Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Posts tagged ‘SEX-O-CAFE’

Ce que je vais relater là est le 3ème Sex-o-café. Malgré ce retour en arrière une question me taraude qui jusqu’à ce jour reste sans réponse. Curiosité, sortie mensuelle, voir du monde, se renseigner ? Qu’est-ce qui vous fait fréquenter le Sex-o-café ?

Peut-être un jour me donnera t-on une réponse qui me satisfasse. Quoiqu’il en soit voici comment s’est déroulé cette édition là!

Bordel au café aurait pu s’intituler ce SEX-O-CAFE là ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture. Fidèle depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes. Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point qui concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a du se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est important pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre modératrice, rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps – pour que nous puissions commencer. Cette fois, je pris la parole en premier. Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte, j’arrivais, me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraires – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir  » Confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. » Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui, les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, il sera abordé les différences entre femme et homme dans la sexualité. Pour l’homme, le corps sait et ça marche tout seul. Il découvre l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour la femme qui ne le connait pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déverse à ce moment là entraînant une tension agréable.

2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones.

3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines.

4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : localisation de son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel d’un sex-o-café antérieur) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ». Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l‘ordre et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

L’exposé terminé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver…

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour et le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh ! Combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour. Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Il est ici évoqué un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui se posent souvent.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informe du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive.

Nous remercions chaleureusement l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvre sur l’œuf plein qui se fissure libérant les participants qui continuèrent leurs conversations. J’ai été remerciée des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Comme quoi les sex-o-café se suivent mais ne se ressemblent pas. En attendant le prochain compte rendu du dernier débat (le chagrin d’amour, comment y remédier)…Je vous souhaite tout de bon.

ψ

Comment faire pour déceler l’origine de nos émotions, percevoir l’intérêt d’avoir pu s’en servir à un moment T ? Comment apprendre à les intégrer pour faciliter les pensées ? Comment comprendre et raisonner avec les émotions, les réguler pour ne plus se faire piéger par leur mauvaise utilisation? De ces questions laissées en suspend lors du précédent article, je vais essayer d’y apporter quelques réponses.

Le dernier sex-o-café, suffisamment proche dans mon esprit, est l’exemple tout trouvé,  l’exemple idéal pour relater  cet envahissement émotionnel qui chaque fois s’empare de moi.  La salle se remplit, je suis à l’aise, je peux parler aux uns, aux autres. Puis vient le moment où je dois passer derrière le bureau. Moment que je ne pourrais plus retarder;  moment terrifiant pour moi où je serais obligée de m’exprimer en public. Je n’ai aucune raison d’avoir peur des visages devant moi, visages souriants, amicaux. Quelques fois inquiets, pour les nouvelles têtes. Ces quelques trente personnes ne vont pas me dévorer ni  se jeter sur moi comme une horde sauvage. Je le sais ! Et quand bien même le sachant  les émotions colleront à ma bouche, m’empêcheront de parler lorsque je devrais prendre la parole. Impression d’avoir avalé un tube de somnifères. Les émotions m’empêcheront d’organiser mes pensées, troubleront ma vue, chancelleront mes jambes. Heureusement je suis assise, sinon je tomberais. Liliane prend la parole; se présente, me présente. C’est alors que le tournis me prend. Ma main triture le stylo qui en devient tout tremblant. Je le regarde, j’essaye d’en minimiser les effets. Peine perdue ! C’est le nez qui prend le relais, il me démange au point où si j’osais je l’arracherais.  Je ne peux même pas aller trifouiller dedans pour le calmer. Décence oblige. Ma bouche devient de plus en plus pâteuse. J’ai chaud, j’ai soif ! Liliane sans Y termine son allocution. Ça va être à moi de parler…Suis donc obligée de me jeter à l’eau : elle est brûlante et je rêve d’être ailleurs. Ailleurs sur une plage déserte où personne n’attend rien de moi; une plage qui brille sous le ciel d’orage, comme sur la photo.

Oui, c’est cela à quoi me fait penser cette avalanche émotionnelle; un ciel d’été dont l’orage va s’abattre sur moi. Qui n’a pas connu cette panique, ou qui l’a connue autrement, par la débandade par exemple,  sauront de quoi je parle. Pour ceux là, c’est la fuite, ils prennent les jambes à leur cou; ils prennent la poudre d’escampette en déguerpissant; et puis il y a les violents qui  agressent, qui injurient. C’est du pareil au même, seule l’expression change pour dire les émotions. Selon sa nature.

L’émotion est ce qui est ressenti physiquement; le sentiment est le sens donné, intellectuellement, à ce ressenti. Le sentiment est coller une étiquette à une émotion.

Alors me direz-vous ?  Que faut-il faire, puisque l’on sait que toute émotion par nature est irrationnelle ?

Étant irrationnelles les émotions ne réagissent à aucune règle.

