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Posts tagged ‘Surmoi’

Tu es lectrice/lecteur assidu-e du site http://www.libidosexualite.com ? Oui ? Eh, bien as-tu remarqué que les articles depuis un mois ne se bousculent pas sur le blog ? Il n’est pas utile de chausser tes lunettes pour y chercher des mots qui se seraient égarés en coulisse. Non il n’y en n’a pas ! Rien ne venant de mes pensées  peut se traduire sur cette page. Et si je fais un effort – quasi surhumain – pour te servir une tambouille, elle ne pourra qu’avoir le goût du dégoût qui m’envahit. À passer son temps comme je le fais à parler d’amour et de sexualité pour me retrouver muette devant une actualité qui regorge d’histoires bien salaces, bien crades… Tu avoueras quand même… Ah!  Tu avais remarqué que je ne fais pas dans le porno ? Quand j’évoque des troubles c’est pour essayer d’y apporter une résolution ? Des troubles comme la compulsion sexuelle dont on nous rabat les oreilles depuis que certains hommes de pouvoir  se sont fait pincer à transgresser la Loi. Le droit de cuissage n’est pas interdit mais il est interdit de se faire pincer.

C’est bien connu : Les hommes politiques  – de pouvoir – ont un Moi puissant inféodé à une hyperactivité, à un narcissisme démesuré et des besoins sexuels énormes. Sexe et pouvoir font la paire semble-t-il. Mais où est passé le Surmoi des hommes de pouvoir ?

C’est quoi le Surmoi demande ma petite fille qui a déjà – à quelques jours du Bac -  oublié les topiques freudiennes. Disparu le Surmoi des hommes politiques – en ont-ils eu un? Pas sûr quand on  voit  ces messieurs agis uniquement par leur ÇA.  Une pulsion passe et je la satisfais sans me poser de questions. Ne suis-je un homme puissant ? J’ai de l’humour et les femmes adorent ça ! J’ai un charme fou, le pouvoir m’exalte, c’est mon moteur. Un moteur qui s’emballe qui n’arrêtera sa course qu’en s’écrasant contre un mur…

Voilà donc ce dimanche matin il y a déjà trois semaines, la radio débitait dans mes oreilles  des mots qui me laissèrent  abasourdie, estourbie, horrifiée. Comment est-il possible que ce que j’entendais là ne soit pas un cauchemar ? Ou alors la lecture d’un passage d’un nouveau roman qui se lisait à cette heure matinale? Mais non, c’est bien l’actualité, la radio réalité qui dégoulinait, sordide dans mes oreilles encore endormies. Comment est-il possible que ceux qui nous gouvernent, qui tiennent les rennes de notre vie peuvent-ils à ce point être si peu maître d’eux-mêmes? Le pouvoir ne leur sert-il que de passe droit?

Voilà, pourquoi je reste coincée, sidérée, paralysée, agressée sexuellement ( le sexe se loge aussi dans le cerveau) et recroquevillée sous une porte cochère…j’attends que la douleur passe afin de me remettre à écrire…

Je remercie celles et ceux qui continuent à m’encourager par leur commentaire.

A bien vite.

 

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A-ton seulement parlé du fantasme dans cette soirée ? Plus ou moins. Le terme « fantasme » très employé ne fut (à mon goût) jamais vraiment approfondi ai-je envie de répondre. Et pour preuve la vidéo relate un débat de personnalités qui s’entrechoquent s’éloignant du thème pour lequel étaient venus  six hommes et  quatorze femmes. Que s’est-il passé donc pendant ces deux heures ?

Liliane, notre chère maîtresse de cérémonie rappelle  les codes et la manière de fonctionner du sex-o-café, l’officiel, présente les intervenants qui ce soir là étaient essentiellement féminin. Elle me passe la parole : le fantasme, scénario imaginaire dans lequel le sujet est présent préfigure de manière plus ou moins déformée l’accomplissement d’un désir. Le désir et le plaisir, deux composants essentiels, moteurs de la vie, comme évoqués à la deuxième rencontre du sex-o-café.. Le fantasme réalise un compromis entre le désir, les pulsions sexuelles ou agressives et les contraintes de la réalité que sont les interdits, les tabous, les règles sociales et morales. Le surmoi veille dans l’inconscient. Comme le dit Paul Ricoeur : « Le fantasme permet de scénariser son invivable comme un vécu » Il émane d’abord dans le corps avant d’être élaboré par l’imaginaire. Le sensoriel et l’intellect sont nécessairement présents, complémentaires. Lorsqu’il se traduit dans le réel, le fantasme n’en est plus un. En fonction du contenu de l’acte, c’est, soit une perversion, en cas de violence, sadisme… etc; soit un projet quand l’acte réalisé n’est ni pervers ni sous le fait de contraintes ou /et de violence et n’entraîne aucune souffrance pour autrui ou pour soi-même. Ou bien encore il s’agit d’une sublimation et se traduit par une création artistique; les artistes y ont recours pour créer (peintres, écrivains, poètes, sculpteurs..) Le milieu culturel, social, religieux quel qu’il soit dégage des interdits. Le fantasme dans son acceptation ou sa transgression sera à la hauteur de nos interdits.

