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Posts tagged ‘sérotonine’

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Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  » Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?

Où en  étions-nous ? Ah! oui : Le but de la décharge électrique avec relâchement musculaire est fondamental pour que spermato et ovule se rencontrent. On en était là. On continue!

L’homme est resté le chasseur-cueilleur, il sort de la maison pour y ramener le produit de sa chasse que bobonne fera cuire en attendant… Que dalle ! Elle n’attend que dalle. Pas de bobonne mais une femme qui bosse, qui ramène elle-même les légumes, les poissons gras qu’elle fera à la vapeur plutôt que bouillis ou frits; une femme avertie qui évitera les Macdo, les frites et le Coca Cola.  Elle préférera les produits de bonne qualité, venant du terroir, n’ayant pas traversé la moitié de la terre pour atterrir dans son assiette; elle privilégiera  les fruits et légumes garantis sans pesticides. Parce qu’elle se tient informée; de cette information elle a retenu qu’en 2050 90% des hommes seront infertiles; leur sperme ne pourra pratiquement plus assurer la reproduction de l’espèce.  C’est à dire que si les comportements alimentaires ne changent pas, nos petits enfants n’auront de la descendance qu’à coups de FIVE, de procréations médicalement assistées. Comme dit le Dr Maldiney les humains marchent sur la tête. Pesticides, absence d’Oméga 3, mauvais équilibre entre ω3 /ω6, environnement toxique permanent entraînera forcément fatigue. 60% des français se  lèvent fatigués, réveil difficile parce que sommeil non réparateur. Or, si on est en bonne santé on doit se lever en pleine forme. Le fait de manger doit nous nourrir et non nous fatiguer. Or, 80% de la population est explosée après avoir mangé. 80% ont des problèmes de ventre, gonflement après les repas; certains même vont jusqu’à ne pas manger pour éviter d’être fatigués, fatigue empêchant de travailler. Apnée du sommeil, flatulences, constipation, dépression, troubles du désir. Et sans désir pas de vie…Stop !

La mal bouffe entraîne une guerre cellulaire provoquant une explosion de la « Centrale », explosion qui fera chuter la DHA; or, la DHA est précurseur des hormones sexuelles; d’autre part les graisses saturées rigidifieront les membranes, un cerveau rigide  entraînera à son tour des problèmes de communication au niveau du cerveau et de toutes les cellules dont la mitochondrie qui aura pour résultat la baisse de la libido. À un moment donné et pour que la « centrale générale » continue à fonctionner (même mal) la libido devra être coupée, hors circuit. Dont importance de bien manger en favorisant des assiettes riches en couleur de légumes. Faire du sport raisonnablement sans extrême; comme tout ce qui est  pratiqué à l’extrême  est préjudiciable et détourne la testostérone du canal libidinal pour favoriser la performance sportive.

Nous sommes faits de cellules; nous sommes le résultat de nos hormones, les hormones baignent dans les cellules qui s’alimentent de ce que l’on aura mis dans nos assiettes.

Autre chose concernant les femmes, n’en déplaise aux hommes :

Sur le plan physiologique il est plus facile pour une femme d’avoir plus  de partenaires, plus de facilités à avoir des relations sexuelles. Physiologiquement parlant parce que socialement, rares sont celles qui outrepassent le « socialement correct ». C’est bien connu qu’un homme plein d’aventures sera reconnu comme un don Juan alors qu’une femme sera Marie-couche-toi-là, une salope, une femme de peu, une moins que rien. Amen!

On ne peut séparer la tête du corps. L’être humain est un tout et nous devons tenir compte de ce tout. La tête via la pensée commande au corps. La parole restitue le savoir de l’expérience. Si l’expérience a été trop difficile, la tête n’en rend compte que partiellement. Le reste – le traumatisme – est gardé emmuré dans le corps. Tout ce que la parole ne peut restituer sera exprimé par le corps qui prendra le relais en somatisant. Il s’exprimera à l’endroit de sa fragilité : le corps parle en se substituant à la parole absente. Ainsi tous les troubles sexuels vont s’exprimer par le corps :

Un des grands signes de la dépression est la perte du désir. La personne fragilisée psychologiquement et sous antidépresseur peut avoir des problèmes du trouble du désir, sans que cela soit systématique.

