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En l’absence de Lilisans-y,  il a fallu que je tienne ce soir là tous les rôles. Dans le rôle pour lequel, entre autre, Liliane est parfaite, je me suis retrouvée une piètre modératrice ne sachant quand intervenir, quand faire preuve d’autorité pour faire cesser le brouhaha d’un trublion dénommé Ph. Ses interventions intempestives, irrespectueuses et mal à propos ont mis à mal ma patience légendaire jusqu’à faire monter en moi un agacement, affleurer la colère sans pour cela être suffisamment ferme pour lui demander de sortir. Qu’aurait fait Liliane à ma place ? Certainement différemment et rapidement elle aurait remis de l’ordre. Comme quoi un « i » supplémentaire change tout !

Voici donc le résumé de mon intervention au sex-o-café, l’officiel. Un premier petit récapitulatif sur les troubles féminins sexuels côté psy. Suivra dans les jours qui viennent l’intervention fort appréciée du Dr Pierre Maldiney.

Lors de mes consultations,  j’ai pu noter dans l’ordre qui suit,  les troubles sexuels féminins pour lesquels la récurrence des demandes s’établit comme suit:

En premier lieu les femmes se plaignent des  trouble du désir.

Ce trouble se caractérise par le manque de désir, le peu d’appétence pour le sexuel, voire l’incapacité à ressentir ou même à éprouver le moindre désir envers le partenaire.  Le désir n’est jamais quelque chose que l’on peut faire venir sur commande il survient à l’improviste.  Dans le cadre thérapeutique nous nous pencherons sur les ressorts qui le sous-tendent pour remonter à l’origine de ce qui l’a mis en place puis nous rechercherons  les motifs qui sont à l’origine de cette fuite. Le couple est le support de ce désir et c’est à travers lui (le couple) et de son fonctionnement que nous devons considérer ce qui a pu l’amoindrir, le stopper. Il n’y a pas de « normalité » dans l’accès au désir. Mais sans désir pas de plaisir, pas d‘expression émotionnelle, pas d’échange positif possible. Or, ce qui convient à une femme peut ou pas convenir à son compagnon. Nous le savons un homme a des besoins sexuels supérieurs à ceux d’une femme. La norme est ce qui convient au couple.  Dans le cas contraire il y a conflit de normes.

« Il en veut toujours plus et moi je n’éprouve plus aucun désir de faire l’amour » disait une jeune femme récemment maman.

La baisse du désir chez un couple depuis longtemps ensemble, d’autant s’il ne fait rien pour l’entretenir, semble inévitable.

  • La lassitude, la routine du quotidien, la mauvaise communication entre les partenaires, sont les sujets évoqués en tout premier lieu.
  • La baisse consécutive à une grossesse
  • Prise de médicament (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs)
  • Ménopause et dérèglement hormonal
  • Mais aussi les peurs : conflit conjugal, aversion subite pour la sexualité (souvent résurgence d’un trauma); l’interdit parental et/ou religieux, sentiment de honte ou de culpabilité devant le plaisir qui bloque le désir.
  • Expérience traumatique (viol, inceste, attitudes parentales ambigües)

Deuxième motif de consultation est le vaginisme. Le vaginisme est une contraction réflexe involontaire qui occasionne une fermeture de l’entrée du vagin empêchant toute pénétration. Évocation du cas d’Angela élevée par sa grand mère bigote, très autoritaire qui lui posa des interdits si puissants qu’ Angela à 35 ans n’avait pas réussi à transgresser. Cas de Marie et de ce qu’elle entendit de la bouche de son père…Vous retrouverez ces cas dans l’article sur le vaginisme…

Vient ensuite la dyspareunie. Ce trouble est souvent le résultat des deux premiers (manque de désir et vaginisme secondaire). Il se caractérise par des douleurs intenses avant ou lors de la pénétration rendant le rapport sexuel insupportable. Les douleurs peuvent être superficielles se situant à l’entrée du vagin, ou plus profondes, localisées au fond du vagin au niveau de l’utérus ou des trompes de Falope. La femme ayant fait l’expérience de cette douleur lors d’un rapport peut, par peur inconsciente, mettre en place un système de défense qui provoquera  des spasmes du muscle pubococcygien empêchant toute pénétration  et développera si cela perdure un vaginisme.