Je donne la parole à Marie Laure qui aborde le fantasme dans le cadre de sa pratique.  Le fantasme est roi dans la relation instaurée entre patient et praticien. Le fantasme est l’antithèse de la pornographie. L’émotionnel est vécu au niveau intérieur – cerveau limbique – une mise à nu qui exclut le contrôle de soi.  On s’abandonne aux mains qui vous touchent. Dans l’approche tantrique la personne est amenée sur un plan divin,  son essence originelle. Sa pensée est créatrice…

« Qui fantasme ? » Les femmes fantasment-elles ? L’importance de la barrière de l’éducation; les fantasmes sont-ils différents selon l’éducation ? Ils alimentent notre sexualité;  sont-ils assujettis aux seuls désirs de l’autre ?

Nous fantasmons tous et cela dès la toute petite enfance. Le fantasme est roi. Il organise nos pulsions dans le moindre détails(Ph. Brenot) Les femmes fantasment autant que les hommes. C’est une vieille idée fausse renforcée par le rapport Kinsey.  Les époques changent mais les fantasmes sont les mêmes, ils sont fonction du matériel imaginaire. Dans toute forme de sexualité (hétéro, homosexuelle ou autre) nous avons notre complémentarité. Ici, nous sommes très coincés malgré ce qui se montre; ailleurs ça se passe différemment (USA, Asie). Ici le fantasme se présente souvent comme une décharge émotionnelle de plus en plus forte. Plus on est rigide, plus les fantasmes sont durs.

Différence entre barrière symbolique et notre éducation; le frein limbique nous empêche de passer à l’acte; le conscient, l’inconscient; nous sommes trop libérés ou trop coincés.

Techniques actuelles (internet, médias) permet une libération pornographique, virtuelle mais il y a difficulté du passage à l’acte. Le virtuel serait-il un frein ? Normalité de la sexualité qui fait de Rocco Siffredi un modèle à atteindre. La charge sexuelle pulsionnelle est la plus forte énergie existante. C’est le surmoi qui empêche le passage à l’acte. Les hommes sont plutôt linéaires dans leur sexualité (pulsion, « attaque », décharge, ils se retournent et s’endorment)  alors que les femmes sont beaucoup plus imaginatives. Dans la recherche du fantasme à réaliser à tout prix il y a un risque d’escalade qui peut être comparé au drogué  en manque qui recherchera l’illumination du premier shoot. Sans la trouver.

Y a t-il un appauvrissement de la vie fantasmatique, intellectuelle, cérébrale, un risque face à soi-même dans le cas de la réalisation d’un fantasme ? Met-on des mécanismes en place pour assouvir un fantasme ? Répétition, addiction, sous forme de dépendance ? Est-on déçu à les réaliser?

Non, il n’y a pas d’appauvrissement de la vie fantasmatique, peut être même un enrichissement quand ils demeurent acceptables par le Surmoi.  Afin de les assouvir il y a une bataille entre le Moi et le Surmoi, ce dernier empêchant de passer à l’acte. La société (éducation, morale) nous conditionne.  Nous vivons dans un système et sommes plus ou moins obligés d’en accepter les règles; la sexualité  est aussi un système avec ses règles. La déception peut venir de ce que la réalisation d’un fantasme n’est jamais aussi performante  que l’imagination qui elle est toujours plus parfaite, plus conforme  à notre  désir  que la réalité. Les images que l’on se projettent dans notre théâtre interne sont toujours plus belles, plus fortes que celles vécues dans la réalité. En cela tient la déception.

