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Posts tagged ‘testostérone’

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Dans ce dernier Sex-o-café l’émotion régnait en maître, d’où qu’elle provienne, femmes et hommes confondus. De là à croire que les participants de cet événement ont des caractéristiques qui ne sont pas exclusivement masculines ou féminines mais s’imbriquent selon la loi des 80-20, y a pas loin! Parce que les fidèles  du sex-o-café ont, ce soir là, permis à leurs émotions de s’exprimer. Cette loi des 80-20 quelle est-elle? Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin; certaines femmes se retrouveront parfois dans une description du masculin.Et cela en vertu de la loi des 80-20 qui s’applique tout autant dans les différences homme/femme.Par exemple, l’on sait que 80 des demandes de conversations dans un couple sont le fait des femmes; que 80 des dépendants émotifs sont des femmes; que 80% des parents qui s’investissent à fond dans l‘éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20% d’hommes. Alors que 80% d’hommes préfèrent aimer en silence, que 80% de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s‘investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels…Cependant un certain pourcentage de femmes manifestent ces tendances. Comme au Sex-o-café, où les hommes (tel Marco) ont pu se dévoiler émotionnellement (ce qui est plutôt le fait des femmes).

La différence entre une femme et  un homme tient dans le bain hormonal dans lequel l’individu mâle ou femelle est plongé dès la gestation: œstrogènes ou testostérones les différencient. Ainsi une femme obligée par ses œstrogènes exprimera ses émotions, parlera sans réfléchir, aura besoin de partager ses idées, son temps, ses sentiments. Partager verbalement et communiquer caractérisent une femme. Les mains d’une femmes sont un modèle de précision grâce à ses doigts d’une très grande dextérité. Son sens du toucher possède jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact. Chez elle l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient son besoin de toucher et d’être touchée.  Une femme  a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité. Son odorat est plus développé (jusqu’à 100 fois plus au moment du cycle). Même si la vison est plus développée chez l’homme, la femme possède une meilleure mémoire visuelle. Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations a du mal à se concentrer sur son travail, contrairement à l’homme qui lui a besoin d’être au top professionnellement pour se sentir à l’aise dans sa relation. Les femmes, c’est bien connu, donne du sexe pour avoir de l’amour. Elles sont moins émotives parce qu’elles s’expriment davantage que les hommes. Elles sont orientées dans le temps ce qui fait qu’elles se rappellent ce que les hommes oublient. Leur ouïe est beaucoup plus développée, certainement pour entendre, malgré la fatigue,  leur progéniture. On comprend dès lors l’importance pour elles des mots (tendres  ou pas) de l’intonation, du timbre de la voix, sa musicalité ou son agressivité qui seront autant d’impacts qui avertiront une femme de ce à quoi elle peut s’attendre venant de la personne en face. En général les femmes ont un attrait particulier pour le mâle  dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu, donc moins jeune mais susceptible de la protéger.

Stress féminin et masculin : Si une femme est stressée elle refusera les avances d’un homme ou toute proposition de nature sexuelle. Cela serait dû au cortisol, hormone du stress, qui bloque l’action de l’ocytocine dans le cerveau, supprimant toute envie de sexe et de contact physique. De plus la perspective d’une grossesse (9mois) et des soins à donner à l’enfant dans des conditions de stress n’a pas la même signification pour elle que l‘éjaculation spermatique chez l’homme. Dans le cerveau masculin par contre un stress élevé stimule les circuits de l’amour. Après une épreuve physique et /ou psychique (défi, combat, peur) beaucoup d’hommes cherchent un rapport sexuel immédiat.

Une femme se repère : Une femme est agi par son cerveau gauche (hémisphère gauche du cerveau)qui fait qu‘elle se repère d’après des objets ou des signes concrets (noms des rues par exemple)

Alors qu’un homme s’oriente : Un homme est orienté dans l’espace, il est agi par son cerveau droit (hémisphère droit du cerveau) ce qui lui permet de s’orienter dans une direction abstraite. (Par exemple capable de prendre des raccourcis)

Plein de testostérones (hormone masculine, du désir, de la sexualité et de l‘agressivité),  l’homme centré sur l’action agira sans réfléchir; il contrôle et retient ses sentiments pour transmettre des informations,  chercher des solutions; il est porté sur la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce). Par le fait de la testostérone la force musculaire des hommes  est développée à 40% contre 23% chez les femmes. Leur vitesse à réagir, l’impatience, l’agressivité, la compétition, l’endurance, la ténacité sont des comportements induits par cette hormone spécifiquement masculine.  La vue de ces messieurs est comme un véritable téléobjectif  qui assure une vision de loin. Cette vision, à l’époque de nos lointains ancêtres qui servait à repérer les animaux est aujourd’hui un vestige qui fait retourner les hommes, sans aucune discrétion, sur une femme à leur goût, cette même hormone  leur donne l’attrait  pour une jeune femme à protéger et surtout susceptible d’engendrer… Ne peut-on voir là le reliquat d’un petit quelque chose du prédateur en tout homme?

Allez ! Ce sera tout pour ce soir!  La suite pour très bientôt.

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Les études réalisées sur la sexualité, l’amour et plus spécifiquement sur les effets du baiser ont démontré  que la salive contient de la testostérone qui par l’intermédiaire du baiser contribue à augmenter le désir sexuel.