Tout d’abord il est indispensable d’apprendre à identifier nos émotions. L‘identification se fera par l’analyse ou par l’imagination.

Procéder de manière analytique ne conviendra qu’à partir du moment où l’on aura débarrassé de son contenu les ressentis au profit de concepts abstraits. L’analyse sera utile pour organiser un écrit, un discours, un problème de calcul. L’intérêt de l’analyse est de faciliter l’argumentation, l’explication  qui par le fait rend la technique analytique très sécurisante. Cependant analyser ne prendra pas en compte nos états émotionnels puisque lorsque nous analysons nous nous coupons de nos émotions. Dans nos sociétés, notamment en milieu scolaire, il est à noter la prédominance de l’analyse sur l’imagination.

Par contre l’imagination s’étayant de l’intuition (connaissance directe et immédiate sans recours au raisonnement-dixit le dictionnaire) met en évidence  les états  émotionnels d’une situation. L‘imagination est indispensable dans tout ce qui n’est pas mesurable, quantifiable, dans toute activité évoluant grâce au ressenti. En revanche, cette faculté de penser par images est difficilement transposable et ne pourra pas justifier ses réponses…

Pour avoir la suite des émotions qui nous gouvernent rendez-vous pris dans le prochain article. Nous verrons comment désamorcer  les émotions et pourquoi il n’est pas si facile de le faire.

À très vite donc; en attendant prenez soin de vous en restant dans la conscience de vous-même.

Par inadvertance, j’ai confirmé par un oui une demande d’ami sur facebook. Dans les secondes qui suivirent la fenêtre du chat s’ouvrit sur une tête casquée aux couleurs  vert-treillis-militaire. Sans tambour ni trompette, sans vaseline, à sec, la tête casquée demandait tout à trac si mon cul était prêt à recevoir son artillerie lourde, son bazooka.

« Aimes-tu être sodomisée ? fut l’entrée en matière en guise de présentation du jeune homme casqué.

Malgré l’intempestif dérangement que provoquait cette irruption totalement déplacée ma curiosité l’emportait et j’acceptais de tchatter avec ce jeune homme qui de toute manière et sans façon tapait l’incruste  comme un char d’assaut une ville assiégée. Cet artilleur, qui n’était pas de Mayence, venait gonfler le bataillon des amis de fb dont le regard avait été sans nul doute attiré par les titres du blog et de mes différents groupes promus sur ce réseau social : www.libidosexualite.comVivre une sexualité épanouie – Sex-o-café, l’officiel. « Tu parles beaucoup de sexe, ajoute -t-il » Qu’est-ce que tu aimes dans le sexe? envoya-t-il tout de go comme une salve de mitrailleuse.

T’as raison Rambo, je parle beaucoup de sexualité mais pas dans le sens où tu interprètes, comme des  sites   pornographiques, les intitulés de mon blog. T’as raison mais je ne dirai pas, à toi et à la sauvette, ce qui me plaît dans l‘intimité de l’amour. Je ne suis pas ton amie et ne le deviendrais jamais. Moi pas aimer les militaires, ni les « rentre  dedans » des auto-tamponneuses par derrière et par surprise.

Comme je ne répondais pas à ce vulgaire, à ce peu respectueux treillis, il  revenait à l’attaque pour me dire qu’il aimait sodomiser les femmes. Ma tête bouillonnait de colère : cet homme sans gêne, totalement inélégant déboule  pareil à une balle perdue dans l’article, pour étayer l’homophobie intériorisée. Encore un qui n’ose pas vivre son homosexualité mais la refoule en se servant du cul des femmes comme  alibi  qui  justifie ses attributs masculins et son hétérosexualité, pensais-je alors. Biaiser pour  expérimenter l’homosexualité sans se mouiller.Et baiser sans expérimenter ses fantasmes.

A l’autre bout, le casque d’artilleur s’impatientait, me menaçait de me rayer de ses amis. D’un clic sur la croix  je fis sauter la tête du casqué, je la supprimais, faisant disparaître la fenêtre de mon écran. C’est alors que la désolation s’empara de moi. Me fit toucher du doigt encore et encore l’ignorance à combattre dans le domaine sexuel.  En colère d’être encore atteinte par cette violence, par cette irruption dégradante. A reconsidérer la valeur des  réseaux sociaux et le sens de ce que fb appelle les amis.

Parce qu’enfin qu’est-ce qu’un ami ? Sinon la longue marche qui amène délicatement ou plus brusquement un élan du cœur, une connaissance de soi à travers l’autre, une reconnaissance de l’autre à travers soi? Une délicatesse, une attente qui rend la patience délicieuse et prometteuse d’échanges incompatibles avec l’exigence de rapidité que demandent les réseaux sociaux. Oui, certainement l’amitié peut se tisser grâce à ces réseaux, quoique le fantasme est aux premières loges, il enjolive les histoires qui peuvent se cogner à une réalité exhumée du virtuel…

Ce soir là, tard, le 22 janvier à 23h36 exactement un MSN aboutit dans ma boîte. Je le lis éberluée et vous le livre tel quel : Re coucou, dsl de te déranger, j’ai été un peu cavalier, je cherche juste à discuter de sexe pour trouver de nouvelles façons de faire jouir les femmes…Ça te dis de discuter un peu ?

