Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Posts tagged ‘SEX-O-CAFE’

www.libidosexualite.com

ψ

Dans ce dernier Sex-o-café l’émotion régnait en maître, d’où qu’elle provienne, femmes et hommes confondus. De là à croire que les participants de cet événement ont des caractéristiques qui ne sont pas exclusivement masculines ou féminines mais s’imbriquent selon la loi des 80-20, y a pas loin! Parce que les fidèles  du sex-o-café ont, ce soir là, permis à leurs émotions de s’exprimer. Cette loi des 80-20 quelle est-elle? Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin; certaines femmes se retrouveront parfois dans une description du masculin.Et cela en vertu de la loi des 80-20 qui s’applique tout autant dans les différences homme/femme.Par exemple, l’on sait que 80 des demandes de conversations dans un couple sont le fait des femmes; que 80 des dépendants émotifs sont des femmes; que 80% des parents qui s’investissent à fond dans l‘éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20% d’hommes. Alors que 80% d’hommes préfèrent aimer en silence, que 80% de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s‘investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels…Cependant un certain pourcentage de femmes manifestent ces tendances. Comme au Sex-o-café, où les hommes (tel Marco) ont pu se dévoiler émotionnellement (ce qui est plutôt le fait des femmes).

La différence entre une femme et  un homme tient dans le bain hormonal dans lequel l’individu mâle ou femelle est plongé dès la gestation: œstrogènes ou testostérones les différencient. Ainsi une femme obligée par ses œstrogènes exprimera ses émotions, parlera sans réfléchir, aura besoin de partager ses idées, son temps, ses sentiments. Partager verbalement et communiquer caractérisent une femme. Les mains d’une femmes sont un modèle de précision grâce à ses doigts d’une très grande dextérité. Son sens du toucher possède jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact. Chez elle l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient son besoin de toucher et d’être touchée.  Une femme  a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité. Son odorat est plus développé (jusqu’à 100 fois plus au moment du cycle). Même si la vison est plus développée chez l’homme, la femme possède une meilleure mémoire visuelle. Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations a du mal à se concentrer sur son travail, contrairement à l’homme qui lui a besoin d’être au top professionnellement pour se sentir à l’aise dans sa relation. Les femmes, c’est bien connu, donne du sexe pour avoir de l’amour. Elles sont moins émotives parce qu’elles s’expriment davantage que les hommes. Elles sont orientées dans le temps ce qui fait qu’elles se rappellent ce que les hommes oublient. Leur ouïe est beaucoup plus développée, certainement pour entendre, malgré la fatigue,  leur progéniture. On comprend dès lors l’importance pour elles des mots (tendres  ou pas) de l’intonation, du timbre de la voix, sa musicalité ou son agressivité qui seront autant d’impacts qui avertiront une femme de ce à quoi elle peut s’attendre venant de la personne en face. En général les femmes ont un attrait particulier pour le mâle  dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu, donc moins jeune mais susceptible de la protéger.

Stress féminin et masculin : Si une femme est stressée elle refusera les avances d’un homme ou toute proposition de nature sexuelle. Cela serait dû au cortisol, hormone du stress, qui bloque l’action de l’ocytocine dans le cerveau, supprimant toute envie de sexe et de contact physique. De plus la perspective d’une grossesse (9mois) et des soins à donner à l’enfant dans des conditions de stress n’a pas la même signification pour elle que l‘éjaculation spermatique chez l’homme. Dans le cerveau masculin par contre un stress élevé stimule les circuits de l’amour. Après une épreuve physique et /ou psychique (défi, combat, peur) beaucoup d’hommes cherchent un rapport sexuel immédiat.

Une femme se repère : Une femme est agi par son cerveau gauche (hémisphère gauche du cerveau)qui fait qu‘elle se repère d’après des objets ou des signes concrets (noms des rues par exemple)

Alors qu’un homme s’oriente : Un homme est orienté dans l’espace, il est agi par son cerveau droit (hémisphère droit du cerveau) ce qui lui permet de s’orienter dans une direction abstraite. (Par exemple capable de prendre des raccourcis)