Le baiser qui s’échange dans presque toutes les sociétés humaines mais aussi chez certains de nos cousins les primates et d’autres espèces animales, est la première forme du rapport sexuel.

Trois systèmes cérébraux distincts favorisent l‘accouplement et la reproduction, d’après l’anthropologue Helen Fisher. Le premier de ces systèmes  est la libido qui se manifeste par le désir sexuel. Vient ensuite l’amour romantique avec l’exaltation, la pensée obsessionnelle et le troisième système concerne l’attachement qui fait que l’on éprouve sérénité et sécurité avec sa-son partenaire sur du long terme.

Un baiser active les trois systèmes par un échange de testostérone ce qui va provoquer le désir sexuel; par l’excitation provoquée le taux de dopamine (associé à l’amour romantique) va s’élever élevant dans le même temps l’ocytocine.

Le baiser serait donc l’examen de passage qui permettrait d’apprécier ou non son partenaire, de continuer ou de stopper une relation. Toujours d’après l’étude menée par H.Fischer 66% des femmes et 59% des hommes après le premier baiser savent à quoi s’en tenir  sur la relation.

Le baiser diminue le stress en abaissant le taux de cortisol, tandis que les niveaux d’ocytocine (hormone de l’attachement) est en augmentation chez les hommes et en diminution chez les femmes. Étrange non ? Les femmes auraient plus besoin que les hommes d’une certaine ambiance avec fleur, musique, bougies, encens pour se sentir en sécurité et pouvoir s’abandonner…

Acte fondateur de toute relation le premier baiser en dira plus long sur votre partenaire que tous ses discours les plus élaborés.

En attendant d’être réveillée de ma torpeur par un baiser je m’en retourne au bois dormir.

 

 

 

 

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Le premier jour du dernier mois de l’année. Déjà. Déjà trois flocons et demi sont tombés sur l’humidité de la plage sans faire monter le niveau de l’eau. Déjà la fin de l’automne qui annonce un hiver dramatique pour les logés dehors, les démunis…Sur ma fenêtre une bougie allumée éclairera ce jour d’une flamme vacillante à l’abri des volets.

Je relis une lettre qui me fut adressée en janvier 2005 : « Je viens de finir un livre qui explique les différences entre les hommes et les femmes basé sur les différences biologiques dues  à l’évolution de l’espèce. Le cerveau de l’homme est conçu pour chasser et pas grand chose d’autre – ah, si ! Procréer ! Celui de la femme pour prendre soin du reste ! Pas étonnant que les hommes soient si limités mentalement. Dans ce bouquin il est expliqué aussi l‘homosexualité comme, d’une part, une caractéristique génétique, et d’autre part, comme un trop d’hormones mâles (testostérone) pour les fœtus filles et un manque pour les fœtus garçons…Le bouquin simplifie beaucoup les choses mais il s’appuie sur des centaines d’études, il semble donc assez sérieux. » Et puis plus loin :  » Plus je vieillis et plus je pense qu’il y a une différence infranchissable entre les hommes et les femmes et qu’on devrait apprendre à vivre avec plutôt que de tenter de l’ignorer. »

Je ne sais pas de quel livre il s’agit.  Par contre ces écrits datés à quelques jours près six ans en arrière, ont été confirmés dans leur justesse.  On a pu entendre le Dr Maldiney parler des hommes chasseur-cueilleur et procréateur; quant au thème de l’homosexualité jamais abordé au Sex-o-café, (cela se fera dans le courant de l’année prochaine), beaucoup de références défendent cette thèse…

Aujourd’hui donc, pour la journée des malades du Sida, ayons toujours une pensée comme flamme sur le rebord de la fenêtre et protégeons-nous du froid du dehors et du froid de la mort.

Où en  étions-nous ? Ah! oui : Le but de la décharge électrique avec relâchement musculaire est fondamental pour que spermato et ovule se rencontrent. On en était là. On continue!

L’homme est resté le chasseur-cueilleur, il sort de la maison pour y ramener le produit de sa chasse que bobonne fera cuire en attendant… Que dalle ! Elle n’attend que dalle. Pas de bobonne mais une femme qui bosse, qui ramène elle-même les légumes, les poissons gras qu’elle fera à la vapeur plutôt que bouillis ou frits; une femme avertie qui évitera les Macdo, les frites et le Coca Cola.  Elle préférera les produits de bonne qualité, venant du terroir, n’ayant pas traversé la moitié de la terre pour atterrir dans son assiette; elle privilégiera  les fruits et légumes garantis sans pesticides. Parce qu’elle se tient informée; de cette information elle a retenu qu’en 2050 90% des hommes seront infertiles; leur sperme ne pourra pratiquement plus assurer la reproduction de l’espèce.  C’est à dire que si les comportements alimentaires ne changent pas, nos petits enfants n’auront de la descendance qu’à coups de FIVE, de procréations médicalement assistées. Comme dit le Dr Maldiney les humains marchent sur la tête. Pesticides, absence d’Oméga 3, mauvais équilibre entre ω3 /ω6, environnement toxique permanent entraînera forcément fatigue. 60% des français se  lèvent fatigués, réveil difficile parce que sommeil non réparateur. Or, si on est en bonne santé on doit se lever en pleine forme. Le fait de manger doit nous nourrir et non nous fatiguer. Or, 80% de la population est explosée après avoir mangé. 80% ont des problèmes de ventre, gonflement après les repas; certains même vont jusqu’à ne pas manger pour éviter d’être fatigués, fatigue empêchant de travailler. Apnée du sommeil, flatulences, constipation, dépression, troubles du désir. Et sans désir pas de vie…Stop !