Un peu cavalier ? Si peu !Mais  tellement goujat !

Tiens une amie m’appelle au téléphone. Une femme que le temps a tissé de tendresse, de chaleur humaine et de joie à retrouver. Entre nous pas de Facebook, du direct live uniquement.


ψ

Ce qui occupe mon esprit en ce moment est la verge des hommes, jusqu’à aller rechercher dans la boîte à photos celles prises en Corse il y a presque 10ans. En exhumer ce magnifique rocher phallique sortant des eaux. La Corse où tant de pierres ceinturant les falaises figurent des formes humaines, ou leur anatomie rebondies, telles des fesses, ou des verges érigées droites vers le ciel, mouillées par les vagues et le ressac incessant de cette merveilleuse Nature.  Tout m’émeut chez un homme y compris son sexe tendrement engoncé entre ses œufs pas encore éclos ou droit et dur comme ce rocher de pierre émergeant des eaux, prêt à pénétrer ma grotte.

« Ah! votre ami s’appelle Pierre ? Et sa virilité est quelques fois recroquevillée tel un oiseau dans son nid attendant la becquée ? Non, non, me répondit-elle fièrement, le sien n’est jamais défaillant. Je dirai presque que c’est le contraire : toujours prêt à s’engouffrer dans ma terre, à creuser le sillon, à inonder mon ventre de son jus. »

Adolescente, courroucée je demandais à ma mère: « Hein ? Qu’a t-il de plus que moi mon frère ? Pourquoi lui ne ferait-il pas la vaisselle, son lit et ne rangerait-il pas sa chambre ? » « C’est un garçon »! répondait ma mère  aussi fièrement que si mon frère, en tant que garçon, avait été la 7ème merveille du monde… Ce que je compris bien plus tard (quand je commençais à fréquenter les garçons) était que mon frère avait quelque chose entre les jambes qui pendouillait. Ce quelque chose lui donnait des avantages dont on me privait ; cette petite chose le dispensait des menus travaux ménagers. Cette chose appelée pénis en faisait un garçon  avec des privilèges dont les filles étaient exclues.

Oh! cette étrange chose qui au repos paraît bien inoffensive et qui soudain comme mu par un ressort, projette la chose hors de sa boîte,  se dresse et cherche à pénétrer…

Oh, là, là ! Vous vous doutez bien que le prochain sex-o-café, dont le thème traitera de l’érection et de ses troubles, risque d’être chaud. Allez ! Passez une belle nuit ! Avec des rêves érotiques ? Ben, oui, pourquoi pas !

ψ

C’est bien connu, les absents ont toujours tort. Les présents font ce qu’ils peuvent. Ce coup d’essai ne fut pas un coup de maître. L’important c’est d’essayer. Essayer est essentiel. Ensuite, se concerter. Au sex-o-cafe, l’officiel, et après chaque débat, chaque membre de l’équipage du bateau (Anne, Liliane, et moi-même ) doit pouvoir s’exprimer. Chaque membre a son mot à dire « J’ai aimé, je n’ai pas aimé ; sur ce point là ce n’était pas juste ; les réponses ont-elles apporté toute satisfaction aux participants ? … ». Le respect des opinions est ce qui caractérise notre entente ; ce respect concerne et inclut la, le participant qui parle. Être entendu dans ce que l’on à dire suppose entendre ce qui s’énonce. Exclure et s’exclure sans concertation serait manquer d’humilité, nous laisserait  croire à une toute puissance dont aucune d’entre nous ne voulons. Peut-être et certainement c’est ce qui nous rend un peu sévères quand ce qui se dit n’est pas juste ou ne répond pas à une question.  Il y a toujours un après qui suit le Sex-o-café. Et dans cet après, réunies toutes les 3 (séance où n’est jamais venue jusqu’à maintenant la 4ème personne qui anime le débat) nous faisons un débriefing qui consiste à faire le point sur ce qui a été et moins été…

Difficile moment où se relâchent nos tensions, où nous pouvons prendre du recul, réentendre les réflexions des uns et des autres y compris les nôtres. Mais il est difficile de faire le point sur une totalité, sur l’unité de la séance, puisqu’à chaque fois il manque un-e- collaborat-rice-eur.  C’est alors que la vidéo, minutieusement filmée par Anne, sera l’œil et l’oreille qui en dernier ressort, restituera la totalité des interventions. Sans aucune erreur possible, sans aucune malveillance dans le rapport qui est fait par moi par la suite.  Je n’interprète pas, je restitue fidèlement… Sauf dans le cas où un grand brouhaha m’empêche d’entendre ce qui se dit, tout le monde s’exprimant en même temps dans la passion du débat. Dans ce cas là, il s’agit des participants enflammés qui ont tous quelque chose à dire au même moment. Et personne ne le leur reproche, nous ne sommes pas à l’école  ni à l’assemblée nationale.