Plein de testostérones (hormone masculine, du désir, de la sexualité et de l‘agressivité),  l’homme centré sur l’action agira sans réfléchir; il contrôle et retient ses sentiments pour transmettre des informations,  chercher des solutions; il est porté sur la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce). Par le fait de la testostérone la force musculaire des hommes  est développée à 40% contre 23% chez les femmes. Leur vitesse à réagir, l’impatience, l’agressivité, la compétition, l’endurance, la ténacité sont des comportements induits par cette hormone spécifiquement masculine.  La vue de ces messieurs est comme un véritable téléobjectif  qui assure une vision de loin. Cette vision, à l’époque de nos lointains ancêtres qui servait à repérer les animaux est aujourd’hui un vestige qui fait retourner les hommes, sans aucune discrétion, sur une femme à leur goût, cette même hormone  leur donne l’attrait  pour une jeune femme à protéger et surtout susceptible d’engendrer… Ne peut-on voir là le reliquat d’un petit quelque chose du prédateur en tout homme?

Allez ! Ce sera tout pour ce soir!  La suite pour très bientôt.

Nous ne verrons pas l’arbre portant sexes féminins au nombres de 9 feuilles dans lesquelles se sont glissées des lèvres ouvertes découvrant les nymphes et un clitoris, pour certaines laissant apparaitre un piercing…

A l’ombre du tronc le haut d’entre-cuisses ouvertes, un pubis imberbe (une toison est une torture garantie au démoulage) sur lequel repose au bas du Mont de Vénus une orchidée dorée  offerte. Seulement voir ! Pas toucher !

ψ

Merci à Frédéric J. pour la photo d’une sculpture de Max’O.

ψ

Double cliquez sur l’image pour la voir entière

 

 

Merci à Anne, à sa complicité.

Texte à propos de l’artiste Wadji Mouawad auteur du film « Incendies » qui définit parfaitement l’artiste et sa création qui se nourrit de la merde du monde dont il arrive parfois à faire jaillir la beauté :

« Le scarabée est un insecte qui se nourrit des excréments d’animaux autrement plus gros que lui. Les intestins de ces animaux ont cru tirer tout ce qu’il y avait à tirer de la nourriture ingurgitée par l’animal.Pourtant le scarabée trouve, à l’intérieur de ce qui a été rejeté, la nourriture nécessaire à sa survie grâce à un système intestinal dont la précision, la finesse et une incroyable sensibilité surpassent celles de n’importe quel mammifère. De ces excréments dont il se nourrit, le scarabée tire la substance appropriée à la production de cette carapace si magnifique qu’on lui connaît et qui émeut notre regard: le vert jade du scarabée de Chine, le rouge pourpre du scarabée d’Afrique, le noir de jais du scarabée d’Europe et le trésor du scarabée d’or, mythique entre tous, introuvable, mystère des mystères.

Un artiste est un scarabée qui trouve, dans les excréments mêmes de la société, les aliments nécessaires pour produire les œuvres qui fascinent et bouleversent ses semblables. L’artiste, tel un scarabée, se nourrit de la merde du monde pour lequel il œuvre, et de cette nourriture abjecte il parvient, parfois, à faire jaillir la beauté. »

Ce texte a conclu ma lecture sur le « sexe et l’art, » thème du sex-o-café de novembre qui se passa dans une ambiance chaleureuse et presqu’intime parmi les œuvres de Max’O.  Posés, sur les tables jointes séparant le groupe en deux on pouvait admirer certains phallus arrogants,  fiers, alors que d’autres,  en fin de d’érection, avaient perdu de leur superbe;  les attendrissants sexes fleurs de femmes, un buste aux seins menus, des cuisses ouvertes sur une vulve offerte… Rien dans cette petite exposition ne dérangeait le regard, rien ne venait choquer les pudeurs…Point de pornographie seulement de l’érotisme  que chacun apprécia à sa mesure.

Prenez soin de vous en cette belle fin de journée et profitez encore un peu de la Pleine Lune.

 

ψ-φ-ψ-φ

Soirée psy et phi

Encore une belle soirée au Sex-o-café ce jeudi en la présence de David Simard (philosophe – psychosexologue) auteur entre autre de « L’amour à l’épreuve du couple » son dernier ouvrage qu’il a eu le plaisir de dédicacer.  En attendant le compte rendu il est à noter l’écoute intéressée, attentive, interrogative des invités présents. Si j’insiste sur la présence (comme une maîtresse d’école remarquant les absents) c’est pour signaler que sur les 28 inscrits  7 manquaient  à l’appel !  Il est dommage  pour eux qu’ils n’aient pu profiter de cet entretien préalable à la lecture du livre qui aborde de façon très complète les questions, les problématiques qui se posent dans le couple. Ce n’est pas un ouvrage qui donne des recettes, par contre il interroge sur la complexité du couple, l’importance de redonner du sens au désir de faire couple sachant qu’il  existe autant de couples possibles que d’individus différents.