La mal bouffe entraîne une guerre cellulaire provoquant une explosion de la « Centrale », explosion qui fera chuter la DHA; or, la DHA est précurseur des hormones sexuelles; d’autre part les graisses saturées rigidifieront les membranes, un cerveau rigide  entraînera à son tour des problèmes de communication au niveau du cerveau et de toutes les cellules dont la mitochondrie qui aura pour résultat la baisse de la libido. À un moment donné et pour que la « centrale générale » continue à fonctionner (même mal) la libido devra être coupée, hors circuit. Dont importance de bien manger en favorisant des assiettes riches en couleur de légumes. Faire du sport raisonnablement sans extrême; comme tout ce qui est  pratiqué à l’extrême  est préjudiciable et détourne la testostérone du canal libidinal pour favoriser la performance sportive.

Nous sommes faits de cellules; nous sommes le résultat de nos hormones, les hormones baignent dans les cellules qui s’alimentent de ce que l’on aura mis dans nos assiettes.

Autre chose concernant les femmes, n’en déplaise aux hommes :

Sur le plan physiologique il est plus facile pour une femme d’avoir plus  de partenaires, plus de facilités à avoir des relations sexuelles. Physiologiquement parlant parce que socialement, rares sont celles qui outrepassent le « socialement correct ». C’est bien connu qu’un homme plein d’aventures sera reconnu comme un don Juan alors qu’une femme sera Marie-couche-toi-là, une salope, une femme de peu, une moins que rien. Amen!

On ne peut séparer la tête du corps. L’être humain est un tout et nous devons tenir compte de ce tout. La tête via la pensée commande au corps. La parole restitue le savoir de l’expérience. Si l’expérience a été trop difficile, la tête n’en rend compte que partiellement. Le reste – le traumatisme – est gardé emmuré dans le corps. Tout ce que la parole ne peut restituer sera exprimé par le corps qui prendra le relais en somatisant. Il s’exprimera à l’endroit de sa fragilité : le corps parle en se substituant à la parole absente. Ainsi tous les troubles sexuels vont s’exprimer par le corps :

Un des grands signes de la dépression est la perte du désir. La personne fragilisée psychologiquement et sous antidépresseur peut avoir des problèmes du trouble du désir, sans que cela soit systématique.

La dyspareunie : douleur pendant les rapports sexuels, souvent secondaire contrairement au vaginisme qui est essentiellement primaire. (Voir précédents articles). D’après le Dr Maldiney (et je lui fais confiance) ces douleurs peuvent très bien être soulagées par des Oméga 3 (ω)que l’on trouve dans les poissons gras (maquereaux) huile de colza…Ces ω3  conditionnés en gélules diminuent la douleur en général en agissant sur le thalamus qui filtre ces douleurs.

Anorgasmie : différent de la frigidité qui est une absence totale de désir et de ressentis. La femme anorgasmique peut avoir du désir, du plaisir sans atteindre l’orgasme.

Nous sommes très hormonaux-dépendants. Cela se vérifie lors des castrations chimiques (délinquant sexuel) ou chez les femmes suite à la ménopause. La libido dépend de la testostérone chez l’homme mais aussi chez la femme bien qu’en quantité moindre. Chez la femme ce n’est pas la progestérone qui provoque la libido mais bien la testostérone fabriquée par les surrénales.

  • La dopamine gère le plaisir, le désir.
  • Sérotonine (carence à l’origine de la dépression)
  • Fer (dont manquent la plupart des femmes) Vit B; leur manque favorisera la fatigue qui est un des facteurs de la perte du désir, de la libido défaillante.
  • Si à cela s’ajoute une surcharge pondérale liée à un syndrome métabolique nous avons là des signes de mauvaise santé qui se répercuteront sur la libido en l’abaissant.
  • Cortisol hormone du stress, hormone détournée sans remplir le canal des hormones sexuelles pour parer au stress
  • Dépression : dès qu’il y a perte de libido on interroge et vérifie un possible syndrome dépressif masqué.
  • Apnée du sommeil : haut risque qui compromet l’équilibre vital et parmi ces risques celui de « couper la libido ». Une personne sujette à des apnées du sommeil ne peut avoir une bonne libido.
  • Les médicaments (antalgiques, somnifères, antidépresseurs, bêta bloquants…)  jouent un rôle majeur dans la baisse libidinale.
  • À éviter l’emploi de médicaments non précédés d’analyses indispensables au risque de bloquer la voie métabolique.
  • Après un dosage qualitatif et quantitatif  pour vérifier carences ou excès par les analyses très poussées, il sera possible d’agir aidé par la prescription adéquate en micro-nutrition d’éléments  précis ciblant la remise à niveau hormonale, minérales…etcétéra, etcétéra

