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Posts tagged ‘sens’

Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour, ont examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le voyez et votre bouche salive. Vous le prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entière à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expanse. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que leur corps ne se refuse pas, le sentiment d’amour est présent, fait vibrer le corps entier, nourrit la vie.

Demain nous parlerons anatomie féminine et de ce qu’il se passe quand le corps et l’esprit sont sous l’emprise du sentiment amoureux…

À suivre donc, mais avant cela passez une courte nuit longue d’amour.

Le passé, à force de recherches, fait retour, chez elle, par la petite porte, laisse passer un rais de lumière en inondant les sens des  émois oubliés. Par l’interstice une image s’est glissée.  Blue jean, l’ouïe fine, le souvenir a pénétré sa mémoire recréant le fantasme d’un visage angélique d’adolescent. Fantasmes nourrit d’images juvéniles à peine pubères, romantisme d’une époque lointaine et révolue. La mémoire restitue  le désir des  gestes à peine ébauchés mais jamais terminés  pour toucher l’Autre, inaccessible.Habillée par un long travail de travestissement, la mémoire, toujours elle, lui tricote patiemment une écharpe en guise de doudou, objet transitionnel, pour entourer son cou les jours où le grisou explose dans sa tête.

Ô, la Vie! Malgré ses envies d’y mettre un terme, le désir de la continuer, d’aller plus loin l’emporte toujours et nous oblige à la vivre comme inscrit pour nous, là haut, dans les étoiles.  Et sourire. Sourire à ce qui n’a pas pu se vivre au temps de la jeunesse et rire. Rire, emporté par la vague déferlante, enveloppé d’écume  pour rejoindre le large horizon qui redessine l’espoir.

Elle me racontait son histoire de retrouvailles alors que sa vie, qu’elle ne maîtrisait plus, filait à vive allure. Allure vertigineuse aussi  dans ses paroles, elle me débitait les mots lus sur l’écran et disait-elle « ils me caressent les yeux« . Elle n’a jamais autant aimé lire les lettres noires sur ce mur froid et blanc « qui d’habitude explosent mes yeux », insistait-elle pour être sûre que je la crois. « Et tant pis si ça se révèle être un écran de fumée » dit-elle soudainement pessimiste…

Flash back d’un temps révolu et retrouvé elle pense à lui et son cœur s’emballe, et interrogative à mon encontre « Qu’en est-il du sien? Pouvez-vous me répondre?« 

Que pouvais-je répondre à son désir de vouloir faire vivre une histoire qui n’a jamais commencé mais que sa mémoire a très bien entretenu en la faisant évoluer? Juste lui suggérer qu’il s’agissait d’un fantasme qui est à la fois effet du désir archaïque inconscient et matrice des désirs (conscients ou inconscients) actuels et comme tel il pouvait en surgir, comme dans un rêve diurne, une possible réalité? Chacun de leur côté excitait leur fantasme créant un idéal de l’Autre. Savoir que quelque part un autre existe pour l’avoir rencontré sans jamais pouvoir l’approcher, jamais connu au sens biblique du terme, avais-je le droit d’intervenir dans son rêve?

Souvenir, souvenir, chantait Johnny et les Stones « Satisfaction« à l’époque dont me parlait cette femme. Le sien ne s’est jamais effiloché mais s’est transformé en fantasme puéril qui se « réalisera » ou non en prenant corps dans l’échange autre que virtuel. Sa patience est si grande et son désir si tenace qu’on ne peut que lui souhaiter bonne chance.

Et à vous tous bon week end…

Ok, ok! Nous allons continuer à parler du Ça comme me l’a demandé Eva; et rassurer Reine, Pascal et  d’autres  inquiets de l’absence d’articles sur le site…Qu’ils soient ici remerciés.

La nécessité d’être textuellement absente durant ces quelques jours a permis de débusquer la réflexion cachée dans l’impérieuse  pulsion (petit rappel:la pulsion n’est jamais consciente). Par ce travail, le Ça – totalement inconscient – a émergé et mis en évidence un conflit bien particulier. Le Ça c’est ça: l’expression d’une pulsion, qui refoulée, génère un conflit (mal être, agressivité, obsession etc…)  Il est impossible de parler de ce Ça qui s’agite et trouble l’esprit,  puisque Ça est encore dans les limbes du Conscient. Faire remonter des limbes un Ça afin qu’il parvienne à la conscience du Moi, passe par l’acceptation des contradictions. Mais celles-ci viennent buter contre le Conscient, lieu où s’opposent les instances répressives qui nous gouvernent à notre insu (parentale, éducationnelle, sociétale). Parce que le Ça ne peut s’exprimer ouvertement (piqûre de rappel:il n’est qu’Insconscient) il le fera de manière détournée par des  comportements inadéquats, des actes manqués, des rêves, les lapsus, des douleurs corporelles… Ces messages non décryptés vont amplifier les symptômes en creusant le lit de la maladie. La maladie. Le mal a dit; le mal à dire.