L’anorgasmie ou l’absence d’orgasme est le dernier trouble pour lequel on consulte.

Le trouble quel qu’il soit est-il primaire ou secondaire ?

On dit d’un trouble qu’il est primaire lorsque celui-ci est consécutif au premier rapport, l’ayant empêché ou subi. Le trouble secondaire est un trouble qui survient après que  les premiers rapports aient été satisfaisants.

On ne le dira jamais assez : quel que soit la teneur d’un trouble, la première des choses à faire est d’en parler dans le couple, faire le point sans accuser ni revendiquer. Ne jamais oublier que dans une relation on est deux. Ne pas dire comme cette patiente « Avant de prendre une femme les hommes devraient connaître leur mode d’emploi ». J’ai envie d’ajouter qu’il faudrait d’abord que chaque femme se connaisse, apprenne son intimité, sache parler au partenaire de ses désirs. Hélas ! Peu de femmes connaissent leur corps, leurs zones érogènes. Comment voulez-vous que les hommes qui en savent encore moins puissent les aider  sans se parler? L’harmonie d’un couple ne peut se faire que dans la communication, dans la connaissance l’un de l’autre.

Ensuite si les problèmes persistent, consulter un médecin qui saura par l’intermédiaire de l’interrogation discerner l’origine de la défaillance (physiologique, organique, hormonale ou le plus souvent psychologique, comme l’a répété le Dr Pierre Maldiney).

À très vite pour le passionnant exposé de Pierre.

Personnalité hystérique ou histrionique quelles différences ?La maison histrionique Peu de différences à vrai dire si ce n’est que l’une s’applique plus spécifiquement à une femme (hystérie), alors que l’histrion se dira plus volontiers d’un homme au comportement cabotin, théâtral. Ainsi pourrait-on dire d’une personne qu’elle est hystérique puisque femme et en tant que telle caractérisée par un  utérus. Non pas que ce dernier se déplaçait dans le corps, créant les symptômes  comme le croyaient Charcot et ses acolytes, mais plus particulièrement parce que dans l’hystérie l’histoire de la psyché d’une personne  est impliquée, exprimée symboliquement par des phénomènes, des troubles corporels. Le symptôme corporel est observable et cède à l’analyse en révélant le passé psychique d’une personne. Le terme d’hystérie  fut réservée à la femme puisqu’en grec il veut dire utérus.

Ce terme était associé à un trouble essentiellement féminin dans les sociétés où la femme était opprimée, leur féminité réprimée.

Histrionique du latin histrio, comédien, caractérise les hommes qui ont tendance à exagérer leurs émotions, à surjouer de manière explosive. La différence n’en est une que par la définition étymologique. Le comportement de l’hystérique ou de l’histrionique  serait relié à un trouble psychique qui s’originerait dans l’histoire psychosexuelle du sujet. Autrement dit l’hystérie serait une réponse corporelle à un traumatisme sexuel subi dans l’enfance.

Tiens donc, Baudelaire s’était en son temps intéressé à l’hystérie en écrivant ceci « … s’exprimant dans les femmes par la sensation d’une boule ascendante et asphyxiante, se traduit chez les hommes nerveux par toutes les impuissances et aussi l’aptitude à tous les excès » En tant que poète hystérique lui-même (chez les hommes…l’aptitude à tous les excès) Baudelaire ouvre la voie des outrances en littérature. L’hystérie est une névrose, le résultat d’un conflit intérieur d’ordre psychologique, une réponse émotionnelle excessive en quête d’attention. On pourra noter :

  • Un sujet mal à l’aise si n’est pas le centre d’intérêt; tente d’attirer l’attention par tous les moyens, en dramatisant sa situation, désirant attendrir
  • Comportement de séduction inadaptée ou attitude provocante; tentatives de suicide ou de passage à l’acte toujours sous le regard de témoins
  • Se sert de son physique pour attirer l’attention
  • Parle de manière subjective avec un vocabulaire pauvre
  • Forte dramatisation (théâtral, exagération du pathos) et exagération de l’expression émotionnelle
  • Facilement influencé par autrui ou par les circonstances
  • Persuadé qu’il vit des relations à haut niveau d’intimité alors qu’il n’en est rien
  • Changements d’humeur fréquents; affects et émotions intenses quoique superficiels. Les émotions changeantes provoquent de fortes crises de nerfs
  • Un tel sujet sera angoissé si l’on ne porte pas sur lui l’intérêt qu’il veut susciter.
  • Est dépendant des autres ; les relations avec le sexe opposé seront faites de séduction sans approfondir les relations affectives qui resteront superficielles.
  • De tels sujets ne supportant pas les frustrations  compensent par une hyperactivité émotionnelle source de souffrance provoquant des décompensations dépressives.