Oui, il existe des troubles de la sexualité féminine qui sont en excès. La nymphomanie en fait partie qui  est un besoin sexuel excessif, envahissant et jamais satisfait. La compulsion sexuelle, la dépendance sexuelle font partie des excès. Les sujets atteints de ces compulsions en parlent encore moins les jugeant la plupart du temps comme étant des perversions alors qu’il s’agit là de véritables troubles qui empoisonnent la vie de celles qui en sont atteintes…

Nous allons arrêter là même s’il s’est dit encore beaucoup de choses intéressantes ! Oui, au Sex-o-café, l’officiel ! T’avais pas compris que c’était la suite des troubles sexuels féminins ? Maintenant oui, t’as pigé ? Parce que si t’as pas pigé mieux vaudrait prendre des oméga3, de la DHA et autres vitamines; mais d’abord consulter dès la moindre baisse de libido. Et ne jamais oublier :

Si on ne pose pas de question on n’aura jamais de réponse

Le baiser

Le baiser

Le verbe « baiser » du latin « bassiare« , signifie « tenir dans ses bras », embrasser. Le premier baiser, celui dont on se souvient à cause de la personne qui l’a donné, ou qui l’a pris  » Il m’a volé un baiser ». La réunion des lèvres marque le point de départ des histoires d’amour, du rapport sexuel. Cet échange scellera l’acceptation entre deux personnes, annoncera les prémices d’une histoire à vivre. Le Marquis de Sade l’a détourné  au profit d’une connotation beaucoup plus triviale, beaucoup plus sexuelle dont le sens moderne  est un acte sexuel avec pénétration. Chez les anglo-américains on se donne un « hug« , on se serre dans les bras, on s’étreint sans « poser les lèvres sur » comme il est coutume du côté de chez nous. Tout le monde connaît le baiser des esquimaux, ils se frottent le nez pour se réchauffer. Le baiser de Judas l’Iscariote, l’un des 12 apôtres de Jésus, a facilité l’arrestation du Christ en l’embrassant. C’est ainsi que le baiser de Judas est devenu synonyme d’un baiser d’un traître. Il se raconte que sans ce baiser, le Christ n’aurait pu accomplir la rédemption. Une histoire tellement vieille…Dans le Cantique des Cantiques, chants d’amour humains, le Bien aimé baise sa Bien aimée, dans le sens de l’étreinte charnelle.

Pour les cultures asiatiques, le baiser est partie intime de l’art de l’amour. Pour ces peuples  là, il est inconcevable de s’embrasser en public puisqu’ils considèrent le baiser comme étant presqu’aussi érotique que le coït, il ne doit être pratiqué qu’en privé. Pour les Taoïstes la salive d’une femme est sa « source de jade« ; elle s’écoule de deux points sous la langue, elle est très bénéfique si elle est bue.

Dans de récentes études sur la sexualité il a été démontré que la salive peut contribuer à augmenter le désir sexuel. Elle contiendrait de la testostérone (dixit Helen Fisher anthropologue). L’excitation due au baiser va élever la dopamine (toujours elle) celle-ci est associée à l’amour romantique. Si c’est l’ocytocine qui est activée cela va déclencher le système de l’attachement

Savez-vous que deux personnes qui se bécotent échangent quelque 40 000 parasites, plus de 250 différentes bactéries, sans parler de l’eau, des graisses, des protéines !  À vous dégoûter d’embrasser votre voisin de palier même si l’attirance est forte. (Beurk, s’il te plaît ne bois pas à même le goulot je préfère que tu me refiles tes bactéries et parasites en direct.) Ah! Aussi : chaque baiser nous fait brûler 4 calories. Je ne m’étonne plus de ne pas grossir depuis qu’avec mon amoureux nous sommes suspendus à nos bouches.

Et puis y a « le baiser de Zézette, le plus salé, le plus sucré, c’est le plus chouette. Pour l’apprécier il faut comprendre qu’il est sublime comme une truffe sous la cendre« . Pour ce baiser là, je vous renvoie à Pierre Perret et à sa chanson « Les baisers ». Vous y ajouterez l’air.

La plupart des sociétés humaines échangent des baisers. Allons-nous  nous arrêter à nous consommer? Certainement pas au risque de nous consumer. Bonne semaine. Prenez soin de vous.

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Pascal de Sutter s’est longuement penché sur la « La sexualité des gens heureux« .  Le contenu  de ce livre, dont je partage la totalité de ce qu’il énonce, vient  quelque peu bousculer les diktats en vogue dans les milieux qui se veulent branchés. Une bonne santé va de pair avec une bonne sexualité. Disant cela P. de Sutter ne dit pas qu’il faille baiser à couilles rabattues ni s’adonner au SM ni pratiquer l‘échangisme ou s’obliger à des performances de compétition pour avoir une sexualité épanouissante. Non, pas du tout mais il constate que la tendance actuelle confond souvent sexualité épanouie et pratiques extrêmes. Et c’est à ce niveau que le bât blesse. Qu’il y a confusion.

Faire l’amour contribue au bien être et donc au bonheur. Chez les femmes c’est la perception d’une qualité de vie sexuelle élevée qui est associée à la longévité. Par contre, chez les hommes  c’est la plus grande fréquence  qui augmentera l’espérance de vie. Oui, mais faire l’amour comme une simple activité sexuelle, comme on ferait un sport, par simple hygiène, ne contribue pas forcément à la santé ni à la longévité.