Ainsi dit-elle en rentrant dans mon cabinet  « Je ne veux plus vivre Ça » sans savoir ce que ce ça voulait dire. Qu’avait-elle vécu de si terrible pour que la peur de revivre Ça l’empêche de vivre tout court? Par le sérieux travail fait en psychothérapie elle recouvrit son  désir, oublia son agoraphobie, finit les insomnies, son sommeil est réparateur…Sa vie changea lorsqu’elle comprit l’importance capitale d’interpréter sa maladie. Lorsqu’elle réalisa que la maladie ne fait qu’exprimer concrètement ce que le psychique raconte abstraitement. Après ça elle constata que son ça était en même temps contenant et contenu. Puisque tout Ça s’exprime au travers d’un corps qui somatise, il est  aussi  contenant (enveloppe charnelle) et contenu (muscles, os, liquides, organes, viscères). Elle saisit que le Ça est pareil a une lettre : elle contient la maladie. Elle accepta d’en être la destinataire, elle ouvrit l’enveloppe pour en lire le message, en décrypter chaque signe.  Aujourd’hui, elle continue à avancer dans la recherche de sens des messages contenus, ne voulant plus être ignorante de ce qui est. Elle est sur le chemin même du sens de sa vie.

L’intention poursuivit par le Ça est pleine de sens et raconte ce par quoi l‘on est vécu. Déjà évoqué  » Quelqu’un d’autre que nous en nous, neutre et impersonnel, agissant à notre insu, nous fait agir et penser à notre place. » En cherchant à comprendre ce « quelqu’un d’autre » qui nous habite (notre part d’ombre, notre Lilith – tout se rejoint) la personne que l’on est va être amenée à la compréhension d’elle-même et accéder à son Soi. Le Soi dans le sens où Jung l’a décrit comme étant l’ensemble complexe de la personnalité englobant Conscient et Inconscient. La conscience de son Soi comme étant la voie de l’individuation : forme de notre unicité la plus intime.

« Quiconque progresse sur la route de la réalisation de son Soi, inconscient, rendra nécessairement conscients les contenus de l’inconscient personnel, ce qui élargira considérablement l’étendue, l’horizon et la richesse de la personnalité, disait C.G Jung dans Dialectique du Moi et de l’inconscient »

Ça vous va? Non?Vous en voulez encore? Pas de problème,  bientôt ça ira plus loin. En attendant prenez soin de votre santé. Écoutez ce que raconte votre Ça. Ça, alors!!!

Sa carrosserie est celle d’une Ferrari : magnifique. Son moteur, hélas, celui d’un vieux camion poussif. Des ratés dans les reprises, trop de gaz toxiques s’engouffrent après le retour de flamme; des amortisseurs à plats, des pneus trop usés à rouler sur les routes cabossées de sa vie amoureuse. Trop de Paris Dakar sans cœur de rechange. Tout se déglingue à l’intérieur mais rien ne se voit à l’extérieur, elle tient le coup. Elle arrive à tout concilier, elle continue à rouler propre : Son amour en débine; ses enfants, merveilleux, une semaine sur deux; ses voyages d’affaires dans des pays de plus en plus éloignés; sa psy, régulièrement visitée, lui remonte les bretelles en sachant que son aide ne peut être expérience.

Le burn out, elle connait, elle en a déjà fait les frais. Ne veut y replonger. Sa vie, elle la mène comme elle l’entend.  À quoi servirait qu’on lui propose notre propre expérience dont elle ne pourrait user? Cette rebelle trouverait insupportable que les uns et les autres conduisent son véhicule, qu’ils décident à sa place de ses besoins et désirs. Depuis longtemps elle sait. Personne mieux qu’elle ne peut l’obliger de sa route à suivre, ni lui donner un autre itinéraire que celui dicté par sa passion : elle est libre. Libre comme l’air même quand il vient à manquer. Libre comme le désespoir qui la fait avancer. Libre comme la jeunesse à laquelle elle reste accrochée. Libre et passionnée.

Alors tant pis si le moteur se déglingue, si en chemin, elle perd quelques pièces.  Avec persévérance, elle remet inlassablement l’ouvrage sur le métier de la compréhension. Elle ne s’endort pas. Elle travaille, travaille dans tous les domaines pour réparer son moteur. Elle veut en comprendre la mécanique illogique qui la pousse dans l’impasse. Cette voie sans issue où le moteur s’emballe et se grippe.

Mais un jour, Eros freinera devant sa porte. Carrossé de 1000 chevaux vapeur, l‘Amour viendra faire le plein de son réservoir. Celui de la belle est  rempli d‘énergie amoureuse qu’elle dispense généreusement sans attendre  le prince charmant sur son cheval blanc, bêtement comme La belle au bois dormant.

Ce jour là, au volant d’une voiture aux accus rechargés, le plein des sens, super de préférence, ils roulerons vers une plaine du Far West qui s’étendra juste à côté…