Ainsi le point est fait sur la manière de procéder au sex-o-café, (qui depuis le 5ème se nomme l’officiel). Dans les jours à venir un compte rendu détaillé fera suite à ce communiqué sur lequel, je compte bien avoir des retours comme l’a suggéré entre autre Caroline désireuse de laisser sur le blog <http://www.libidosexualite.com>un commentaire.

Bonne fin de week-end. Le soleil étant encore présent, je vais aller me baigner.

Au sex-o-café, ce soir,


sexe compulsif…

fantasmes…

pensées obsessionnelles…

pulsions non gérées….

masturbation…

préjudice physique, psychologique…

répétition…

pathologie dramatique

dépression…

détresse personnelle…

pulsion récurrente, intense…

Au sex-o-café, ce soir, nous débattrons de tout cela.

ψ

Anne, Liliane et Lyli nous trois inséparables du SEX-O-CAFE sommes sorties sur la terrasse-bar gazon du 3.14. Échapper à la chaleur et la tension, en griller une tout en faisant un débriefing sur ce qui s’était passé ce soir là. Non, je ne vais pas remettre le couvert et vous infliger un  compte rendu supplémentaire. Tout a été dit à ce sujet.

Nous voilà donc assises autour d’une table contenant cendriers pleins (pas par nous, ils n’avaient pas été vidés) lorsque deux adolescentes jolies, aériennes dans leurs mouvements s’approchent de notre table pour nous demander du feu. Cigarettes allumées, elles s’installent sans qu’aucunes de nous trois leur propose de partager notre table et encore moins notre discussion. Je me levai, je dois le dire, agacée par ce que je ressentais comme un envahissement, et allais commander Perrier tranche et Coca light. À mon retour les demoiselles étaient en grande discussion avec Anne et Liliane. Je tendis l’oreille, attentive à ce que disait l’une des deux jeunes filles. Son prénom évoquait l’Australie, bien qu’elle soit Suissesse. Sa manière de parler, rapide, difficile, entravée dans une bouche pâteuse.  Ses mouvements  quelque peu désordonnés paraissaient avoir du mal à se coordonner. Elle parlait de Cannes et de la difficulté, voire de l’impossibilité dans cette ville de « s’amuser » si on ne buvait pas.

« Pourquoi ce n’est pas comme ça en Suisse? Peut-être, répondit-elle, mais pas de la même manière. » Elle nous avoua qu’à deux, mais surtout elle, elles avaient vidé trois bouteilles de vin en apéritif. (Petite précision : il était presque 23h et elles en étaient à l’apéritif, n’avaient encore pas dîné; ce qu’elles sont parties faire en nous quittant, lorsque deux jeunes gens les ont rejointes.) D’ailleurs c’est un des deux plus jeunes homme qui alla chercher le verre resté sur la table du salon intérieur – à moitié plein – à la demande de la belle au nom de la ville Australienne…et comme il était fou amoureux dès l’instant où il la vit, il ne se le fit pas dire deux fois.

Liliane voulut savoir comment ça se passait. Pourquoi cette débauche, d’alcool? Avait-elle conscience qu’elle se foutait en l’air en se faisant exploser le foie. « Non, à mon âge, je ne risque rien, je m’en rendrais compte avant, j’aime boire mais pas au point d’avoir une cirrhose. Vers 60 ans, peut-être, mais je m’arrêterai avant. « J’essayais de lui faire entendre, que la cirrhose ne dépendait pas de son désir mais d’une maladie du foie provoquée – entre autre – par l’abus d’alcool. On ne pouvait décider du moment où l’alcoolique en serait atteint, d’autant plus si l’organisme est carencé de certains enzymes pour y palier. Que l’on devenait alcoolique en buvant régulièrement l’on se trouvait piégé quand on ne pouvait plus s’en passer. Ce qui arrivait très vite et à son insu. Elle savait tout cela…

Pendant ce temps là, l’autre jeune fille parlait à Anne. Elle ne buvait pratiquement pas. Elle vivait à Cannes et connaissait la mentalité de cette région qu’elle aimait.  Dès que Liliane, se tournant vers moi, leur appris que j’étais psychothérapeute et que nous étions là pour notre débat mensuel sur la sexualité, l’autre adolescente « Puis-je vous poser une question?. »

Motus et bouche cousue sur les questions et des réponses qui abordaient la sexualité. Seulement un constat navrant de cette jeunesse, belle, intelligente et déjà tourmentée par des préoccupations d’un autre âge.  Anachronisme complet. Quelle société cette jeunesse est-elle en train de construire? Quelle est notre part de responsabilité dans cette folie dont parlent les jeunes gens?