Faire l’amour est autre chose. Faire l’amour – rapport sexuel satisfaisant les deux partenaires – laisse une sensation de bien-être supérieure à tout autre chose, comme la prise de médicament, par exemple. Probablement la cause en revient à la libération d’hormones lors de l’orgasme (en autre, la merveilleuse ocytocine.) On le sait maintenant, les réactions chimiques produites lors de l’amour ont un effet bénéfique sur la mémoire, les fonctions cognitives... (Revoir les articles écrits sur ce sujet.) Et ce n’est pas tout ! La puissance des fantasmes qui se mettent en route lorsqu’on imagine des scénarios érotiques activent les circuits neuronaux. C’est une sorte de gymnastique mentale, active et créative, qui maintient le cerveau en bonne forme.

Le remède contre des insomnies ? Faire l’amour ! L’activité sexuelle facilite l’endormissement grâce à la décharge de la tension lors de l’orgasme - surtout pour les hommes  qui s’endorment souvent après l’amour – grâce aussi à l’effet sédatif de l’ocytocine et des endorphines. Faire l’amour empêche de ruminer ses problèmes, éloigne les pensées invasives qui retardent la venue du sommeil. Mais alors pourquoi les femmes ont-elles plus de mal à s’endormir, demanderez-vous ? Tout simplement parce que les femmes ont moins d’orgasmes que leur compagnon. 1/3 seulement parviennent à l’orgasme, d’où le décalage important dans le couple. L’une reste éveillée pendant que monsieur ronfle déjà.

Avez-vous remarqué, chez la plupart des hommes comme chez tous les mammifères mâles, après l’éjaculation, l’intérêt pour le sexe et la partenaire chute brutalement? Oui!!!La plupart d’entre nous l’a remarqué !

Autre chose : l’activité sexuelle régulière est un excellent antidépresseur. Les endorphines possèdent un effet tranquillisant comparable au Valium, tout comme le sport et l’activité physique. La sexualité, toujours en vertu, de la libération d’hormones contribue à la santé de la peau, sa fermeté, la beauté et la brillance des cheveux. Sauf pour les chauves qu’un trop plein de testostérone aura scalpé.

Faire l’amour augmente un type d‘anticorps de 30% et de ce fait renforce le système immunitaire, combat virus et bactéries; le contact avec les germes d’un autre que soi-même équivaut à l’effet vaccin.

Pour bénéficier de tous ses avantages, il est indispensable que la sexualité soit vécue  comme épanouissante. La sexualité ne doit pas être une obligation ni une contrainte, encore moins stressante. Seulement du plaisir. Obligatoire, stressante et contraignante la sexualité perd tous ses bénéfices, devient un handicap puisque les sentiments l’affectent. Plusieurs substances ne sont secrétées que lorsque le plaisir est intense, lors de l’orgasme ou sensation de plénitude concluant un rapport sexuel épanouissant.

Et enfin, l’humain ne se réduit pas uniquement aux diktats des hormones et de la chimie du cerveau. La sexualité du genre humain est fortement influencée par le contexte environnemental. La période d’apprentissage où les partenaires apprennent à se connaître est essentielle suivie d’une bonne communication dans le couple qui permettra d’ajuster les différences entre femme et homme.

Tout cela avait été dit au fil des articles précédents. J’avais envie de vous faire participer à ma lecture du moment. Alors Ok pour mettre tout cela en pratique dans la joie et la bonne humeur ? Profitez bien de la chaleur torride de la nuit qui fait ressembler les ébats   amoureux à une séance de sauna. Ça aussi c’est bon pour la peau. Allez, bonne soirée.

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« Il est bien plus acceptable qu’un mari trompe son épouse que le contraire » et cela parce que les hommes doivent répondre à leurs pulsions hormonales dont le désir masculin est presque  totalement sous leur influence. Les hommes sont restés des chasseurs qui réagissent aux pulsions de leurs poussées de testostérone. Cette hormone active le désir plusieurs fois par jour; si l’occasion se présente à ce moment là, les pulsions peuvent trouver leur échappatoire dans l’adultère. Entre autre.

Si autrefois, pour les femmes, se marier justifiait le droit – et même le devoir -  à la sexualité et que le mariage garantissait  le patrimoine et la famille il en va tout autrement aujourd’hui. Où l’on consomme avant de signer.  La bonne entente sexuelle est indispensable à la réussite du couple. La sexualité cimente le couple. Alors ceci amène cela et les infidélités chez les femmes. Les femmes moins soumise à leurs hormones plus à leur imaginaire seront infidèles différemment. Mais infidèles quand même. Selon un sondage « Huit femmes sur dix valorisent la fidélité  – 42% d’entre elles la considèrent comme normale -, 11% seulement l’estiment obligatoire. Là est la nouveauté : choisir l’infidélité ou la fidélité selon des critères personnels, et non plus en adéquation avec des « rôles » culturellement déterminés » Ce sondage Ifop pour le magasine Elle date de 2000. Dix ans sont écoulés depuis…