Le mot revenu souvent dans nos paroles de psy – ψ – est inconscient, cet inconscient qui façonne la plupart de nos actes, de nos comportements.  N’est-ce pas l’accouplement de deux inconscients qui pousse à vivre l‘expérience, qui oblige à se référer au modèle parental ( ce qui ne veut pas dire à en adopter le modèle)? Cet inconscient qui nous agit en tenant compte du milieu social et culturel dans lequel nous  évoluons…Autant d’éléments qui nous éloignent de l’idée que nous avons d’agir en totale liberté

Voilà quelques réflexions dans l’après coup qui ne résument en rien les deux heures passées ensemble mais sert de prétexte  pour vous dire en petit aparté le programme du prochain SEX-O-CAFE. Il viendra Max’O  sculpteur de charme qui sculpte à partir des corps, des sexes, ce qui me permettra d’aborder l’importance de la sublimation dans la création artistique.

Vivez une belle fin de semaine.

« L’amour à l’épreuve du couple« 

est le titre du livre dernier né de David Simard, titre tout trouvé pour le thème du prochain Sex-o-café qui se tiendra comme à l’accoutumée à Cannes au 3.14 hôtel le jeudi 6 octobre à 20h en présence de l’auteur.

De ces trois mots AMOUR, COUPLE, ÉPREUVE c’est ce dernier qui reste  un tantinet  douloureux à son évocation, un événement pénible voire même un malheur apportant souffrance.  L’épreuve serait-elle un passage obligé à la construction du couple ? À sa pérennité ?

Nul doute que David Simard argumentera ses écrits  » Or, l’échec si récurrent tient sans doute, pour une bonne part, à la démesure des attentes qui sont placées dans l’amour et le couple fondé sur lui. » Il bousculera certainement les idées reçues… tout cela dans l’habituelle  bonne humeur qui préside le Sex-o-café.

Que ceux qui ne pourront assister à la rencontre n’hésitent pas à se procurer le livre de David Simard « L’amour à l’épreuve du couple« ; quant aux chanceux présents ils pourront l’acheter sur place et David se fera un plaisir de le leur dédicacer.

À bien vite !

On l’a bien compris ce qui est important dans la relation, en l’occurence dans  le couple, est de communiquer pour apprendre de l’autre ses désirs, ses préférences.  À moins que les partenaires soient totalement ouverts en vivant déjà une sexualité sans tabou, expérimenter des sextoys dans le couple ne peut se faire sauvagement. Il en est ainsi pour tout apport extérieur d’objets ou de matériel visuel (vidéo) qui doit être précédé de  dialogues, d’échanges, de consentement mutuel.Leur usage qui ne devra pas être systématique peut rebooster la sexualité qui a été affaiblie par la routine, par le temps qui a amoindi le désir, par les obligations du quotidien. L’emploi de sextoys peut être envisagé comme un jeu pour agrémenter et entretenir la complicité, pour favoriser le dialogue autour de la sexualité en suscitant les questions et autorisant des réponses; leur emploi sera fort utile pour apprendre à connaître son propre corps et celui du partenaire; ne pas s’interdire la curiosité afin de faire le plein d’idées érotiques. L’utilisation des sextoys est une préférence sexuelle dans un comportement érotique qui se développe – ou non – au cours de la vie adulte de la même manière que toutes les autres préférences par exemple alimentaires ou musicales.  « Si tu n’aimes pas le caviar ne m’en dégoute pas. » Ces jouets ont pour but d’ajouter du plaisir en aucun cas ils ne doivent devenir une corvée même pour satisfaire le conjoint.  Tout cela est le côté festif de l’usage des jouets sexuels mais ils peuvent aussi  palier les faiblesses liées à l’âge mais pas seulement induites par l’âge puisqu’on rencontre dans nos cabinet ou boutique de plus en plus de jeunes gens qui se plaignent d’absence d‘érection ou d’érection très faible et de très courte durée et cela malgré le désir. Phénomène très pénalisant et effrayant surtout pour les jeunes dans la société actuelle où il est presque interdit de ne pas jouir, où l’exortation à jouir est devenue un mode de vie, la virilité apparente une obsession. C’est ce en quoi il faut être attentif (et loin de moi de vouloir casser la barraque et les intentions de curiosité) car il peut survenir un autre danger qui est que, par habitude, ces gadgets sexuels deviennent obligatoires à l’obtention du plaisir. Si le sextoy devient indispensable à l’acte sexuel c’est qu’il y a problème. Une telle consommation témoignerait d’un déséquilibre dans le couple, au même titre que de n’avoir recours qu’à la masturbation pour obtenir satisfaction sexuelle et ne pas supporter de partager avec le/la partenaire serait pathologique. Dans le cadre d’une utilisation ponctuelle le sextoy est une préférence « normale » ne pouvant être considérée comme un acte « contre nature, » une maladie ou un trouble psychologique. Pas plus que ces objets ne sont destinés à remplacer les hommes auprès des femmes et vice versa, même s’ils ne peuvent se poser en substitut ou rivaler avec la main experte et amoureuse, il se peut que certains hommes aient besoin d’avoir recours à une pompe qui fera affluer le sang dans la verge, sang qui est à l’origine de l’érection.