Ce sera tout pour aujourd’hui ! Je vous souhaite tout de bon pendant que la pluie tombe doucettement sur Cannes et sur le  printemps qui, semble t-il, nous oublie.

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Au XIX siècle une corsetière avait affiché, pour promouvoir son enseigne,  » Contient les forts, soutient les faibles et ramène les égarés. » Quelle belle définition, n’est-ce-pas que celle définissant le soutien-gorge de cette boutique ? Faibles, forts mettent en avant la dualité contenue dans la représentation féminine et en chaque personne le dualisme existant  entre le spirituel et le charnel. Les forts symbolisant la femme triomphante, bien en chair, la poitrine opulente et la sexualité épanouie représentent la victoire du charnel; alors que les faibles représentés par leur petitesse, leur faible rondeur, symbolisent la femme idéalisée, pure de toute sexualité caricaturant la vision spirituelle de l’amour.

A chaque époque ces deux visions s’opposent l’une à l’autre. Les artistes (peintres, sculpteurs, poètes, photographes) ont fait des seins, tantôt l’emblème du féminin versant maternité avec la femme aux seins hypertrophiés, vision morale et finalité de la femme-mère. Tantôt la poitrine plate à la garçonne, faisait des femmes l’alter ego des hommes partis à la guerre (14/18, par exemple) et palier ainsi  leur absence. Les femmes par la force des événements se  masculinisaient et avaient le devoir de rester pour entretenir les champs et reprendre les rênes des affaires. Il y avait encore les seins, jamais oubliés, de la prostituée, à la manière de  Georges Rouault qui  les représentait par un amas desséché, fripé et sans forme; la laideur  exprimait la décadence morale en symbolisant la honte et la corruption. La femme a été tour à tour vertueuse, dévergondée ou jouisseuse selon la représentation que faisait l’artiste de ses seins.  Et ainsi par son art, lui-même mettait en lumière l’importance et les qualités qu’il accordait à la femme.

A travers l’art le sein reste un motif d’attraction et un élément chargé de significations. Le sein définira toujours dans l’iconographie mammaire, sujette à de nombreuses variations, le symbolisme d’une époque et d’une culture donnés. Il définira d’autant plus l’idéal esthétique, la diversité des attitudes face à la femme, à la sexualité, à la morale, à la maternité. L’art traduit un regard de la condition humaine.

Seins opulents, généreux, coquins pour les libertins; entravés de baleines, armurés sous la Renaissance; hauts les seins ou cachés pour mieux attiser le désir; pommadés  pour maintenir fermes et rondes les deux pommes suspendues sur le buste ou les mettre au régime sportif ou hypocalorique. Le sein se décline sous toute ses formes, sous toutes les latitudes et toutes les cultures. En forme de poches de gants mouillés aujourd’hui réparés, siliconés par la chirurgie esthétique, la femme par intermédiaire de ses seins est soumise ou se soumet à la dictature de l’imaginaire collectif.

Le sein organe sexuel :

Tout comme la quasi absence de pilosité et la voix aiguë des femmes sont des caractères sexuels secondaires, l’un des plus importants reste les seins et marquent la différentiation sexuelle. Les  seins occupent une place prépondérante dans la relation sexuelle. Par la pratique des exercices sexuels Taoïstes nous apprenons que les seins sont reliés par un canal (énergétique) au vagin. Stimuler la poitrine par des caresses ou des massages entraînera des modifications de la région génitale. Sexuellement stimulés nous verrons le mamelon se durcir, l’aréole se rétracter, leur volume augmenter ainsi que leur fermeté.  Les médecins de l’époque d’Hippocrate savaient déjà le lien entre les seins et l’utérus. La succion des seins déclenche à elle seule les contractions utérines et favorise l’involution de l’utérus après l’accouchement.