  • Dans la recherche d’un amant, une femme sera dans la quête non identifiée du partenaire idéal, de la figure paternelle fantasmée et à jamais inaccessible.
  • Si elles goûtent à l’infidélité elles tenteront d’épargner leur couple.
  • Si cela leur est impossible elles quitteront pour reformer assez vite un autre couple plus satisfaisant.
  • Très peu de jeunes femmes acceptent la frustration d’une sexualité peu revalorisante. Tendresse, baisers, regards, communication, complicité sexuelle…Exiger tout du même homme. Quand le partenaire habituel échoue à répondre à tous les besoins, elles vont chercher ailleurs celui qui pourra les satisfaire.
  • L’infidélité par « accident » (être prise dans un engrenage que l’on ne peut arrêter)
  • L’infidélité par les pensées, difficulté de transgresser l’interdit.
  • Certaines femmes trompées se vengent en prenant amant.
  • Le coup de foudre, l’amour soudain, sera le motif  pour qu’ une femme quitte son partenaire « légal »

Oui, comme dit précédemment le  seuil de tolérance à la frustration est très bas. Le principe de plaisir devient le premier fonctionnement au détriment du principe de réalitéPour pallier le vide, la frustration ou la déception, on consomme. L’autre devient un produit, analyse la psychanalyste Martine Teillac. Le refus de la frustration parvient-elle à supprimer la souffrance ? Le commentaire de Frédéric vient bien à propos pour illustrer la souffrance qui résulte de ne pas savoir différer.

L’infidélité nous questionne au plus profond, a des répercutions sur le couple. Quelques fois être infidèle à un compagnon peut servir de tremplin pour redevenir fidèle à soi-même. Ne plus se trahir soi-même en acceptant ses contradictions.

Actuellement dans les jeunes couples chacun détermine les interdits à ne pas transgresser et les frontières à ne pas dépasser en évitant les promesses impossibles à tenir. Les partenaires d’un couple depuis longtemps constitué seront plus indulgents quant à l’infidélité de l’un envers l’autre. Par contre pour de plus en plus de couples la fidélité ne se situent plus dans le fait d’être sexuellement fidèles c’est ailleurs qu’ils la trouvent. Dans un pot commun fait de souvenirs, de joies et de peines qui les soudent comme un ciment qui vieillit bien. Ils prennent le risque de la liberté sexuelle extérieure à leur couple sans le démolir. Se sont souvent les femmes aimantes et sages qui posent les règles à vivre une sexualité extérieure au couple. Une respiration extérieure qui recharge leurs batteries intérieures; rajoute du piment. Consolide le couple dans l’amour où les partenaires sont amis obligeant à lâcher-prise sur la possessivité, la possession du corps de l’autre (il est à moi et nulle autre que moi doit y toucher); à inviter la liberté d’être et de permettre à l’autre d’être ce qu’il est.

Ce sera tout pour cette fois. On essayera d’aller un peu plus loin dès que possible sur cet épineux sujet.

Prenez soin de vous.

SEX-O-CAFÉ – 4 février 2010 au 3.14 Hôtel

Intervenants : Liliane Cassar (modératrice) – Lyliane Engelmajer-Rivera (psycho-sexothérapeute)  –  Dr Christophe Ghibaudo

Ont participé 17 femmes – 9 hommes

Gilles se lance : il est venu pour comprendre pourquoi les hommes et les femmes se comprennent si mal. On lui reproche souvent d’être violent (timbre de voix ?). Il ne comprend pas toujours les messages que les femmes veulent lui communiquer; il trouve qu’on vit une époque où la femme prend de l’ascendance sur l’homme. Il évoque les femmes d’aujourd’hui et leur force.

Régis : l’homme propose, la  femme dispose. Elle détient l’œuf (Régis fait référence à la procréation) ; les hommes sont comme les animaux.

Marie : les femmes sont actives donc deviennent plus indépendantes. Marie travaillait et vivait avec son mari; par lui elle n’a jamais connu le plaisir, l’orgasme.

Dr Ghibaudo intervient; il précise ce qui distingue l’homme de l’animal, le déterminisme de la sexualité ; explique : l’homme détient 2 cerveaux (Animal + couches superficielles qui amènent le plaisir). La plupart des troubles médicaux viennent de la difficulté à gérer les deux cerveaux.  La sexualité dépend de l’environnement, de l’éthique et de la culture d’une société.

Anne : La femme se libère mais a perdu le côté « cœur ». Elle se demande si les femmes ne prennent pas de revanche sur les hommes. On doit prendre le temps de se connaître, de se découvrir.

Liliane : On vit dans le culte de la performance ; on est bombardé de messages, d’injonctions de perfection (Liliane fait référence aux images véhiculées par les médias – magazines, célébrités, télé –. On devient exigeant – où se situe l’exaltation ?

Régis :La force physique masculine des civilisations antérieures n’existe plus ! Régis évoque sa nostalgie d’un machisme perdu !!!

Question du Docteur : Peut-on parler librement de la sexualité ?

Christine, pleine d’humour; parle de l’homme à Femmes ; pense qu’un homme qui n’a pas envie d’une femme pourra parler de sexualité avec elle ; les hommes sont attirés par les garces ! Elle organise avec ses amies des rencontres du club de la « garcitude » – cherche une garce qui leur donnerait des cours !  Àla question qu’est ce qu’une garce ? Une garce allume, n’éteint pas et profite de toutes les situations, différemment de la salope qui elle va jusqu’au bout !

Nathalie (jeune-femme) dit que les jeunes parlent plus facilement de la sexualité.