Ô angoissantes questions dont le mal ravage les jeunes troupes d’ados. Ne pas éprouver d’orgasme autant de fois que l’on fait l’amour (par délicatesse, j’emploie faire l’amour alors qu’il faudrait dire se faire baiser); n’être que dans une recherche du plaisir orgasmique que l’on a jamais connu mais dont tous les médias parlent; ne pas se sentir une jeune fille normale si, comme le préconise la presse pour ado, il faut jouir coûte que coûte; avoir le sexe épilé pour mieux faire fantasmer les hommes et se donner l’illusion de rester une petite fille  ce qui les fera d’autant plus bander qu’ils pourront transgresser la loi sans être des pédophiles…Se servir de la pornographie via internet pour être fun; être accro au sexe kleenex, « tu ne me plais plus je te jette puisque tu ne me fais pas jouir; ils se bousculent à ma porte et il y en aura un qui y arrivera mieux que toi. « Avoir moins de 18ans et déjà avoir des implants mammaires.

Tout ! Ils veulent tout plus jeune, plus vite, plus fort, plus trash, plus hard. Comme si on ne leur laissait pas le temps de vivre le printemps de leur vie. Comme si ils devaient arriver en plein été pour ne jamais arriver à l’hiver qui leur fait si peur. A peine bougeons, la jeunesse se flétrit sans que ne s’ouvre la fleur, la beauté. Brûler les étapes, semble être leur seul but. Mais pourquoi? Lancinante question.

Qu’avons-nous fait à nos enfants pour que nos petits enfants vivent ainsi ? Des mères qui ne veulent pas vieillir en seraient-elles la cause ?   Des pères défaillants, manquants feraient-ils des enfants manqués ? Avant ce SEX-O-CAFE, j’ai eu une discussion avec ma fille à propos de Facebook et de ce qui s’y passait. Nous en avons conclu que j’organiserai un SEX-O-CAFE spécial adolescents. Oui, ça urge!

Votre lundi Pascal c’est bien passé ? Tant mieux ! Parce que moi j’ai envie de hurler.

ψ

L’amour aux différents noms chez les grecs :

Qui ne pense pas à Éros, la divinité de l’amour, représenté par un enfant ailé bandant son arc ?

Mère de Éros, Aphrodite – déesse de l’amour et de la beauté chez les grecs, Vénus chez les latins, déchaîne les passions chez les humains. Éros est l’attirance sexuelle, le désir.

Epithumia pour Platon concerne une passion néfaste, celle des appétits, une divine folie.

La philia, est ce que nous appelons l’amitié. Une estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches. Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence chantait Tachan. L’amitié est  l’amour sans sexualité.

La storge représente l’affection, l’amour filial, d’un parent, des frères et sœurs. L’amour – affection – que l’on éprouve pour la famille.

Agapê amour du prochain, considéré comme une forme d’altruisme, d’empathie envers l’autre quel qu’il soit.

La philantrôpia qui aime le genre humain dans son ensemble.

La Passion est un autre visage de l’amour, une rencontre magique et miraculeuse entre deux êtres. Souvent destructrice. Un sortilège qui fait que je suis lui, il est moi, échappant aux lois de la logique et rentre dans le champ psy pour en démontrer la pathologie.

Le « Peace and Love » cher à notre jeunesse ; s’aimer sans guerre, sans dispute, sans violence érotiquement tendre et sexuellement sans entrave.

Bien qu’il existe des couples fusionnels jusqu’à ce que la mort les sépare pour la plupart des couples l’amour ne rime pas avec toujours. L’amour éternel demeure un mythe, celui des contes qui s’arrêtent quand le Prince charmant a enfin rejoint Cendrillon. D’eux nous ne saurons que la nombreuse descendance promise par le conte « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Les sentiments sont fragiles et semblent être la règle des désunions.

Comme l’a mentionné Olivia lors du dernier SEX-O-CAFE, approuvée par Liliane qui disait qu’il existait une loi implacable du cycle amoureux, sa moyenne ne dépassant pas trois ou quatre ans, tout au plus. Cela correspondrait à un « cycle naturel ». C’est le temps qu’il faut pour nouer une relation, faire un enfant et s’assurer des soins nécessaires à la petite enfance. Dès lors, le couple pourrait alors se séparer et chacun trouver un nouveau partenaire. Loi évolutionniste ou pas, les sentiments sont fragiles.

Regarder les couples est très instructif. Les indices physiques ne trompent pas. Le haussement de sourcils lorsque l’autre parle est une marque de mépris ; au contraire, une façon de sourire avec émerveillement quand l’autre parle est très révélatrice. De même, la complicité ou au contraire l‘indifférence se lit dans le regard. Lorsque l’on aborde des sujets sensibles – la satisfaction sexuelle, les griefs que l’on peut avoir vis-à-vis de l’autre -, les mouvements d’irritation ou de sollicitude apparaissent immédiatement.