La dyspareunie : douleur pendant les rapports sexuels, souvent secondaire contrairement au vaginisme qui est essentiellement primaire. (Voir précédents articles). D’après le Dr Maldiney (et je lui fais confiance) ces douleurs peuvent très bien être soulagées par des Oméga 3 (ω)que l’on trouve dans les poissons gras (maquereaux) huile de colza…Ces ω3  conditionnés en gélules diminuent la douleur en général en agissant sur le thalamus qui filtre ces douleurs.

Anorgasmie : différent de la frigidité qui est une absence totale de désir et de ressentis. La femme anorgasmique peut avoir du désir, du plaisir sans atteindre l’orgasme.

Nous sommes très hormonaux-dépendants. Cela se vérifie lors des castrations chimiques (délinquant sexuel) ou chez les femmes suite à la ménopause. La libido dépend de la testostérone chez l’homme mais aussi chez la femme bien qu’en quantité moindre. Chez la femme ce n’est pas la progestérone qui provoque la libido mais bien la testostérone fabriquée par les surrénales.

  • La dopamine gère le plaisir, le désir.
  • Sérotonine (carence à l’origine de la dépression)
  • Fer (dont manquent la plupart des femmes) Vit B; leur manque favorisera la fatigue qui est un des facteurs de la perte du désir, de la libido défaillante.
  • Si à cela s’ajoute une surcharge pondérale liée à un syndrome métabolique nous avons là des signes de mauvaise santé qui se répercuteront sur la libido en l’abaissant.
  • Cortisol hormone du stress, hormone détournée sans remplir le canal des hormones sexuelles pour parer au stress
  • Dépression : dès qu’il y a perte de libido on interroge et vérifie un possible syndrome dépressif masqué.
  • Apnée du sommeil : haut risque qui compromet l’équilibre vital et parmi ces risques celui de « couper la libido ». Une personne sujette à des apnées du sommeil ne peut avoir une bonne libido.
  • Les médicaments (antalgiques, somnifères, antidépresseurs, bêta bloquants…)  jouent un rôle majeur dans la baisse libidinale.
  • À éviter l’emploi de médicaments non précédés d’analyses indispensables au risque de bloquer la voie métabolique.
  • Après un dosage qualitatif et quantitatif  pour vérifier carences ou excès par les analyses très poussées, il sera possible d’agir aidé par la prescription adéquate en micro-nutrition d’éléments  précis ciblant la remise à niveau hormonale, minérales…etcétéra, etcétéra

Oui, il existe des troubles de la sexualité féminine qui sont en excès. La nymphomanie en fait partie qui  est un besoin sexuel excessif, envahissant et jamais satisfait. La compulsion sexuelle, la dépendance sexuelle font partie des excès. Les sujets atteints de ces compulsions en parlent encore moins les jugeant la plupart du temps comme étant des perversions alors qu’il s’agit là de véritables troubles qui empoisonnent la vie de celles qui en sont atteintes…

Nous allons arrêter là même s’il s’est dit encore beaucoup de choses intéressantes ! Oui, au Sex-o-café, l’officiel ! T’avais pas compris que c’était la suite des troubles sexuels féminins ? Maintenant oui, t’as pigé ? Parce que si t’as pas pigé mieux vaudrait prendre des oméga3, de la DHA et autres vitamines; mais d’abord consulter dès la moindre baisse de libido. Et ne jamais oublier :

Si on ne pose pas de question on n’aura jamais de réponse

Quelques personnes qui étaient présentes, n’ayant pas pu se sustenter avant de venir au sex-o-café, l’officiel, avaient l’estomac vide et commençaient à trépigner de faim. Alors savoir que notre cerveau se nourrit de stimulations; que l’éjaculation précoce provient d’un manque de magnésium et peut dénoter un trouble cardiaque; que la tyrosine est un acide aminé précurseur, précurseur de quoi ? Qu’il faut améliorer le taux de sérotonine pour améliorer l’éjaculation à tendance précoce (encore elle !) et l‘anorgasmie, (absence d’orgasme); que le petit lait est riche en tryptophane ; que les douleurs viennent d’absence d’oméga 3; que la L-carnitine se trouve dans la viande rouge…

Mais que doit-on manger qui contienne un peu de tout ? La réponse est dans le régime crétois !

Le régime crétois appelé aussi méditerranéen répond aux critères d’une bonne santé si l’on observe en même temps une activité physique douce, non contraignante.