Régis reprend la parole : La mère devrait apprendre à sa fille autant la cuisine que la procuration du plaisir à un homme !!! Ce à quoi Liliane réplique : d’après toi Régis, la mère devrait transmettre à sa fille aussi bien la recette du pot-au feu qu’une fellation ? Cette question fit rire l’assemblée.

Un autre homme : pourquoi le père n’apprendrait-il pas à son fils à donner du plaisir aux femmes ?

Alice : on naît avec une prédisposition à aimer le sexe ou pas. Elle précise que notre nature profonde refait surface malgré l’éducation stricte.

Régis a opté pour la provocation : on devrait faire participer les enfants aux clubs de « garcitude » !!! Les garçons sont des filles et changent de sexe à la puberté (initiation dans différentes cultures; il  évoque notamment la Bar mistva qui fait rentrer le  jeune garçon à 13 ans dans le monde des adultes )

Docteur : évoque le mythe de la Vierge et de la putain ; nous sommes tous déterminés pour le plaisir. Du temps des mérovingiens pendant 90% de son  temps, l’homme était naturellement en érection. En réaction d’urgence, le corps secrète de l’adrénaline qui en cas de stress permet la fuite ou la pétrification. C’est un mécanisme de survie. Or, le poids de la vie quotidienne entraîne un stress qui créé une répétition d’une petite quantité de sécrétion d’adrénaline ; cette répétition trop souvent renouvelée transforme la fonction érectile en un contraire puissant qui devient anti-érectile. A la longue se crée l’impuissance masculine.

Une femme demande si c’est ce pareil pour les femmes ?

Docteur : pour les femmes, c’est plus compliqué, car le sexe est caché (l’appareil génital) mais  cela va se jouer au niveau du désir  et par son absence.

Anne pose une question clinique : Que signifie le fait qu’un homme bande tout le temps sans désirer de relation sexuelle ?

Docteur : Tendance perverse et message à décrypter.

Anne : Le poids d’une éducation religieuse stricte est-il irréversible ? Peut-il bloquer la façon de profiter et de se faire plaisir ?

Docteur : Oui l’éducation bloquera si on ne s’efforce pas à  comprendre d’où viennent les blocages et si on ne recherche à améliorer une situation difficile proche du masochisme.

Stéphanie se dévoile et parle de ses rapports douloureux, a l’impression de ne pas pouvoir se libérer, elle aussi, d’une éducation trop stricte.

Liliane : Une thérapie sert à changer son image et va amener à  rencontrer d’autres gens, des personnes différentes que celles habituelles avec lesquelles on ne vit pas forcément dans l’entente; de ce fait la vie prend un autre sens.

Marie toujours inquiète : Quand sait-on que c’est le bon ?

Christine toujours joueuse : Quand c’est fini !

Liliane : l’idéal n’existe pas ; apprendre à partager, à communiquer ; à considérer l’amitié, l’amour et ses nuances.

Alice : Les endroits libertins peuvent-ils réparer l’ennui ? Un thérapeute peut-il proposer ce chemin ?

Docteur : Un médecin ou un thérapeute (n’est-ce-pas Lyliane demande le Dr Ghibaudo?) n’indiquera pas cette voie parce que ce n’est  jamais une voie thérapeutique ;  mais si  le désir du couple est d’essayer autre chose pour pigmenter sa vie sexuelle, dans ce cas pourquoi ne se permettrait-il pas le libertinage ? Ce n’est pas à nous de le conseiller …

Exemple concret : homme 30 ans Femme 45 ans qui veut un enfant. La raison de vivre de cet homme est de faire jouir sa femme mais n’a pas éjaculé depuis 3 ans ½; il est atteint d’anéjaculation. Ne veut pas perdre la maîtresse pour retrouver une mère…

Anne : Comment peut-on amener quelqu’un à faire une thérapie ? Quand le compagnon refuse.

Lyliane : t’es-tu posé la question de son refus ?  A-t-il peur de découvrir des situations qu’il refuse de voir? Anne répond qu’il n’a pas d’envie. Lyliane demande comment « ça » se passait au début de leur rencontre. Au début de la relation il faisait l’amour trois fois par jour, répond Anne…

Alice :  quand un homme demande à une femme une caresse anale, est-ce tabou ?

Le docteur Ghibaudo prend la parole :  L’homme ne fait toujours pas la différence entre le plaisir anal et l’homosexualité. Le plaisir anal pour un homme est similaire au plaisir vaginal chez une femme. Pour un homme les caresses anales, quel que soit le moyen employé – doigt, langue, objet -  sont la plupart du temps vécues comme tabou car assimilées à l’homosexualité.

Marie : Si on n’a jamais aimé le plaisir anal avec son mari, peut-on l’aimer avec quelqu’un d’autre ?

Docteur : Bien sûr. Dans un couple le dialogue est indispensable même s’il est choquant ; il vaut mieux déranger que de se taire. L’absence de communication, de dialogue entraînera la relation dans une impasse. On s’intéresse à une personne parce qu’elle est différente ; chacun cherche la différence.

Gilles : En parlant d’adrénaline, les grands sportifs ont-ils des problèmes d’érection ?

Docteur : Les anabolisants sont d’anti-érectiles puissants. L’injection de testostérone empêche les testicules d’en produire ; il faut donc être très prudent, faire très attention.