Du côté de la recherche neurobiologique : Le rapport sexuel n’est plus orienté dans le seul but de la procréation mais dans une recherche de plaisir comme l’ont démontré les neurosciences : les êtres humains en stimulant leurs zones érogènes activent, dans le cerveau, le renforcement des récompences. Au cours de l’évolution la décharge hormonale qui influence  le comportement sexuel a diminué contrairement à l’importance des récompences qui est devenue majeure. Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal (d’autant qu’enfin, on a pu mettre en évidence chez la femme l’importance du plaisir clitoridien) mais la recherche des plaisirs érotiques procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes qui active le système des récompenses,  recharge l’estime de soi par l’intermédiaire du plaisir donné et du plaisir reçu lors de l’échange érotique.

Au Sex-o-café une participante, l’index pointé comme en accusation disait qu’il ne fallait oublier celui-là, celui là pouvant être aussi efficace pour apporter du plaisir à son homme qu’un objet sexuel; ce à quoi  son voisin lui rétorca  » Il vaut mieux avoir un sextoy à la maison plutôt que de ramener un amant, et même anticiper avant que le couple ne s’enlise ». Sur ces paroles pleines de sagesse, je vous laisse méditer.

Après avoir annoncé l’ouverture du 17ème Sex-o-café, fait les recommandations d’usage (conso en échange de la gratuité du salon Shiva),informé de l’absence définitive de Liliane (sans y), présenté Emmy et m’être présentée aux nouveaux participants la séance commença.
Ah, la soirée des sextoys ! Si le sextoy en tant qu’objet de plaisir n’est pas nouveau puisqu’il existe depuis la nuit des temps Emmy a su nous en parler avec sérieux et légèreté. La séance se déroula très joyeusement à commencer par rappeler que les premiers objets sexuels nommés « olisbo » (pénis artificiel) par les grecs, servaient aux femmes de marins ou de guerriers quand ces derniers partaient en guerre ou en mer.Les hommes s’assuraient ainsi la fidélité de leur épouse qui s’en servaient pour combler leur absence. Ce qui est toujours d’actualité ; Emmy nous le rappelle en évoquant une amie dont le mari militaire reste en contact intime par des moyens que la technique actuelle rend possible malgré l’éloignement.
L’ancêtre du godemiché appelé par les romains « gaude mihi » qui signifiait « réjouis-moi » était pour certains de véritables œuvres d’art en bronze, en céramique, en ivoire, ou plus simplement en pierre, en cuir, en bois, et très souvent à l’effigie d’une divinité…
Le kamà-sutrà, le plus important ouvrage sanscrit sur l‘amour et l‘érotisme, préconisait leur utilisation pour améliorer les rapports sexuels des partenaires.
Les chinois fabriquaient des godemichés en résine et en gomme pour en atténuer la dureté. Les japonnais offraient à leur dame une pierre enveloppée dans de la soie nommée du joli nom « objet d’absence. »
A la Renaissance l’olisbo change de nom pour « passatempo », passe temps, ou diletto, délice, qui donnera « didlo » qui est de nos jours une marque de sextoys. Á cette époque l’objet est à la mode et chaque femme se doit d’en avoir un chez elle, c’est ainsi que Ronsard (qui avait 55ans) reproche à son amoureuse Hélène (qui en avait à peine 15) de lui préférer sa propre main et son godemiché.
En Italie comme en France il s’invente des objets bien améliorés plus proche de la réalité avec réservoir en verre.
En 1869 Georges Taylor invente le premier vibromasseur à vapeur appelé vibrateur qui sert à calmer les douleurs; très vite l’usage a été détourné au profit de traitement contre l’hystérie et l‘insatisfaction sexuelle qui sévit à cette époque. Cet appareil est passé sur tout le corps en insistant sur la vulve ce qui déclenchait un orgasme clitoridien qui calmait la patiente. En 1883 le Dr J.M.Granville invente le premier vibromasseur électro-mécanique qui améliorait le rendement dans le traitement des sujets. D’une patiente à l’heure l’électricité aidant il s’en traitait six.
Comme ce tout petit aperçu nous le démontre le sextoy n’est pas un moyen nouveau pour se procurer du plaisir, et que de tout temps les hommes ont eu recourt à leur imagination afin de stimuler leurs fantasmes, de rendre ludique ce qui par la force de l’habitude, la routine installée sont un obstacle pour accéder aux délices qui – il faut l’espérer – épanouiront leur sexualité.