Mais réalisé avec la bonne personne ? Puisqu’un fantasme n’est qu’un scénario personnel ? L’assouvir au travers de plusieurs personnes. Un fantasme propre à une situation et non généralisation d’un fonctionnement. Homme qui a le fantasme de faire l’amour à deux femmes en même temps (le fantasme de beaucoup d’hommes)

Le fantasme est source d’excitation, il met du piment dans la relation.  Vouloir réaliser un fantasme violent risque d’effondrement psychique. On peut fantasmer une situation sans forcément avoir envie de la vivre dans  la réalité. Beaucoup de femmes fantasment d’être violées mais certainement pas de le réaliser. Le fantasme déclenche plaisir et jouissance. En matière de sexualité il n’y a que les tabous que chacun s’impose. Le travail de chacun est de dépasser pour trouver sa propre vérité.

Différence entre tabou, bonne éducation et interdit : on se perd dans tout ça. Fantasme d’objets (talons aiguilles) des décolletés.

Un tabou est un interdit d’ordre religieux ou d’un rituel dont la transgression est censée être un châtiment surnaturel. L’éducation provient du milieu familial, social; bonne ou moins bonne selon ce que l’individu a reçu. Quant aux interdits ils peuvent être d’ordre religieux, sociétaux, moraux. Les deux principaux étant l’interdit de l‘inceste et l’interdit du meurtre. (Réponse à Caroline) Ne vivre sa sexualité qu’au travers d’un fantasme sans jamais passer à l’acte dénote un effondrement psychique, une pathologie, une déviance. Un trop plein imaginaire s’origine d’un vécu traumatique  survenu dans l’enfance.

Le fantasme moindre à notre époque, moins important de nos jours. Vie sexuelle plus intense grâce à la longévité. Si l’on pratique tout, tout de suite, trop vite, trop jeune, que reste t-il pour la suite ?

Peut-on appeler ça de l’hypersexualité ? Il faut avoir confiance dans la jeunesse, malgré l’accès aux techniques nouvelles, confiance à l’imagination des jeunes, à un retour des choses qui finissent à se mettre en place (après avoir vécu des expériences, nécessaires au développement psychique – ajouté par my self après réflexion sur la jeunesse). Quels que soient l’âge, le sexe, le contexte, on fonctionne tous avec des interdits éducationnels, religieux. Jeune ou moins jeune, vieillard, tout le monde fantasme; c’est un pot commun à l’humanité.  La société nous porte, nous socialise. Seul, nous ne sommes rien, il n’ y a que la relation qui nous renvoie à nous-même, un effet miroir en quelque sorte.

Le fantasme évolue t-il ou non? Est-on pris d’assaut par les fantasmes ? Désir suscite un fantasme. L’ennui le favorise t-il ? Focalisation sur fantasme. La sexualité vécue au travers d’un rituel.  Fantasmes des hommes et des femmes. Quels sont-ils? Caricature des fantasmes des hommes. La taille du pénis occupe-t-elle l’imagination des hommes ? Leur petite taille est-elle un complexe ? Les femmes réfléchissent pour les hommes, pensent trop à la place des hommes. Le syndrome du vestiaire.

Le fantasme évolue avec l’âge, les pensées,  le corps, l’expérience. Comme eux les fantasmes évoluent en permanence. Le processus fantasmatique est en continuelle évolution. Si l’imaginaire est puissant l’ennui peut favoriser le fantasme,  sinon il restera pauvre. Voire inexistant. Dans l’imaginaire la taille du pénis renvoie l’homme à sa puissance sexuelle…

Liliane sonne la fin du sex-o-cafe, l’officiel, annonce  le thème de l’infidélité (souvent demandé) de la prochaine session.

La tension au cours de ce débat était palpable. Quelques réflexions qui n’engagent que moi : Le sex-o-café, l’officiel, est une réunion qui devrait permettre à chacun de  s’exprimer avec sa sensibilité sans que les propos tenus ayant trait aux idées soient sujets à jugements de la part des participants dont les perceptions sont différentes.  Le sex-o-café, l’officiel, est un lieu qui se doit de fonctionner sur le principe de la libre parole et de l’échange. L’agressivité ne devrait pas avoir cours. Ce qui fut le cas, malheureusement. Je le déplore. Il n‘y a rien à prouver, si ce n’est le respect que chaque personne doit avoir envers une autre. Tout peut se dire, devrait pouvoir être entendu sans jugement de valeur.

On n’est pas là pour juger ce qui se dit mais pour partager et éclairer les zones d’ombre dans ce qui se dit. Est-ce une tare d’être restée dans la mouvance du « Peace and Love » de 68  et de ne pas supporter la guerre ?