Les seins sont le seul critère fondamental visibles à l’œil nu de l’identité sexuée féminine. Ils sont le sexe de la femme non seulement physique mais également psychique et culturel.

Dans ce monde où la ressemblance entre femme et homme est de plus en plus fréquente, le sein est l’identification de l’identité sexuelle féminine, et, orgueil de la femme, il fait obstacle à l’androgynie.

à suivre….

Personnalité hystérique ou histrionique quelles différences ?La maison histrionique Peu de différences à vrai dire si ce n’est que l’une s’applique plus spécifiquement à une femme (hystérie), alors que l’histrion se dira plus volontiers d’un homme au comportement cabotin, théâtral. Ainsi pourrait-on dire d’une personne qu’elle est hystérique puisque femme et en tant que telle caractérisée par un  utérus. Non pas que ce dernier se déplaçait dans le corps, créant les symptômes  comme le croyaient Charcot et ses acolytes, mais plus particulièrement parce que dans l’hystérie l’histoire de la psyché d’une personne  est impliquée, exprimée symboliquement par des phénomènes, des troubles corporels. Le symptôme corporel est observable et cède à l’analyse en révélant le passé psychique d’une personne. Le terme d’hystérie  fut réservée à la femme puisqu’en grec il veut dire utérus.

Ce terme était associé à un trouble essentiellement féminin dans les sociétés où la femme était opprimée, leur féminité réprimée.

Histrionique du latin histrio, comédien, caractérise les hommes qui ont tendance à exagérer leurs émotions, à surjouer de manière explosive. La différence n’en est une que par la définition étymologique. Le comportement de l’hystérique ou de l’histrionique  serait relié à un trouble psychique qui s’originerait dans l’histoire psychosexuelle du sujet. Autrement dit l’hystérie serait une réponse corporelle à un traumatisme sexuel subi dans l’enfance.

Tiens donc, Baudelaire s’était en son temps intéressé à l’hystérie en écrivant ceci « … s’exprimant dans les femmes par la sensation d’une boule ascendante et asphyxiante, se traduit chez les hommes nerveux par toutes les impuissances et aussi l’aptitude à tous les excès » En tant que poète hystérique lui-même (chez les hommes…l’aptitude à tous les excès) Baudelaire ouvre la voie des outrances en littérature. L’hystérie est une névrose, le résultat d’un conflit intérieur d’ordre psychologique, une réponse émotionnelle excessive en quête d’attention. On pourra noter :

  • Un sujet mal à l’aise si n’est pas le centre d’intérêt; tente d’attirer l’attention par tous les moyens, en dramatisant sa situation, désirant attendrir
  • Comportement de séduction inadaptée ou attitude provocante; tentatives de suicide ou de passage à l’acte toujours sous le regard de témoins
  • Se sert de son physique pour attirer l’attention
  • Parle de manière subjective avec un vocabulaire pauvre
  • Forte dramatisation (théâtral, exagération du pathos) et exagération de l’expression émotionnelle
  • Facilement influencé par autrui ou par les circonstances
  • Persuadé qu’il vit des relations à haut niveau d’intimité alors qu’il n’en est rien.
  • Changements d’humeur fréquents; affects et émotions intenses quoique superficiels. Les émotions changeantes provoquent de fortes crises de nerfs
  • Un tel sujet sera angoissé si l’on ne porte pas sur lui l’intérêt qu’il veut susciter.
  • Est dépendant des autres ; les relations avec le sexe opposé seront faites de séduction sans approfondir les relations affectives qui resteront superficielles.
  • De tels sujets ne supportant pas les frustrations  compensent par une hyperactivité émotionnelle source de souffrance provoquant des décompensations dépressives.

Ce sera tout pour ce soir ! Je vous souhaite une bonne nuit pendant que la pluie tombe doucettement sur Cannes et sur le MIDEM, moi je vais m’engouffrer sous ma couette et dormir sur mes deux oreilles.

