à son tour de l‘amour.

Est-il utile de préciser que la capacité d’amour est subordonnée à la nature même du donneur? Une personne ne pourra faire don d’elle-même que parce qu’elle aura acquis indépendance, autonomie; lorsqu’elle ne sera plus dans l‘égocentrisme ni dans la toute puissance. Exploitation des autres,  accumulation de biens sont antinomiques  au don de soi…La confiance en soi, le courage de s’accepter tel que nous sommes (nul n’est parfait) autorisera le don de soi en éloignant la peur. La peur est un sentiment qui souvent empêche d’aimer.

En cette période Pascale je vous souhaite de faire le plein d’œufs en chocolat, de roucouler comme des tourtereaux et de répandre autour de vous de la joie, des rires et du bonheur.