Ce matin, comme tous les matins vers 6h30, je me réveille, m’étire…

Dehors la pluie fait des claquettes et depuis elle n’a pas arrêté de rebondir sur l’asphalte de l’avenue, d’imprégner le parc, royaume des écureuils et des iris sauvages. « Comment ça va? demande-t-il, un œil ouvert l’autre encore dans le sommeil. « Je ne sais pas comment mon ça, va, mais mon moi,va bien. Comme tout le monde je suis vécue par quelque chose d’inconnu, un phénomène qui préside à tout ce que je fais et à tout ce qu’il m’arrive. Alors mon cœur, mon amour, ma jeunesse qui fout le camp à des milliers de kilomètres, à cette heure-ci mon ça baigne encore dans le jus de l’inconscient« . « Mais tu ne vas remettre ça? » Un cri presque angoissé lui fit ouvrir l’œil qu’il tentait désespérément de laisser fermé rêvant déjà de rejoindre Morphée et son inaccessible ça, royaume des ténèbres où je ne puis aller sans le déranger. Alors, tant pis, je me lève et vais dans la cuisine.

Un thé bien chaud fume déjà dans la tasse et l’oreille rivée à la radio j’entends que sonne la demie de 7h. Ça n’est pas possible, ça ne fait pas une heure que je suis réveillée; suis encore trop engourdie pour réfléchir; suis encore dans le creux de son bras qu’il tenait serré autour de mon corps pour m’empêcher de le quitter. Que se passe-t-il? Bon sang! Depuis que le Ça accapare mon esprit j’en ai perdu jusqu’à l’heure. En quelques secondes le temps s’est étiré jusqu’à bondir sur l’heure suivante. Mais où est-elle passée? Obligée de chercher l’heure. Comme si je n’avais que ça à faire. Le temps passe si vite que je ne peux me permettre d’en perdre. Je retourne dans la chambre en bousculant presque le corps  replié en chien de fusil, lui retire le coussin qu’il tenait serré. « T’en va pas, déjà, disait-il, sans s’apercevoir que déjà partie et revenue, je  voulais récupérer l’heure. Mais où est-elle? Mais où est-elle passée cette heure de printemps pluvieux, cette heure d’amour fiévreux? « Qu’as tu à t’agiter comme ça? Ne cherche pas l’heure, ne sommes-nous pas dimanche? Qu’en as-tu à faire de l’heure un jour comme aujourd’hui? »

Avant que cette histoire d’heure ne tourne au vinaigre, je me suis rallongée près de mon homme en laissant vagabonder mon esprit auprès de mes semblables.  Il faut que je leur dise  combien beaucoup se trompent si ils pensent qu’en vieillissant ils cesseront d’être amoureux. Je leur rappellerai qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux. Et pour  quatre heure je nous ferai du pain perdu; à perdre une heure qui ne sera rattrapée qu’en hiver autant ne pas jeter le pain.

adolescence-violenceQu’est-ce-que l’adolescence sinon un âge entre deux eaux,un passage qui annonce la fin de la puberté et propulse dans l’âge adulte? C’est l’âge où tous les espoirs pubertaires sont en devenir de réalisations d’adultes. La violence pubertaire est réelle, tant l’adolescence recèle d’aspirations élevées et de déceptions dont toute la vie d’adulte sera empreinte.  L’effondrement de l’idéal ou a dépression d’idéal est le risque encouru de cette période de la vie.

Pendant ce passage, la plupart des adolescents ont des conduites violentes intenses ou moindres selon le milieu socio-culturel auquel ils appartiennent. La conduite est d’autant plus violente qu’elle menace le « Moi », c’est à dire l’identité : le Moi de l’adolescent est la principale victime des adultes qui pratiquent  (pour leur bien !) l’intrusion, la dépossession,  l’envahissement, manipulation : toute manifestation  qui se voudra protectrice du jeune. Période où l’adolescent se cherche, psychiquement, physiquement, sexuellement.

A ce moment là de la vie l’intensité des pulsions est à son comble ; gérer le dedans de ce qui se passe à l’intérieur (du corps et sa force hormonale)  avec le dehors et la qualité de la représentation afin de préserver l’image qu’il a de lui (narcissisme) met l’adolescent dans le déni et déstructurent les liens parentaux qui jusqu’alors le tenaient. Ce qui est rejeté  est ce lien vécu par l’ado comme une dépendance dangereuse, un pouvoir du parent qui aliène sa liberté en tant qu’individu.  Bataille du Moi de l’adolescent et du Surmoi (instance parentale, sociétale) où l’importance prise par l’investissement  parental sera l’élément déclencheur, essentiel de la violence. Il y a dès lors séparation (et non conflit) entre le MOI et le SURMOI. Entre l’adolescent et les parents, la société. Crise d’adolescence (qui peut être réactualisée à tout moment de la vie). L’ado devient fragile face à l’agressivité du monde et son environnement, ses contraintes, ses vides, ses séductions abusives ; tout l’agresse. Il se rebelle.