Le premier sextoy que nous présente Emmy est le canard; tout le monde en a entendu parler. Symbole du sextoy le canard peut être posé sur un chevet, waterproof il peut aller dans le bain, se poser sur la table du salon ou être offert lors d’un repas de famille où trône la grand-mère à côté du petit enfant sans qu’il choque la pudeur de quiconque. Objet joli par sa couleur et sa forme il est sans vulgarité et sa vibration douce est agréable n’est pas pour but de provoquer l’orgasme

Les boules de geishas est un sextoy spécial par sa fonction de renforcement du périnée, jusqu’à être préconisées aux femmes par les gynécologues après un accouchement. Là non plus cet accessoire ne sera pas utilisé à des fins orgasmiques mais pour remuscler et renforcer la tonicité du vagin et du périnée. Il faut savoir, précise Emmy que la plupart des femmes ne sont pas vaginales mais clitoridiennes, et qu’à ce titre, un vagin resserré, un périnée plus tonique  procurent des sensations meilleures et le coït sera d’autant plus satisfaisant pour les deux partenaires. L’homme sentira les contractions vaginales, sa verge ne sera pas perdu dans un étui creux;  la femme appréciera la verge qui la comblera. Produit en silicone sans risque d’allergie, les boules de geisha sont indispensables pour fortifier le muscle de l’amour (le pubo-coccygien). Cette technique est issue des pratiques taoïstes que la Chine ancienne développa par les exercices  des Qi-gong qui fortifient et développent le même groupe de muscles pour leur santé, leur longévité, leur plaisir sexuel et leur développement spirituel.Les yogis hindous pratiquent des exercices similaires dans le cadre du Hatha Yoga (la pratique du geste du cheval) encore pratiquée de nos jours. Le Dr Kégel créa en 1940 une série d’exercices destinés à renforcer le muscle pubo-coccygien, par des contractions / décontractions alternées des muscles qui forment le palais pelvien et de prévenir ou de réduire les problèmes du plancher pelvien et d’augmenter le plaisir sexuel.Traitement bénéfiques pour le prolapsus vaginal et utérin, l’incontinence.

Ce sera tout pour ce soir…Passez une belle soirée agrémentée d’un sextoy, pourquoi pas ?

ψ

Un avant goût de la séance avant le compte rendu qui sera rendu lorsque j’aurais récupéré la vidéo. Ambiance orchestrée par une majorité d’hommes (une fois n’est pas coutume, leur nombre était supérieur à celui des femmes)  dont un docteur, doyen de la rencontre, qui fêtait ce jour là ses 84ans. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour parler sexualité et certainement la vivre avec beaucoup de tendresse quand les fonctions physiques et physiologiques ne sont plus à l’unisson des ardeurs psychiques. Évoquant la tendresse constatée parmi la génération des quadragénaires, le docteur partant d’un constat scientifique, questionne « ce peut-il que les hommes se féminisent, perdent leur agressivité, à cause des hormones introduites dans la viande ?  » La question reste posée et il serait intéressant d’y répondre.