Ce régime est un tout. Il combine modération alimentaire et grande variété d’aliments (et donc de nutriments) à une vie active au quotidien. Ses principes de base sont faciles à  comprendre et à suivre.

  • Abondance de produits céréaliers complets.
  • Abondance de fruits et de légumes.
  • Abondance d’ail, doignon, d’épices et d’aromates.
  • Utilisation de l’huile d’olive comme corps gras.
  • Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines.
  • Consommation quotidienne de yogourt et de fromage.
  • Consommation quotidienne, mais modérée, de vin rouge.
  • Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine).
  • Consommation limitée de poulet et d’oeufs (quelques fois par semaine).
  • Consommation limitée d’aliments sucrés (quelques fois par semaine).
  • Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois).
  • Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour).

Ce paragraphe a été « piqué » sur un site concernant le régime crétois dont a parlé le Dr Pierre Maldiney. Il a notamment insisté sur la malheureuse habitude de supprimer les huiles, les graisses, alors que se sont dans ces dernières que sont contenus les oméga 3 non saturés, les vitamines. En autre. Les remplacer les aliments à 0% de MG est une ineptie…Et nuit gravement à la santé.

L‘huile d’olive est abondamment consommée sur le pourtour du bassin méditerranéen; le régime méditerranéen consiste à se nourrir de produits traditionnels, du terroir, et peu ou pas,  – c’est encore mieux -, d’aliments importés ou transformés.

Autre chose importante qui a été dite :

Pour le petit déjeuner et le déjeuner préférer un apport en protéines. Au repas du soir l’apport de  glucides est préférable qui apporteront des sucres lents, bénéfiques pour notre cerveau qui en a besoin pour la mémoire, l’intelligence…

Préférer du pain complet au levain plutôt que du pain blanc sans aucun intérêt pour l’organisme qu’un apport d’amidon. Je sais, je sais ! la baguette bien craquante est agréable. Oui, mais seulement quand elle est fraîche car au bout d’une demie-journée elle est craquante d’être sèche et de toute manière dépourvue d’éléments réellement nutritifs. En fait vous faites comme vous le voulez ! Je vous aurais avertis !

J’essaye quand même de vous tenter avec cette belle boule de pain. En prendrez-vous une tranche ?

Je crois que cette fois-ci j’en ai terminé avec l’épisode du sex-o-café, l’officiel; je vous ai tout résumé, tout dit. Il est temps de passer à autre chose comme le  thème du prochain rendez-vous qui traitera de la difficulté pour beaucoup d’hommes à tenir une érection. La souffrance qu’ils ressentent et les problèmes que cela pose chez les femmes. Comment le couple vit ce trouble? Voyez-vous on retrouve encore le souci d’érection. Oui, oui, c’est un problème pour eux et pour nous les femmes. Aussi !

Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  : « Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi de ce qui naît à l’intérieur de notre cerveau (pensées, images, fantasmes). Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors ? (Eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel – le manque de sérotonine, favorise la dépression.

Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire :  le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit; les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme ! Tout ça bien évidemment en raccourci, pour ne pas vous saoûler  avec les détails compliqués, les noms des hormones imprononçables qui vous feraient perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir,  quel dommage!

Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien-être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Refouler ses pulsions (source de plaisir) sans les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu, le plaisir et le désir ne peuvent y venir sur commande.

Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté en se lançant dans sa recherche effrénée, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. La volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher-prise, à l’abandon requis pour que le corps s’épanouisse. La volonté se cache dans le mental, or  mental et lâcher-prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doit être retenu. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.

Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser mille feux d’artifice dans votre corps. Mais d’abord dans votre tête,  puisque c’est là que ça se passe. Profitez de ce week-end annoncé grisâtre pour vous donner du plaisir et satisfaire votre désir.

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Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  » Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi des pensées, des images, des fantasmes qui surgissent à l’intérieur de notre cerveau  Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors? (eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel (attention au manque de sérotonine, il favorise la dépression).

Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire :  le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit, les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme! Tout ça bien évidemment raccourci, pour ne pas vous saouler de détails compliqués, d’hormones aux noms imprononçables qui vous ferez perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir,  quel dommage!

Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Or, refouler ses pulsions (source de plaisir), ne pas les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu il ne peut venir sur commande.

Vouloir accéder au plaisir en se lançant dans sa recherche effrénée par la volonté, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. Or, la volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher prise. S’abandonner est indispensable à l’épanouissement du corps. La volonté se cache dans le mental, or, mental et lâcher prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doivent être retenus. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.

Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser des feux d’artifice dans votre corps. Et  dans votre tête, puisque c’est là que ça se passe, d’abord.

Un point d’achoppement  rend Alexia mélancolique. Revenue pour continuer le travail, elle est calmement assise en face de moi et poursuit son récit à l’endroit même où elle l’avait commencé la séance précédente: « J’attends le matin pour lire un hypothétique contenu d’un mail dont va dépendre ma journée, la teinter en rose ou en gris, c’est épuisant » dit-elle avec un demi sourire qui en dit long sur les efforts accomplis pour ne pas céder aux larmes.  « Le contenu…? » Je me saisis du mot comme un poisson l’hameçon et l’interroge tout haut. J’insiste sur les points de suspension et détache les syllabes  » Le con-tenu…? » « Oui le contenu  d’un mail » reprend-elle sure de ses paroles. Revenant systématiquement à la charge quand je pense être devant une évidence qui éclairera la problématique, la rendra moins opaque. »Quand était-ce la dernière fois que votre con a été tenu par celui dont vous attendez les mails? Alexia me regarde éberluée, un oh, à peine audible s’échappe de ses lèvres, ses joues rougissent et baissant les yeux me rétorque « Jamais ».

N’étant pas née de la dernière pluie, je connais l’histoire de l’attente et peux lui raconter qu’en d’autres temps moins ou pas informatisés comme nous le sommes aujourd’hui, nous aussi avons été dépendants d’un coup de fil qui ne venait pas sans pour cela nous éloigner du téléphone. Au cas où il sonnerait. Nous aussi avons chanté en boucle la comptine « Le  facteur n’est pas passé dans ma boîte aux lettres/ il ne passera jamais, parce qu’il est trop bête/lundi, mardi, mercredi, jeudi…attendant l’objet qui placé derrière notre dos nous faisait devenir à notre tour le facteur idiot qui déposerait ou pas le courrier tant attendu. Obsessionnels facteur, boîte aux lettres, boîte à mails, internet. Obsessionnels attachements virtuels dont nous devenons accros autant que nous l’étions pour le facteur et la boîte aux lettres de notre passé. Obsession dans laquelle nous plonge l‘état amoureux. Ces addictions avec leurs points communs sont à la base des peurs et des déceptions. Nous devenons importants quand le flux des courriels rempli notre boîte à mails: « On pense à moi, on m’aime ».  Narcisse existe de nouveau; de nouveau Narcisse peut s’aimer puisqu’on l’aime; la preuve flagrante est sur l’écran. On devient prisonnier de la boîte qu’elle soit dans le jardin ou virtuelle. Nous devenons aveugles à tout ce qui n’est pas le charme de l’objet d’amour tant désiré.  Qu’importe l’addiction, elle nous rend esclave, ici en l’occurrence il s’agit d’une machine informatique. Puissance infatigable, la machine nous attire comme l’aimant. Plus besoin de sortir contacter l’autre, on attend qu’il vienne avec ou sans tact nous confirmer dans notre propre existence, on attend qu’il vienne valider nos besoins.  Attendant les congratulations par écrans interposés. Attendant les mots concupiscents, promesses d’un désir sans passage à l’acte.

Le virtuel, s’il ne se transforme pas en relationnel, en physique, n’autorise pas le rapprochement des corps. Le con de la dame n’est jamais gratifié. Les deux  restent confinés dans le compartiment (con partit ment) d’une fenêtre d’ordinateur abscons qui jamais ne s’éclaire. Notre psychisme, nous l’avons vu est dépendant des sécrétions hormonales - sérotonine, dopamine – euphorisants naturels activés dans la relation physique. On peut le constater chez  un enfant en carence affective, il dépérit. Ainsi, nous le comprendrons aisément, la dépendance s’installe très tôt. Elle symbolise la fusion se référant à sa propre histoire non résolue, en provoquant un sentiment d’insécurité qui cherche par tout moyen à être comblé et annulé. Annulé par la solution de remplacement : la substance – alcool, tabac, drogue …-  l’objet informatique ou achat compulsif, jeux, stress …  – ou une personne, l’Autre, autre que soi-même.

Alexia prenait de plus en plus conscience de ce qui la rendait dépendante. Elle sourit de ce sourire énigmatique qui réinstallait doucettement  l’estime de soi, mettait la déprime quelque peu à distance.