Peut-on apprendre à aimer ?

L’Art d’aimer est le titre d’un livre publié en 1956 par Erich Fromm (1900-1980), l’un des philosophes freudo-marxistes de l’école de Francfort. En substance il disait : « La première démarche qui s’impose est de prendre conscience que l’amour est un art, comme vivre est un art » On ne « tombe » pas amoureux malgré l’expression consacrée. L’amour ne devrait pas être un état passif parce qu’il relève d’une capacité à entretenir centrée non sur l’objet (la personne aimée) mais sur la relation. Apprendre à aimer et entretenir l’amour comme on le ferait d’un corps par le yoga, par exemple. L’amour authentique, continue E.Fromm, suppose de surmonter notre narcissisme ou notre dépendance pour fonder une relation amoureuse basée sur le respect de l’autre. Et je partage avec lui l’idée que l’amour n’est pas un sentiment qui va de soi, mais il s’entretient et se cultive.

Alors quoi ? Je vous laisse cogiter pour être (je pense donc je suis et non je panse donc j’essuie) faire le point et savoir où vous en êtes dans votre relation.

coeur île

À la demande générale des participants du premier rendez-vous, le thème du prochain SEX-O-CAFE, qui aura lieu le jeudi 4 Mars, est le Désir/ le Plaisir. Déjà édités plusieurs articles sur le désir vous les retrouverez sur le blog.

« Désir: quelle influence peut-on avoir sur le désir de l’Autre » <http://www.libidosexualite.com/?p=1252>

« Désir l’origine de la vie »<http://www.libidosexualite.com/?p=20100209>

Spontanément Désir et Plaisir ont été accouplés dans la demande à juste raison puisque l’un ne fonctionne pas sans l’autre;  aussi c’est avec plaisir, que nous allons satisfaire le Désir en faisant un tour du côté du Plaisir.

Pour atteindre la jouissance sexuelle, il faut mourir au plaisir – Une saison chez Lacan -Pierre Rey

Avant que celui-ci ne meure revenons à lui! Plaisir, le mot à lui seul remplit la tête de sucreries! De pensées sucrées, ai-je envie de dire. Mais pas toujours. Le plaisir est un état affectif lié à la satisfaction d’un désir, d’un besoin, d’une inclination. C’est une sensation, un sentiment agréable. Ne dit-on pas : j’ai plaisir à te voir; à manger du chocolat; à écouter Gregory Isaac? Il peut être aussi lié à une morale : celle-ci s’appelle épicurisme, hédonisme. L’hédonisme, j’en parlerai une autre fois. Restons sages!

Le plaisir lié à une activité particulière est plaisir physique, sexuel. Celui-ci intéresse le sujet qui nous occupe. Analysons-le.

Le plaisir dans sa forme analytique est un principe selon lequel l‘activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. Le principe de plaisir est lié au principe de réalité. Ce dernier intègre les conséquences imposées par le monde extérieur. Le principe de plaisir, présenté comme principe de diminution des tensions – quoique certaines tensions peuvent être reconnues comme agréables – consiste à réduire l’excitation dans le but d’éviter le déplaisir.

Le plaisir, comme principe, consiste à l’apaisement d’un besoin (j’ai faim-tension-je mange-apaisement de la faim.) Il est lié à la satisfaction des pulsions d’auto-conservation; cependant le principe de plaisir conserve un sentiment de perte avec la réalité. D’après Freud, sous l’influence du plaisir, le nourrisson hallucine le sein plutôt que de se nourrir. Les deux principes (plaisir et réalité) sont donc intimement liés. Si le principe de plaisir a une tendance à entraîner trop loin dans la satisfaction, et cela par des chemins les plus rapides, les plus courts, voire hallucinatoires, l’autre, le principe de réalité, vient réguler cette démarche en soumettant le Moi détenteur de cette instance réaliste.

Tant qu’il y a vie, il y a “tension“. Celle-ci ne s’épuise donc jamais. Tant qu’il y a tension, il y a déplaisir; le plaisir va surgir par la suppression de la tension. Dans le  psychisme l’excitation est toujours interne jamais externe. La source peut être externe mais sa répercussion est interne au psychisme. Dans le psychisme, le plaisir total n’est jamais atteint puisque la décharge absolue n’est pas possible, d’une part. D’autre part la tension est en permanence réactivée par l’excitation endogène (qui provient de l’intérieur) véhiculée par les images, les représentations, les pensées.Toujours dans le psychisme les métaphores ne vont induire des décharges que partielles.