Donc, il y avait ce soir là l’Uruguay en la présence de Jaime; humaniste parcourant le monde Jaime fait tous les ans son escale estivale à Cannes, ville-cure-de-jouvence puisqu’il a rajeuni, dit-il, quand il en repart. Ses questions « apprend-on à apprendre ? Quelle éducation sexuelle en France comparée à l’Uruguay ?  Droit à l’avortement depuis quand ? Différence culturelle entre la France et l’Uruguay.

C’est toujours un plaisir pour moi de retrouver « les anciens » qui ayant pu se libérer se replongent avec intérêt dans le débat. Merci à Pascale, toujours pertinente dans ses paroles, merci à son compagnon. Frédéric dont la timidité ose s’aventurer un peu plus loin en participant à « l’after ». Le Sud Ouest était de retour avec l’accent chantant de Joëlle accompagnée par la sagesse, l‘empathie de son partenaire.

Marianne, toujours fidèle au sex-o-café, témoigne d’une sexualité de sexagénaire heureuse qui n’a rien à envier à la quarantaine où elle a laissé la honte et les tabous. Valérie toujours discrète approuvant les dires sur la pointe d’un sourire et d’un hochement de tête.

Il y avait aussi les heureux, comme Gérard qui  pu participer grâce à la pause de la chorale. Yves habitué à couper les cheveux en quatre nous fit part de son besoin de trouver une femme qui le fasse vibrer, ne peut entrevoir la relation qu’avec une femme qu’il aime…

« Nous sommes comme un triangle Δ avec la naissance, une montée et une descente; la descente est la pente sur laquelle est la plupart d’entre nous ce soir. » (L’homme qui a dit cela ne c’est pas présenté je ne peux donc le nommer.)

Effectivement, il était  étonnant (mais enrichissant) de faire un état des lieux de la sexualité après 40ans qui en définitive a attiré des participants sur le versant de la descente la moyenne d’âge étant très élevée. C’est cette même constatation faite parmi les témoignages qui m’ont été adressés, uniquement des femmes de plus de 60ans; hier soir beaucoup de messieurs avaient dépassé la quarantaine depuis longtemps.

Ce qui a été constaté dans le discours ambiant c’est que l’attitude des hommes aurait beaucoup évolué; que l’éducation sexuelle fait défaut; qu’il est important d’être en accord avec son corps, son âme; que la tendresse, l’empathie et l’adaptation au partenaire est nécessaire autant que le respect mutuel, l’écoute, le partage.

Qu’il ne faut pas prendre comme argent comptant ni appliquer à la lettre l‘injonction de jouissance que véhicule les médias…

Très vite, la suite de ce qui s’est dit…

Passez un bon weekend.

 

 