D‘hystéricon, où s’originent les mots hystérie et utérus, dont on a gardé la dernière syllabe « con« , rappelle l’absence de pénis. Traiter un homme de « con » est une injure qui le dépouille de ses attributs virils. Le con étant le sexe de la femme, dire à un homme qu’il est « con » revient à le traiter de femme…Ainsi mesurerait-on la valeur d’une personne à cet appendice ou à son absence ? D’ailleurs la circoncision, castration symbolique,  consiste à ôter le prépuce, celui-ci étant considéré comme féminin et en figure le vagin dans lequel est fourré le gland masculin. Ainsi l’homme est dégagé dans son corps de tout élément féminin. La circoncision met en place la séparation d’avec la mère qui, en éliminant ce petit bout de chair,  contribue à renoncer symboliquement à la bisexualité divine – Dieu s’est fait homme et pas le contraire. La circoncision marque à la fois la nature humaine, donc mortelle,  et la masculinité; …mais aussi la récupération symbolique du fils par le père en devenant le premier acte de la différentiation sexuelle. (Elisabeth Badinter in XY- De l’identité masculine).

Nous savons que l’idéologie sociale est essentiellement phallique. Du masculin, on ne retient que la forme pénienne  qui par la taille du pénis, le petit de l’homme se mesurera à la verticalité paternelle, rêvant d’atteindre au plus vite et la grosseur et la longueur pour supplanter papa et atteindre maman. A l’âge adulte c’est souvent au travers de sa compagne que l’homme essayera d’atteindre la mère

D’ailleurs, cette citation « L’homme est une chose, qui, un jour, est sorti de la femme et passe toute sa vie à tenter d’y retourner«    confirme : La femme est la cause de l’enfant et c’est bien à ce titre que chaque être humain sur terre est sorti d’un con: « Il est temps de faire/ La définition/ De ce mot espiègle/ Qui échappe à la règle/ Plus noble qu’un aigle/Dans sa condition/ Ce mot vous le dites/ Censeurs hypocrites/ Établissez vite/ Son vrai sens profond/ Car si on l’ausculte/ Au lieu d’une insulte/ On peut faire un culte/ Du joli mot con. Pierre Perret chante ainsi le con, dans « Celui d’Alice » après  qu’Aragon en ait fait l’éloge dans « Le con d’Iréne ». Cela n’a pas pour autant fait disparaître la connotation vulgaire et injurieuse de ce petit mot dont la traversée à sens unique a peuplé la terre. Pourquoi tant d’éloges pour le  sexe d’homme et tant de mépris pour le sexe de la femme?

Conseil aux  hommes : arrêtez de glander et respectez les cons…

Avec quoi? La masturbation pardi! Nous allons continuer à en parler versant filles. Elles aussi en ont usée (et continuent). Ph.Brenot dans son petit livre bleu évoque Lignac et son Traité de l’homme et la femme. Lignac pensait que la fécondité n’était due qu’aux seuls hommes, que le spermatozoïde, petit animal, était préformé dans le sperme et se développait dans l’utérus. L’homme seul assurait la descendance de l’humanité! Encore une manière comme une autre de mettre en avant le masculin et de lui attribuer la toute puissance de la progéniture terrienne.

Ah! les filles et leur clitorisIl faut se méfier, écrivait Lignac, de la perversion des filles, car la grandeur du clitoris, qui égale quelquefois et surpasse même celle de la verge, a porté des femmes à en abuser avec d’autres! Et les amours saphiques, il ne connaissait pas, ça, lui! Mais où allait-il chercher tout ça? Dans quel délire ce pauvre Lignac évoluait-il? Faisant ressurgir le mythe de la femme phallique, le clitoris devenait l’objet de déviances telles qu’il devait être coupé, brûlé, castré pour ramener les pulsions à la normale. D’après lui le clitoris grossissait  dès la puberté, grandissait, avec l’âge des filles et de leur tempérament érotique. Il appelait ce petit bouton « le mépris des hommes » puisqu’avec cette petite chose qui donne tant de plaisir à certaines, une femme peut se passer d’homme et vivre ainsi un célibat avantageux! Sans reproduction possible, l’auto-érotisme, l’autosuffisance féminine évinçait les hommes les laissant pour de simples subordonnés. Ces femmes à qui il arrivait d’être fouettées en place publique et qu’on nommait des « frotteuses« . Un autre médecin ( le Dr Jaf) racontait dans la Physiologie du vice qu’on retirait des vagins fourre-tout un nombre de corps étrangers aussi hétéroclites  que surprenants allant des aiguilles à coudre, des épingles aux légumes et tant d’autres choses encore dont la liste n’est pas exhaustive. En y réfléchissant n’était-ce pas une manière abortive que de remplir son vagin plutôt qu’un lieu de jouissance pour certaines à cette époque là?