Moi, corps, plaisir:

Le Moi n’a pas la maîtrise du corps mais demeure son fidèle et obéissant serviteur. Le corps désire le plaisir mais non le pouvoir. Le plaisir du corps et de l’esprit est source de tout bien être. Sans plaisir du corps, sans plaisir psychique on va devenir aigri, frustré, odieux. Si le corps est frustré de toute source de plaisir, les pulsions de vie refoulées et non détournées au profit de la sublimation, déformeront la pensée qui perdra tout pouvoir créateur. Le plaisir est la force créatrice par excellence.

Le plaisir sourd à l’improviste; il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue et non reproductible. Le plaisir a une composante inconsciente, il ne peut donc venir sur commande dans le corps qui est le lieu secret du plaisir. Or, le plaisir, dans la sexualité pleinement vécue, très proche de l’être, parce qu’il le crée (par la procréation) fuit l’analyse. Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Vivre la dichotomie corps / esprit ne fait qu’engendrer du pathos…

Nous reviendrons très vite sur le plaisir. En attendant passez un agréable week-end.



SEX-O-CAFÉ – 4 février 2010 au 3.14 Hôtel

Intervenants : Liliane Cassar (modératrice) – Lyliane Engelmajer-Rivera (psycho-sexothérapeute)  –  Dr Christophe Ghibaudo

Ont participé 17 femmes – 9 hommes

Gilles se lance : il est venu pour comprendre pourquoi les hommes et les femmes se comprennent si mal. On lui reproche souvent d’être violent (timbre de voix ?). Il ne comprend pas toujours les messages que les femmes veulent lui communiquer; il trouve qu’on vit une époque où la femme prend de l’ascendance sur l’homme. Il évoque les femmes d’aujourd’hui et leur force.

Régis : l’homme propose, la  femme dispose. Elle détient l’œuf (Régis fait référence à la procréation) ; les hommes sont comme les animaux.

Marie : les femmes sont actives donc deviennent plus indépendantes. Marie travaillait et vivait avec son mari; par lui elle n’a jamais connu le plaisir, l’orgasme.

Dr Ghibaudo intervient; il précise ce qui distingue l’homme de l’animal, le déterminisme de la sexualité ; explique : l’homme détient 2 cerveaux (Animal + couches superficielles qui amènent le plaisir). La plupart des troubles médicaux viennent de la difficulté à gérer les deux cerveaux.  La sexualité dépend de l’environnement, de l’éthique et de la culture d’une société.

Anne : La femme se libère mais a perdu le côté « cœur ». Elle se demande si les femmes ne prennent pas de revanche sur les hommes. On doit prendre le temps de se connaître, de se découvrir.

Liliane : On vit dans le culte de la performance ; on est bombardé de messages, d’injonctions de perfection (Liliane fait référence aux images véhiculées par les médias – magazines, célébrités, télé –. On devient exigeant – où se situe l’exaltation ?

Régis :La force physique masculine des civilisations antérieures n’existe plus ! Régis évoque sa nostalgie d’un machisme perdu !!!

Question du Docteur : Peut-on parler librement de la sexualité ?

Christine, pleine d’humour; parle de l’homme à Femmes ; pense qu’un homme qui n’a pas envie d’une femme pourra parler de sexualité avec elle ; les hommes sont attirés par les garces ! Elle organise avec ses amies des rencontres du club de la « garcitude » – cherche une garce qui leur donnerait des cours !  Àla question qu’est ce qu’une garce ? Une garce allume, n’éteint pas et profite de toutes les situations, différemment de la salope qui elle va jusqu’au bout !

Nathalie (jeune-femme) dit que les jeunes parlent plus facilement de la sexualité.

Régis reprend la parole : La mère devrait apprendre à sa fille autant la cuisine que la procuration du plaisir à un homme !!! Ce à quoi Liliane réplique : d’après toi Régis, la mère devrait transmettre à sa fille aussi bien la recette du pot-au feu qu’une fellation ? Cette question fit rire l’assemblée.

Un autre homme : pourquoi le père n’apprendrait-il pas à son fils à donner du plaisir aux femmes ?

Alice : on naît avec une prédisposition à aimer le sexe ou pas. Elle précise que notre nature profonde refait surface malgré l’éducation stricte.

Régis a opté pour la provocation : on devrait faire participer les enfants aux clubs de « garcitude » !!! Les garçons sont des filles et changent de sexe à la puberté (initiation dans différentes cultures; il  évoque notamment la Bar mistva qui fait rentrer le  jeune garçon à 13 ans dans le monde des adultes )

Docteur : évoque le mythe de la Vierge et de la putain ; nous sommes tous déterminés pour le plaisir. Du temps des mérovingiens pendant 90% de son  temps, l’homme était naturellement en érection. En réaction d’urgence, le corps secrète de l’adrénaline qui en cas de stress permet la fuite ou la pétrification. C’est un mécanisme de survie. Or, le poids de la vie quotidienne entraîne un stress qui créé une répétition d’une petite quantité de sécrétion d’adrénaline ; cette répétition trop souvent renouvelée transforme la fonction érectile en un contraire puissant qui devient anti-érectile. A la longue se crée l’impuissance masculine.