« L’érotisme suggère, la pornographie hurle en outrepassant les frontières du goût, elle offusque la sensibilité. »
Cette réflexion d’Yves Salgues dans « Gainsbourg » vient-elle corroborer le peu d’enthousiasme à la participation du dernier sex-o-café ? Est-ce si choquant à débattre de la pornographie? N’y a-t-il pas à apprendre de la distinction que l’on peut en faire avec l’érotisme?
La pornographie est-elle à ce point ressentie comme honteuse, dérangeante,sale, répulsive sans chercher plus loin qu’accepter les idées toutes faites établies sur l’ignorance et l’absence de curiosité ? Doit-on rejeter le mot même qui désigne la jouissance sexuelle provoquée par l’exhibition au premier degré et en gros plan des parties sexuelles – génitales négligeant par ailleurs le corps dans sa fonction érotique ? Par quel biais arrive-t-on à concilier fantasmes/pudeur/jeux érotiques sans faire soi-même la part des choses qui ne peut s’établir que sur le vécu des expériences ? Peut-on qualifier de répugnant un comportement sexuel que l’on ne pratique pas en l’affublant d’adjectifs obscènes, graveleux tout en revendiquant sa pornophobie? Car qu’est-ce-que la pornographie sinon la mise en scène outrageuse et caricaturale de représentations d’actes sexuels? Actes qui en privé n’ont rien de honteux, mais qui rendus publics et exhibés aux regards focalisent sur la génitalité et la performancehors norme des acteurs, entre autre. Mettre le doigt sur l’effet désastreux de la pornographie qui fera tôt ou tard négliger la/le partenaire parce qu’elle n’est qu’un moyen de satisfaire une pulsion, réveiller une excitation qui sans son aide n’existerait pas. Mettre en garde du moment où le recours à la pornographie devient si péremptoire qu’il y a incapacité à s’impliquer dans une relation qui la dépouillera de tout sentiment, de toute émotion en faisant du partenaire un élément superflu, non indispensable et parfois même dérangeant… ou se servant de lui – le partenaire – comme d’un instrument pour assouvir un plaisir insatiable qui transformera à plus ou moins longue échéance la relation intime en une pratique solitaire que même la compulsion masturbatoire ne pourra satisfaire. Ce n’est pas le désir qui est mis en scène dans la filmographie porno mais une surenchère des signes de la jouissance (cris évoquant l’orgasme, partenaires multiples, érections phénoménales qui durent, gros plan sur des giclées de sperme intarissable et sur le plaisir sans fin des femmes…ect…) ayant pour conséquence de réduire la personne à sa seule pulsion sexuelle. La pornographie exige d’être vue, d’être entendue; c’est en cela qu’elle se différencie de l’érotisme.
C’est tout cela dont il a été question au Sex-o-café. Mais aussi la place que tient la pornographie à l’adolescence : de quelle manière les adolescents sont touchés par la pornographie facilement accessible par Internet. Les garçons réagissent en s’identifiant plus facilement que les filles aux acteurs des films porno. Les garçons familiarisés avec leur sexe qu’ils masturbent lient plus aisément l’excitation sexuelle à la vue alors que les filles vont préférer l’imaginaire pour y retrouver l’intériorité de leur organe génital caché. Les jeunes dans la société sexualisée à outrance transformés en consommateurs sont une véritable manne pour faire vendre tout et n’importe quoi…
Judith Reisman qualifie la pornographie visuelle, d’érotoxine. D’après cet auteur la pornographie agit sur le cerveau comme une drogue. Regarder des films X déclenche des poussées d’adrénaline ainsi que des sécrétions de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine. Ce véritable cocktail fait de la pornographie un puissant excitant qui provoque flash et euphorie. Elle ajoute que ce n’est pas un excitant sexuel mais un excitant par le fait qu’il mêle la peur, sexe, honte et colère.

Belle fin de journée.

Au noyau dur du sex-o-café, se mêlent des participants qui ne connaissent pas les règles de ce rendez-vous mensuel que Liliane rappelle systématiquement. En autre règle, celle de prendre une consommation en remerciement du Salon Shiva que le 3.14 met à notre disposition gracieusement. Réunis pour un partage à vivre autant que possible dans le respect de la libre parole, sans obliger quiconque, il est de bon ton d’accepter les règles de convivialité, qui loin d’être tyranniques rajoutent à la bonne humeur. Transgresser cette première règle en refusant haut et fort, comme ce fut le cas par une des participantes, est inconvenant et irrespectueux envers le staff et ses invités. Ceci étant dit nous pouvons aborder le vif du sujet qui ce soir là était comment se débarrasser d’un chagrin d’amour…

Le chagrin d’amour, résultat d’une passion avortée, n’a été que très peu soulevé puisque nous avons débattu essentiellement de la passion et du coup de foudre. Par contre vous trouverez le texte concernant la chimie de la passion, l’influence des hormones rédigé et lu par Liliane, que je tiens à retranscrire à la demande de quelques personnes.

Que se passe-t-il dans le cerveau lors du coup de foudre ?

Le coup de foudre modifie la chimie du corps, secrétant des molécules qui favorisent les « pensées obsessionnelles ». Il libère aussi de la peur lorsque la relation prend forme et peut débouler sur la confiance réciproque, grâce à des hormones de l’attachement.

Tout se passe dans le cerveau, dans la partie basse appelée l’hypothalamus, région en forme d’entonnoir. De la taille d’un ongle, elle rassemble les centres de commandes des grandes fonctions du corps (reproduction, régulation de la prise alimentaire et de la soif, contrôle du poids, maintien constant de la température de l’organisme et enfin sommeil). Elle est traversée par les voies nerveuses du plaisir et de la souffrance, les systèmes qui font naître le désir et l’entretiennent. Dans cette partie basse du cerveau, se trouve tout ce qui est nécessaire à l’entretien de la vie.