L‘imagination devenait la grande fautive de cet acte criminel anéantisseur de la planète (si les femmes ne copulaient plus avec les hommes qui allait peupler la terre?). L‘imagination sous forme de fantasme devenait l’invisible subversion à combattre. Pendant la masturbation, un fantasme se substituait au partenaire, et, si l’on en faisait grand usage, il mettait en péril notre âme comme le disait ce cher Dr Tissot  » Un coït modéré est utile,quand il est sollicité par la nature. Quand il est sollicité par l’imagination, il affaiblit toutes facultés de l’âme »…Un autre médecin le Dr Coffin Rosny auteur de La nature outragée par les écarts de l’imagination dénonce l’onanisme mental (entendez par là la masturbation intellectuelle) et relate les faits de « jeunes filles qui parlent d’un jeune homme qui leur a plu… à  cette évocation qui prit de deux à cinq minutes tout au plus, l’une d’elles rougit, se sent mouillée, elle a remporté la palme du nervosisme imaginatif » …

Dans la suite de ces terribles intrusions mentales, il sera raconté comment les coupables étaient empêchés d’abord et ensuite punis de ne pouvoir mettre fin à cette coupable manipulation. En attendant, prenez soin de vous par le biais qui vous plaît.

D‘hystéricon, où s’originent les mots hystérie et utérus, dont on a gardé la dernière syllabe « con« , rappelle l’absence de pénis. Traiter un homme de « con » est une injure qui le dépouille de ses attributs virils. Le con étant le sexe de la femme, dire à un homme qu’il est « con » revient à le traiter de femme…Ainsi mesurerait-on la valeur d’une personne à cet appendice ou à son absence ? D’ailleurs la circoncision, castration symbolique,  consiste à ôter le prépuce, celui-ci étant considéré comme féminin et en figure le vagin dans lequel est fourré le gland masculin. Ainsi l’homme est dégagé dans son corps de tout élément féminin. La circoncision met en place la séparation d’avec la mère qui, en éliminant ce petit bout de chair,  contribue à renoncer symboliquement à la bisexualité divine – Dieu s’est fait homme et pas le contraire. La circoncision marque à la fois la nature humaine, donc mortelle,  et la masculinité; …mais aussi la récupération symbolique du fils par le père en devenant le premier acte de la différentiation sexuelle. (Elisabeth Badinter in XY- De l’identité masculine).

Nous savons que l’idéologie sociale est essentiellement phallique. Du masculin, on ne retient que la forme pénienne  qui par la taille du pénis, le petit de l’homme se mesurera à la verticalité paternelle, rêvant d’atteindre au plus vite et la grosseur et la longueur pour supplanter papa et atteindre maman. A l’âge adulte c’est souvent au travers de sa compagne que l’homme essayera d’atteindre la mère

D’ailleurs, cette citation « L’homme est une chose, qui, un jour, est sorti de la femme et passe toute sa vie à tenter d’y retourner«    confirme : La femme est la cause de l’enfant et c’est bien à ce titre que chaque être humain sur terre est sorti d’un con: « Il est temps de faire/ La définition/ De ce mot espiègle/ Qui échappe à la règle/ Plus noble qu’un aigle/Dans sa condition/ Ce mot vous le dites/ Censeurs hypocrites/ Établissez vite/ Son vrai sens profond/ Car si on l’ausculte/ Au lieu d’une insulte/ On peut faire un culte/ Du joli mot con. Pierre Perret chante ainsi le con, dans « Celui d’Alice » après  qu’Aragon en ait fait l’éloge dans « Le con d’Iréne ». Cela n’a pas pour autant fait disparaître la connotation vulgaire et injurieuse de ce petit mot dont la traversée à sens unique a peuplé la terre. Pourquoi tant d’éloges pour le  sexe d’homme et tant de mépris pour le sexe de la femme?

Peut-être y verrons-nous plus clair le 8 mars? Car le 8 mars 1917 est la date qu’il faut retenir. Faisant suite aux luttes des ouvrières de St Pétersbourg, cette date marque le point de départ de la tradition de la Journée de la Femme, qui ne sera instaurée dans le monde entier qu’en 1945.