Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Posts tagged ‘tristesse’

Nos maux présents, nos pensées actuelles sont le résultat de nos problématiques passées. Certains nomment cela le Karma. Et pourquoi pas l’appeler ainsi ? Il s’agit bien d’une relation de cause à effet, d’un enchaînement d’actes ou de pensées avec pour conséquences un résultat se répercutant quelques temps après.

« Plus besoin d’aller chercher dans nos vies antérieures, le Karma nous le fabriquons maintenant ! » Alexia l’affirmait avec conviction quand elle vint m’entretenir de ses maux d’automne. Pour vous rappeler l’histoire, puisque c’est celle d’Alexia que nous allons suivre, je vous propose de vous replonger dans la lecture des articles la concernant.

http://www.libidosexualite.com/?m=20090709

http://www.libidosexualite.com/?m=20090814

Qu’avez-vous fait cet été ? Avez-vous aimé, été aimé comme il est bon de l’être pendant cette période ? « Rien, je n’ai rien fait de réjouissant ; ni j’ai été aimée, ni dorlotée dans cet été étouffant…J’ai juste attendu un signe dans la chaleur insupportable ; j’ai espéré le retour de sa voix au téléphone, j’ai rêvé l’hypothétique retour d’un week-end. Je suis restée confinée chez moi de peur, si je sortais, d’être liquéfiée par le soleil. »

Et aujourd’hui insistais-je ?

« J’ai l’impression d’être déchirée comme labourée de l’intérieur. Mon deuil est difficile à faire puisque à son absence s’ajoute sa perte virtuelle. Ma tête est encore pleine de pensées confuses comme mes étagères de livres mal rangés » me dit-elle quand je voulus savoir comment elle se sentait maintenant. « Une tristesse poisseuse me colle aux poumons et m’empêche de respirer. » Alexia parle très bien de l’automne sans le savoir.

La tristesse est un des symptômes négatif des poumons. Les poumons sont les organes qui correspondent énergétiquement à cette saison. Les poumon régis par l’énergie Métal, lui-même relié à Vénus (planète de l’amour de la beauté) arrive de l’Ouest, sa force est à son maximum pendant cette saison. Les poumons contrôlent la peau, les pores et la transpiration. Plus l’énergie des poumons sera forte plus l’organisme sera protégé des virus (de la grippe, par exemple), des microbes envahissants, des bronchites qui se déclenchent souvent à l’automne.

L’énergie du Métal est à son apogée à l’automne. Une énergie positive nous aidera à ressentir les contrastes de nos sens, notre esprit sera clair, vigoureux. C’est une énergie sérieuse, calme et sobre. L’automne est le moment de la contemplation, du calme intérieur, des résolutions après avoir accepté les contradictions. Le temps des récoltes. Cette énergie, si nous avons bien compris ce qu’elle veut nous apprendre, nous donnera courage, droiture, solidité, partage, générosité et indulgence.

Pour le moment Alexia ne vit que dans les émotions négatives du Métal. Elle ressent l’hypocrisie et la malhonnêteté du monde qui l’entoure. La tristesse et le chagrin se sont emparés d’elle. Sa confiance chancelle ; elle se sent irresponsable et attribut son malheur à la mesquinerie, la jalousie de son entourage. « J’ai tout fait pour cet homme… » Elle étouffait de l’avoir perdu.

Les bras ont manqués à Alexia, la voix de l’aimé s’est tue.

Pourtant le travail psychique qu’elle fit n’est pas vain. En retournant sa terre, elle en a exploré, labouré la moindre parcelle. De son esprit en friche est remontée la chaleur de l’été prête à se transformer en douceurs automnales d’où jaillira la lumière rousse qui éclairera sa voie encore sombre pour réchauffer l’hiver qui l’attend. Retrouverons-nous Alexia à la saison prochaine ? Certainement la persévérance est une de ses qualités et sa fragilité quand elle s’aperçoit de l’absence de constance chez les autres.

Entre dépendances et fusion (voir les articles du 9 et 17 Juillet)  et après ces quelques jours de vacance, d’éloignement, de mise en distance thérapeutique – pour ne pas dire de détachement – Alexia revenait bien plantée dans ses terres, ayant retrouvé ses idées, non sans avoir, hors des séances, beaucoup travaillé sur les séances. D’une lecture d’un auteur psychanalyste, elle  retint une phrase :

« Le corps est à notre disposition et non l’inverse ». La suite de la lecture lui démontrait que si, par un quelconque mécanisme inconscient,  toutes les pulsions de vie se bloquent (désirs, plaisir) par des interdits, des frustrations, le corps ne sert plus à rien. Sa belle mécanique est obstruée par le grain de sable de la frustration, tous les rouages, physiologique, physique, organique enrayés,  tel un moteur sans énergie, le corps sans force ne peut se propulser. Les désirs bloqués vont à leur tour interférer sur les mécanismes de l’agir et seront un empêchement à vivre une réalité différente, une réalité autre que celle proposée par la vie que l’on s’interdit de vivre.

Ainsi Alexia pointe de sa réflexion son compagnon virtuel et s’aperçoit de l’effet détourné qu’a son absence de prise de décision et / ou son incapacité à rompre le schéma dans lequel il est tenu prisonnier qui se signale par le symptôme douloureux, incapacitant, handicapant du mal de vivre. « A quoi sert de rallumer un feu par l’intermédiaire d’une page virtuelle toujours éteinte »,  me confia joliment Alexia. « La tristesse qui s’est emparée de moi maintenant s’estompe en laissant la place à un souvenir nostalgique. C’est comme un deuil qui s’accomplit, précise t-elle. Il faut du temps!…  » « Et  seul le temps permet la compréhension de tous les ressorts inconscients qui ont amené à cet attachement! ajoutais-je.

Le deuil de cette relation, comme le constatait Alexia, se faisait lentement, prouvant à l’évidence, l’interdépendance du vécu, des actes passés qui conditionnent le présent. Lentement mais sûrement elle vivait les différents stades du processus de deuil. En passer par ce processus salutaire lui évita de transformer le deuil en mélancolie, en deuil pathologique dont on se remet difficilement.

La colère est une des expressions du processus de deuil. La colère surgissait là où elle ne l’attendait pas, sans raison apparente, sans objet précisément défini. Elle explosait à la moindre étincelle comme une braise enfouie enfin libérée des cendres.

La séance se termina avec des « devoirs » à faire afin d’identifier l’origine de cette colère qui de toute évidence n’était pas née d’hier mais le reflet d’émotions enfouies qui refaisaient surface. Elle sortit son paquet et son briquet et attendit d’être dehors pour allumer sa ciagarette.

Continuez de belles vacances…