Dans l’œuf, puis dans le fœtus les caractères sexuels sont déterminés à la septième semaine sous influence hormonale. L’hermaphrodisme est très courant chez les patients. Plus facile de transformer un homme en femme que le contraire…

Je pourrais ajouter que Freud fut le premier à mettre  en évidence la bisexualité psychique. Ce n’est qu’à l’adolescence que le choix de la sexualité ( hétérosexualité – homosexualité) se précise avec tout ce que cela comporte comme difficultés si l’orientation sexuelle n’est pas dans ce qui est considéré comme étant la norme. Oui, encore de nos jours.

Le débat se termine lentement. Les participants, satisfaits des échanges, ont continué à débattre hors du salon Ganesh…

Prochain thème demandé par les participants : LE DÉSIR – LE PLAISIR !!!

Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…

Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » La raideur matinale de Jules  est simplement agit par ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, elle n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin; pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet, si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.

Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle, elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales des hommes, et, des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseignent sur l’état des reins, de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. La performance physique devrait être au top de 5à7, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil; c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.

Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous mais que la tendresse et le dialogue sont là, rien n’est perdu. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il est bon d’introspecter un peu plus loin pour voir ce qui cloche dans le couple.

Attention de ne pas se servir d’un retrait de libido pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi mettre la libido en berne.

Si les troubles de la libido persistent après  avoir écarté les causes physiologiques  – comme les variations hormonales qui peuvent induire une baisse de libido ou l’accentuer -, ou la prise de certains médicaments,  il est important de consulter afin de vérifier si des troubles plus anciens (traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue ) ne referaient pas surface. Consulter, seule ou à deux, est la solution efficace pour renouer le dialogue, d’abord avec soi-même ensuite au sein du couple. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.

Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation. Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur virilité, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.

La sexualité est complexe, aucune des dimensions physique, physiologique, psychique ne doit être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous le corps sera absent…

SEX-O-CAFE pour le bien être sexuel féminin, masculin… Nous vous y attendons pour en parler.

Le baiser

Le baiser…Le verbe « baiser » du latin « bassiare« , signifie « tenir dans ses bras », embrasser. Le premier baiser, celui dont on se souvient à cause de la personne qui l’a donné, ou qui l’a pris  » Il m’a volé un baiser ». La réunion des lèvres marque le point de départ des histoires d’amour, du rapport sexuel. Cet échange scellera l’acceptation entre deux personnes, annoncera les prémices d’une histoire à vivre. Le Marquis de Sade l’a détourné  au profit d’une connotation beaucoup plus triviale, beaucoup plus sexuelle dont le sens moderne  est un acte sexuel avec pénétration. Chez les anglo-américains on se donne un « hug« , on se serre dans les bras, on s’étreint sans « poser les lèvres sur » comme il est coutume du côté de chez nous. Tout le monde connait le baiser des esquimaux qui se frottent le nez pour se réchauffer. Le baiser de Judas l’Iscariote, l’un des 12 apôtres de Jésus, a facilité l’arrestation du Christ en l’embrassant. C’est ainsi que le baiser de Judas est devenu synonyme d’un baiser d’un traitre. Il se raconte que sans ce baiser, le Christ n’aurait pu accomplir la rédemption. Une histoire tellement vieille…Dans le Cantique des Cantiques, chants d’amour humains, le Bien aimé baise sa Bien aimée, dans le sens de l’étreinte charnelle.

Pour les cultures asiatiques, le baiser est partie intime de l’art de l’amour. Pour ces peuples  là, il est inconcevable de s’embrasser en public puisqu’ils considèrent le baiser comme étant presqu’aussi érotique que le coït, il ne doit être pratiqué qu’en privé. Pour les Taoïstes la salive d’une femme est sa « source de jade« ; elle s’écoule de deux points sous la langue, elle est très bénéfique si elle est bue.

Dans de récentes études sur la sexualité il a été démontré que la salive peut contribuer à augmenter le désir sexuel. Elle contiendrait de la testostérone (dixit Helen Fisher anthropologue). L’excitation due au baiser va élever la dopamine (toujours elle) celle-ci est associée à l’amour romantique. Si c’est l’ocytocine qui est activée cela va déclencher le système de l’attachement…

Savez-vous que deux personnes qui se bécotent échangent quelque 40 000 parasites, plus de 250 différentes bactéries, sans parler de l’eau, des graisses, des protéines !  À vous dégoûter d’embrasser votre voisin de palier même si l’attirance est forte. (Beurk, s’il te plaît ne bois pas à même le goulot je préfère que tu me refiles tes bactéries et parasites en direct.) Ah! Aussi : chaque baiser nous fait brûler 4 calories. Je ne m’étonne plus de ne pas grossir depuis qu’avec mon amoureux nous sommes suspendus à nos bouches.

Et puis y a « le baiser de Zézette, le plus salé, le plus sucré, c’est le plus chouette. Pour l’apprécier il faut comprendre qu’il est sublime comme une truffe sous la cendre« . Pour ce baiser là, je vous renvoie à Pierre Perret et à sa chanson « Les baisers ». Vous y ajouterez l’air.

La plupart des sociétés humaines échangent des baisers. Allons-nous  nous arrêter à nous consommer? Certainement pas au risque de nous consumer. Bon week end et prenez soin de vous.