Il se rebellera d’autant plus qu’il vivra dans un contexte familial difficile où culture et éducation familiales seront différentes de celles  qui se vivent à l’extérieur; quand une parole pauvre fera obstacle aux échanges ( c’est autour du langage que se cristallisent les conflits individuels et collectifs).

La violence n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau est sa sur-médiatisation. Elle existe de tout temps avec les comportements impulsifs qui lui sont associés. Les blousons noirs dans les années 70, les skins heads  quelques années après, les banlieues aujourd’hui… La violence faite aux jeunes fera ressurgir la violence faite par les jeunes en amenant des troubles du comportement et des troubles de conduite dont on parle beaucoup (trop) dans les médias.

« Si la cruauté, tout autant que la violence et l’amour, est une dimension de l’homme, elle (la violence) a cependant la particularité de produire une angoisse étrange, inaccessible au processus de symbolisation ininscriptible dans la psyché et donne de son « agent » - celui qui la produit -, une image de mutant de l’espèce », écrivit LOUFTI BENHABIB dans la « Passion Algérienne »

La violence dans les mots, dans les actes, conjugale, scolaire, professionnelle. La violence visible et celle invisible parlent de notre monde qui ne change pas vraiment dans les mentalités. Ne serait-elle pas plutôt exacerbée tant elle est médiatisée avec pour but de servir  un jeu politique pour lui donner le pouvoir de mettre en place par la peur une hyper sécurisation ? Tout aussi violent que ce qu’il  prétend défendre.

Quand on sait que faire acte de violence, comme le disait un jeune « fait couler l’adrénaline » « c’est même un sport extrême », « je suis fier d’être un violent homophobe, ça me fait jouir », on comprendra ( ce qui ne veut pas dire qu’on acceptera) qu’il s’agit là d’un palliatif à l’évacuation du trop plein de fureur servant à exprimer des pulsions qui n’ont jamais été régulées.

Allez ! Assez de violence pour ce soir. Passez une bonne nuit dans la tendresse de bras protecteurs.



Bonne fête aux hommes devenus pères pour avoir engendré un enfant. L’enfant, fille ou garçon, fait le père mais c’est au fils que revient de transmettre le Nom du Père. En cette importante particularité son nom demeure de père en fils. Certains géniteurs se prennent pour Dieu le Père mais jamais ne seront des papas. Parce qu’un papa est forcément papa gâteau sans être pâtissier ou un papa poule sans pondre d’œufs bien qu’il protège sa couvée. Il y a les fils à papa, costard-cravate-attaché-case-Rolex-poignet, ils fantasment leur Père, ce héros, l’idole inaccessible et demeure à tout jamais en manque de Papa.

Il y a le Saint Père, Pape avec père sans fils en direct-live sauf sur la place du Vatican. Nous n’oublierons pas Freud le Père de la psychanalyse dont les théories encore aujourd’hui questionnent l’inconscient. Papa Freud qui a mis en évidence le tabou de l’inceste,  fait du père un tiers séparateur du couple mère/enfant et du Surmoi tyrannique un père fouettard qui poursuit de la névrose ses fils depuis tout temps. Il y a quelques Pères défroqués; ils ont quitté l’état ecclésiastique pour habiller la vie vers laquelle ils se sont tournés.

Pères « Fais ce que je te dis et ne cherche pas à savoir ce que je fais » véritables tyrans d’enfants malmenés. Les pères donateurs de têtards qui n’ont pas cru bon légitimer l’enfant bâtard. Il y a les pères dans le désir de faire mieux que leur père, malheureusement, ils se sont plantés. Il y a les pères gonflés, pour ne pas dire infatués, d’une légende qu’ils continuent à perpétuer.

Et puis les pères responsables au dos courbé d’avoir tant travaillé, fiers (et ils peuvent l’être) de n’avoir pas démissionné de leur fonction paternelle.

Il y a Notre Père qui êtes aux Cieux et qu’il y reste, la planète est bien trop peuplée.

Ce 21 juin, ouverture de l’été, fête les Pères et de la Musique, lâchez-vous comme le taureau dans l’arène mais évitez l’orgie qui vous  transformerait en  viande soûle avec mal aux cheveux  le 22.