Une femme demande si c’est ce pareil pour les femmes ?

Docteur : pour les femmes, c’est plus compliqué, car le sexe est caché (l’appareil génital) mais  cela va se jouer au niveau du désir  et par son absence.

Anne pose une question clinique : Que signifie le fait qu’un homme bande tout le temps sans désirer de relation sexuelle ?

Docteur : Tendance perverse et message à décrypter.

Anne : Le poids d’une éducation religieuse stricte est-il irréversible ? Peut-il bloquer la façon de profiter et de se faire plaisir ?

Docteur : Oui l’éducation bloquera si on ne s’efforce pas à  comprendre d’où viennent les blocages et si on ne recherche à améliorer une situation difficile proche du masochisme.

Stéphanie se dévoile et parle de ses rapports douloureux, a l’impression de ne pas pouvoir se libérer, elle aussi, d’une éducation trop stricte.

Liliane : Une thérapie sert à changer son image et va amener à  rencontrer d’autres gens, des personnes différentes que celles habituelles avec lesquelles on ne vit pas forcément dans l’entente; de ce fait la vie prend un autre sens.

Marie toujours inquiète : Quand sait-on que c’est le bon ?

Christine toujours joueuse : Quand c’est fini !

Liliane : l’idéal n’existe pas ; apprendre à partager, à communiquer ; à considérer l’amitié, l’amour et ses nuances.

Alice : Les endroits libertins peuvent-ils réparer l’ennui ? Un thérapeute peut-il proposer ce chemin ?

Docteur : Un médecin ou un thérapeute (n’est-ce-pas Lyliane demande le Dr Ghibaudo?) n’indiquera pas cette voie parce que ce n’est  jamais une voie thérapeutique ;  mais si  le désir du couple est d’essayer autre chose pour pigmenter sa vie sexuelle, dans ce cas pourquoi ne se permettrait-il pas le libertinage ? Ce n’est pas à nous de le conseiller …

Exemple concret : homme 30 ans Femme 45 ans qui veut un enfant. La raison de vivre de cet homme est de faire jouir sa femme mais n’a pas éjaculé depuis 3 ans ½; il est atteint d’anéjaculation. Ne veut pas perdre la maîtresse pour retrouver une mère…

Anne : Comment peut-on amener quelqu’un à faire une thérapie ? Quand le compagnon refuse.

Lyliane : t’es-tu posé la question de son refus ?  A-t-il peur de découvrir des situations qu’il refuse de voir? Anne répond qu’il n’a pas d’envie. Lyliane demande comment « ça » se passait au début de leur rencontre. Au début de la relation il faisait l’amour trois fois par jour, répond Anne…

Alice :  quand un homme demande à une femme une caresse anale, est-ce tabou ?

Le docteur Ghibaudo prend la parole :  L’homme ne fait toujours pas la différence entre le plaisir anal et l’homosexualité. Le plaisir anal pour un homme est similaire au plaisir vaginal chez une femme. Pour un homme les caresses anales, quel que soit le moyen employé – doigt, langue, objet -  sont la plupart du temps vécues comme tabou car assimilées à l’homosexualité.

Marie : Si on n’a jamais aimé le plaisir anal avec son mari, peut-on l’aimer avec quelqu’un d’autre ?

Docteur : Bien sûr. Dans un couple le dialogue est indispensable même s’il est choquant ; il vaut mieux déranger que de se taire. L’absence de communication, de dialogue entraînera la relation dans une impasse. On s’intéresse à une personne parce qu’elle est différente ; chacun cherche la différence.

Gilles : En parlant d’adrénaline, les grands sportifs ont-ils des problèmes d’érection ?

Docteur : Les anabolisants sont d’anti-érectiles puissants. L’injection de testostérone empêche les testicules d’en produire ; il faut donc être très prudent, faire très attention.

Dans l’œuf, puis dans le fœtus les caractères sexuels sont déterminés à la septième semaine sous influence hormonale. L’hermaphrodisme est très courant chez les patients. Plus facile de transformer un homme en femme que le contraire…

Je pourrais ajouter que Freud fut le premier à mettre  en évidence la bisexualité psychique. Ce n’est qu’à l’adolescence que le choix de la sexualité ( hétérosexualité – homosexualité) se précise avec tout ce que cela comporte comme difficultés si l’orientation sexuelle n’est pas dans ce qui est considéré comme étant la norme. Oui, encore de nos jours.

Le débat se termine lentement. Les participants, satisfaits des échanges, ont continué à débattre hors du salon Ganesh…

Prochain thème demandé par les participants : LE DÉSIR – LE PLAISIR !!!