C’est aussi une glande qui déverse le produit des secrétions dans la circulation sanguine destinée à irriguer l’hypophyse, glande pré copulatoire. Il assure ensuite la poursuite de l’acte proprement dit.

La noradrénaline est l’hormone qui accélère l’activité des neurones de l’hypothalamus et amplifie le désir. Elle agit sur toutes les neurones, y compris celle de la satiété d’où une réduction de l’appétit. Notez le vieil adage des amoureux : « vivre d’amour et d’eau fraîche ».

Elle augmente aussi la mémoire de tout ce que dit ou fait l’être aimé. On se rappelle tel geste, tel mot. 80 % des amoureux disent disséquer le moindre acte et la moindre parole de l’être aimé. Ils sont alors attentifs à tout ce qui peut confirmer le fait qu’ils sont aimés ou non.

Les pensées échappent à notre contrôle.

Le sentiment amoureux est un liant du couple qui a permis à l’espèce humaine d’évoluer.

Faire l’amour et avoir du plaisir nous attache à notre compagnon.

Il y aussi l’ocytocine, qui est libérée dans le cerveau en réponse aux stimulations de la sphère génitale. Elle accompagne la montée en puissance du couple désir/plaisir en provoquant l’amplification des systèmes dopaminergiques. Déversée dans la circulation sanguine par l’hypophyse, elle accentue les contractions rythmiques des muscles génitaux qui amplifient en retour sa libération, réflexe contribuant ainsi à emballer le système jusqu’à l’orgasme. Celui-ci a donc son siège dans le cerveau et orchestre les manifestations organiques.

La dopamine est un neurotransmetteur, c’est à dire une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones. Dans le processus d’une addiction, la dopamine est un neuromédiateur du plaisir et de la récompense que le cerveau libère lors d’une expérience qu’il juge bénéfique. Elle joue donc un rôle central dans la dépendance.

Le couple dans l’amour : chimie ou alchimie ?

« Grâce à l’imagerie par résonance magnétique, les chercheurs se sont aperçus que, lorsqu’on tombe amoureux, les zones du cerveau qui nous donnent du sens critique s’éteignent », explique le Dr Reynaud. Notre jugement se met donc en veilleuse. Pendant tout ce temps, on ne voit pas les défauts, on ne perçoit aucun petit agacement (ou si peu). On ne remarque pas les chaussettes sales qui traînent, les paquets de gâteaux vides rangés dans les placards. L’amour rendrait donc aveugle au sens premier du terme ! Oui, parce que pendant que nous n’y voyons que du feu, nous pouvons envisager de faire un enfant. Et donc, nous perpétuons l’espèce sans souci. Quand nos zones d’analyse se réveillent, les chaussettes sales réapparaissent… mais l’enfant est déjà là et il est trop tard pour réaliser que notre amoureux n’est pas celui que l’on croit. La nature a réussi son pari !

Dès que l’on tombe amoureux, on a souvent tendance à se « coller » à son partenaire et à renoncer de facto à des pans entiers de sa vie sociale « d’avant ». Finis les interminables coups de fil passés aux copines, oubliées les soirées cinéma impromptues avec les collègues de bureau, terminés les départs en week-end sur un simple coup de tête… Et là encore, les scientifiques ont un avis sur la question et une explication à fournir. « La nature a besoin que deux êtres en âge de procréer soient non seulement attirés l’un par l’autre, mais qu’ils aient également très envie de rester ensemble, raconte Lucy Vincent. On est donc dans un état de dépendance intense, on a mal quand l’autre n’est pas là. » Ce petit miracle – et ce gros manque –, sont en réalité dus à deux neurotransmetteurs que notre corps sécrète alors en quantité : la dopamine et les endorphines…

En fait la passion est la rencontre d’un aveugle avec une personne cachée… Est-ce triste de savoir que tout se joue dans la tête, que la passion est la conséquence d’un raz de marée hormonal? Ou bien doit-on se réjouir qu’une fois débarrassée du pathos et de la souffrance qu’elle engendre, on peut apprendre de la passion pour vivre pleinement et sereinement l’amour?
C’est ce que nous verrons dans le prochain article dédié à ce thème…